Dominique Rolin : Le bonheur en projet

Dominique Rolin

Dominique Rolin

Jacques Toubon, min­istre de la cul­ture et de la fran­coph­o­nie a remis, jeu­di 15 décem­bre, les diplômes des Grands Prix nationaux pour l’année 1994, qui hon­orent d’éminents représen­tants du monde des arts et de la cul­ture. Pour les Let­tres, c’est Dominique Rolin qui a été dis­tin­guée.

Le bon­heur en pro­jet : c’est sous ce titre que les édi­tions Labor ont pub­lié, voici deux ans, un vol­ume d’hommage à Dominique Rolin, pour fêter ses 80 ans. Elle est née en effet en 1913 et a pub­lié son pre­mier roman, Les marais, en 1942. Qua­tre ans plus tard, elle quitte Brux­elles pour s’installer à Paris. En 1952, Le souf­fle lui vaut le prix Fem­i­na. Ce seront les pre­miers d’une longue série de lau­ri­ers, puisque plusieurs de ses romans ultérieurs seront égale­ment couron­nés, notam­ment par le prix Franz Hel­lens pour L’enragé (1978), le prix Kle­ber Hae­dens pour L’infini chez soi (1980), le prix Roland de Jou­venel de l’Académie française pour Vingt cham­bres d’hôtel (1989). Elle a en out­re reçu le grand prix Thyde Mon­nier de la Société des gens de Let­tres pour l’ensemble de son œuvre. Par ailleurs elle fera par­tie de plusieurs jurys lit­téraires : celui du prix Fem­i­na, dont elle sera exclue en 1965 parce qu’elle s’y mon­tre trop indépen­dante et fron­deuse, celui du prix Nimi­er ou encore du prix Rossel où elle est régulière­ment invitée. Elle est aus­si mem­bre de l’Académie royale de langue et de lit­téra­ture français­es depuis 1989.

Toutes ces mar­ques de recon­nais­sance vont à une œuvre majeure, qui se mon­tre forte aujourd’hui d’une trentaine de vol­umes, romans surtout, mais aus­si nou­velles, essais, pièces de théâtre, abon­dam­ment traduits, réédités régulière­ment dans des col­lec­tions de poche.


Arti­cle paru dans Le Car­net et les Instants n°86 (1995)