Archives par étiquette : traduction

Le rayonnement d’un poète, Européen avant la lettre

Catalogue illustré de l’exposition Verhaeren.Un poète pour l’Europe, 80 p.
Émile VERHAEREN, Les villages illusoires, 2016, Espace Nord, 224 p., 9 €
Émile VERHAEREN, Les Villages illusoiresDorpen van zinsbedrog, traduit par Stefaan Van den Bremt, gravures d’Henri Ramah, 2016, Louvain, éd. P, 80 p.
Émile Verhaeren Veerman, poèmes choisis et traduits par Koen Stassijns, 2016, Lannoo, Tielt, 364 p.

verhaeren europePoète majeur, dramaturge original, critique d’art intuitif et pénétrant, Émile Verhaeren est l’une des grandes figures de notre histoire, de notre culture. L’une des plus chères, qui a marqué notre sensibilité de son souffle, son lyrisme, sa force, sa ferveur.

Chacun de nous garde en mémoire tels vers, telles proses aux accents personnels ; évoque son souvenir en se promenant dans les doux paysages des rives de l’Escaut qu’il a tant chantés.

Mais ce qu’on ne soupçonne pas toujours, c’est le rayonnement de son œuvre et de sa personnalité, célèbres dès la fin des années 1890, et avec plus d’éclat encore entre 1900 et 1910, dans l’Europe entière et jusqu’en Russie. Sa foi dans le vieux continent, son aspiration à une Europe unie, exemplaire (« L’Europe est une forge où se frappe l’idée »). Continuer la lecture

Prix de la traduction littéraire 2015

Le Prix de la traduction littéraire de la Fédération Wallonie-Bruxelles 2015 a été attribué à Anne Neuschäfer (Allemagne) pour son œuvre de traduction en allemand d’auteurs belges de langue française, parmi lesquels François Emmanuel, André Sempoux, Marc Quaghebeur, Werner Lambersy et surtout Henry Bauchau. Elle succède à Marianne Kaas (Pays-Bas), primée en 2014. Continuer la lecture

Poésie belge en deux langues et trente voix

Francine GHYSEN

bordelio

Belgium Bordelio. Autant le titre de cette anthologie de poètes belges se veut un peu lourdement intrigant, provocant, autant l’idée qui la porte convainc et séduit. Réunir trente auteurs de chez nous, flamands et francophones en nombre égal, présenter brièvement chacun et publier quelques-uns de ses poèmes, en version originale et en traduction, il était temps d’y penser. De s’y colleter. Continuer la lecture