Archives de catégorie : Littérature en langue régionale

Toutes nos recen­sions de livres écrits dans l’une des langues régionales recon­nues en Wal­lonie ou à Brux­elles.

Prix biennal de littérature wallonne 2026 : appel à candidatures

prix biennal de littérature wallonne 2026

La Ville de Liège décerne tous les deux ans un prix de lit­téra­ture wal­lonne. Pour l’édition 2026, les can­di­da­tures peu­vent être déposées jusqu’au 30 juin 2026. Con­tin­uer la lec­ture

Faire revenir Carême à sa langue maternelle

LÈS RÈLÎS NAMURWÈS, Mau­rice Carême en wal­lon. Poèmes fran­coph­o­nes traduits en wal­lon, Tétras Lyre, coll. « De Wal­lonie », 2025, 182 p., 14 €, ISBN : 978–2‑930685–72‑4

Avec Mau­rice Carême en wal­lon, les Rèlîs Namur­wès s’attaquent à l’art déli­cat de la tra­duc­tion. C’est sur le plan de la forme que le pari est par­ti­c­ulière­ment auda­cieux, puisqu’il s’agit de s’acquitter d’une tâche haute­ment déli­cate : traduire sans trahir.

Il n’est peut-être pas inutile de rap­pel­er que Mau­rice Carême, grand poète belge d’expression française, était recon­nu inter­na­tionale­ment pour la sim­plic­ité appar­ente de ses textes, pour son gout de la ritour­nelle et de la clarté. Comme le rap­pelle l’avant-propos du livre, il impor­tait beau­coup, à ses yeux, qu’une tra­duc­tion, bien qu’elle ne puisse être une trans­po­si­tion exacte d’une langue à une autre, laisse enten­dre que les poèmes traduits ont été écrits avant tout en français – et par là même, respecter le génie orig­inel du texte. Con­tin­uer la lec­ture

Décès de Nicole Goffart

Nicole Goffart

Nicole Gof­fart

Nous apprenons le décès de la dra­maturge de langue wal­lonne Nicole Gof­fart, lau­réate de l’Espiègle de théâtre en langue régionale 2024.

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Prix Émile Lempereur 2026 : appel à candidatures

La Ville de Châtelet lance un appel à can­di­da­tures pour le prix Émile Lem­pereur 2026. Les can­di­da­tures sont atten­dues pour le 10 avril 2026.
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Prix de la Ville de La Louvière 2026 : appel à candidatures

L’as­so­ci­a­tion Lès Scriveûs du Cente et le Cen­tre Cul­turel Région­al du Cen­tre lan­cent un appel à textes en langue régionale pour le prix de la Ville de La Lou­vière. Le con­cours de cette année est con­sacré à la poésie. Les can­di­da­tures sont atten­dues pour le 15 juin 2026 au plus tard. Con­tin­uer la lec­ture

Un phénix de bon augure pour les lettres wallonnes

Un coup de cœur du Car­net

Jean GUILLAUME, Tchôtès cin­des, présen­ta­tion, texte et glos­saire par Bernard Thiry, Société de langue et de lit­téra­ture wal­lonnes, coll. lit­téraire wal­lonne, n° 14, t. 1, 152 p., 14 €, ISBN : 978–2‑930505–44‑2
Jean GUILLAUME, Tchôtès cin­des, édi­tion cri­tique par Bernard Thiry, Société de langue et de lit­téra­ture wal­lonnes, coll. lit­téraire wal­lonne, n° 14, t. 2, 84 p., 14 €, ISBN : 978–2‑930505–45‑9

guillaume tchôtès cindes guillaume tchôtès cindes 2Un mir­a­cle ! L’on a retrou­vé un des deux recueils per­dus de Jean Guil­laume (1918–2001). Philo­logue réputé, spé­cial­iste de Gérard de Ner­val – il est le coau­teur de son édi­tion Pléi­ade –, ce natif de Fos­s­es-la-Ville est aus­si con­nu pour être l’une des meilleures plumes de la poésie wal­lonne mod­erne. Très tôt révélé par­mi les cinq de la « généra­tion 48 », il devient le chef de file d’une école namuroise, au sein de laque­lle se dis­tinguent notam­ment Georges Smal, Émile Gilliard et Vic­tor George. Son œuvre per­son­nelle est pour­tant réduite et se con­cen­tre sur les quelques années qui précè­dent son ordi­na­tion. Con­tin­uer la lec­ture

Une journée autour de Nicolas Defrecheux

Le 8 novem­bre 2025 se tien­dra une journée d’hom­mage à l’écrivain wal­lon Nico­las Defrecheux (1825–1874) à l’oc­ca­sion du bicen­te­naire de sa nais­sance. Organ­isée par la Société de langue et de lit­téra­ture wal­lonnes (SLLW), elle aura lieu à l’U­ni­ver­sité de Liège, où l’écrivain a été secré­taire au rec­torat et appari­teur à la Fac­ulté de Médecine. Con­tin­uer la lec­ture

Prix Mireille & Pierrot Habets 2025 : les lauréats

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Le pal­marès du prix Mireille & Pier­rot Habets 2025 est con­nu. Qua­tre auteurs et autrice ont été dis­tin­gués.  Con­tin­uer la lec­ture

Les mots retrouvés d’une chanson sans musique

Jean FAUCONNIER, Tchan­sons… sins pont d’ musique, tra­duc­tion française de Jean-Luc Fau­con­nier, Èl Môjo dès Walons, coll. « èl bour­don », 2024, 68 p., 14 €, ISBN : 978–2‑931107–14‑0

fauconnier tchansons... sins pont d' musiqueCer­taines œuvres lit­téraires con­nais­sent une longue péri­ode de latence avant leur pub­li­ca­tion. Le recueil qui nous occupe en est un par­fait exem­ple : com­posé dans les années 1950, il est resté mécon­nu du plus grand nom­bre – et même des héri­tiers de l’auteur – jusqu’à tomber for­tu­ite­ment entre les mains des employés de Èl Môjo dès Walons, la mai­son des tra­di­tions car­olorégi­en­nes. Con­tin­uer la lec­ture

Disparitions au Musée de la Vie wallonne

Jacques WARNIER, On-z‑a hapé Popol ! On a volé Popol !, Édi­tions de la province de Liège, 2025, 320 p., 20 €, ISBN : 978–2‑39010–230‑4

warnier on-z-a happé popolQuand un musée reçoit un écrivain en rési­dence, il en attend des retombées pub­lic­i­taires. Le Musée de la Vie wal­lonne de Liège vient d’accueillir Jacques Warnier, écrivain wal­lon, homme de théâtre et péd­a­gogue du lié­geois dans les écoles et sur les ondes. Le défi pour l’auteur était d’échapper à la ten­ta­tion doc­u­men­taire ou didac­tique. Jacques Warnier y parvient avec bon­heur dans un roman polici­er pal­pi­tant On-z‑a hapé Popol ! Con­tin­uer la lec­ture

Frères humains qui…

Jacques DESMET, Homo sapi­ens, avec une tra­duc­tion française de Dany HENKINET, Société de langue et de lit­téra­ture wal­lonnes, coll. « Lit­téra­ture dialec­tale d’aujourd’hui » n° 48, 2025, 66 p., 14 €, ISBN : 978–2‑930505–43‑5

desmet homo sapiensJacques Desmet est une sil­hou­ette bien con­nue des « tau­veléyes » (tables de con­ver­sa­tion) et des cabarets wal­lons. Rédac­teur en chef de la revue Nwêr Boton, il est aujourd’hui l’un des prin­ci­paux pro­mo­teurs du wal­lon bra­bançon. Cepen­dant, d’aucuns ne le con­nais­sent peut-être pas comme auteur ; il pra­tique en effet la lit­téra­ture en « cir­cuit court », et ses œuvres n’ont été jusqu’ici dif­fusées qu’en microédi­tion. Con­tin­uer la lec­ture

Des vies sans « j’aurais dû »

André HENIN, Lès têres dau Bon Diè. Les ter­res du Bon Dieu, avec une tra­duc­tion française de Bernard LOUIS, Société de langue et de lit­téra­ture wal­lonnes, coll. « Lit­téra­ture dialec­tale d’aujourd’hui » n° 8, 2024, 194 p., 14 €, ISBN : 978–2‑930505–41‑1

henin les teres dau bon dieOn serait ten­té, en abor­dant l’unique roman d’André Henin (1924–1993), d’y coller l’étiquette « aut­ofic­tion » sans plus y réfléchir. De fait, le pro­tag­o­niste, Matieû Diant, rap­pelle par bien des façons l’auteur lui-même : ils sont tous deux orig­i­naires de Han-sur-Lesse, chargés d’enseignement durant une dizaine d’années au Sémi­naire de Flo­r­effe, puis nom­més curé d’une paroisse située au nord de Namur. Tout juste le nom de la bour­gade se trou­ve-t-il changé ; Henin par­le de Lin­iére comme Arthur Mas­son par­le de Trig­nolles, ou Émile Gilliard de Rod­ji­mont. L’on recon­nait en fait une local­ité de Gem­bloux, où l’auteur des Têres dau Bon Diè exerça la fonc­tion de doyen durant 19 ans. Con­tin­uer la lec­ture

Nicolas Defrecheux, déclaré d’utilité publique

Un coup de cœur du Car­net

Bap­tiste FRANKINET, Nico­las Defrecheux, le bicen­te­naire d’un auteur wal­lon, Lamiroy, coll. « L’article », 2025, 5 €, ISBN : 978–2‑87595–965‑2

frankinet nicolas defrecheuxNous vivons de clichés. Un plom­bier, ça porte une salopette et une cas­quette de travi­o­le. Une infir­mière, ça traine des pieds et ça n’a jamais le temps. Un insti­tu­teur, ça finit sa journée à 15 h et sa semaine, le jeu­di. Et un ou une bib­lio­thé­caire, for­cé­ment, ça ne lit pas, tout occupé.e que ça est à ranger les livres en ray­on. Bap­tiste Frank­inet est bib­lio­thé­caire. Pas­sion­né et engagé, il nous a déjà con­va­in­cus de sa con­nais­sance fine de la langue wal­lonne avec les deux pans de son tra­vail Qué novèle ? Cette fois, c’est en éru­dit sur la cul­ture et en incol­lable sur l’histoire lit­téraire wal­lonnes qu’il nous rav­it, avec un hom­mage en 5000 mots au poète Nico­las Defrecheux (10 févri­er 1825–26 décem­bre 1874). Un opus­cule sur lequel vien­nent se fra­cass­er tous les stéréo­types asso­ciés à sa noble pro­fes­sion. Con­tin­uer la lec­ture

Un chemin de croix à la croisée des chemins

Joseph DEWEZ, Dji n’ sé sofler, CROMBEL, coll. « MicRo­ma­nia », n° 41, 2024, 13 €, 94 p., ISBN : 978–2‑931107–11‑9

dewez dji n sé soflerAprès son fameux Èvôye, Abrâm, paru en 2022 aux édi­tions Tétras Lyre, le prési­dent des Rèlîs Namur­wès remet le cou­vert avec une nou­velle œuvre tout aus­si orig­i­nale et saluée que la précé­dente. Cette fois, Joseph Dewez retrace en vers wal­lons et avec ses mots cha­cune des dernières étapes de la vie du Christ. Con­tin­uer la lec­ture

Les héritiers ouvrent aussi des chemins

Xavier BERNIER, Tchan­sons d’one miète pus lon. Chan­sons d’un peu plus loin, Société de langue et de lit­téra­ture wal­lonnes, coll. « Lit­téra­ture dialec­tale d’aujourd’hui » n° 47, 2024, 64 p., 14 €, ISBN : 978–2‑930505–39‑8

bernier tchanson d'one miète pus lonLes mem­bres de la Société de langue et de lit­téra­ture wal­lonnes, qui reçoivent ses pub­li­ca­tions ordi­naires avant même qu’elles n’arrivent en librairie, auront cer­taine­ment remar­qué l’évolution de sa plus vaste col­lec­tion, « Lit­téra­ture dialec­tale d’aujourd’hui ». Au-delà du tra­vail inno­vant réal­isé sur les maque­ttes, il con­vient d’observer une inflex­ion dans le choix des textes : alors que, depuis une bonne décen­nie, elle pro­po­sait des œuvres d’écrivains con­fir­més — et par­fois même des réédi­tions — voilà qu’ont paru coup sur coup deux pre­miers recueils. Si Al cwène dès djoûs de Jean Col­lette, qui réu­nit plusieurs suites de poèmes, sem­blait déjà une œuvre de matu­rité, ces Tchan­sons d’one miète pus lon mar­quent l’entrée en lit­téra­ture d’un nou­veau tal­ent, par ailleurs l’un des cadets de la Société. (Qui se sou­vient que la « petite col­lec­tion », comme elle est sou­vent appelée, fut com­posée à l’origine de pla­que­ttes se réjouira cer­taine­ment qu’elle joue à nou­veau ce rôle de vivi­er.) Con­tin­uer la lec­ture

Georges Lebouc, un vrai patriote, une fois !

Georges LEBOUC, Vie et survie de la lit­téra­ture brux­el­loise, Lamiroy, 2024, 20 €, ISBN : 9782875959393

lebouc vie et survieUne curieuse dame à l’allure soignée, coif­fée d’un cha­peau et plongée dans la lec­ture du Mariage de Mlle Beule­mans (1910) de Frantz Fon­son et Fer­nand Wichel­er. C’est la fameuse Madame Cha­peau de Bosse­mans et Cop­penolle de Paul Van Stalle et Joris d’Han­swyck en cou­ver­ture du nou­v­el essai de Georges Lebouc inti­t­ulé Vie et survie de la lit­téra­ture brux­el­loise, paru en sep­tem­bre 2024 aux Édi­tions Lamiroy. Un avant-goût des his­toires tru­cu­lentes que l’auteur réserve à ses lecteurs. Roman­iste de for­ma­tion, Georges Lebouc étudie notam­ment les langues endogènes de Bel­gique et pub­lie, entre autres, plusieurs Dic­tio­n­naires con­sacrés aux bel­gi­cismes. Depuis 2001, il est à la tête de la col­lec­tion « Let­tres brux­el­lois­es » aux Édi­tions Racine. Aucun doute : c’est un Brux­el­lois, et fier de l’être. Après de nom­breux travaux lin­guis­tiques, il pour­suit avec cet essai qu’il con­sacre aux dialectes brux­el­lois. Le philo­logue embar­que son lecteur pour une prom­e­nade au cœur de la cap­i­tale du Pays du sur­réal­isme. Con­tin­uer la lec­ture