Archives de catégorie : Édités en Belgique

La lit­téra­ture belge pub­liée en Bel­gique : toutes nos recen­sions de livres parus dans des maisons d’édi­tion belges.

Chanter sans voix est un acte politique

Panella Et pourtant, ils ne diront pas combien nous aurons veillé

Et pourtant, ils ne diront pas combien nous aurons veillé

Autrice : Cris­tiana Panel­la

Mai­son d’édi­tion : Mael­strÖm reEvo­lu­tion

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 85

Prix : 9 €

Livre numérique : /

EAN : 9782875055668

Dans Et pour­tant, ils ne diront pas com­bi­en nous aurons veil­lé, Cris­tiana Panel­la pro­pose au départ une tra­ver­sée vivante et col­lec­tive à par­tir de lieux brux­el­lois où elle dépose des mots éteints à leur nais­sance. Elle se dirige vers un théâtre où elle s’apprête à pass­er la nuit en com­pag­nie d’autres femmes artistes. Ensem­ble elles for­ment l’un des rayons d’une étoile octog­o­nale : Ishtar, Venus, l’étoile des mages. Elle écrit qu’elle n’est pas une habituée de ce genre de lieux, mais y recon­nait un écrin prop­ice à la capit­u­la­tion du cœur face aux intem­péries du des­tin. Dans cette suc­ces­sion de textes courts, elle saisit la vie qui pulse sans prévenir et narre des images réelles et rêvées, pris­es hors du temps, qu’elle restitue dans une langue à la fois onirique, baroque, foi­son­nante de pul­sions, de présences, de rythme et de folie. Con­tin­uer la lec­ture

… D’une branche cassée, refaire tout un monde

Un coup de cœur du Car­net

”Colmant

Arbrissime

Auteur : Philippe Col­mant

Illus­tra­teur : Philippe Col­mant

Mai­son d’édi­tion : Le Coudri­er

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 75

Prix : 20 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑39052–083‑2

Orné d’aquarelles du poète, le recueil Arbris­sime, dédié à son père « qui fut un grand arbre », décline à la fois les saisons de la vie et celles de l’arbre. La poésie, telle une quête de l’Arbris­sime, l’arbre ultime / arbre de tous les jeux / Et de tous les aveux, explore la grâce ini­tiale, celle du pre­mier arbre, celui de l’enfance, lui qui mar­qua très tôt / dans mes paumes si nues / les lignes de la vie (…). Con­tin­uer la lec­ture

Chaque siège a sa place

collectif Etats de siège

États de sièges

Auteur : Mas­si­mo Bor­toli­ni

Autres auteurs/autrices : Anna Ayanoglou, Karo­line Buch­n­er, Loren­zo Cec­chi, Fidé­line Dujeu, Kenan Görgün, Aliette Griz, Ver­e­na Hanf, Corine Jamar, Françoise Lalande, Françoise Lison-Leroy, Karel Logist, Veroni­ka Mabar­di, Stéphane Maton-Vann, Alexan­dre Mil­lion, Jean-Pierre Piset­ta, Francesco Pit­tau, Pilar Pujadas, Daniel Soil, Annemarie Trekker

Mai­son d’édi­tion : Couleur livres

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 116

Prix : 16 €

Livre numérique : /

EAN : 9782870039755

Objet a pri­ori banal s’il en est, mais qui a toute sa place dans dif­férents reg­istres de notre vie quo­ti­di­enne, la chaise fait par­tie de la famille éten­due des sièges, trônes, tabourets, et autres fau­teuils : une pièce de mobili­er des­tinée pri­or­i­taire­ment à s’asseoir. Cette évi­dence que l’IA vien­dra com­pléter sans nul doute par d’autres, a pour­tant régulière­ment incité à la lit­téra­ture, à la rêver­ie, à la chan­son­nette, au dis­cours poli­tique ou médi­cal, et de manière imagée, con­crète, ludique ou joyeuse­ment absurde. Dans le cadre lit­téraire qui nous occupe, on peut not­er, au hasard du 20e siè­cle, que le poète et boxeur excen­trique pré-dadaïste Arthur Cra­van (1887–1918) s’était fendu d’un apho­risme à portée philosophique, basé sur une seule vérité anatomique, préam­bule néces­saire à l’existence d’un siège : « La supéri­or­ité de l’homme est d’avoir un cul ». Achille Chavée, poète sur­réal­iste de La Lou­vière, lui avait emboité le pas avec cette sen­tence irréfutable, du moins en apparence : « La chaise est tou­jours assise ». André Balt­haz­ar, cofon­da­teur du Dai­ly-Bul a pub­lié, il y a plus d’un quart de siè­cle, avec le dessi­na­teur Roland Breuck­er, un petit recueil de pros­es ironiques entière­ment dédié à La Chaise (1999). Plus récem­ment, en 2019 et sous le même titre, Jean-Philippe Tou­s­saint a écrit un texte dans le cadre d’une expo­si­tion où il inter­ve­nait, au Musée des Arts déco­rat­ifs et du design de Bor­deaux. Con­tin­uer la lec­ture

Architectures, spectres et destins

”Goosse

Grand(s) air(s)

Auteur : Bruno Goosse

Mai­son d’édition : La lette volée

Année d’édition : 2025

Nom­bre de pages : 208

Prix : 23 €

Livre numérique : /

EAN : 9782873176600

Livre dont l’objet demeure au grand air, sans se laiss­er stricte­ment déter­miné, Grand(s) air(s) de Bruno Goosse, artiste et pro­fesseur de cours artis­tiques à l’Académie royale des Beaux-Arts de Brux­elles, se situe à la croisée d’un ques­tion­nement sur l’architecture, sur l’héritage et d’une enquête sur cer­tains bâti­ments con­stru­its par la famille Empain, l’industriel Édouard Empain (1852–1929), fon­da­teur de la ville d’Héliopolis en Égypte et un de ses deux fils, Louis Empain (1908–1976). Con­tin­uer la lec­ture

Le travail c’est la santé

”Lanero

Team building

Autrice : Katia Lanero Zamo­ra

Mai­son d’édition : ActuSF

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 127

Prix : 10,90 €

Livre numérique : 5,99 €

ISBN : 978–2‑37686–735‑7

L’entreprise Zénage, spé­cial­isée en pro­duits ménagers, va subir prochaine­ment de gros change­ments : les trois antennes fusion­neront dans le même bâti­ment, ce qui forcera l’équipe régionale de six col­lègues à démé­nag­er dans un open space avec plus de 120 col­lab­o­ra­teurs. Afin de ren­forcer la cohé­sion du groupe avant ce boule­verse­ment, Bruno, le directeur, pro­pose un team build­ing à ses cinq col­lègues. Les voilà tous plongés dans « Cor­po­ralia, le tem­ple de la Cohé­sion », un univers virtuel immer­sif issu des dernières tech­nolo­gies, men­acé par le seigneur Burn-Out ! Con­tin­uer la lec­ture

Le tremblement de Pierre

Templier Les lueurs du rêve

Les lueurs du rêve

Auteur : Luc Tem­pli­er

Mai­son d’édi­tion : Weyrich

Col­lec­tion : Plumes du coq

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 210

Prix : 20 €

Livre numérique : /

EAN : 9782390770244

Pierre Soltare fouille. Le passé l’a envahi jusqu’à la soli­tude. La mort d’Amélie reste irré­solue dans le fond de son cœur. Archéo­logue, il con­fond les ves­tiges des tombes qu’il explore avec le deuil de ses ver­tiges amoureux. Son­der est le creux de ce roman comme un abîme où la vie s’enfonce irrémé­di­a­ble­ment. Sans remède, sinon Amélie. Qui n’est pas morte. Elle ne peut pas mourir. Pierre ne veut pas. Con­tin­uer la lec­ture

Embrasser l’intensité

”Chaudat

L’odeur du sang séché

Autrice : Pauline Chau­dat

Mai­son d’édi­tion : Abra­pal­abra

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 124

Prix : 15 €

Livre numérique : /

EAN : 9782931324196

Après des pod­casts dif­fusés sur la Pre­mière (La folle his­toire de l’aviation ou L’Heure H) et des pro­jets auto-pub­liés (Ton dic­tio­n­naire de rimes et L’amour n’est pas un évangile), Pauline Chau­dat signe, avec son pre­mier recueil, L’odeur du sang séché, une super­po­si­tion iden­ti­taire vibrante : sa grand-mère et elle meurent et renais­sent ensem­ble sur le papi­er. Imag­in­er sa pro­pre mort, en écho à celle d’un proche, offre une per­spec­tive orig­i­nale, à même de traduire ce que les dis­parus insuf­flent aux vivants : une rage de vivre, mal­gré tout. Con­tin­uer la lec­ture

La scène des ventres

”Bruneel

Les aventures de Bleu Blanc Belge & Rouge Rubis Roubignole

Auteurs : Christoph Bruneel et Thier­ry Rat

Mai­son d’édi­tion : L’âne qui butine

Col­lec­tion : Amphis­bène

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 163

Prix : 22 €

Livre numérique : /

EAN : 9782919712410

Mendel über Alles! Des petits pois, rien que des petits pois font tout le poids d’une résur­gence sai­son en enfer plein de légumes pleine d’écume sur l’en­clume préchauf­fée.
Au chaud le dard au plat de résis­tance s’y man­i­feste en inces­te dans le fal­bala man­da.
Mut­ter Courage et Mère Nature s’y met­tent à la progéni­ture sans cen­sure, leur der des ders sinécure…
 

Dans Les aven­tures de Bleu Blanc Belge & Rouge Rubis Roubig­nol, Thier­ry Rat et Christoph Bruneel,  font jail­lir, sur­gir la matière qui ren­tre en nous, matière à boire et à manger, fes­tin culi­naire et orgie de bouffe, tout est bon pour les deux auteurs et illus­tra­teurs de ce livre hors norme, pour faire enten­dre cette fameuse langue du corps dont Jean-Pierre Ver­heggen aurait dit le plus grand bien et rap­pelé que le Belge ne sait par­ler et que, pour cette rai­son, nous avons créé cette lit­téra­ture du corps et des entrailles. Con­tin­uer la lec­ture

Qui gagne père

”Dubois

Fragments du père

Auteur : André-Joseph Dubois

Mai­son d’édi­tion : Weyrich

Col­lec­tion : Plumes du coq

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 308

Prix : 20 €

Livre numérique : /

EAN : 9782390770237

Les obser­va­teurs de la vie lit­téraire ne man­quent pas de soulign­er fréquem­ment à quel point une par­tie des auteurs con­tem­po­rains se met­tent volon­tiers en scène dans leurs écrits, revenant sur leur enfance, démêlant les fils de leurs tour­ments, délais­sant par­fois totale­ment la fic­tion au prof­it du réc­it en miroir, cet exer­ci­ce aux ressources infinies. André-Jospeh Dubois pra­tique volon­tiers l’art de la fable : sur les 9 romans qu’il nous a don­nés à ce jour, 7 sont des fic­tions à part entière, comme son dernier en date, Vie et mort de saint Ter­corère le Mau­dit. En 2014, il avait pub­lié Ma mère, par exem­ple, un réc­it dans lequel il pas­sait en revue la vie de sa maman qui s’était étalée sur plus d’un siè­cle, de la Belle Époque aux années 2000. Aujourd’hui, avec Frag­ments du père, il com­plète le tableau en revenant sur celui dont il n’avait fait qu’esquisser le por­trait dans le pre­mier tome famil­ial. C’est une fig­ure plus secrète, mar­quée par l’absence et le décès pré­maturé, dont les con­tours se dessi­nent au fil des pages, à mesure que le nar­ra­teur rassem­ble ses sou­venirs et finalise ses recherch­es. De cet homme à la voix de sten­tor, il sait qu’il a voulu devenir chanteur lyrique, mais qu’il a exer­cé le méti­er de vendeur de papiers peints et mené une exis­tence sans grande ambi­tion. L’événement majeur de sa vie a été sa dépor­ta­tion en Alle­magne pen­dant la Deux­ième guerre mon­di­ale, après qu’il s’est livré en pub­lic à des pro­pos cri­tiques sur l’occupant alle­mand. De ces années de cap­tiv­ité et de travaux for­cés, ryth­mées par l’envoi des col­is et les cour­ri­ers fades sur­veil­lés par les nazis, le fils sait peu de choses et il s’est lancé dans des recherch­es dont il nous livre le résul­tat. Ces démarch­es ne vien­nent pas vrai­ment à bout des zones d’ombre de la fig­ure pater­nelle d’autant que la mort est venue pré­co­ce­ment le ravir aux siens. En ce temps-là, la cul­ture du silence était la norme, s’épancher était un signe de faib­lesse chez un homme et l’on cul­ti­vait l’art des secrets et celui, impérieux, de l’attention don­née aux apparences et aux mille et un signes qui per­me­t­tent de gag­n­er la respectabil­ité. Con­tin­uer la lec­ture

Family Portrait

Duvivier Petit frère

Petit frère

Autrice : Anne Duvivi­er

Mai­son d’édi­tion : M.E.O.

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 123

Prix : 16 €

Livre numérique : 9,49 €

EAN : 9782807005914

Depuis des années, Odile absorbe alcool et psy­chotropes à l’excès. Louise, sa fille, décide que cela doit cess­er : sa mère doit sor­tir de cette spi­rale autode­struc­trice ! Même si le Doc­teur Wolfers, ami de la famille, donne l’impression de maitris­er la sit­u­a­tion et béné­fi­cie de la con­fi­ance de son père. Louise va par­ler à sa mère et la con­ver­sa­tion se révèle occa­sion de met­tre au jour un secret de famille qui lui appa­rait désor­mais comme une évi­dence. Mais que faire d’un secret si lourd ? Com­ment être loyale envers un proche sans en trahir un autre ? Et d’ailleurs, qui est déjà au courant de la vérité et a donc con­tribué à la dis­simuler ? Qui fau­dra-t-il ménag­er ou, au con­traire, affron­ter ? Con­tin­uer la lec­ture

Du Jeu et des gouffres

Un coup de cœur du Car­net

Jauzion Graverolles La méthode

La méthode

Auteur : David Jauzion-Graverolles

Mai­son d’édi­tion : M.E.O.

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 476

Prix : 29 €

Livre numérique : 16,99 €

EAN : 9782807005822

En écrivant et en pub­liant La méth­ode, David Jauzion-Graverolles ne cesse de men­er une enquête à tra­vers une fic­tion cen­trée sur la ques­tion du théâtre mais aus­si de la soumis­sion, de la trahi­son, de l’exécra­tion. Ces pas­sions qui peu­vent tra­vers­er des groupes con­sti­tués autour d’une appar­ente quête de l’ab­solu, sous la coupe d’un « Ani­ma­teur » d’un « Maitre » et, finale­ment, d’un « Gourou » sont les nervures élec­triques de ce long roman pas­sion­nant, tout entier con­sacré aux enjeux entre­croisés de l’éthique et de la créa­tion. Auteur, poète et essay­iste,  David Jauzion-Graverolles a déjà pub­lié chez le même édi­teur, Bien accueil­lir son pris­on­nier et plusieurs recueils de poèmes au Coudri­er. Con­tin­uer la lec­ture

« Au demeurant.e »

Un coup de cœur du Car­net

”Giustizia

La Maison

Autrice : Hélène Gius­tizia

Mai­son d’édi­tion : Mael­strÖm reEvo­lu­tion

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 198

Prix : 15 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑87505–567‑5

La chair poé­tique vibre dans La Mai­son d’Hélène Gius­tizia, le « roman-poème » paru aux édi­tions mael­strÖm reEvo­lu­tion, elle hurle avec douceur, ardeur et douleur, habite avec une inten­sité sin­gulière et déloge les vio­lences jusqu’à l’aube. Con­tin­uer la lec­ture

Amour, toujours

”Huppen

Sous ce même ciel

Autrice : Iocas­ta Hup­pen

Illus­tra­trice : Chan­tal Bouthe­gourd

Mai­son d’édition : Unic­ité

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 102

Prix : 14 €

Livre numérique : /

EAN : 9782386383182

Dans son recueil Sous ce même ciel divisé en cinq par­ties illus­trées par les pein­tures de l’artiste Chan­tal Bouthe­gourd, Iocas­ta Hup­pen pro­pose au lecteur trois formes poé­tiques bien dis­tinctes : des qua­trains rimés, des acros­tich­es et des poèmes sans rime. C’est en usant de ces trois gen­res poé­tiques que Iocas­ta Hup­pen décline les thèmes uni­versels et inépuis­ables que sont l’amour et désir, le temps qui passe, la nature et les saisons. Con­tin­uer la lec­ture

La « basse continue » des mots…

”Noullez

Opus 26 suivi de Je cherche mes mots

Auteur : Lucien Noullez

Pré­face : Lam­bert Schlechter

Mai­son d’édition : Le Tail­lis Pré

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 118

Prix : 18 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑87450–257‑6

Noullez Une tasse d’étonnement

Une tasse d’étonnement : anthologie (1985–2023)

Auteur : Lucien Noullez

Pré­face : Jean-Pierre Lemaire

Mai­son d’édition : Le Tail­lis Pré

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 238

Prix : 20 €

Livre numérique : /

ISBN :978–2‑87450–253‑8

J’écoute le jardin, l’oreille au bord
Tout peut tin­ter encore
ou dépli­er les ombres. Un mer­le gon­fle le soleil
dans le corps d’un alto 
(Lucien Noullez, L’ouïe fine, 2001)

Trois ans après le décès du poète, l’œuvre de Lucien Noullez vibre tou­jours ! Comme une vibra­tion ténue, une « basse con­tin­ue » qui con­tin­uerait de réson­ner à l’oreille du lecteur-ami, com­plice de cette par­ti­tion que le poète n’a eu de cesse de réécrire et de jouer depuis la paru­tion en 1985 de son pre­mier recueil, Sim­ples chercheurs, paru à Brux­elles aux édi­tions du Pairy. Con­tin­uer la lec­ture

(Re)découvrir Jacques Lizène, petit Maître liégeois de la médiocrité

”Botquin Jacques Lizène les années yellow

Jacques Lizène, les années Yellow (1968–1975)

Auteur : Jean-Michel Botquin

Mai­son d’édition : L’Usine à Stars

Mai­son d’édition : Yel­low now

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 184

Prix : 20 €

Livre numérique : /

EAN :9782873405144

Il fut artiste plas­ti­cien, pein­tre, dessi­na­teur, pho­tographe, vidéaste, sculp­teur, musi­cien, per­formeur, assem­bleur d’objets (dépareil­lés ou non), col­lec­tion­neur d’anecdotes délibéré­ment navrantes, auteur d’aphorismes, co-fon­da­teur du Cirque Divers et ani­ma­teur débridé d’émissions radio et TV à la RTBF, réal­isant son œuvre à la manière d’un met­teur en scène, dans un grand mix­age inter­dis­ci­plinaire, où chaque porte, chaque fenêtre, pou­vait ouvrir sur une autre. Pour­tant, ses jeunes débuts furent peu encour­ageants. Jacques Lizène (Ougrée, 1946 – Liège, 2021) dis­ait être né « sous un pro­jecteur bla­fard, dans un lieu glacé, puant le couloir d’hôpital et hurlant  comme un hall d’usine : l’intérieur de la ban­lieue indus­trielle lié­geoise ». Au con­tact de cette réjouis­sante décou­verte, et après une enfance ni pire ni meilleure que d’autres (« mais c’est sans impor­tance »), il remar­qua en toute con­science que la sit­u­a­tion de l’espèce humaine étant ce qu’elle était, il n’y avait pas d’intérêt à la per­pétuer. Sa décou­verte de l’œuvre de Cio­ran et du Pré­cis de décom­po­si­tion (Gal­li­mard, 1949), puis la paru­tion, en 1973, de son livre d’aphorismes De l’inconvénient d’être né, valid­eront ce pré­cepte qui devint pour Lizène une ver­tu d’une vérité absolue : « L’art dis­paraî­tra et l’espèce humaine suiv­ra de près. » C’est ain­si que dès 1965 il déci­da de ne jamais pro­créer, et pour­suiv­it cette démarche en se faisant vasec­tomiser. Il théoris­era et vul­garis­era par la suite cette pra­tique au cours de ses expo­si­tions d’« art nul », qui devint l’un des mantras de son par­cours artis­tique, jusqu’à son décès – ou son efface­ment inopiné – en 2021. Con­tin­uer la lec­ture

La poésie, c’est la musique des langues

”François

N’avons-nous rien oublié?

Autrice : Rose-Marie François

Mai­son d’édition : Abra­pal­abra

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 126

Prix : 15 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑931324–24‑0

À la suite d’Est-ce que je suis ? (Asmod­ée Édern édi­tions, 2026), Rose-Marie François pub­lie avec N’avons-nous rien oublié ? le sec­ond vol­ume d’un ensem­ble poé­tique mémoriel et qua­si tes­ta­men­taire : elle y évoque avec ten­dresse, humour et grav­ité mêlés, dans une longue médi­ta­tion sur le temps et la vie, des thèmes for­mant la trame de sa voca­tion de philo­logue et d’écrivaine, de poète et de rhap­sode. On notera l’interrogation présente dans les inti­t­ulés de ces deux recueils : elle témoigne d’un souci de scrupule et d’exactitude qui doit habiter tout qui se voue d’une part à la créa­tion et à la vie mais aus­si au tra­vail des mots et de la mémoire. Con­tin­uer la lec­ture