Archives de catégorie : Édités en Belgique

La lit­téra­ture belge pub­liée en Bel­gique : toutes nos recen­sions de livres parus dans des maisons d’édi­tion belges.

L’écriture comme meurtre de la mère

Un coup de cœur du Car­net

Harpman La fille démantelée

La fille démantelée

Autrice : Jacque­line Harp­man

Post­face : Lau­rence Boudart

Mai­son d’édition : Espace Nord

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 300

Prix : 10 €

Livre numérique : 6,99 €

EAN : 9782875687395

Com­ment tuer sa mère morte, une mère qui ne vit plus qu’en soi, qui hante et domine sa fille post mortem comme elle l’a fait de son vivant ? « Reste morte, ma Mère ». Aus­si célèbre que l’incipit de L’étranger de Camus avec lequel il offre un effet de con­traste, la pre­mière phrase injonc­tive de La fille déman­telée nous con­vie à entr­er dans le réc­it d’Edmée qu’elle con­stru­it comme un tombeau dédié à sa mère défunte. Met­tant en forme leur rela­tion asphyxi­ante, destruc­trice, son­dant le mélange d’amour et de haine qui lie mère et fille, les phras­es que nous lisons for­ment non pas un tombeau lit­téraire, glo­rieux, au sens clas­sique du terme, mais une sépul­ture de mots, une stèle funéraire afin que la mère Rose se taise à jamais, délivre enfin Edmée. La mort d’une géni­trice proche de Fol­coche, de Madame Lep­ic ne suf­fit pas : l’écriture seule est en mesure de parachev­er la cré­ma­tion. Con­tin­uer la lec­ture

Eyes wide open

De la croix 13 films de complot

13 films de complot

Auteur : Arnaud de la Croix

Mai­son d’édition : La 5ème couche

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 162

Prix : 18 €

Livre numérique : /

EAN : 9782390081289

Dans la con­stel­la­tion des ouvrages d’Arnaud de la Croix, 13 films de com­plots se présente comme le chain­on man­quant, l’équivalent textuel d’un film qui éclaire l’ensemble de ses recherch­es. Des échos se tis­sent avec son essai 13 com­plots qui ont fait l’histoire et l’angle sous lequel il inter­roge le ciné­ma ren­voie à son dernier essai Esthé­tique et éro­tisme nazis. Les treize films con­vo­qués sont appréhendés en tant que plans de pen­sée dotés de la sin­gu­lar­ité d’être des révéla­teurs de com­plots. À par­tir d’une exégèse filmique, Arnaud de la Croix dégage la portée des con­spir­a­tions, des boîtes noires mis­es à l’écran par le sep­tième art et il élar­git la réflex­ion en la rac­cor­dant à des phénomènes actuels (covid, ère du numérique, sur­veil­lance général­isée…), à des invari­ants anthro­pologiques (pul­sion de savoir, de met­tre au jour des rouages secrets). Les 39 march­es d’Alfred Hitch­cock, Les envahisseurs (Quinn Mar­tin Pro­duc­tion), Z de Cos­ta-Gavras, Con­ver­sa­tion secrète de Fran­cis Ford Cop­po­la, I comme Icare d’Henri Verneuil, JFK d’Oliver Stone, L’échelle de Jacob d’Adrian Lyne, L’affaire Péli­can d’Alan J. Paku­la, Air­ling­ton Road de Mark Pelling­ton, Eyes Wide Shut de Stan­ley Kubrick et enfin la trilo­gie Matrix, Matrix Reloaded, Matrix Rev­o­lu­tions des Wachows­ki : les films choi­sis ont en com­mun avec Arnaud de la Croix de se pencher sur des énigmes de l’histoire, de rou­vrir des affaires non élu­cidées, dont la vul­gate offi­cielle sus­cite le soupçon. Con­tin­uer la lec­ture

Une géométrie poétique de l’oxymore

Feyaerts Le carré de l’ovale

Le carré de l’ovale

Textes : Pas­cal Feyaerts

Illus­tra­tions : Amélie Lep­age

Mai­son d’édition : Le coudri­er

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 45

Prix : 16 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑39052–084‑9

Dans sa lumineuse pré­face au Car­ré de l’ovale, le poète Yves Namur s’exerce à iden­ti­fi­er la forme géométrique qu’évoque le titre de l’ouvrage de Pas­cal Freyaerts. Pour y arriv­er, il inves­tigue le recueil d’un autre poète, Guille­vic, espérant trou­ver dans Eucli­di­ennes (Gal­li­mard, 1967) de quoi sat­is­faire sa curiosité. Renonçant à la stérile objec­tiv­ité d’une déf­i­ni­tion, Yves Namur pro­pose une clé : « (…) un doute per­ma­nent et le besoin d’aller vers les con­traires (…) », per­me­t­tant d’« arpen­ter ce qui est juste un souf­fle entre deux mon­des ». Con­tin­uer la lec­ture

Le bruit de fond de la poésie

Maszowez Cosmogonie du gouffre

Cosmogonie du gouffre

Auteur : Xénia Mas­zowez

Mai­son d’édition : Abra­pal­abra

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 108

Prix : 15 €

Livre numérique : /

EAN : 9782931324134

L’écriture de Xénia Mas­zowez creuse le ter­ri­toire du con­tin­u­um, de la lignée con­tin­ue qui embrasse les humains et les non-humains, le fini et l’infini, les mots et les choses. L’expérience sen­sorielle est celle d’une immer­sion dans un tout auquel le corps est intime­ment lié. Les césures, les failles, les crevass­es passent dans d’autres zones, celles de la mémoire col­lec­tive et intime, celles de l’amour, du féminin, celles de la vie qui a côtoyé la mort. Couron­né par le prix Plis­nier avant sa paru­tion, le recueil poé­tique Cos­mogo­nie du gouf­fre entend ne pas faire du gouf­fre une métaphore mais danser au-dessus des abîmes que côtoie un soi poreux au dehors. Dans une langue qui emprunte dif­férents reg­istres d’écriture, tan­tôt abrupte, rêche, tan­tôt lyrique, il est ques­tion d’une cos­mogénèse des galax­ies mais aus­si de soi, de l’univers intime, d’une créa­ture-éboulis-ravisse­ment « née d’un trou noir et d’une mon­tagne ». Les caté­gories men­tales sous lesquels, en Occi­dent, l’esprit humain a car­tographié l’ensemble des choses du monde volent en éclats, la « chair de fruit » est « presque viande », l’être est une mon­tagne, un roc, une pluie, un vol­can. L’animisme con­sone avec un vital­isme qui célèbre l’identité des cheveux et des ronces, des ongles et des pétales, du verbe et du lynx, de la sève, du sang et de l’encre. Con­tin­uer la lec­ture

(…) le périple d’un signe…

Un coup de cœur du Car­net

Jauzion-Graverolles Ciné-Tram

Ciné-Tram

Textes : David Jauzion-Graverolles

Gravures : Nadia Kup­ri­na

Mai­son d’édition : Le coudri­er

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 71

Prix : 20 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑39052–080‑1

Cern­er – dans un lieu, un temps ou un mou­ve­ment – l’écriture poé­tique con­stitue une de ces con­traintes qui, au lieu d’entraver l’inspiration, stim­ule l’invention, l’audace, l’exploration. Ciné-Tram nous en donne une écla­tante démon­stra­tion, annon­cée dès l’entrée par une affir­ma­tion, (ce que nous sommes, ce tram nous en pré­pare la somme) dont l’apparence péremp­toire est instan­ta­né­ment nuancée par la gravure représen­tant la sil­hou­ette d’un pas­sager en équili­bre insta­ble, accroché à la poignée qui le retient de tomber dans le virage du tramway. Con­tin­uer la lec­ture

Six personnages en quête d’auditeurs

Jauniaux Le livre volé

Le livre volé et autres monologues

Auteur : Jean Jau­ni­aux

Mai­son d’édition : Le lion z’ailé

Année d’édition : 2025

Nom­bre de pages : 104

Prix : 15 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑39066–096‑5

Le fil de la parole suit celui de la vie, se noue dans ses frac­tures, se tend dans ses abîmes, chem­ine dans les plaines cal­cinées du silence. Il se perd et reprend – cherche des voix dans l’écheveau desquels il pour­rait s’enlacer. Que se passe-t-il quand la parole est empêchée, que la société la dénoue, que le pou­voir la tord, men­ace de la rompre ? Dans les six pièces qui com­posent Le livre volé et autres mono­logues, Jean Jau­ni­aux met en scène des per­son­nages dont les mots gran­dis­sent dans la men­ace, frag­iles et forts, brisés et espérants. Ces êtres sont con­fron­tés, à la fois, à la néces­sité vitale et à l’impossibilité du dia­logue. Le pub­lic fait alors office de dernier recours vers lequel se tend leur mono­logue for­cé. Con­tin­uer la lec­ture

Le cheminement d’un homme

Vivier Délivrez-nous du mal

Délivrez-nous du mal. Antoine le guérisseur

Auteur : Robert Vivi­er

Pré­face : André Sem­poux

Post­face : Frédéric Sae­nen

Mai­son d’édition : Espace Nord

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 389

Prix : 10 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑87568–740‑1

Délivrez-nous du mal. Antoine le guéris­seur de Robert Vivi­er retrace le par­cours éton­nant d’un per­son­nage hors du com­mun, Louis Antoine. Celui-ci nait en 1846 dans la ban­lieue lié­geoise au sein d’une famille ouvrière. Très tôt il descend dans la mine avant d’aller à l’usine. Selon le por­trait qu’en fait Vivi­er, c’est un bon tra­vailleur, mod­este, réservé et assez soli­taire, témoignant d’attentes qui déno­tent quelque peu dans son milieu. Il est croy­ant, éduqué dans la foi catholique. Les répons­es que le catholi­cisme apporte à ses inter­ro­ga­tions exis­ten­tielles ne le sat­is­font cepen­dant pas. Il se tourne alors vers le spiritisme, impres­sion­né par les pos­si­bil­ités de con­tact avec les morts. Mais surtout il décou­vre qu’au-delà du « rideau noir » qui sem­ble l’entourer exis­tent des dimen­sions insoupçon­nées. Il devient guéris­seur et bien­tôt de partout des malades vien­nent trou­ver le récon­fort auprès de lui. Pro­fondé­ment mar­qué par la théorie spirite des flu­ides qui règ­lent l’univers, il aban­donne ses pra­tiques de guéri­son pour soign­er avant tout l’esprit. C’est ain­si qu’il va fonder un culte qu’on appellera l’antoinisme. Louis Antoine décède en 1912. Con­tin­uer la lec­ture

Passion funeste

Cogniaux Peut-on encore mourir d’amour?

Peut-on encore mourir d’amour ?

Autrice : Lisa Cog­ni­aux

Mai­son d’édition : Émile & Cie

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 56

Prix : 11 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑8071–0466‑2

Comé­di­enne et autrice, Lisa Cog­ni­aux a pub­lié récem­ment chez Émile et Cie la pièce Peut-on encore mourir d’amour ? créée en 2025 par elle-même et Stéphanie Goe­maere avec un vif suc­cès presse et pub­lic ! Peut-on encore mourir d’amour aujourd’hui ? Pos­er la ques­tion est déjà une façon d’y répon­dre, il suf­fit de regarder le monde autour de soi, des jeunes aux plus âgés, des hommes et des femmes meurent encore et tou­jours d’amour ou d’une pas­sion funeste appelée aus­si… amour. Con­tin­uer la lec­ture

Poèmes faits pour bondir

Un coup de cœur du Car­net

Loubry Poèmes avec mots et cicatrices

Poèmes avec mots et cicatrices

Auteur : Jean Loubry

Mai­son d’édition : Abra­pal­abra

Col­lec­tion : Abra­pal­abra poche

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 62

Prix : 8 €

Livre numérique : /

EAN : 9782931324172

Dans une pré­face éclairante, les édi­tions Abra­pal­abra présen­tent dans quel état d’esprit Jean Loubry a écrit Poèmes avec mots et cica­tri­ces. Loubry pen­sait ne plus écrire. Avoir tout dit de ce qu’il avait à dire. Oui mais. On ne se débar­rasse pas comme ça des mots. Les baguettes mag­iques n’existent pas. Même si l’on aspire au silence, les mots per­sis­tent. Les mots s’imposent. Gravi­tent autour de nous. Dans les jour­naux ou sur le net. Dans les médias. Dans nos mémoires. Dans les réc­its, les des­tins et les poèmes qui nous ont touchés et tra­ver­sés. Pourquoi donc ne pas puis­er dans ce puis­sant mag­ma une nou­velle source d’inspiration ? Faire de ces mots flot­tants le point de départ d’autres poèmes qui don­neraient la part belle aux mots ? À leur capac­ité d’invention ? L’émotion et le sens venant après, ou grâce à la danse des mots, à leur capac­ité de chanter et de son­ner comme d’eux-mêmes. Con­tin­uer la lec­ture

A  O  E  E  É  E  A  O  ON  E  IN  E  U  IN

Un coup de cœur du Car­net

L’ami terrien harmonies sauvages

Harmonies sauvages

Auteur : L’Ami Ter­rien

Mai­son d’édition : Abra­pal­abra

Col­lec­tion : Abra­pal­abra poche

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 62

Prix : 8 €

Livre numérique : /

ISBN : 9782931324165

Voilà vingt ans – ou pas loin, si pas plus – que l’Ami Ter­rien arpente les scènes et défriche les croise­ments et les inépuis­ables inter­ac­tions entre textes, voix et musiques. Toutes ces expéri­ences accu­mulées au fil du temps, toutes les réflex­ions qu’elles ont induites en lui, toute cette masse de savoirs qui l’habitent sur et en dehors de la scène, l’Ami Ter­rien a généreuse­ment décidé de les partager avec nous sous forme de livres hybrides ten­ant tout à la fois d’arts poé­tiques, de boites à out­ils prati­co-pra­tiques, de recueils de poèmes ciselés à mort mais bâtis aus­si pour la scène, de poèmes per­cu­tants rap­por­tant, mine de rien, le fait de vivre au quo­ti­di­en dans un monde dont l’état déplorable et dép­ri­mant nous aspir­erait vers le bas s’il n’y avait la grâce. Les instants de grâce. Le doux plaisir de résis­ter aux eaux noires et marécageuses. Le doux plaisir de dire et d’écrire. De faire de son corps un instru­ment de musique. Un instru­ment de résis­tance. Con­tin­uer la lec­ture

Nuits sans lune à Maubeuge

Lorent La lumière noire

La lumière noire

Auteur : Pas­cal Lorent

Mai­son d’édition : Weyrich

Col­lec­tion : Plumes du coq

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 350

Prix : 23,50 €

Livre numérique : /

ISBN : 9782390770138

Une femme âgée morte dans l’incendie de sa mai­son, un enseignant poignardé au porte-plume à la fin d’une soirée de ren­con­tre avec les par­ents. C’est déjà beau­coup pour la brigade qui a rapi­de­ment classé sans suite le pre­mier fait il y a quelques mois, faute d’indices per­me­t­tant de croire à un acte crim­inel. Au sein de l’équipe, les hypothès­es s’affrontent et l’une tente de s’imposer, celle d’actes isolés, la mort de l’enseignant étant rac­crochée à l’agissement d’un dji­hadiste tel que celui qui s’en était pris à Samuel Paty. Con­tin­uer la lec­ture

En tête

Godfroid Pour les beaux yeux d’Eddy Merckx

Pour les beaux yeux d’Eddy Merckx

Auteur : Marc-Syl­vain God­froid

Mai­son d’édition : Weyrich

Col­lec­tion : Plumes du coq

Année d’édition : 2026

Prix : 23,50 €

Livre numérique : /

ISBN : 9782390770084

Mar­cel-Syl­vain God­froid, avant de faire paraitre Pour les beaux yeux d’Ed­dy Mer­ckx aux Édi­tions Weyrich, avait pub­lié, il y a plus de dix ans, un pre­mier roman remar­qué chez le même édi­teur, Le bureau des rep­tiles, cen­tré sur la ques­tion de la poli­tique colo­niale de Léopold II. Il a pour­suivi, depuis, de plusieurs façons, son activ­ité de jour­nal­iste et d’en­quê­teur socié­tal et s’est livré, en nous offrant ce nou­veau roman, à un exer­ci­ce périlleux et réus­si, en ce sens où fonder tout un roman sur la fig­ure mythique du héros cycliste, pour une généra­tion, et sur le cyclisme, était une gageure ! Con­tin­uer la lec­ture

Ce qui cause nos tourments

Barboni Princesse Art déco et autres malentendus

Princesse Art déco et autres malentendus

Autrice : Thilde Bar­boni

Mai­son d’édition : M.E.O.

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 132

Prix : 16 €

Livre numérique : 9,49 €

EAN : 9782807005792

Depuis plus de 40 ans, Thilde Bar­boni nous donne romans, nou­velles, scé­nar­ios de BD, créa­tions radio­phoniques et pièces de théâtre. Psy­cho­logue clin­i­ci­enne et tra­duc­trice de for­ma­tion, elle est famil­ière des maux de l’âme et des mots qui per­me­t­tent de les approcher et cette dou­ble clé de lec­ture du monde imprègne l’ensemble de son œuvre. Con­tin­uer la lec­ture

De la scène de théâtre au carnet de chant

Thomas De l'aurore au crépuscule

De l’Aurore au crépuscule :
70 ans d’ powézèyes èt d’ tchansons

Auteur : Ray­mond Thomas

Mai­son d’édition : Mémoires arden­nais­es

Année d’édition : 2025

Nom­bre de pages : 142

Prix : 18 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑9601989–4‑2

Langues : wal­lon ori­en­tal, français

Avec De l’Aurore au cré­pus­cule, les édi­tions Mémoires arden­nais­es pro­posent un por­trait qui s’ajoute à la galerie de per­son­nages wal­lons qu’elles ont déjà bril­lam­ment évo­qués : celui de Ray­mond Thomas.

Ray­mond Thomas est une per­son­nal­ité incon­tourn­able à Ster, l’un des prin­ci­paux ani­ma­teurs de la troupe dra­ma­tique locale : L’Aurore. À ce titre, l’homme a con­nu un suc­cès durable qui le maintint plusieurs décen­nies à la tête de la com­pag­nie, en qual­ité de met­teur en scène, et qui le pous­sa à écrire pas moins de dix pièces en trois actes, toutes représen­tées entre 1991 et 2014. Con­tin­uer la lec­ture

Angela, fille de Nino, ouvrier, et… d’Adèle

Borile La fille de Nino

La fille de Nino

Autrice : Gabrielle Borile

Mai­son d’édition : Weyrich

Col­lec­tion : Plumes du coq

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 188

Prix : 20 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑39077–011‑4

La lit­téra­ture d’autrices et d’auteurs d’origine ital­i­enne pour­rait presque con­stituer un genre en soi. De nom­breux romans notam­ment ont mis et met­tent encore des mots sur une émigration/immigration qui reste un chapitre de l’Histoire belge. Ils sont aus­si bien sou­vent le réc­it de par­cours famil­i­aux, de quête iden­ti­taire, de tragédies sociales si pas davan­tage quand on se remé­more la cat­a­stro­phe du Bois du Cazier. Comme le pre­mier roman de Gabrielle Borile, La fille de Nino, paru aux édi­tions Weyrich, nom­bre de ces livres sont aus­si intergénéra­tionnels et de ce fait mémoriels. Cette fois, entre une fille et son père, ancien mineur devenu métal­lur­giste.

Avant Gabrielle Borile, ils et elles ont été plusieurs à écrire sur ce pan de leur, de notre his­toire qui s’ancre bien sou­vent dans nos bassins indus­triels, ceux de Liège et Charleroi en par­ti­c­uli­er, dont la superbe cou­ver­ture de La fille de Nino avec la sil­hou­ette d’un puits d’extraction, sym­bole assumé du passé his­torique de la région car­olorégi­en­ne. Par­mi ces prédécesseurs de Gabrielle Borile, née à Charleroi, on pense à Car­lo Masoni, Thilde Bar­boni, Cari­no Buc­cia­rel­li, Loren­zo Cec­chi, Nicole Mal­in­coni, Giuseppe San­toliq­ui­do, Sarah Berti… Et on en oublie beau­coup ! Con­tin­uer la lec­ture

Les combats d’Isabelle avec la bipolarité

Félix Fêlée

Fêlée

Autrice : Isabelle Félix

Mai­son d’édition : Les ate­liers de l’escargot

Col­lec­tion : Lucie

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 275

Prix : 22 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑931153–01‑7

« Je suis une malade men­tale », écrit avec déter­mi­na­tion Isabelle Félix. Et son pre­mier livre, Fêlée, pub­lié aux Ate­liers de l’escargot, struc­ture édi­to­ri­ale orig­i­nale, est tra­ver­sé par une hon­nêteté et une énergie peu com­mune. Écrit comme un roman, ce témoignage boule­verse car il nous place au cœur de la mal­adie et de ses impacts, en par­ti­c­uli­er pour les proches. Il nous ouvre les yeux aus­si. Ain­si, ne dites pas qu’Isabelle Félix est bipo­laire, mais qu’elle souf­fre de bipo­lar­ité. Ce n’est pas qu’un détail, c’est un vrai change­ment de per­spec­tive socié­tale. Con­tin­uer la lec­ture