Violence possessive en forêt vierge

Dieudonné dans la jungle

Dans la jungle

Autrice : Ade­line Dieudon­né

Mai­son d’édition : L’Iconoclaste

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 434

Prix : 22,50 €

Livre numérique : 14,99 €

EAN : 9782378805814

Der­rière les façades des vil­las en briques blanch­es des demeures bon chic bon genre du Bra­bant Wal­lon, dans les interlignes des cartes postales illus­trées du cliché issu de la séance pho­to annuelle où rutile de bon­heur la sacro-sainte famille à laque­lle, sur des airs de Sin­se­mil­ia, amis, proches et con­nais­sances ont souhaité, quelques années aupar­a­vant, « tout le bon­heur du monde » lors des noces célébrées en grande pompe dans le fief pat­ri­mo­ni­al, dans le tout-ter­rain d’une Bike Night des pre­miers émois arrosés de moji­to en gob­elet, une his­toire d’emprise, de vio­lence con­ju­gale, d’uxoricide, de fil­i­cide, du trash et du réal­isme fra­cas­sant. Con­tin­uer la lec­ture

Prix Lu et Partagé 2026 : le palmarès

prix lu et partagé 2026

Les prix Lu et Partagé 2026 ont été décernés dans le cadre de la Foire du livre. Le pal­marès com­plet. Con­tin­uer la lec­ture

La vache qui regarde passer le train

Buhbinder Penka la vache bulgare

Penka, la vache bulgare

Autrice : Ari­ane Buh­binder

Mai­son d’édition : Lans­man

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 40

Prix : 10 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑8071–0460‑0

Un cou­ple de fer­miers, Yvan et Zla­ta, vit dans un vil­lage bul­gare, à la fron­tière avec la Ser­bie. Leur spé­cial­ité ? Le véri­ta­ble yoghourt bul­gare fab­riqué à par­tir du bon lait de leurs vach­es. Dès les beaux jours, le cou­ple emmène le trou­peau en pâture, plus haut dans la mon­tagne. Par­mi les bovidés, il y a Pen­ka, une vache rousse, enceinte de plusieurs mois. Son appétit dévo­rant l’amène à tra­vers­er la voie fer­rée, à la recherche d’herbe fraiche. Les autres n’osent pas la suiv­re. Intrépi­de, Pen­ka aime regarder pass­er le train. Ces derniers temps, le chemin de fer est toute­fois très fréquen­té. Qui sont ces per­son­nes qui lon­gent les rails ? Quelques min­utes de dis­trac­tion, et voilà Pen­ka qui perd le reste du trou­peau. Elle se met alors elle aus­si à longer les rails… elle fini­ra bien tôt ou tard par retrou­ver sa mai­son. Sur sa route, elle croise dif­férentes per­son­nes de pas­sage sur ces ter­res. Con­tin­uer la lec­ture

« Ne disez plus, méditez… »

Cather­ine GRAVET (sous la dir. de), Chroniques lan­gag­ières à la belge, pré­face de Jean-Marie Klinken­berg, Édi­tions uni­ver­si­taires de l’UMons, coll. « Travaux et doc­u­ment », 2025, 210 p., 24 €

gravet chroniques langagieres a la belgeQuel fil trac­er – à l’encre rouge, bien enten­du – entre des per­son­nal­ités aus­si con­trastées que le père Joseph Dehar­veng, pro­fesseur de rhé­torique au col­lège Saint-Michel à Brux­elles entre 1890 et 1930, le gram­mairien Mau­rice Gre­visse, auteur du célébris­sime Bon usage, son beau-fils et assis­tant André Goosse, le bédéaste de génie André Fran­quin, troisième pili­er du Neu­vième art en Bel­gique après Hergé et Jacobs, le Lié­geois que dis­sim­u­lait le pseu­do­nyme Cléante dans les pages du Soir, enfin l’universitaire Anne-Cather­ine Simon, doc­teure en lin­guis­tique et pro­fesseure à l’UCLouvain ? Un vol­ume dirigé depuis l’UMons par Cather­ine Gravet nous apprend que c’est un genre lit­téraire, ou du moins un type d’énonciation jour­nal­is­tique ayant fleuri dans la presse belge pour être, ici servie avec dévoue­ment, là par­o­diée avec imper­ti­nence, qui les fédère : la chronique lan­gag­ière. Con­tin­uer la lec­ture

Ce que fait la postmigration aux lettres belges de langue française, et à la Belgique

Un coup de cœur du Car­net

Lau­rence PIEROPAN et Hubert ROLAND (sous la dir. de), Post­mi­gra­tion, Textyles n°68, Ker, 2025, 198 p., 18 €, ISBN : 978–2‑87586–535‑9

textyles postmigrationQuelle force, quelle richesse, quelle util­ité bien-fondée, ce numéro 68 de Textyles, la revue des Let­tres belges de langue française ! Il offre à la fois un aperçu d’une lit­téra­ture encore trop mécon­nue, de ses auteurs et autri­ces (Nicole Mal­in­coni, Carmeli­na Car­racil­lo, Car­o­line De Mul­der, Leila Houari, Clé­men­tine Faik-Nzu­ji, Souad Fila, Zaïch Ham­di, Kenan Görgün, entre autres), de ses enjeux, ain­si que de la vie d’une par­tie de la pop­u­la­tion belge. De plus, ici et là, il perce d’un fais­ceau lumineux les ténèbres qui assom­bris­sent le présent, et nous engage vers un monde nou­veau, un monde en com­mun. Vrai­ment en com­mun. Con­tin­uer la lec­ture

L’infini à portée de quatrains

Christophe GILOT, Ten­ta­tive d’épuisement d’un jeu de qua­trains, Cac­tus inébran­lable, coll. « Micro­cac­tus », 2026, 94 p., 10 €, ISBN : 978–2‑39049–126‑2

gilot tentative d'épuisementChristophe Gilot, en pub­liant ce deux­ième opus chez Cac­tus inébran­lable, Ten­ta­tive d’épuisement d’un jeu de qua­trains, mar­que une fois encore son gout pour la poésie et les qua­trains, mais aus­si, en ren­dant hom­mage à Georges Perec, pour les con­traintes d’un OULIPO qu’il con­nait par­faite­ment… Perec a ouvert tant et tant de voix et de voies dans cette écri­t­ure à con­traintes où il a dévelop­pé avec un génie éblouis­sant de nou­velles ter­res d’asile et de con­quêtes dans la lit­téra­ture. Con­tin­uer la lec­ture

Quand la lumière courtise l’ombre

Louis ESCOUFLAIRE, L’in­stinct de l’autruche, Empaj, 2026, 304 p., 21 €, ISBN : 9782931011485

escouflaire l'instinct de l'autrucheTrès tôt, cer­tains auteurs ont fait de la plume leur alliée. Et Louis Escou­flaire en fait par­tie. À l’aube de ses 17 ans, il pub­lie, aux édi­tions Mem­o­ry,  le recueil de nou­velles D’un sim­ple regard dis­tin­gué par le prix de la Fon­da­tion Lau­re Nobels (2014). Il ne s’arrête pas en si bon chemin et en 2026, il réserve une sur­prise à son lec­torat. Sortez vos agen­das : le 1er avril, l’auteur wal­lon sort son pre­mier roman, L’instinct de l’autruche, aux Édi­tions Empaj. Et le présente en avant-pre­mière à la Foire du livre. Con­tin­uer la lec­ture

La vie devant soi 

Nathalie STALMANS, Le retour des oies sauvages, Lamiroy, coll. “Opus”, 76 p., 10 €, ISBN : 978–2‑39081–075‑9

stalmans le retour des oies sauvagesLa men­tion « 1830Belgique2030 », au bas de la cou­ver­ture, inter­pelle. « Un label, qui pour­ra être apposé quelles que soient les col­lec­tions où se trou­ve le livre », pré­cise l’éditeur Lamiroy, qui songe déjà au bicen­te­naire nation­al. Si led­it ouvrage entre­tient une con­nex­ion avec l’histoire du pays. Quant à la col­lec­tion… Le retour des oies sauvages s’intègre dans les « Opus », des novel­las dont la longueur se situe entre la nou­velle et le roman. De belles plumes s’y sont déjà essayées, comme Alain Magerotte, Luc Del­lisse, Ziska Larouge… Con­tin­uer la lec­ture

Prix de littérature Charles Plisnier 2026 :
appel à candidatures

prix de litterature charles plisnier

Le prix de lit­téra­ture Charles Plis­nier 2026 récom­pensera une pièce de théâtre. Les can­di­da­tures sont ouvertes jusqu’au 1er juin 2026. Con­tin­uer la lec­ture

La boucle et le bilan

Cari­no BUCCIARELLI, La lap­i­da­tion et autres réc­its créa­tion­nistes, M.E.O., 2026, 173 p., 18 €, ISBN : 978–2‑8070–0576‑1

bucciarelli la lapidationEn nous livrant ce nou­v­el opus, La lap­i­da­tion et autres réc­its créa­tion­nistes, Cari­no Buc­cia­rel­li signe une forme de bilan ou de réflex­ions à pro­pos de son art et de ses sujets de prédilec­tion, ain­si que de mul­ti­ples con­sid­éra­tions sur la puis­sance de la créa­tion, de l’écri­t­ure et sur le dénoue­ment et le déploiement d’une vie. Con­tin­uer la lec­ture

“Que rien ne fane” et surtout pas le plaisir

Noëlle MICHEL, Que rien ne fane, Le bruit du monde, 2026, 134 p., 18 €, ISBN : 978–2‑38601–095‑8

michel que rien ne faneSi vous aimez l’association Le gang des vieux en colère, vous allez ador­er Que rien ne fane de Noëlle Michel. La nar­ra­trice, 82 ans, revendique le droit au plaisir, à la lib­erté, aux fan­tasmes, dont une fas­ci­na­tion pour le musi­cien et chanteur Bri­an Molko. Les fans du groupe Place­bo apprécieront et n’auront pas besoin de la bande-son reprise à la fin du livre. Cette comédie roman­tique offre un bon moment de lec­ture, tout en abor­dant un sujet de société encore tabou, celui de la sex­u­al­ité des seniors, en par­ti­c­uli­er dans les maisons de repos, à tra­vers le por­trait d’une grand-mère bigre­ment attachante. Con­tin­uer la lec­ture

Deux familles juives dans la tourmente

Coralie VANKERKHOVEN, La bon­bon­nière des Wag­ows­ki, Mur­mure des soirs, coll. « Brèves du soir », 2026, 304 p., 19 €, ISBN : 978–2‑931235–35‑5

vankerkhoven la bonbonnière des wagowskiLes cir­con­stances m’ont amené à lire La bon­bon­nière des Wag­ows­ki avant, pen­dant et après une journée de com­mé­mora­tion au Mémo­r­i­al et camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. L’occasion de pren­dre con­science de l’importance d’un texte comme celui-ci et d’en soulign­er l’urgence dans l’actualité du moment. Le tra­vail de mémoire qui con­cerne tout le monde se révèle plus néces­saire que jamais alors qu’il ne restera bien­tôt plus de sur­vivants et sur­vivantes pour témoign­er en direct. Con­tin­uer la lec­ture

Un jouet sur la mappemonde

Carme­lo VIRONE, Pren­dre ses quartiers, Herbe qui trem­ble, coll. « D’autre part », 2026, 103 p., 16 €, ISBN : 978–2‑488–229173

Virone-Prendre-ses-quartiersCarme­lo Virone est un poète dis­cret, rare. Avec ce nou­veau recueil, Pren­dre ses quartiers, le troisième depuis 2002, Virone pose ses bagages de bourlingueur lit­téraire. Qu’ils soient d’hiver ou d’été, il prend ses quartiers dans les ter­ri­toires de l’enfance, là où la fron­tière entre mémoire et nos­tal­gie se fait plus poreuse. Au fil du mots, les sou­venirs éclosent par bribes. Éclats, pépites qui sur­gis­sent comme une sur­prise décou­verte, avec émer­veille­ment, dans le creux de l’œuf en choco­lat. Un peu de jus de gro­seille sur les mains, une marelle dess­inée sur le pavé ou la toupie que l’enfant rêve de voir tourn­er indéfin­i­ment, voilà sans doute les rem­parts con­tre le temps qui passe. Con­tin­uer la lec­ture

Un anti-héros aux prises avec la vie

Loren­zo MORELLO, J’espère que vous allez bien, M.E.O., 2026, 180 p., 19 € / ePub : 11,99 €, ISBN : 978–2‑8070–0567‑9

morello j'esmère que vous allez bienFaute d’occupations, un homme insignifi­ant devient écrivain. For­tuné à la mort de son père, il cherche à s’occuper entre ges­tion immo­bil­ière déléguée et séances de mus­cu­la­tion.

Nous ne con­naitrons jamais le prénom de ce jeune ren­tier. Seule cer­ti­tude : le nar­ra­teur n’est pas un gag­nant. Il a tout de l’anti-héros : pas d’amis, pas de famille, pas d’amoureuse. Jaloux des suc­cès lit­téraires de son ex qui rem­porte le Rous­sel (enten­dez par là le Rossel), il déroule des lieux com­muns sur les femmes et le cli­mat, entre deux ater­moiements : « Qu’avais-je fait pour mérit­er son mépris ? Pour quelle rai­son se fai­sait-elle un point d’honneur à m’ignorer ? Étais-je à ce point trans­par­ent, à ce point dénué de présence qu’elle me jugeât si peu digne d’intérêt ? » Con­tin­uer la lec­ture

Le poids du silence

Annie PRÉAUX, Quelque chose à te dire, M.E.O., 2026, 199 p., 20 € / ePub : 12,99 €, ISBN : 978–2‑8070–0570‑9

preaux quelque chose a te direLe nou­veau réc­it d’Annie Préaux s’ouvre sur l’annonce d’un décès : l’héroïne Agathe apprend le départ de sa mère. Agathe est une dame de 77 ans qui a gran­di dans le Bori­nage à Mons et a été élevée par sa tante Yvette, appelée affectueuse­ment Mamouyette, avec son cousin Michel, qu’elle con­sid­ère comme son « jumeau de cœur ». Elle n’est pas affec­tée par la perte de sa mère et pour cause, celle-ci ne s’est jamais occupée d’elle. Nous plon­geons alors dans les sou­venirs d’Agathe, qui n’a pas d’explication à cet aban­don. Tout ce qu’elle sait, c’est que sa mère (Blanche) était enceinte lorsqu’elle a épousé son père (Armand), et que ce dernier a été tué par une balle per­due en 1944, quelques mois avant sa nais­sance. Con­tin­uer la lec­ture

Prix Naissance d’une œuvre 2026 : les finalistes

Après une pre­mière sélec­tion de six ouvrages, le prix Nais­sance d’une œuvre dévoile ses trois final­istes. Con­tin­uer la lec­ture