Pépites du SLPJ : la sélection 2026

Le Salon du livre et de la presse jeunesse (SLPJ) en Seine-Saint-Denis se tien­dra du 25 au 30 novem­bre. Des prix lit­téraires, les “pépites”, y sont décernés. Les final­istes sont désor­mais con­nus. Con­tin­uer la lec­ture →

Prix littéraire de l’Abbaye de Villers : appel à candidatures

Le prix du pre­mier roman belge de langue française décerné à l’Abbaye de Villers-la-Ville lance sa 4ème édi­tion. Les can­di­da­tures sont ouvertes jusqu’au 31 jan­vi­er 2027. Con­tin­uer la lec­ture →

“Belgiques” 2026 : une grande année

Un coup de cœur du Car­net

Forte désor­mais d’une petite quar­an­taine de vol­umes, la col­lec­tion “Bel­giques” des édi­tions Ker est dédiée à des recueils de nou­velles. Cha­cun d’eux, “écrit par un seul auteur, est un por­trait en mosaïque de la Bel­gique”. La série s’en­ri­chit chaque automne de qua­tre nou­veaux vol­umes. En 2026, ils sont signés par Gérard Adam, Patrick Lowie, Jean-Marc Rigaux et Daph­né Tam­age et sont disponibles en librairie dès ce ven­dre­di 9 octo­bre. Con­tin­uer la lec­ture →

Les Belgiques de Daphné Tamage

Un coup de cœur du Car­net

Tamage Belgiques

Belgiques

Autrice : Daph­né Tam­age

Mai­son d’édi­tion : Ker

Col­lec­tion : Bel­giques

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 110

Prix : 12 €

Livre numérique : /

EAN : 9782875865236

Daph­né Tam­age intè­gre la col­lec­tion « Bel­giques » avec un titre éponyme (comme tous ceux de la col­lec­tion, con­fiés chaque fois à un écrivain belge dif­férent). Notez le « S » du titre et de la col­lec­tion. Il explique mieux qu’un long dis­cours la ligne édi­to­ri­ale : don­ner à plusieurs per­son­nes l’occasion d’écrire leurs visions de notre pays : his­torique, onirique, géo­graphique, poé­tique, intime, etc. Et ce ne sont pas moins de vingt-deux nou­velles qu’offre ici l’autrice, ain­si qu’une intro­duc­tion et un épi­logue. Con­tin­uer la lec­ture →

Pour qui sonne le glas?

Un coup de cœur du Car­net

Rigaux Belgiques

Belgiques

Auteur : Jean-Marc Rigaux

Mai­son d’édi­tion : Ker

Col­lec­tion : Bel­giques

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 280

Prix : 12 €

Livre numérique : 5,99 €

EAN : 9782875865175

Jean-Marc Rigaux fait par­tie de ces auteurs qui réalisent une belle car­rière dans un tout autre domaine, vien­nent tar­di­ve­ment à l’édition mais s’y font rapi­de­ment une place appré­cia­ble. Après la nou­velle (des textes dans la revue Mar­ginales ; trois recueils chez Mur­mure des soirs), l’auteur lié­geois est passé au roman, nous offrant, avec son Kipjiru 49…195 l’un des meilleurs thrillers lit­téraires du 21e siè­cle fran­coph­o­ne, avant de se réin­ven­ter avec L’Itoi, plus intimiste.

En répon­dant à la sol­lic­i­ta­tion des édi­tions Ker et en inté­grant la col­lec­tion « Bel­giques », J.-M. Rigaux s’éloigne, pour un temps, de la (belle) enseigne laque­lle il a tou­jours été fidèle et revient au genre de ses débuts. Pour nous sur­pren­dre ! Con­tin­uer la lec­ture →

Le parcours d’une lignée, de Fromelles à Mapuetos

Un coup de cœur du Car­net

Lowie Belgiques

Belgiques. De Fromelles à Mapuetos

Auteur : Patrick Lowie

Mai­son d’édi­tion : Ker

Col­lec­tion : Bel­giques

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 120

Prix : 12 €

Livre numérique : /

EAN : 9782875865267

C’est au tour de Patrick Lowie, écrivain, édi­teur et artiste, d’inscrire son nom à la longue liste d’auteurs et autri­ces qui ont pro­posé un recueil de nou­velles dans la col­lec­tion Bel­giques, pub­liée chez Ker édi­tions. À tra­vers dif­férents tableaux aux accents absur­des, folk­loriques et oniriques, Patrick Lowie nous offre ses visions de la Bel­gique qu’il entremêle à ses pro­pres racines, ses rêves et inven­tions. Sous-titré De Fromelles à Mapuetos, ce recueil est décrit comme « une trahi­son », le « fruit de l’imagination » d’un auteur. Il nous met en garde dès la pre­mière page : « À par­tir de noms, de dates issues de mon arbre généalogique, de rêves et de cauchemars, de pho­togra­phies, d’anecdotes et de textes de jeunesse, j’ai voulu écrire treize nou­velles autour d’un sujet jamais abor­dé dans mon œuvre : mes Bel­giques. » Il dédie d’ailleurs l’ouvrage à sa famille, réelle ou rêvée. Con­tin­uer la lec­ture →

Le carnet de transmission

Un coup de cœur du Car­net

Adam Belgiques

Belgiques

Auteur : Gérard Adam

Mai­son d’édi­tion : Ker

Col­lec­tion : Bel­giques

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 132

Prix : 12 €

Livre numérique : /

EAN : 9782875865205

Comme il est pré­cisé par Ker édi­tions, « Bel­giques, est une col­lec­tion de recueils de nou­velles, éponyme. Chaque recueil, écrit par un seul auteur est un por­trait en mosaïque de la Bel­gique. (…) Tan­tôt humoris­tiques, tan­tôt doux-amers, cha­cun de ces tableaux impres­sion­nistes est le reflet d’une Bel­gique : celle de l’auteur. » Pour le vol­ume écrit par Gérard Adam, on acqui­esce qua­si totale­ment à cette présen­ta­tion. On irait même jusqu’à enlever le mot « amer » à « doux-amer ». Là où on ne suit pas l’éditeur, c’est qu’ici, claire­ment, on ne lit pas un recueil de nou­velles, mais un roman. Un roman chapitré. Un roman d’initiation, avec sa ligne du temps, ses brisures, ses étapes, ses inter­ro­ga­tions, de l’enfance jusqu’à l’entrée dans l’âge adulte. Un roman encadré d’une pré­face et d’une post­face rédigées par la petite-fille (Cybèle) du nar­ra­teur (Pipo). Alors que celui-ci est entré en mai­son de retraite à la suite d’un acci­dent vas­cu­laire cérébral, Cybèle, en vidant sa mai­son, décou­vre un car­net qui lui est dédié, un « classeur vert sur lequel son grand-père a piqué du nez ». Plus tard, « elle referme le classeur. Va-t-elle l’emporter ? Non sa place est ici. (…), elle revien­dra chaque jour pour faire le tri. Dès qu’elle aura vidé le con­tenu d’une pièce, lire un nou­veau frag­ment sera sa récom­pense. » La nôtre aus­si, par con­séquent. Con­tin­uer la lec­ture →

Objectif ouvert

Moeschler Trois incendies

Trois incendies

Autrice : Vin­ciane Moeschler

Autrice : Lau­rence Boudart

Mai­son d’édi­tion : Espace Nord

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 350

Prix : 11 €

Livre numérique : /

EAN : 9782875687425

Récom­pen­sé par le prix Rossel en 2019, Trois incendies de Vin­ciane Moeschler s’offre un sec­ond souf­fle grâce à cette réédi­tion chez Espace Nord, réhaussée d’une post­face éclairante de Lau­rence Boudart.

Poly­phonique, ce roman de fil­i­a­tion entre­croise le réc­it de trois généra­tions de femmes, de la grand-mère (Léa) à la petite-fille (Maryam), en pas­sant par la mère (Alexan­dra), avec trois pronoms dis­tincts. Atteinte d’Alzheimer, Léa délègue la nar­ra­tion : son enfance, durant la sec­onde guerre mon­di­ale, nous implique par le « tu ». Sous un « elle » plus dis­tant se révèle Alexan­dra, pho­to-reporter de guerre pas­sion­née. Par des phras­es cour­tes et vives, Maryam instau­re la com­plic­ité du « je » avec ses lecteurs, à qui elle s’adresse. Grâce à cette suc­ces­sion de voix qui retarde la suite de l’action, le sus­pense de chaque époque vibre équitable­ment. Si leur per­cep­tion de la guerre n’est pas la même, les trois pro­tag­o­nistes parta­gent la volon­té de faire de l’amour une lib­erté et inscrivent le déplace­ment dans leur être : pour fuir la guerre ou la mal­adie (Léa), doc­u­menter le dan­ger (Alexan­dra) ou pour renouer avec ses orig­ines (Maryam). Con­tin­uer la lec­ture →

68, année erratique

Weerts Les mirages d'Adoua

Les mirages d’Adoua

Auteur : François Weerts

Mai­son d’édi­tion : Rouer­gue

Col­lec­tion : Rouer­gue noir

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 384

Prix : 23 €

Livre numérique : 14,99 €

EAN : 9782812628771

Paru l’an dernier, On a tiré sur Aragon de François Weerts avait séduit par sa lib­erté de ton et son habileté à ren­dre vie aux six­ties et au Brux­elles d’alors. Voici déjà que l’auteur nous revient avec une nou­velle intrigue du même ton­neau. Vik­tor Rousseau y reprend son rôle de nar­ra­teur alors qu’il vient d’être chargé par le très con­ser­va­teur Secré­taire per­pétuel de l’Académie d’enquêter sur Hugo Pratt accusé d’avoir fréquen­té de trop près les par­ti­sans de Mus­soli­ni. En marge de cette mis­sion, une série d’autres faits vien­nent détourn­er l’attention du détec­tive privé. Le corps d’une jeune femme d’origine africaine est retrou­vé en morceaux dans le cof­fre de sa 404, braquant les recherch­es de la police sur lui. De plus, les effi­gies de Tintin et de Milou, qui trô­nent au-dessus de l’immeuble brux­el­lois des édi­tions du Lom­bard, ont été badi­geon­nées de couleur som­bre. Et puis, au comble de l’émotion, le directeur du théâtre engagé où tra­vaille Marie-Claire, la com­pagne du détec­tive, est assas­s­iné. Des motifs invis­i­bles et proches motivent-ils ces faits ? Con­tin­uer la lec­ture →

Faire sauter les scellés de la langue et des corps

Sambi Maison chaos

Maison chaos

Autrice : Joëlle Sam­bi

Mai­son d’édi­tion : L’Arche

Col­lec­tion : Des écrits pour la parole

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 64

Prix : 15 €

Livre numérique : /

EAN : 9782381981093

La parole de Joëlle Sam­bi défait les murs, les enfer­me­ments, rugit, s’encolère, crève la chape du plomb du silence, part d’un corps en marche qui est un ter­ri­toire, un col­lec­tif, une tribu de femmes, de guéril­lères. Après Cail­lass­es (L’Arbre de Diane), Et vos corps seront cail­lass­es  (L’Arche), avec Mai­son chaos, elle bran­dit un texte bâti sur une struc­ture d’énonciation col­lec­tive, sur un tres­sage de voca­bles qui s’arrachent au sys­tème générant une divi­sion entre paroles légitimes et paroles muselées. Ce n’est pas de sur­croit que la poésie pos­sède une charge poli­tique : elle est, depuis son orig­ine, dans ses visées, une insur­rec­tion habitée par les corps en marche de celles (et de ceux) qui sec­ouent les piliers de la dom­i­na­tion, les sup­pôts de l’aliénation, qui bondis­sent hors des rangs du patri­ar­cat, de l’hétéronormativité, du racisme. La lutte ne vient pas après les mots ou à par­tir d’eux : elle se loge dans leurs puis­sances insur­rec­tion­nelles qui, afin d’en venir à bout, phrasent la vio­lence insti­tuée, le viol, l’héritage des trau­ma­tismes. Con­tin­uer la lec­ture →

Relire Claire Lejeune

Claire Lejeune

Claire Leje­une

Le 5 octo­bre 2026 mar­que le cen­tième anniver­saire de la nais­sance de l’écrivaine Claire Leje­une (5 octo­bre 1926 — 6 sep­tem­bre 2008). Un anniver­saire qui nous offre l’occasion de redé­cou­vrir l’écrivaine et son œuvre à par­tir de nos archives.

Intel­lectuelle, poétesse, dra­maturge, fémin­iste, Claire Leje­une a aus­si fondé les Cahiers inter­na­tionaux de sym­bol­isme. Avant de devenir mem­bre de l’A­cadémie royale de langue et de lit­téra­ture français­es de Bel­gique, elle avait été récom­pen­sée par l’in­sti­tu­tion du prix Félix Denay­er pour l’ensem­ble de son oeu­vre. Con­tin­uer la lec­ture →

Se tourner vers le ventre du monde

Lombé Et nos poèmes resteront émeutes

Et nos poèmes resteront émeutes

Autrice : Lisette Lom­bé

Mai­son d’édi­tion : MaesltrÖm reEvo­lu­tion

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 160

Prix : 15 €

Livre numérique : /

EAN : 9782875055514

Dans la pré­face de Et nos poèmes res­teront émeutes, le poète Aurélien Dony le rap­pelle, être Poétesse de Bel­gique, titre décerné à Lisette Lom­bé en 2024, désor­mais con­fié, depuis avril 2026, à Ruth Lasters, c’est être tenue d’écrire au moins douze poèmes, durant les deux années du man­dat, sur des thé­ma­tiques actuelles. Fidèle à elle-même, Lisette Lom­bé s’est attelée à insuf­fler la joie là où elle a dis­paru et à dessin­er un hori­zon d’amour, sans aigreur, dans la majesté de sa force. Con­tin­uer la lec­ture →

Prix littéraires 2026 : le 3ème trimestre

Au terme du troisième trimestre 2026, voici un bilan des auteurs et autri­ces belges lau­réats et/ou final­istes de prix lit­téraires cette année. 
Con­tin­uer la lec­ture →

La fin du monde n’aura pas lieu

Traoré Andromaque dans une berline rouge

Andromaque dans une berline rouge

Auteur : Nan­téné Tra­oré

Mai­son d’édi­tion : L’ar­bre de Diane

Col­lec­tion : Hori­zons

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 120

Prix : 16 €

Livre numérique : /

EAN : 9782930822433

Ils dis­ent que les choses du monde d’avant ne méri­tent pas la mémoire des pier­res, la mémoire c’est pour quand il y a quelque chose à sauver, il n’y a rien à sauver, ils dis­ent […]

Alors Andro­maque racon­te. Des his­toires de sirènes, de marins et de ports, elle peut men­tir pour ça, pour voir les vis­ages qui s’émerveillent, les yeux qui s’illuminent.

Pre­mier roman de Nan­téné Tra­oré, Andro­maque dans une berline rouge s’ouvre avec une cita­tion de Björk : « you shouldn’t let poets lie to you ». Provo­ca­tion ou sim­ple aver­tisse­ment, l’exergue sus­cite l’interrogation : faut-il s’évertuer à ne pas croire l’histoire qui fera suite ? Celle de de la fin d’un monde qui, dit-on à la radio, n’aurait pas lieu, un monde d’avant sup­plan­té par un monde nou­veau, telle­ment brûlant qu’il est devenu indis­pens­able de con­stru­ire des villes souter­raines, les néopo­lis, par­mi lesquelles Pharos, où l’on creuse sans cesse pour enter­rer des habi­ta­tions aux aéra­tions automa­tiques. Ce monde d’enfermement, Andro­maque refuse de le subir, bien décidée à fuir dans sa berline rouge. Con­tin­uer la lec­ture →

Une hélice qui ricoche sur un cerceau…

Carême Hôtel bourgeois et autres poèmes modernistes

Hôtel bourgeois et autres poèmes modernistes

Auteur : Mau­rice Carême

Mai­son d’édi­tion : Le Tail­lis Pré

Col­lec­tion : Ha!

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 232

Prix : 22 €

Livre numérique : /

EAN : 9782874502613

Comme le pré­cise Rossano Rosi dans sa pré­face, il fal­lut atten­dre 2017 pour voir enfin fig­ur­er le nom de Mau­rice Carême au cat­a­logue de la col­lec­tion pat­ri­mo­ni­ale Espace Nord. Une occul­ta­tion, pour repren­dre ironique­ment le terme des ‘pat­a­physi­ciens, qui aura donc duré près de quar­ante ans, depuis le décès du poète en 1978. Les raisons de cet oubli ? Elles sont mul­ti­ples et procè­dent sans doute d’une série de juge­ments et de cir­con­stances qui se seront imbriqués au fil du temps pour aboutir à cette mise à l’écart. Peu importe puisque l’anthologie parue à cette époque aura au moins per­mis de revis­iter l’œuvre de Carême par le biais des 99 poèmes sélec­tion­nés, extraits d’une quar­an­taine de recueils depuis Mère (1935). L’ambition était avant tout de mon­tr­er la palette large et irisée du poète dont on oublie d’ailleurs aus­si qu’il fut romanci­er. Mais surtout, d’élargir le cadre sans doute trop vis­i­ble, trop étroit du tableau noir qui bor­nait son statut de « poète de l’enfance ». Con­tin­uer la lec­ture →

L’écriture comme toucher de l’ombre

Un coup de cœur du Car­net

Valassidis Je sais où dorment mes amis

Je sais où dorment mes amis

Auteur : Alexan­dre Valas­sidis

Mai­son d’édi­tion : Cas­tor astral

Col­lec­tion : Poésie

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 136

Prix : 16 €

Livre numérique : /

EAN : 9791027808274

Aban­don­nant le pseu­do­nyme de Louis Adran sous lequel il a pub­lié qua­tre recueils poé­tiques de grande ampli­tude aux Édi­tions Cheyne, Alexan­dre Valas­sidis, par ailleurs l’auteur de deux romans parus chez Gal­li­mard, sait com­ment réveiller la poésie. Par un mélange de tor­peur hyp­no­tique et de bonds de fauve. Les sor­tilèges de la langue qu’il déploie dans ces por­traits intime­ment liés aux lieux s’ouvrent sur une effrac­tion du réel : l’ami qui s’est pen­du. Le réc­it poé­tique Je sais où dor­ment mes amis entend loger l’écriture dans le geste du sou­venir, de la res­saisie d’un monde per­du, d’un passé enfui et sor­tir de l’ombre des proches, des amis, morts ou vivants. Les por­traits du père, de la mère, de l’ami Jacques se décli­nent comme des por­traits-paysages où les êtres évolu­ent dans des cam­pagnes impré­cis­es et sont sai­sis dans un champ de motifs qui les lais­sent à leurs mys­tères. Au nom­bre de ces motifs qui hantent les recueils poé­tiques antérieurs et qui se creusent ici, je cit­erai le corps, la focal­i­sa­tion sur les lèvres, la nuit et « la nuit de la nuit », le souf­fle des ani­maux, les saveurs des arbres, de la nature, le silence, les rumeurs de la guerre. Con­tin­uer la lec­ture →