Archives de catégorie : Édités en Belgique

La lit­téra­ture belge pub­liée en Bel­gique : toutes nos recen­sions de livres parus dans des maisons d’édi­tion belges.

Des heures sombres à venir et puis…

”Berenboom

Le soupçon ordinaire

Auteur : Alain Beren­boom

Mai­son d’édition : Kennes

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 400

Prix : 21,90 €

Livre numérique : 16,99 €

EAN : 9782931300473

Une dystopie est d’abord une analyse du présent et l’expression d’une inquié­tude. Le soupçon ordi­naire d’Alain Beren­boom est bien une dystopie inquié­tante. En 2060, cela fait 30 ans que le judaïsme est inter­dit. Suite aux trou­bles que sus­cite l’existence de l’État d’Israël, y com­pris en dehors du Moyen Ori­ent, mais aus­si parce que cette reli­gion « avait provo­qué tant de con­tro­ver­s­es au cours de son his­toire mil­lé­naire », l’ONU a décidé de l’interdire. Et la Bel­gique s’est empressée d’appliquer cette déci­sion. Si toute forme de pra­tique religieuse est pro­scrite, les orne­ments religieux ou cul­turels ain­si que les sou­venirs mémoriels ou famil­i­aux sont encore tolérés. Tout cela encadré par le Code des lib­ertés qui, au nom du principe « trop de lib­erté tue la lib­erté », veut empêch­er toute forme de dis­crim­i­na­tion, et donc sur­veille spé­ciale­ment les juifs. Le para­doxe de ce principe de régime à ten­dance total­i­taire n’échappe à per­son­ne. Con­tin­uer la lec­ture

Écritures sans vouloir-dire

”Keguenne

Conversation avec Tito Dupret

Auteur : Jack Kéguenne

Mai­son d’édition : Tan­dem

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 80

Prix : 14 €

Livre numérique : /

ISBN : 972–2‑87349–162‑8

L’achevé d’imprimer de ce livre indique le 20 févri­er 2026. Deux mois plus tard, Jack Kéguenne per­dait la vie, âgé de soix­ante-neuf ans. L’entretien avec Tito Dupret doit donc être con­sid­éré comme un tes­ta­ment, d’autant plus émou­vant que l’auteur avait « l’intention de vivre vieux ». Il con­stitue surtout la syn­thèse dense et cir­con­stan­ciée d’un long par­cours, alter­nant l’art du poète et celui du plas­ti­cien. C’est ce dernier qui, à vrai dire, occupe le plus clair de l’entretien : Kéguenne attache une prédilec­tion à ses « cal­ligraphismes », pages cou­vertes d’une écri­t­ure résol­u­ment illis­i­ble qui ne sont pas sans rap­pel­er celles de Michaux ou de Dotremont. L’auteur tient pour­tant à se dis­tinguer de ces devanciers, expli­quant avec rai­son que son inten­tion et sa fac­ture plas­tique sont d’une nature dif­férente. Con­tin­uer la lec­ture

L’enfance, une royauté découronnée

Un coup de cœur du Car­net

”Mertens

Une paix royale

Auteur : Pierre Mertens

Mai­son d’édition : Espace Nord

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 580

Prix : 12 €

Livre numérique : /

EAN : 9782875687418

La chute, la col­li­sion entre les exis­tences indi­vidu­elles et le corps de l’Histoire, l’enfance, emblème d’une perte cen­trale, la Bel­gique comme improb­a­ble terre de fic­tion, la fêlure au sens de Fran­cis Scott Fitzger­ald… les leit­mo­tivs de l’œuvre de Pierre Mertens for­ment la musique de fond d’Une paix royale, un roman paru en 1995, dont la récep­tion et la lec­ture ont été altérées, sur­déter­minées par le procès intro­duit par deux mem­bres de la famille royale. Sou­veraine­ment (mais d’une sou­veraineté batail­li­enne, étrangère à la roy­auté) post­facée par Benoît Denis et pré­facée par Guy Scar­pet­ta, la nou­velle édi­tion d’Espace Nord nous per­met de relire ou de décou­vrir un roman vir­tu­ose, tail­lé dans l’ambition de qui, tout en se défi­ant de Sartre, envis­ageait la lit­téra­ture comme une forme de pen­sée, de déchiffre­ment du monde. Alter ego de Pierre Mertens, Pierre Ray­mond, lassé d’être guide, chroniqueur chez Touristes sans fron­tières, délaisse le voy­age dans l’espace pour se livr­er à une enquête qui tient tout à la fois d’un roman des orig­ines, d’un retour sur l’enfance et d’une aus­cul­ta­tion de la péri­ode trou­ble, de « l’affaire royale ». Con­tin­uer la lec­ture

Guerre : et si ça nous arrivait ?

Un coup de cœur du Car­net

”Monnoye

Fugues

Autrice : Béné­dicte Mon­noye

Mai­son d’édition : Palmyre

Année d’édition : 2025

Nom­bre de pages : 152

Prix : 18 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑931319–06‑2

Le roman de Béné­dicte Mon­noye, se présente sous forme de let­tres, SMS et télé­grammes envoyés par plusieurs per­son­nes orig­i­naires de pays dif­férents touchés par la guerre au 20e siè­cle. Nous décou­vrons le des­tin de deux Belges qui trou­vent refuge en Angleterre ou en France durant la guerre 40–45 ; deux Arméniens qui fuient le géno­cide par les Turcs en 1915, l’un en Europe, l’autre à Alep ; enfin, une Hutue mod­érée qui quitte le Rwan­da avec son mari et sa fille pour se pro­téger du géno­cide en 1994. Con­tin­uer la lec­ture

Le Clan des Sept 

”Nihoul

Le club des assassins

Auteur : Arnaud Nihoul

Mai­son d’édition : Genèse édi­tion

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 190

Prix : 22,50 €

Livre numérique : /

EAN : 9782382011003

Dans ses qua­tre pre­miers romans, Arnaud Nihoul avait esquis­sé un sil­lon orig­i­nal, choi­sis­sant pour décors des îles bri­tan­niques. Ain­si Caitlin (Prix Saga Café du meilleur pre­mier roman belge) évo­quait une dis­pari­tion mys­térieuse à Lag­gan Island, à l’ouest de l’Écosse ; Clay­more, un meurtre dans une dis­til­lerie de whisky… Sur­prise ! Le club des assas­sins pré­cip­ite le lecteur à Paris, au musée du Lou­vre… Con­tin­uer la lec­ture

Amour et musique, entre création et destruction

Sylvain Si un jour tu as de la peine

Si un jour tu as de la peine

Autrice : Anne Syl­vain

Mai­son d’édition : Genèse édi­tion

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 180

Prix : 22,50 €

Livre numérique : /

EAN : 9782382011027

Si vous allez par­fois au Théâtre Le Pub­lic, vous y avez peut-être déjà vu une pièce d’Anne Syl­vain. Car cette comé­di­enne de for­ma­tion est égale­ment met­teuse en scène et autrice de spec­ta­cles de théâtre (The Ele­phant Man ou encore Le fils de Don Qui­chotte). Elle revient pour la sec­onde fois au roman, avec Si un jour tu as de la peine, paru chez Genèse Édi­tion. Con­tin­uer la lec­ture

Le chemin de vivre. Le voyage de lire, avec Tuyêt-Nga Nguyên

Un coup de cœur du Car­net

Nguyen tent City

Tent City

Autrice : Tuyêt-Nga Nguyên

Mai­son d’édition : M.E.O.

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 152

Prix : 17 €

Livre numérique : 9,99 €

EAN : 9782807005853

Quelle beauté d’écriture !

Quel art du réc­it ! Con­tin­uer la lec­ture

Feu éternel de la matière homérique

Emond L’iliade

L’Iliade

Auteur : Paul Emond

D’après l’oeuvre de : Homère

Mai­son d’édition : Le lion z’ailé

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 168

Prix : 16 €

Livre numérique : /

EAN :978–2‑39066–113‑9

Emond l’odyssée

L’Odyssée

Auteur : Paul Emond

D’après l’oeuvre de : Homère

Mai­son d’édition : Le lion z’ailé

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 186

Prix : 17 €

Livre numérique : /

EAN :978–2‑39066–113‑9

Le cycle troyen s’offre comme la matrice de lec­ture des guer­res passées et actuelles en Occi­dent. La puis­sance de l’adaptation théâ­trale de L’Iliade et de L’Odyssée pro­posée par le romanci­er, dra­maturge et essay­iste Paul Emond (qui a égale­ment adap­té pour la scène La légende de Tris­tan et Yseult, Don Qui­chotte, Madame Bovary, Le château, Moby Dick, L’éducation sen­ti­men­tale) se loge dans un jeu entre resti­tu­tion textuelle et choix scénique. Dans ces deux vol­umes parus aux Édi­tions Le Lion Z’Ailé dans la col­lec­tion « Théâtre » dirigée par Jean Jau­ni­aux, la matière épique homérique est traduite dans deux dis­posi­tifs théâ­traux com­mandés ini­tiale­ment par Jules-Hen­ri Marchant afin d’être joués au Rideau de Brux­elles. L’adaptation de L’Iliade se con­cen­tre sur la gigan­tomachie, la guerre qui opposa la Grèce aux Troyens durant dix ans, déclenchée par le rapt d’Hélène, femme de Ménélas, par Pâris, fils du roi troyen Pri­am. L’intervention des dieux dans les affaires humaines, les exploits guer­ri­ers d’Achille, de Patro­cle, d’Hector, les querelles et coups bas entre divinités de l’Olympe, le déchaine­ment des pul­sions destruc­tri­ces, les champs de morts, les lamen­ta­tions d’Andromaque, les thrènes des veuves, la cul­pa­bil­ité d’Hélène délivrent une fic­tion anthro­pologique de la con­di­tion humaine. L’universalité du thème de la guerre traité dans L’Iliade four­nit un éclairage des con­flits sanglants, des mas­sacres qui embrasent la planète de nos jours. Paul Emond choisit les alter­nances entre scènes d’embrasement, de folie mar­tiale et moments où la vio­lence se sus­pend, reflue (accueil du roi Pri­am par Achille et resti­tu­tion du cadavre de son fils Hec­tor). Con­tin­uer la lec­ture

Marchetti ou les affinités du papier, de l’art, et des mots

Jean Marchetti coiffeur galeriste

Jean Marchetti, coiffeur galeriste éditeur. 50 ans d’images & mots

Auteur : Col­lec­tif

Pré­face : Christophe Veys

Entre­tien : Carine Fol

Mai­son d’édition : La Pierre d’Alun

Mai­son d’édition : Cen­tre de la gravure et de l’image imprimée

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 258

Prix : 30 €

Livre numérique : /

EAN : 978–2‑87429–149‑4

Que serait-il advenu de Jean Mar­che­t­ti, natif de Bous­su, fils et petit-fils de mineurs immi­grés ital­iens, s’il n’avait, tôt dans l’enfance, décou­vert l’amour du papi­er à dessin ? Les cahiers de la mar­que Le Semeur avaient alors sa préférence, pour leur qual­ité. Et si sa grand-mère n’avait eu chez elle des repro­duc­tions de tableaux dont on fai­sait autre­fois cadeau aux nou­veaux mar­iés, le petit Jean aurait-il asso­cié le papi­er et l’œuvre d’art qui ont fait de lui, en cinquante ans, l’un des plus sin­guliers galeristes, et un édi­teur des plus exigeants de notre pays ? Car, auto­di­dacte en art, Jean Mar­che­t­ti a d’abord com­mencé sa vie pro­fes­sion­nelle en tant que coif­feur, comme appren­ti, puis très vite, à vingt et un an, avec son pro­pre salon. Un méti­er qu’il n’a pas cessé d’exercer depuis pour autant, rue Hôtel des Mon­naies à Saint-Gilles. Coif­feur, galeriste, édi­teur : une asso­ci­a­tion tricéphale, inso­lite de prime abord, atyp­ique cer­taine­ment, mais dont le par­cours sur un demi-siè­cle démon­tre notam­ment les qual­ités d’indépendance, d’intuition, d’audace, et de per­sévérance, qui ont fait la renom­mée du salon de coif­fure et de la galerie Le Salon d’Art, dès 1976, et des édi­tions de La Pierre d’Alun, à par­tir de 1982. Con­tin­uer la lec­ture

Passer l’écluse

Van Acker Moi la poésie je suis pas trop pour

Moi, la poésie, je suis pas trop pour

Autrice : Chris­tine Van Ack­er

Mai­son d’édition : Esper­luète

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 144

Prix : 19,50 €

Livre numérique : /

EAN :9782359842098

Il est de ces voix lit­téraires belges dis­crètes mais pro­fondé­ment sin­gulières, dont l’écriture ne cherche pas l’impression mais la créa­tion d’une présence. Celle de Chris­tine Van Ack­er compte par­mi celles-ci. Poétesse, roman­cière, nou­vel­liste, dra­maturge et créa­trice radio­phonique, cette autrice con­stru­it depuis près de vingt ans une œuvre mou­vante, sen­si­ble et tra­ver­sée par une même obses­sion : saisir ce qui façonne les êtres, ce qui les enferme, et ce qui leur per­met par­fois de s’échapper. Con­tin­uer la lec­ture

Une vie en flammes

Cornélis Les éclats du Graal

Les éclats du Graal

Auteur : Michel Cornélis

Mai­son d’édition : F dev­ille

Col­lec­tion : Oeu­vres au rouge

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 428

Prix : 25 €

Livre numérique : /

EAN : 9782875992185

Cologne, 1163. La foule se presse sur la place où l’on a pré­paré un bûch­er dans lequel des héré­tiques sont pré­cip­ités. Sybille, une jeune femme qui y était des­tinée, en est extraite de justesse par Tris­tan, son amoureux, alors que ses vête­ments et sa chevelure rousse sont déjà la proie des flammes. Telle est la scène qui ouvre ce roman his­torique ambitieux inspiré d’événements réels autour desquels Michel Cornélis a bâti une intrigue pal­pi­tante. Retour sur les faits : la famille de tis­serands jugée et con­damnée au bûch­er pour hérésie a embrassé la foi des amis de Dieu, des Chré­tiens qui prô­nent une foi libérée des dogmes et de l’emprise papale que les autorités religieuses et poli­tiques ont décidé de com­bat­tre sans pitié. C’est pourquoi elles sont résolues à remet­tre la main coute que coute sur la jeune femme pour lui faire subir le sort qui lui était des­tiné. C’est l’histoire de cette traque sans relâche qui trace la ligne de ten­sion du réc­it. Con­tin­uer la lec­ture

Une feuille tremblante / de n’être plus le vent /et pas encore la terre

Warrant Calligraphie du silence

Calligraphie du silence

Auteur : Pierre War­rant

Mai­son d’édition : Abra­pal­abra

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 85

Prix : 15 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑931324–14‑1

Dira-t-on assez com­bi­en le titre d’un ouvrage – et sin­gulière­ment d’un recueil poé­tique – en fait pleine­ment par­tie ? Il con­stitue à la fois une énigme et une invi­ta­tion à son dévoile­ment, un mys­tère et sa clé.  Il est rare qu’il soit aus­si puis­sant et juste, adap­té à l’œuvre qu’il annonce que celui-ci : Cal­ligra­phie du silence. Celui qui, en vain, aurait cher­ché longtemps la déf­i­ni­tion de ce qu’est la poésie, en trou­verait avec le titre du dernier recueil de Pierre War­rant une for­mu­la­tion idéale. Con­tin­uer la lec­ture

L’écriture comme meurtre de la mère

Un coup de cœur du Car­net

Harpman La fille démantelée

La fille démantelée

Autrice : Jacque­line Harp­man

Post­face : Lau­rence Boudart

Mai­son d’édition : Espace Nord

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 300

Prix : 10 €

Livre numérique : 6,99 €

EAN : 9782875687395

Com­ment tuer sa mère morte, une mère qui ne vit plus qu’en soi, qui hante et domine sa fille post mortem comme elle l’a fait de son vivant ? « Reste morte, ma Mère ». Aus­si célèbre que l’incipit de L’étranger de Camus avec lequel il offre un effet de con­traste, la pre­mière phrase injonc­tive de La fille déman­telée nous con­vie à entr­er dans le réc­it d’Edmée qu’elle con­stru­it comme un tombeau dédié à sa mère défunte. Met­tant en forme leur rela­tion asphyxi­ante, destruc­trice, son­dant le mélange d’amour et de haine qui lie mère et fille, les phras­es que nous lisons for­ment non pas un tombeau lit­téraire, glo­rieux, au sens clas­sique du terme, mais une sépul­ture de mots, une stèle funéraire afin que la mère Rose se taise à jamais, délivre enfin Edmée. La mort d’une géni­trice proche de Fol­coche, de Madame Lep­ic ne suf­fit pas : l’écriture seule est en mesure de parachev­er la cré­ma­tion. Con­tin­uer la lec­ture

Eyes wide open

De la croix 13 films de complot

13 films de complot

Auteur : Arnaud de la Croix

Mai­son d’édition : La 5ème couche

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 162

Prix : 18 €

Livre numérique : /

EAN : 9782390081289

Dans la con­stel­la­tion des ouvrages d’Arnaud de la Croix, 13 films de com­plots se présente comme le chain­on man­quant, l’équivalent textuel d’un film qui éclaire l’ensemble de ses recherch­es. Des échos se tis­sent avec son essai 13 com­plots qui ont fait l’histoire et l’angle sous lequel il inter­roge le ciné­ma ren­voie à son dernier essai Esthé­tique et éro­tisme nazis. Les treize films con­vo­qués sont appréhendés en tant que plans de pen­sée dotés de la sin­gu­lar­ité d’être des révéla­teurs de com­plots. À par­tir d’une exégèse filmique, Arnaud de la Croix dégage la portée des con­spir­a­tions, des boîtes noires mis­es à l’écran par le sep­tième art et il élar­git la réflex­ion en la rac­cor­dant à des phénomènes actuels (covid, ère du numérique, sur­veil­lance général­isée…), à des invari­ants anthro­pologiques (pul­sion de savoir, de met­tre au jour des rouages secrets). Les 39 march­es d’Alfred Hitch­cock, Les envahisseurs (Quinn Mar­tin Pro­duc­tion), Z de Cos­ta-Gavras, Con­ver­sa­tion secrète de Fran­cis Ford Cop­po­la, I comme Icare d’Henri Verneuil, JFK d’Oliver Stone, L’échelle de Jacob d’Adrian Lyne, L’affaire Péli­can d’Alan J. Paku­la, Air­ling­ton Road de Mark Pelling­ton, Eyes Wide Shut de Stan­ley Kubrick et enfin la trilo­gie Matrix, Matrix Reloaded, Matrix Rev­o­lu­tions des Wachows­ki : les films choi­sis ont en com­mun avec Arnaud de la Croix de se pencher sur des énigmes de l’histoire, de rou­vrir des affaires non élu­cidées, dont la vul­gate offi­cielle sus­cite le soupçon. Con­tin­uer la lec­ture

Une géométrie poétique de l’oxymore

Feyaerts Le carré de l’ovale

Le carré de l’ovale

Textes : Pas­cal Feyaerts

Illus­tra­tions : Amélie Lep­age

Mai­son d’édition : Le coudri­er

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 45

Prix : 16 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑39052–084‑9

Dans sa lumineuse pré­face au Car­ré de l’ovale, le poète Yves Namur s’exerce à iden­ti­fi­er la forme géométrique qu’évoque le titre de l’ouvrage de Pas­cal Freyaerts. Pour y arriv­er, il inves­tigue le recueil d’un autre poète, Guille­vic, espérant trou­ver dans Eucli­di­ennes (Gal­li­mard, 1967) de quoi sat­is­faire sa curiosité. Renonçant à la stérile objec­tiv­ité d’une déf­i­ni­tion, Yves Namur pro­pose une clé : « (…) un doute per­ma­nent et le besoin d’aller vers les con­traires (…) », per­me­t­tant d’« arpen­ter ce qui est juste un souf­fle entre deux mon­des ». Con­tin­uer la lec­ture

Le bruit de fond de la poésie

Maszowez Cosmogonie du gouffre

Cosmogonie du gouffre

Auteur : Xénia Mas­zowez

Mai­son d’édition : Abra­pal­abra

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 108

Prix : 15 €

Livre numérique : /

EAN : 9782931324134

L’écriture de Xénia Mas­zowez creuse le ter­ri­toire du con­tin­u­um, de la lignée con­tin­ue qui embrasse les humains et les non-humains, le fini et l’infini, les mots et les choses. L’expérience sen­sorielle est celle d’une immer­sion dans un tout auquel le corps est intime­ment lié. Les césures, les failles, les crevass­es passent dans d’autres zones, celles de la mémoire col­lec­tive et intime, celles de l’amour, du féminin, celles de la vie qui a côtoyé la mort. Couron­né par le prix Plis­nier avant sa paru­tion, le recueil poé­tique Cos­mogo­nie du gouf­fre entend ne pas faire du gouf­fre une métaphore mais danser au-dessus des abîmes que côtoie un soi poreux au dehors. Dans une langue qui emprunte dif­férents reg­istres d’écriture, tan­tôt abrupte, rêche, tan­tôt lyrique, il est ques­tion d’une cos­mogénèse des galax­ies mais aus­si de soi, de l’univers intime, d’une créa­ture-éboulis-ravisse­ment « née d’un trou noir et d’une mon­tagne ». Les caté­gories men­tales sous lesquels, en Occi­dent, l’esprit humain a car­tographié l’ensemble des choses du monde volent en éclats, la « chair de fruit » est « presque viande », l’être est une mon­tagne, un roc, une pluie, un vol­can. L’animisme con­sone avec un vital­isme qui célèbre l’identité des cheveux et des ronces, des ongles et des pétales, du verbe et du lynx, de la sève, du sang et de l’encre. Con­tin­uer la lec­ture