Nathalie STALMANS, Le retour des oies sauvages, Lamiroy, coll. “Opus”, 76 p., 10 €, ISBN : 978–2‑39081–075‑9
La mention « 1830Belgique2030 », au bas de la couverture, interpelle. « Un label, qui pourra être apposé quelles que soient les collections où se trouve le livre », précise l’éditeur Lamiroy, qui songe déjà au bicentenaire national. Si ledit ouvrage entretient une connexion avec l’histoire du pays. Quant à la collection… Le retour des oies sauvages s’intègre dans les « Opus », des novellas dont la longueur se situe entre la nouvelle et le roman. De belles plumes s’y sont déjà essayées, comme Alain Magerotte, Luc Dellisse, Ziska Larouge… Continuer la lecture








« Elle espérait que son exemple me donne de la force. Mais c’était tout le contraire qui se produisait ». Elle, la mère d’Isabelle. Elle, l’ombre écrasante. Elle, qui ne veut surtout pas que sa fille cache ou gâche sa beauté. Elle, l’unique lien, la seule, face au vide généalogique. Elle, dont la mort fait éclater le mensonge, la transmission filiale au prisme des secrets et des non-dits. Isabelle devra alors voir au-delà d’elle, sonder l’héritage tapi dans des profondeurs insoupçonnées, retracer des liens d’une noirceur d’encre à l’incandescence d’elle. 





Comme une lance de René Bizac s’offre comme une étrange pièce dramatique onirique dotée d’une langue souvent proche de l’hyperréalisme.