Un coup de cœur du Carnet

La nuit des cochons
Autrice : Hélène Zoler
Maison d’édition : Murmure des soirs
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 220
Prix : 22 €
Livre numérique : /
EAN : 9782931235362
Quel riche et subtil roman que ce premier roman d’Hélène Zoler, La nuit des cochons, paru chez Murmure des soirs ! En une bonne trentaine d’années, nous pouvons suivre une famille démembrée par la violence du père et les silences mortifères de la mère. Une nuit, le père meurt près des cochons promis au sacrifice annuel. Un fantôme familial qu’un événement va interrompre : Faustine, une des sœurs de Julien, l’appelle en lui annonçant que son autre sœur, Agnès, est en train de mourir et le réclame à son chevet. Le roman bascule alors en méandres funestes qui forment le marais de base de cette famille désarticulée. Julien qui a fui sa famille toxique hésite puis, finalement, accepte cette « convocation » ultime. Lui, qui avait construit sa vie loin de sa famille, c’est à une longue remontée dans le temps qu’il s’engage, mais aussi à une profonde descente dans la conscience. Continuer la lecture








Le passager d’Amercœur, le lecteur fait bien vite sa connaissance, dans le souvenir de l’instance narrative du récit d’Armel Job :
Après le roman (
Octogénaire atteinte de la maladie d’Alzheimer, Dominique Biron se donne cinq jours pour balayer devant nous son existence avant de tirer sa révérence. Elle vient d’apprendre le diagnostic lors d’une visite médicale, accompagnée de sa fille et de son beau-fils. Elle sait désormais que l’on va la serrer de près, alors qu’elle revendique de toujours sa pleine liberté et vit dans sa modeste villa. Au rythme de la montée en surface des souvenirs, elle revient sur les faits qui l’ont marquée dans son enfance, sur sa vie avec son défunt mari, mort d’avoir avalé une frite de travers, sur la relation distendue avec ses enfants. Elle entrecoupe son récit de réflexions sur son voisinage et sur tout ce qui lui passe par la tête.
Figure marquante de l’imaginaire de Dominique Rolin, liée au pays natal, aux racines belges, au roman familial, le peintre Pieter Brueghel l’Ancien s’incarne dans son œuvre, donnant lieu au récit L’enragé (1978) et à Dulle Griet (1977). Si L’enragé campe le peintre flamand sur son lit de mort, le roman Dulle Griet prend racine dans la mort du père de l’écrivaine, dans le lever de souvenirs provoqué par sa disparition. 

