Archives par étiquette : Esperluète

Les mots d’une passion tue

Dominique LOREAU, Ne pas dire, Esperluète, 2017, 40 p., 16 €, ISBN : 9782359840742

loreauLe texte de Dominique Loreau repose, dès son titre, Ne pas dire, sur un paradoxe puisqu’est mise en avant l’obligation de taire certaines choses, alors que le livre apparaît comme le dévoilement subtil d’une passion.

Mais dire n’est jamais innocent. Les conséquences d’une parole lâchée, parfois d’un seul mot énoncé, vous amènent au-delà de ce que l’on avait imaginé. Le monde n’est plus aux engagements, chacun a tendance à rester sur son quant-à-soi, par peur de rompre un enchantement ou, pire, de s’enfermer dans un quotidien aliénant. Continuer la lecture

Un peintre au plus près de son travail de création

Serge MEURANT, Visites à l’atelier du peintre Arié Mandelbaum, Esperluète, 2016, 96 p., 18,50 €   ISBN : 9782359840728

meurantLe regard d’un écrivain-poète sur le travail d’un artiste qu’il suit depuis quelques dizaines d’années. Un parcours sensible que Serge Meurant partage avec nous dans son livre Visites à l’atelier du peintre Arié Mandelbaum.

Il y a réuni les textes écrits à partir des années septante : évocations des tableaux et dessins évoluant au fil du temps, fragments poétiques… Continuer la lecture

Invitation à la danse

Corinne HOEX, Tango, gravures de Martine Souren, éditions Esperluète, 2016, 20 p., 8 €   ISBN : 9782359840711

hoex-tangoSavez-vous danser le tango?

Corinne Hoex vous y invite, dans un poème troublant, cerné des sombres, intrigantes gravures de Martine Souren, intitulé tout simplement Tango.

Il faut danser, nous rappelle-t-elle, mais il lui manque une robe qui tienne au corps, alors que la sienne se dérobe en soieries glissantes, en rubans satinés, en franges mouvantes.

Une étrange plaquette, qui nous laisse au bord d’un secret. L’art de danser le tango, de tout son cœur, de tout son corps, peut-être.

Francine Ghysen

Prix de littérature de la Ville de Tournai

mabardi-photoLe Prix triennal de littérature française de la Ville de Tournai est attribué à Veronika Mabardi pour son roman Les Cerfs, paru aux éditions Esperluète et illustré par Alexandra Duprez. 

Le prix sera remis à la lauréate le 25 novembre à 18h30 au Musée des Beaux-Arts de Tournai.  Continuer la lecture

Le doux bercement des courbes

Céline DELABRE, Sur la route, Noville-sur-Mehaigne, Esperluète, 2016, 24p, 18€

delabreSur la route évoque à la première personne du pluriel le trajet en voiture d’une famille qui part en vacances. Des membres de cette famille, nous ne savons rien et nous ignorons à quoi ils ressemblent. L’accent est mis sur la voiture rouge qui sillonne les différents paysages. Continuer la lecture

Pêche intime en eaux troubles

Un coup de coeur du Carnet

Frédérique DOLPHIJN, Là où l’eau touche l’âme, Esperluète Editions, 136 p., 18€

dolphijnLucie, Violette, Olivia et les autres. Un groupe de femmes que l’on souhaiterait assurément rencontrer et pas seulement parce qu’elles se réunissent pour des parties de pêche à la mouche. D’emblée une amorce inattendue pour ce roman plein d’originalités que de nous présenter un cercle féminin de « pêcheuses » à la ligne surnommée les Women Fly Fishing. Pour échapper, l’espace d’un week-end, au quotidien enserré entre la famille et le boulot, ces amies ont pris l’habitude de se rassembler dans un chalet au bord de l’eau pour s’adonner à leur hobby. Nous les retrouvons à ce moment-là, en fin de semaine, en plein préparatif de leur Fishing Party. Avec intelligence, Frédérique Dolphijn campe le décor et dessine les contours de ces femmes modernes de la cinquantaine, fraîches comme des gardons. Mais leur bonne santé est-elle vraiment l’indice d’une pleine sérénité ?  Entre les asticots qu’il ne faut pas oublier, les repas du mari dans le frigo, l’amant qui se dérobe et les croquettes du chien qu’il faut prévoir en suffisance, le lecteur plonge dans une trivialité pour, pas à pas, émerger en pleine nature en compagnie de ces copines réunies autour des brèmes ou des sandres. Mais qu’on ne s’y trompe pas, la quête de tranquillité au fil de l’eau peut vite tourner à l’aigre. Un week-end qui aurait pu être comme les autres mais qui va faire surgir certaines tensions qui dorment depuis trop longtemps. Dès lors, entre non-dits, solitudes et omissions, l’eau calme se troublera. Le dénouement ne permettra pas au courant de s’apaiser ni à la rivière de reprendre son cours normal. Enfin, peut-être pas pour tous ! Continuer la lecture

À écouter, lire et regarder

Laurence GHIGNY

Mise en page 1L’histoire du Géant se présente sous un format italien qui convient parfaitement à la longue horizontalité de ce Géant effondré dans la clairière. Un géant, qui tel Icare, est tombé de haut pour avoir côtoyé le feu. La narration est nourrie d’une fine poésie, basée sur des répétitions de sons, de mots, l’accumulation de paronymes et d’anaphores. Les illustrations qui l’accompagnent sont alimentées par une veine naturelle faite de brumes, de nuages, de troncs, de feuillages… Continuer la lecture