Léonie Bischoff, partager les sensations

Léonie Bischoff

Léonie Bischoff

À 44 ans, l’autrice de ban­des dess­inées Léonie Bischoff a déjà été récom­pen­sée de nom­breuses fois pour son tra­vail. Elle a acquis une véri­ta­ble renom­mée avec Anaïs Nin sur la mer des men­songes, grand suc­cès cri­tique et prix du Pub­lic au Fes­ti­val d’Angoulême en 2021, avant d’y recevoir égale­ment le Fauve Jeunesse pour La longue marche des din­des (2023). En 2024, la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles lui a décerné l’Espiègle de la bande dess­inée pour l’ensem­ble de son par­cours. Nous l’avons ren­con­trée à l’Atelier Mille, où elle tra­vaille chaque jour, afin d’évoquer avec elle son œuvre et ses pro­jets. 

Léonie, est ce que tu peux nous dire com­ment t’est venue l’en­vie de racon­ter et dessin­er des his­toires ?
J’ai très vite eu le gout de lire seule ou en tout cas de feuil­leter des livres. J’ai dess­iné dans les marges dès l’é­cole pri­maire, je me sou­viens d’avoir eu ce rap­port quo­ti­di­en au dessin. En fait, j’é­tais quelqu’un d’assez timide, d’assez soli­taire et les livres, c’é­tait une façon de vivre plein de vies en par­al­lèle. Au moment des human­ités, je me suis dirigée vers une option artis­tique. J’ai com­pris que cela me plai­sait vrai­ment, que l’his­toire de l’art m’in­téres­sait. Mais ce n’é­tait pas encore claire­ment la BD, plutôt tout ce qui était visuel en fait. Exprimer des sen­ti­ments à tra­vers des images, que ce soit par la pho­to, la pein­ture… Le ciné­ma aus­si m’in­téres­sait beau­coup, mais plutôt sur des ques­tions de cadrage, de lumière, de cos­tumes. Le côté mise en scène, inven­ter, créer quelque chose de beau et d’é­mou­vant à la fois m’a tou­jours beau­coup plu. 

bischoff anais ninTu aimes adapter les textes des autres, tu l’as fait à plusieurs repris­es en reprenant, notam­ment, les jour­naux d’Anaïs Nin dans l’album Anaïs Nin sur la mer des men­songes ou plus récem­ment le roman pour la jeunesse de Kath­leen Karr La longue marche des din­des. Com­ment t’y prends-tu ?
Il y a une pre­mière étape où je repasse par des mots et où j’estime le nom­bre de pages qu’il fau­dra. Ensuite vient l’é­tape du découpage où je des­sine rapi­de­ment pour ne pas me per­dre. À ce moment, je tra­vaille les cadrages, les dia­logues, le rythme. Je vais même physique­ment découper et garder des cas­es agencées dif­férem­ment, enlever ce qu’il reste. Le découpage, c’est la par­tie exci­tante où il faut revenir à chaque élé­ment de l’his­toire, essay­er de se détach­er autant que pos­si­ble de la forme que l’au­teur ou l’autrice a trou­vée à l’écrit pour la racon­ter à sa manière. C’est une par­tie que j’adore : il faut trou­ver le bon agence­ment.  ça  côté puz­zle que j’aime beau­coup. Cette étape demande pas mal de relec­tures, notam­ment d’autres lecteurices. Mon éditrice par exem­ple, ou d’autres gens à l’ate­lier afin de voir si cela fonc­tionne et ce qu’ils com­pren­nent, ce qu’ils ne com­pren­nent pas. C’est à ce moment que la BD se fait, c’est à cette étape du découpage séquen­tiel qu’elle trou­ve sa spé­ci­ficité.

Dirais-tu que l’image précède le texte dans ton tra­vail ?
Oui, je pense. L’im­age m’a tou­jours le plus touchée. C’est beau­coup plus com­pliqué pour moi d’in­ven­ter une his­toire que de la met­tre en images. Écrire une his­toire, ça m’in­téresse, j’aimerais savoir le faire, mais c’est beau­coup moins naturel. En fait, c’est vrai­ment l’étape du dessin qui me plait le plus et le dessin en lui-même. J’aime les jolis dessins, j’aime pren­dre du temps, j’aime le côté arti­sanal du dessin.

Tra­vailles-tu de façon linéaire, case après case, ou reviens-tu régulière­ment sur ce que tu as déjà réal­isé ?
En général je tra­vaille par séquences. Le sto­ry­board, je le fais de manière chronologique. La drama­ti­sa­tion, la mon­tée, l’intensité des émo­tions, je les sens mieux si je tra­vaille chronologique­ment. En général, on signe un con­trat avec un nom­bre de pages qui a une inci­dence sur le prix du livre. Une fois qu’on a signé, on ne peut plus trop chang­er. C’est vrai que ça m’ar­rive sou­vent, pen­dant le sto­ry­board, de m’ac­corder un peu trop de place sur des séquences qui me font plaisir mais qui n’ont pas une grande impor­tance dans l’his­toire et de me retrou­ver un peu ser­rée à la fin. Sou­vent, je viens retra­vailler le début pour ser­rer un peu et avoir plus de place pour la fin. 

Com­ment parviens-tu à insuf­fler de l’émotion dans tes his­toires ?
En dessin, on n’a pas le son, on n’a pas le touch­er, on n’a pas l’odeur. Mais il y a plein d’as­tuces pour essay­er de faire ressen­tir ce que peut être une ambiance au-delà du visuel.  On peut jouer avec des ono­matopées, on peut jouer avec la forme, la taille des cas­es, avec les flous, des bor­ds de case qui tout d’un coup dis­parais­sent, ce genre de petites choses. Ça, c’est vrai­ment à l’é­tape du sto­ry­board que j’y réfléchis. Quand je lis un texte que j’adapte, j’ai sou­vent des images claires en tête : la lumière, le cadrage, l’am­biance … Je suis quelqu’un de très sen­soriel et je vais essay­er de retran­scrire les sen­sa­tions à tra­vers le dessin. Au moment où je des­sine les per­son­nages, j’es­saie de ressen­tir l’é­mo­tion dans laque­lle ils sont pour pou­voir imag­in­er com­ment ils vont tenir leur corps et avec quelle ten­sion, quelles formes font leurs sour­cils, leurs yeux, leur bouche. D’ailleurs, c’est assez drôle de nous voir tra­vailler à l’atelier parce qu’on est tous là avec notre casque, tout calmes, mais nos vis­ages expri­ment les émo­tions de nos per­son­nages. On peut savoir si les gens de l’atelier sont en train de tra­vailler une séquence de bon­heur absolu ou au con­traire quelque chose de très triste. Il y a un truc d’empathie, vrai­ment… se pro­jeter pour dessin­er des per­son­nages les plus vivants pos­si­ble.
C’est comme si mon cerveau arrivait à trans­met­tre l’é­mo­tion à mon per­son­nage et ma main, je ne sais ce qu’elle fait, je ne dois pas la con­trôler, c’est juste un inter­mé­di­aire. Je ne l’ex­plique pas totale­ment. 

Com­ment choi­sis-tu les sujets que tu vas abor­der ? Est-ce que c’est intu­itif ?
C’est plus intu­itif main­tenant que j’ai la chance de mieux gag­n­er ma vie. Avant, je cher­chais des choses qui m’in­téres­saient, mais c’est vrai que je fai­sais moins la fine bouche. J’avais besoin de boss­er, je tra­vail­lais plus en mer­ce­naire, il fal­lait que je signe des con­trats pour vivre. Là, j’ai une petite marge de sécu­rité grâce au pro­jet sur Anaïs Nin qui a bien marché, donc je peux un peu faire la dif­fi­cile.  Après Anaïs, pen­dant un an et demi, j’ai refusé tout ce qu’on me pro­po­sait. J’essayais d’écrire mon pro­pre scé­nario et en fait, ça ne venait pas. C’é­tait une tor­ture totale. J’ai essayé plein de fois d’écrire ce pro­jet que je n’ai pas aban­don­né et que je vais relancer à un moment.  J’ai un truc un peu obses­sion­nel tout d’un coup sur un sujet ou une atmo­sphère ou une thé­ma­tique et en général, je me laisse guider par ça. J’aime beau­coup le goth­ique, les films d’hor­reur, les films de vam­pires, ceux où on est un peu dans l’in­quié­tante étrangeté. On ne sait pas si ce sont les per­son­nages qui sont fous ou s’il y a vrai­ment des choses anor­males, para­nor­males. C’est quelque chose que j’aimerais tra­vailler.

Tu tra­vailles davan­tage la fic­tion…
La fic­tion, c’est par­ler aux tripes, c’est par­ler au cœur, c’est par­ler à la peau. C’est ça que j’aime dans la BD, dans le roman, au ciné­ma… Quand on sait sor­tir de la rai­son et être dans les sen­sa­tions. C’est aus­si pour ça que je pense que j’aime l’é­tape du découpage : c’est là qu’on va essay­er de con­tourn­er le lan­gage direct, con­tourn­er ce qu’on sait pour être dans l’in­tu­itif, dans le sub­lim­i­nal, là où chaque lecteurice aura une inter­pré­ta­tion pro­pre en fonc­tion de son vécu, son his­toire, sa cul­ture. C’est ce qui me pas­sionne.

Dans une inter­view précé­dente, tu m’avais dit à pro­pos de tes per­son­nages qu’ils vont tou­jours là où on ne les attend pas. J’ai l’impression que cela définit égale­ment ton tra­vail.
Oui, ce n’est pas juste pour dérouter les lecteurices ou les maisons d’édi­tion, c’est que j’ai des curiosités très intens­es et un peu cycliques. Je me pas­sionne pour une tech­nique, pour une autrice comme Anaïs Nin ou pour un sujet et puis une fois que ma BD sur le sujet est ter­minée, j’ai besoin de pass­er à autre chose. Pour le moment en tout cas, je n’ai pas eu envie de m’éterniser sur un sujet ou sur une tech­nique.

bischoff la longue marche des dindesTu as par exem­ple util­isé le cray­on mag­ique pour Anaïs Nin mais pas pour La longue marche des din­des où tu as util­isé une autre tech­nique…
Je m’en ser­vais déjà avant Anaïs Nin mais seule­ment pour des car­nets de cro­quis ou des dédi­caces. Je trou­vais que ça mar­chait vrai­ment bien pour Anaïs Nin parce que ça fai­sait un par­al­lèle entre toutes les émo­tions con­tra­dic­toires qui la tra­versent. Elle n’est jamais totale­ment et entière­ment d’ac­cord avec elle-même, et donc ce côté mul­ti­ple dans le trait me sem­blait cor­re­spon­dre hyper bien. Ça per­me­t­tait d’avoir un ren­du plus léger aus­si, un peu éthéré, qui allait bien avec sa per­son­nal­ité. Ça mar­chait bien avec les décors, les cos­tumes des années 1930. Ç’é­tait la bonne tech­nique.
Là, pour le prochain pro­jet qu’on réalise à qua­tre mains avec Nico­las [ndlr : Nico­las Pitz, égale­ment à l’Atelier Mille], je vais faire de l’aquarelle. Un mélange aquarelle et cray­on. Et je com­mence à flip­per parce qu’on a signé sur qua­tre planch­es test mais je ne sais pas encore vers quoi ça va ten­dre.

Peux-tu nous en dire plus sur ce nou­veau pro­jet ?
C’est par­ti d’une blague, d’une série de téléréal­ité qu’on adore regarder tous les deux et qui se passe dans la nature. Des gens doivent sur­vivre seuls, il n’y a pas de caméra­man, pas d’équipe, ils ont leur pro­pre caméra. On est par­ti du même principe : dix per­son­nes sont isolées en Laponie et cha­cune a qua­tre ou cinq caméras dif­férentes à dis­po­si­tion. Elles ont quelques out­ils de base et cha­cune se filme, se racon­te. Elles ne doivent pas se retrou­ver, c’est juste à qui tien­dra le plus longtemps. On a com­mencé à délir­er sur l’idée de faire une BD en s’in­spi­rant de cette série mais avec tout ce qu’on ne peut pas faire en téléréal­ité. Puis petit à petit, on s’est dit qu’on pour­rait s’in­spir­er de gens qu’on con­nait pour avoir des arché­types, qu’on pour­rait mon­tr­er le rap­port des gens aux réseaux soci­aux, à la nature, à la survie. Plus on en par­lait, plus ça nous exci­tait. Il y a quand même des gens assez spé­ci­aux dans ce genre d’émission, ce ne sont pas des per­son­nes lamb­da qui veu­lent aller sur­vivre toutes seules dans le Grand Nord. Il y a tou­jours un moment où on se dit : « Lui il fait trop peur, il a l’air fou ». Et donc on part d’une téléréal­ité et ça va vers du Bat­tle Royale, un gros slash­er, un truc de survie. On se dis­ait que per­son­ne n’en voudrait. On a élaboré l’his­toire à l’o­ral. Ensuite, Nico­las a écrit un pre­mier découpage. J’ai vrai­ment ri et été très sur­prise en lisant ça, c’é­tait fou. Là, je suis occupée à refaire un découpage beau­coup plus pré­cis : je tra­vaille les décors, les effets de sus­pense, tout ce dont on par­lait avant, les émo­tions qu’on va essay­er de trans­met­tre. En par­al­lèle, j’ai fait des tests tech­niques. Nico aura encore un rôle hyper impor­tant après parce que juste­ment, on va jouer avec les con­traintes liées au fait que les per­son­nages se fil­ment eux-mêmes. Nico fera tout le mon­tage graphique après la numéri­sa­tion de mes planch­es. Il a une for­ma­tion en infor­ma­tique, il est beau­coup plus à l’aise avec tout ça que moi. C’est signé chez Cast­er­man et ça sor­ti­ra dans un an et demi plus ou moins, avec une grosse pag­i­na­tion. 

La majorité de tes albums ont paru chez Cast­er­man.
Oui, à part l’album jeunesse, La longue marche des din­des, qui est chez Rue de Sèvres. Et puis le petit doc­u­men­taire sur la Bible à « La petite bib­lio­thèque des savoirs » au Lom­bard et Princesse Suplex, chez Manolo­sanc­tis. Hoodoo dar­lin’ c’é­tait dans la col­lec­tion « KSTR » de Cast­er­man, un label qui leur ser­vait de trem­plin : ils don­naient des cartes blanch­es à des tout jeunes auteurices qui pou­vaient faire leurs preuves et ten­ter quelque chose d’assez orig­i­nal. Là, l’édi­tion est qua­si épuisée. On a retra­vail­lé la cou­ver­ture avec une typo un peu plus film d’hor­reur, un peu plus pop. Je serais con­tente qu’il ait une nou­velle vie.

Vous tra­vaillez à qua­tre mains sur ce nou­veau pro­jet, Nico­las Pitz et toi.  Est-ce la pre­mière fois qu’il y a une col­lab­o­ra­tion entre deux per­son­nes de l’Atelier Mille ?
Pour moi, c’est la pre­mière fois, mais Nico a déjà tra­vail­lé avec Pierre Lecre­nier sur un album qui est juste fini, La dent, paru chez Glé­nat. Nico était scé­nar­iste et Pierre dessi­na­teur. L’album autour de la per­son­ne de Patrice Lumum­ba sort en sep­tem­bre dans la col­lec­tion « Kar­ma », chez Glé­nat, qui s’at­tache à racon­ter des moments de vie de per­son­nages his­toriques. Je pense que c’é­tait la pre­mière vraie col­lab­o­ra­tion au sein de l’ate­lier. Jusqu’à main­tenant, on tra­vail­lait plutôt indi­vidu­elle­ment, sauf de temps en temps quand on fai­sait des petits fanzines ou des col­lab­o­ra­tions à très court terme. Ça prend telle­ment de temps de faire de la BD que ce sont des pro­jets qui se prévoient très en amont. Il faut trou­ver un moment où les per­son­nes sont disponibles pour tra­vailler ensem­ble à long terme.

Ici, à l’Ate­lier Mille que tu as co-fondé en 2011, vous étiez cinq au départ. Il y a eu des arrivées, des départs, quelques mou­ve­ments. À présent, vous êtes neuf.
On est encore qua­tre du groupe de départ. Et les deux nou­velles recrues sont des jeunes autri­ces, Juli­ette Leyvraz-Lagnaz et Inès Balegh. Juli­ette va pub­li­er son pre­mier album chez Glé­nat au print­emps 2026 et Inès tra­vaille pour le moment à des fanzines auto-pub­liés et sur un court-métrage d’animation avec Zorob­a­bel.

Y a‑t-il une influ­ence dont tu te revendiques aujourd’hui ?
Oui, un man­ga­ka qui s’appelle Taiyō Mat­sumo­to. Ce n’est pas du man­ga clas­sique, il y a quelque chose dans son dessin qui me touche énor­mé­ment. Il joue beau­coup avec les défor­ma­tions, que ce soit dans les per­son­nages ou dans les décors. Tout est telle­ment libre et en même temps telle­ment juste. Pour moi, ça, c’est vrai­ment de la magie. Je suis tou­jours un peu le cul entre deux chais­es, sur quelque chose entre un peu réal­iste et pas réal­iste… Sa façon à lui de gér­er cet aspect me touche et j’aimerais arriv­er à pren­dre plus de lib­erté, par exem­ple sur l’anatomie, sur les per­spec­tives, à jouer davan­tage avec des cadrages un peu plus déli­rants que ce que je fais. Il faut trou­ver sur quoi lâch­er et ce qu’il faut garder pour que le dessin ait quand même une colonne vertébrale. Par­fois, j’ai l’im­pres­sion de déten­dre mon dessin là où il ne devrait pas et de rester rigide là où il mérit­erait d’être déten­du.  C’est cette lib­erté, cette énergie, ce quelque chose de très expres­sif sans être néces­saire­ment juste anatomique­ment qui me fascine chez d’autres dessi­na­teurices et que j’aimerais arriv­er à trou­ver un petit peu plus dans mon dessin.

Léonie, est-ce que tu rêves par­fois en dessins ?
Non je ne rêve pas en dessins. Par con­tre, par­fois je rêve de dessins qui sont telle­ment beaux…  Je rêve que je fais un dessin dont je suis con­tente, en par­ti­c­uli­er quand je suis dans des phas­es où je cherche ma tech­nique. Je rêve que j’ai trou­vé, je me réveille et j’es­saie de le visu­alis­er ou de le repro­duire. Ça ne marche pas tou­jours.
Je rêve par­fois d’im­ages que j’ai envie de dessin­er, des lieux en par­ti­c­uli­er, des décors absol­u­ment incroy­ables ou de lumières, vrai­ment des trucs très beaux ou très impres­sion­nants qui sont com­pliqués à cap­tur­er parce que juste­ment, ça par­le à tous les sens à la fois.

Vio­laine Gréant


Bib­li­ogra­phie

Princesse Suplex, Manolo­sanc­tis, coll. « Médée », 2010.
Hoodoo Dar­lin, Cast­er­man, coll. « KSTR », 2013.
Fjäll­ba­jc­ka 1 : La princesse des glaces, Cast­er­man, coll. « Univers d’au­teurs », 2014 (scé­nario Olivi­er Boc­quet).
Fjäll­ba­jc­ka 2 : Le prédi­ca­teur, Cast­er­man, coll. « Univers d’au­teurs », 2015 (scé­nario Olivi­er Boc­quet).
Fjäll­ba­jc­ka 3 : Le tailleur de pier­res, Cast­er­man, coll. « Univers d’au­teurs », 2018 (scé­nario Olivi­er Boc­quet).
Nais­sance de la Bible : com­ment elle a été écrite, Le Lom­bard, coll. « La Petite Bédéthèque des savoirs », 2018 (scé­nario Thomas Römer).
Anaïs Nin, sur la mer des men­songes, Cast­er­man, 2020.
La longue marche des din­des, Rue de Sèvres, 2022.


Arti­cle paru dans Le Car­net et les Instants n°225 (2025)