
Je ne parle pas la langue des morts
Autrice : Claire Jaumain
Maison d’édition : Abrapalabra
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 72
Prix : 14 €
Livre numérique : /
ISBN : 978–2‑931324–20‑2
“Quelle est donc cette aube ? C’est la tombe”, écrivait Victor Hugo dans Ce que c’est que la mort, un poème des Contemplations… La mort est notre commune condition : écrire sur la mort ou sur l’amour sont deux des choses les plus difficiles qui soient. Ici, Claire Jaumain parvient à faire d’une épreuve douloureuse de sa vie, par l’écriture et le souffle poétique, non seulement un chemin vers l’acceptation de l’inéluctable, mais une sculpture du silence et de l’absence. Elle réussit avec sincérité et pudeur, justesse et dignité à donner à voir, de la douleur, une forme habitable. Une forme pour l’autre, qui est parti ; une forme pour elle qui est restée ; une forme pour chacun de ses lecteurs, qui a été, est ou sera concerné par cette commune condition : la vie et le deuil. Non seulement l’écriture fait sens là où l’ab-sens a fait le vide, mais elle est aussi une forme de catharsis à la fois individuelle et collective : Continuer la lecture









Le passager d’Amercœur, le lecteur fait bien vite sa connaissance, dans le souvenir de l’instance narrative du récit d’Armel Job :
Après le roman (
Octogénaire atteinte de la maladie d’Alzheimer, Dominique Biron se donne cinq jours pour balayer devant nous son existence avant de tirer sa révérence. Elle vient d’apprendre le diagnostic lors d’une visite médicale, accompagnée de sa fille et de son beau-fils. Elle sait désormais que l’on va la serrer de près, alors qu’elle revendique de toujours sa pleine liberté et vit dans sa modeste villa. Au rythme de la montée en surface des souvenirs, elle revient sur les faits qui l’ont marquée dans son enfance, sur sa vie avec son défunt mari, mort d’avoir avalé une frite de travers, sur la relation distendue avec ses enfants. Elle entrecoupe son récit de réflexions sur son voisinage et sur tout ce qui lui passe par la tête.
Figure marquante de l’imaginaire de Dominique Rolin, liée au pays natal, aux racines belges, au roman familial, le peintre Pieter Brueghel l’Ancien s’incarne dans son œuvre, donnant lieu au récit L’enragé (1978) et à Dulle Griet (1977). Si L’enragé campe le peintre flamand sur son lit de mort, le roman Dulle Griet prend racine dans la mort du père de l’écrivaine, dans le lever de souvenirs provoqué par sa disparition. 
