Archives par étiquette : Essai

Vice-versalité du haïku

Huppen Paul Nougé le surréaliste aux velléités de poète de haiku

Paul Nougé, le surréaliste aux velléités de poète de haïku

Autrice : Iocas­ta Hup­pen

Mai­son d’édi­tion : Lamiroy

Col­lec­tion : L’Ar­ti­cle

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 44

Prix : 5 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑39081–089‑6

D’autant plus louable que peut être éton­nant et inat­ten­du cet improb­a­ble essai !

Le titre choisi par Iocas­ta Hup­pen est le dit de la chose : Paul Nougé, le sur­réal­iste aux vel­léités de poète de haïku. Un titre qui compte plus de let­tres que de pages. Voyez ici, dans le mot « titre », un poly­sème qui désigne le titre et le livre lui-même. Cet exer­gue, je le crée pour ten­ter de partager en douceur la com­plexe légèreté avec laque­lle l’autrice nous emmène, Paul Nougé et soi. Con­tin­uer la lec­ture →

Souvenirs déterminants et méconnus chez Marcel Lecomte

Dewolf Marcel Lecomte une vie repensée

Marcel Lecomte, une vie repensée. Dans l’ombre du surréalisme

Auteur : Philippe Dewolf

Mai­son d’édi­tion : CFC

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 368

Prix : 33 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑87572–127‑3

En 1986 Philippe Dewolf fai­sait pub­li­er Con­nais­sance des degrés, un recueil posthume de vingt-deux cour­tes pros­es de Mar­cel Lecomte (1900–1966), édi­tion inachevée de son vivant. Mené avec l’artiste J.-G. Lem­pereur (illus­tra­teur notam­ment du Toine Culot d’Arthur Mas­son), le pro­jet aurait été accom­pa­g­né de dessins sur les vingt-deux lames du tarot, thé­ma­tique exis­ten­tielle et lit­téraire qui gui­da Lecomte tout au long de sa vie. Dans ce recueil, que Dewolf tient pour le « tes­ta­ment spir­ituel » de Lecomte, on peut lire notam­ment un « Voy­age vers l’inconnu ». L’écrivain y note, à pro­pos de cer­tains des per­son­nages ou des scènes qu’il décrivait : « C’est à tra­vers un cer­tain anony­mat que l’on se déter­mine. » Cette phrase, Philippe Dewolf la prend splen­dide­ment à con­tre-courant dans l’excellent essai biographique, Mar­cel Lecomte, une vie repen­sée, qu’il con­sacre au cofon­da­teur, avec Paul Nougé et Camille Goe­mans, du groupe « Cor­re­spon­dance » – qui lança au milieu des années 1920 les activ­ités sur­réal­istes en Bel­gique. Con­tin­uer la lec­ture →

Repenser notre relation aux animaux

Despret Kroll C'est malin

C’est malin. Que pensent les animaux qu’on étudie en laboratoire ?

Autrice : Vin­ciane Despret

Illus­tra­teur : Pierre Kroll

Mai­son d’édi­tion : Arènes

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 176

Prix : 26 €

Livre numérique : 19,99 €

EAN : 9791037516893

Après Dieu, Dar­win, tout et n’importe quoi, His­toires naturelles (Les Arènes, 2024), la philosophe des sci­ences, l’éthologue Vin­ciane Despret et le dessi­na­teur-illus­tra­teur Pierre Kroll se retrou­vent pour une nou­velle alliance. C’est malin. Que pensent les ani­maux qu’on étudie en lab­o­ra­toire ? inter­roge autant qu’il expose dix-neuf expéri­ences célèbres de lab­o­ra­toire où les ani­maux ont servi de cobayes. L’ambition de l’ouvrage répond au geste qui sous-tend l’œuvre de Vin­ciane Despret : repenser notre rela­tion aux ani­maux, en finir avec la vision mor­tifère de l’animal-machine qui a pré­valu de Descartes au béhav­ior­isme de Pavlov, de Skin­ner. En met­tant en scène et en dessin divers­es expéri­ences sci­en­tifiques (Hans, le cheval qui savait compter, les chiens de Pavlov, les rats de Rosen­thal, les tests sur les éléphants du zoo du Bronx, Pam, le chim­panzé rebelle…), les auteurs mon­trent com­ment, soumis à des sit­u­a­tions arti­fi­cielles, som­més de répon­dre aux pro­to­coles expéri­men­taux qu’on leur impose, les ani­maux rusent, coopèrent ou se rebel­lent, inter­agis­sent avec les chercheurs. Con­tin­uer la lec­ture →

Regard cartographique et champ littéraire

Un coup de cœur du Car­net

”Ost Regarder le monde

Regarder le monde. Littérature et cartographie

Autrice : Isabelle Ost

Mai­son d’édition : Mimé­sis

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 486

Prix : 32 €

Livre numérique : /

EAN : 9788869764998

Avec Regarder le monde. Lit­téra­ture et car­togra­phie, Isabelle Ost, pro­fesseure en lit­téra­ture et philoso­phie à l’UCLouvain Saint-Louis Brux­elles, prési­dente de l’Institut de recherche inter­dis­ci­plinaire et co-direc­trice du cen­tre Prospéro, délivre un essai aus­si orig­i­nal qu’ambitieux, nova­teur que rigoureux. Les rela­tions, a pri­ori inso­lites, à tout le moins peu habituelles, qu’elle noue entre champ lit­téraire et pra­tique car­tographique se voient ques­tion­nées à par­tir de la notion de « regard car­tographique » qui four­nit un opéra­teur fécond d’approche de la lit­téra­ture. Le geste car­tographique, sa manière d’ordonner l’espace, de trans­former le con­cret en abstrait, l’inconnu en con­nu, se rangent sous le signe de la représen­ta­tion. Les lignes lim­i­nales posent le phénomène : « Représen­ter est le pro­pre de l’humain. Partout où l’homme représente, il crée du con­nu, du fam­i­li­er ». Con­tin­uer la lec­ture →

Johnny Cash, l’homme en noir

”Meganck

Johnny Cash. At Folsom Prison

Auteur : Marc Meganck

Mai­son d’édi­tion : Den­sité

Col­lec­tion : Disco­go­nie

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 128

Prix : 15 €

Livre numérique : /

EAN : 9782919296682

Écrivain et his­to­rien, auteur de polars, de romans, de nou­velles, d’essais (Charles Baude­laire, Élisée Reclus, Vic­toir Hugo, The Cure Dis­in­te­gra­tion, Nir­vana Nev­er­mind aux Ed. Lamiroy, Les 100 mots de Brux­elles aux PUF, dans la coll. “Que sais-je ?”…), Marc Meganck se penche sur At Fol­som Prison, l’album-culte que John­ny Cash sor­tit en 1968, issu d’un con­cert don­né à la prison d’État de Fol­som en Cal­i­fornie. Pub­lié dans la très belle col­lec­tion « Disco­go­nie » des Édi­tions Den­sité, l’essai inter­roge la manière dont cet album signe une réin­ven­tion de soi et de la musique coun­try accom­plie par celui qui se surnomme Man In Black, l’homme en noir, célèbre pour sa voix de bary­ton, au tim­bre chaud, aux graves impres­sion­nants, qui sem­ble jail­lir « des pro­fondeurs de la terre » (Bob Dylan). Avec pas­sion et éru­di­tion, Marc Meganck analyse l’enjeu exis­ten­tiel et esthé­tique d’un album qui signe une véri­ta­ble résur­rec­tion. Célèbre chanteur de coun­try qui mélange les influ­ences rock, folk, rock­a­bil­ly, gospel, John­ny Cash tra­verse une crise per­son­nelle dans les années 1960. Se sevrant de ses addic­tions, il est vis­ité par une révéla­tion mys­tique alors qu’il tente de se sui­cider dans les grottes de Nick­a­jack. Dieu s’est mon­tré à lui et l’a empêché de se tuer, relate-t-il dans son auto­bi­ogra­phie. « C’est le disque d’une résur­rec­tion, celle d’un homme qui se croy­ait per­du pour la musique, pour les siens, pour lui-même, avant de renaître de ses cen­dres et de con­naître un regain de pop­u­lar­ité inouïe. » Con­tin­uer la lec­ture →

Sortir de la capsule-matrice

Chabot Nos vies encapsulées

Nos vies encapsulées. Quel avenir pour l’humanité ?

Auteur : Pas­cal Chabot

Mai­son d’édi­tion : Puf

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 240

Prix : 18 €

Livre numérique : 12,99 €

EAN : 9782130889403

Pour­suiv­ant son ques­tion­nement des muta­tions sig­nifi­antes du monde con­tem­po­rain, Pas­cal Chabot inter­roge dans son dernier essai l’entrée du monde dans la « machine-cap­sule », l’avalement de nos vies dans une tech­nol­o­gi­sa­tion des corps et des esprits. Radi­ographi­ant le chi­asme, le fran­chisse­ment de seuil qui a mené de l’autonomie et de la tech­nolo­gie des Lumières à la tech­nonomie et à l’autologie actuelles, inter­pré­tant dès lors le schème de l’optimisation qui régit nos sociétés comme une inver­sion du pro­jet des Lumières, Nos vies encap­sulées. Quel avenir pour l’humanité ? aus­culte les désirs col­lec­tifs qui sous-ten­dent notre époque. « L’idée qui tra­verse la présente étude est que l’ancien désir de pro­grès a engen­dré non pas un mais deux désirs qui sont les aspi­ra­tions dom­i­nantes de nos sys­tème (…) Le pre­mier de ces désirs con­tem­po­rains est l’opti­mi­sa­tion ». L’autre désir, Pas­cal Chabot le nomme « dynamique sub­tile », ce désir de sor­tir de la cap­sule qui nous enferme, nous aliène et nous dépos­sède nous-mêmes. Con­tin­uer la lec­ture →

Célébration du grand âge

Nys-Mazure Grand âge, nous voici!

Grand âge, nous voici

Autrice : Colette Nys-Mazure

Mai­son d’édi­tion : Sal­va­tor

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 306

Prix : 18 €

Livre numérique : 12,99 €

ISBN : 978–2‑7029–3166‑0

Si Colette Nys-Mazure est surtout con­nue pour sa poésie, elle a aus­si con­quis un large pub­lic par ses essais, et en par­ti­c­uli­er ses célébra­tions dont le pre­mier Célébra­tion du quo­ti­di­en (Desclée de Brouw­er, 1997 ; Espace Nord, 2022). Toute son œuvre n’est, au demeu­rant, qu’une con­tin­uelle célébra­tion de la vie et de la lit­téra­ture. Avec Grand âge, nous voici, elle s’inscrit résol­u­ment dans cette dynamique, même lorsque pointe la vieil­lesse… Con­tin­uer la lec­ture →

Le portrait derrière le portrait

”David

La petite fille au ruban bleu. Le monde disparu d’Irène Cahen d’Anvers

Autrice : Natal­ie David-Weill

Mai­son d’édition : Flam­mar­i­on

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 448

Prix : 23 €

Livre numérique : 15,99 €

EAN : 9782081506022

Les essais et les fic­tions nour­ris d’art pic­tur­al ne man­quent pas. Ils peu­vent revêtir des formes divers­es, de la biogra­phie – par­fois fic­tive – d’un·e pein­tre au réc­it de la des­tinée d’une œuvre en pas­sant par le roman d’enquête.

Dans son dernier livre, La petite fille au ruban bleu. Le monde dis­paru d’Irène Cahen d’An­vers, Natal­ie David-Weill, autrice, pro­fesseure, scé­nar­iste et ani­ma­trice de radio, s’in­téresse moins au tableau qu’à la per­son­ne qu’il représente ; à Irène Cahen d’An­vers (1872–1963) et à son univers plutôt qu’à son por­trait peint par Auguste Renoir lorsqu’elle avait huit ans. Com­mandé par ses par­ents, rejeté par eux, relégué dans une dépen­dance, Irène ne s’y recon­naitra jamais véri­ta­ble­ment. En revanche, sa fille Béa­trice lui vouera une véri­ta­ble pas­sion. Spolié par le régime nazi, il est retrou­vé au château de Neuschwanstein, qui ser­vait de dépôt aux Alle­mands. Irène le décou­vre, en 1946, dans une expo­si­tion à l’Orangerie, par­mi d’autres œuvres volées. « Il lui est très désagréable de se retrou­ver face à la petite fille qu’elle était, devant ce tableau qu’aimait tant Béa­trice. Il est là comme un reproche vivant ». Elle s’en défera. Con­tin­uer la lec­ture →

(Re)découvrir Jacques Lizène, petit Maître liégeois de la médiocrité

”Botquin Jacques Lizène les années yellow

Jacques Lizène, les années Yellow (1968–1975)

Auteur : Jean-Michel Botquin

Mai­son d’édition : L’Usine à Stars

Mai­son d’édition : Yel­low now

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 184

Prix : 20 €

Livre numérique : /

EAN :9782873405144

Il fut artiste plas­ti­cien, pein­tre, dessi­na­teur, pho­tographe, vidéaste, sculp­teur, musi­cien, per­formeur, assem­bleur d’objets (dépareil­lés ou non), col­lec­tion­neur d’anecdotes délibéré­ment navrantes, auteur d’aphorismes, co-fon­da­teur du Cirque Divers et ani­ma­teur débridé d’émissions radio et TV à la RTBF, réal­isant son œuvre à la manière d’un met­teur en scène, dans un grand mix­age inter­dis­ci­plinaire, où chaque porte, chaque fenêtre, pou­vait ouvrir sur une autre. Pour­tant, ses jeunes débuts furent peu encour­ageants. Jacques Lizène (Ougrée, 1946 – Liège, 2021) dis­ait être né « sous un pro­jecteur bla­fard, dans un lieu glacé, puant le couloir d’hôpital et hurlant  comme un hall d’usine : l’intérieur de la ban­lieue indus­trielle lié­geoise ». Au con­tact de cette réjouis­sante décou­verte, et après une enfance ni pire ni meilleure que d’autres (« mais c’est sans impor­tance »), il remar­qua en toute con­science que la sit­u­a­tion de l’espèce humaine étant ce qu’elle était, il n’y avait pas d’intérêt à la per­pétuer. Sa décou­verte de l’œuvre de Cio­ran et du Pré­cis de décom­po­si­tion (Gal­li­mard, 1949), puis la paru­tion, en 1973, de son livre d’aphorismes De l’inconvénient d’être né, valid­eront ce pré­cepte qui devint pour Lizène une ver­tu d’une vérité absolue : « L’art dis­paraî­tra et l’espèce humaine suiv­ra de près. » C’est ain­si que dès 1965 il déci­da de ne jamais pro­créer, et pour­suiv­it cette démarche en se faisant vasec­tomiser. Il théoris­era et vul­garis­era par la suite cette pra­tique au cours de ses expo­si­tions d’« art nul », qui devint l’un des mantras de son par­cours artis­tique, jusqu’à son décès – ou son efface­ment inopiné – en 2021. Con­tin­uer la lec­ture →

Ici on danse et on rit à nouveau, éneaurmément

Un coup de cœur du Car­net

”Saint

Contrer le rire fasciste. Trolling et résistance

Auteur : Denis Saint-Amand

Mai­son d’édition : Rue de l’échiquier

Col­lec­tion : Les inci­sives

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 96

Prix : 14 €

Livre numérique : 7,99 €

EAN : 9782374255880

Ouvrir et lire Con­tr­er le rire fas­ciste, c’est ouvrir et lire un livre salu­taire. Ancré dans notre époque. C’est réfléchir à cet out­il fab­uleux qu’est le rire potache, l’humour à deux balles, l’humour “bête et méchant”, qui nous aiderait à sur­mon­ter nos états de sidéra­tion et d’hébétement qui nous tra­versent à chaque fois, que, par exem­ple, une fig­ure d’autorité, un petit leader, par exem­ple un Trump, se prend pour Dieu le Père, énonce énor­mité sur énor­mité, injure sur injure, moquerie glaçante sur moquerie glaçante. Trump et ses com­plices fachos, com­pars­es fachos, ayant com­pris, depuis belle lurette, tout l’intérêt qu’il y a à railler sans arrêt, “bête­ment et mécham­ment”, comme rail­lait, “bête­ment et mécham­ment”, le Char­lie Heb­do de la grande époque. Con­tin­uer la lec­ture →

Horace Van Offel, l’équilibriste inconséquent

Un coup de cœur du Car­net

”Smolders

Horace Van Offel. Histoire d’une trahison

Auteur : Olivi­er Smol­ders

Mai­son d’édition : Les Impres­sions nou­velles

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 140

Prix : 19 €

Livre numérique : 11,99 €

EAN : 9782390703044

« Sait-on jamais vrai­ment qui nous sommes ? » Ce n’est pas spoil­er la con­clu­sion du texte qu’Olivi­er Smol­ders con­sacre à son grand-père mater­nel Horace Van Offel, que d’en dévoil­er l’excipit. Car nous savions d’emblée que le des­tin de ce per­son­nage se con­clu­ait sur un quai de gare alle­mande, le 6 octo­bre 1944, quand une ménin­gite vir­u­lente l’y foudroy­ait. Mort avant d’avoir été amené à com­para­itre devant un tri­bunal, cet écrivain com­pro­mis dans la col­lab­o­ra­tion de plume laisse der­rière lui une œuvre ample, mar­quée par un cer­tain tal­ent pour la nar­ra­tion (brève) et la for­mule per­cu­tante, par un regard acéré et un humour féroce aus­si, qui peu­vent encore être goutés quand ils ne reposent pas sur l’ignominie des stéréo­types ; mais une œuvre au demeu­rant prob­lé­ma­tique, dont les qual­ités et les orig­i­nal­ités seront occultées par le pur­ga­toire où la plongeront les engage­ments de son auteur. La tombe fer­mée de Horace Van Offel se trou­ve donc sin­gulière­ment dou­blée d’une forme de béance. Con­tin­uer la lec­ture →

Bruxelles entre débâcle et miracle

”Meganck

Les 100 mots de Bruxelles

Auteur : Marc Meganck

Mai­son d’édition : Press­es uni­ver­si­taires de France

Col­lec­tion : Que sais-je?

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 126

Prix : 10 €

Livre numérique : 7,99 €

ISBN : 978–2‑7154–2940‑6

Ils se comptent sur les doigts d’une main, les auteurs belges qui ont col­laboré à cette col­lec­tion mythique fondée en 1941 par Paul Angoul­vent et qui regroupe pas moins de 2500 auteurs. Ency­clopédique et actu­al­isée régulière­ment, la col­lec­tion « Que sais-je ? » a su se réin­ven­ter au fil du temps, notam­ment en créant des séries comme les « 100 mots » qui con­ser­vent par ailleurs tou­jours les 128 pages, for­mat con­sti­tu­ant la réelle mar­que de fab­rique des vol­umes. Con­tin­uer la lec­ture →

Eyes wide open

De la croix 13 films de complot

13 films de complot

Auteur : Arnaud de la Croix

Mai­son d’édition : La 5ème couche

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 162

Prix : 18 €

Livre numérique : /

EAN : 9782390081289

Dans la con­stel­la­tion des ouvrages d’Arnaud de la Croix, 13 films de com­plots se présente comme le chain­on man­quant, l’équivalent textuel d’un film qui éclaire l’ensemble de ses recherch­es. Des échos se tis­sent avec son essai 13 com­plots qui ont fait l’histoire et l’angle sous lequel il inter­roge le ciné­ma ren­voie à son dernier essai Esthé­tique et éro­tisme nazis. Les treize films con­vo­qués sont appréhendés en tant que plans de pen­sée dotés de la sin­gu­lar­ité d’être des révéla­teurs de com­plots. À par­tir d’une exégèse filmique, Arnaud de la Croix dégage la portée des con­spir­a­tions, des boîtes noires mis­es à l’écran par le sep­tième art et il élar­git la réflex­ion en la rac­cor­dant à des phénomènes actuels (covid, ère du numérique, sur­veil­lance général­isée…), à des invari­ants anthro­pologiques (pul­sion de savoir, de met­tre au jour des rouages secrets). Les 39 march­es d’Alfred Hitch­cock, Les envahisseurs (Quinn Mar­tin Pro­duc­tion), Z de Cos­ta-Gavras, Con­ver­sa­tion secrète de Fran­cis Ford Cop­po­la, I comme Icare d’Henri Verneuil, JFK d’Oliver Stone, L’échelle de Jacob d’Adrian Lyne, L’affaire Péli­can d’Alan J. Paku­la, Air­ling­ton Road de Mark Pelling­ton, Eyes Wide Shut de Stan­ley Kubrick et enfin la trilo­gie Matrix, Matrix Reloaded, Matrix Rev­o­lu­tions des Wachows­ki : les films choi­sis ont en com­mun avec Arnaud de la Croix de se pencher sur des énigmes de l’histoire, de rou­vrir des affaires non élu­cidées, dont la vul­gate offi­cielle sus­cite le soupçon. Con­tin­uer la lec­ture →

A  O  E  E  É  E  A  O  ON  E  IN  E  U  IN

Un coup de cœur du Car­net

L’ami terrien harmonies sauvages

Harmonies sauvages

Auteur : L’Ami Ter­rien

Mai­son d’édition : Abra­pal­abra

Col­lec­tion : Abra­pal­abra poche

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 62

Prix : 8 €

Livre numérique : /

ISBN : 9782931324165

Voilà vingt ans – ou pas loin, si pas plus – que l’Ami Ter­rien arpente les scènes et défriche les croise­ments et les inépuis­ables inter­ac­tions entre textes, voix et musiques. Toutes ces expéri­ences accu­mulées au fil du temps, toutes les réflex­ions qu’elles ont induites en lui, toute cette masse de savoirs qui l’habitent sur et en dehors de la scène, l’Ami Ter­rien a généreuse­ment décidé de les partager avec nous sous forme de livres hybrides ten­ant tout à la fois d’arts poé­tiques, de boites à out­ils prati­co-pra­tiques, de recueils de poèmes ciselés à mort mais bâtis aus­si pour la scène, de poèmes per­cu­tants rap­por­tant, mine de rien, le fait de vivre au quo­ti­di­en dans un monde dont l’état déplorable et dép­ri­mant nous aspir­erait vers le bas s’il n’y avait la grâce. Les instants de grâce. Le doux plaisir de résis­ter aux eaux noires et marécageuses. Le doux plaisir de dire et d’écrire. De faire de son corps un instru­ment de musique. Un instru­ment de résis­tance. Con­tin­uer la lec­ture →

Vers le « surlivre »

Baetens Qu’est-ce qu’un beau livre

Qu’est-ce qu’un beau livre ?
Pour une bibliophilie populaire

Auteur : Jan Baetens

Mai­son d’édition : Press­es uni­ver­si­taires de Liège

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 228

Prix : 23 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑87562–510‑6

Voici un essai qui, à plus d’un égard, ne man­quera pas de sur­pren­dre, voire de déranger. Les mots « beau livre » et « bib­lio­philie » sem­blent annon­cer une réflex­ion sur l’amour des édi­tions orig­i­nales, des tirages réduits, des reli­ures soignées, des illus­tra­tions artis­tiques ou encore des dédi­caces d’auteur. Certes, l’épithète « pop­u­laire » voudrait infléchir le car­ac­tère éli­tiste de cet engoue­ment, mais en l’occurrence elle parait plutôt con­tra­dic­toire. Quant à l’expression ambigüe « beau livre », elle peut vis­er aus­si bien l’aspect visuel que la qual­ité lit­téraire. Bref, asso­ciant une ques­tion et une inten­tion, le titre de Jan Baetens n’affirme rien, ne promet rien : il se con­tente d’amorcer une recherche. Para­doxe sup­plé­men­taire, le vol­ume est édité par des Press­es Uni­ver­si­taires, ce qui sug­gère une œuvre savante, solide­ment char­p­en­tée, exempte de fan­taisie et de sub­jec­tiv­ité… Com­ment manœu­vr­er devant cet entrelacs de pièges et de défis ? Con­tin­uer la lec­ture →

Engagement communiste et art

Un coup de cœur du Car­net

Aron Morelli Les artistes belges et le communisme

Les artistes belges et le communisme : Magritte, Masereel et les autres…

Direc­tion de la pub­li­ca­tion : Paul Aron et Anne Morel­li

Mai­son d’édition : Édi­tions de l’Université de Brux­elles

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 168

Prix : 18 €

Livre numérique : /

EAN : 9782800419428

La ques­tion « quel sens y a‑t-il à par­ler d’artistes com­mu­nistes ? » déployée dans ce remar­quable ouvrage col­lec­tif s’intègre dans une réflex­ion plus vaste por­tant sur la per­ti­nence et les lim­ites des clas­si­fi­ca­tions des arts en ter­mes d’école, de mou­ve­ment, de style. Con­sacré aux artistes belges ayant adhéré au com­mu­nisme ou proches du mou­ve­ment, ce vol­ume dirigé par Paul Aron et Anne Morel­li comble une lacune dans le champ des recherch­es : l’absence d’étude de fond sur les liens com­plex­es entre une nébuleuse hétérogène d’artistes belges et le com­mu­nisme. Inter­ro­geant la doc­trine du réal­isme social­iste impul­sée par Jdanov, la préférence énon­cée par le par­ti pour un art fig­u­ratif ser­vant la cause com­mu­niste, Paul Aron analyse l’influence que le com­mu­nisme, sa lutte antifas­ciste en Bel­gique, en Europe occi­den­tale, a exer­cé sur les artistes et con­clut par la néga­tive, l’inexistence d’un art com­mu­niste. « Il n’y a pas d’art com­mu­niste parce que, à regarder le court XXème siè­cle dans sa total­ité, le com­mu­nisme n’a jamais été un mou­ve­ment organ­isé sur le plan nation­al ou inter­na­tion­al capa­ble d’imposer un mod­èle que les artistes auraient pu ou voulu suiv­re. » Con­tin­uer la lec­ture →