Décès de Raoul Vaneigem

Raoul Vaneigem
Raoul Vaneigem

Nous apprenons le décès de l’essayiste Raoul Vaneigem, qui fut avec Guy Debord la fig­ure de proue du mou­ve­ment sit­u­a­tion­niste. Il est né à Lessines le 21 mars 1938 et décédé ce 28 juil­let.

Il a notam­ment été le lau­réat du prix quin­quen­nal de l’essai de la Com­mu­nauté française en 1992 pour Adresse aux vivants sur la mort qui les gou­verne et l’opportunité de s’en défaire.

Entretien avec Raoul Vaneigem

Raoul Vaneigem accor­dait peu d’entretiens, il avait toute­fois accep­té une ren­con­tré avec Le Car­net en 2004.

Lire l’entretien : https://le-carnet-et-les-instants.net/raoul-vaneigem-entretien/

Bibliographie partielle de Raoul Vaneigem

Raoul Vaneigem est l’auteur de “Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes généra­tions” pub­lié en 1967 et con­sid­éré comme un clas­sique. Par­mi les œuvres plus récentes, notons :

Les hérésies, P.U.F., coll. “Que sais-je?”, 1994
Aver­tisse­ment aux écol­iers et lycéens, Mille et une nuits, 1995
Nous qui désirons sans fin, Le Cherche-Midi, 1996
Pour une inter­na­tionale du genre humain, Le Cherche-Midi, 1999
De l’inhumanité de la reli­gion, Denoël, 2000
Déc­la­ra­tion des droits de l’être humain, Le Cherche-Midi, 2001
L’ère des créa­teurs, Com­plexe, 2002
Pour l’abo­li­tion de la société marchande ! Pour une société vivante, Pay­ot, 2002
L’art de ne croire en rien suivi de Livre des trois impos­teurs, édi­tion établie et pré­facée par Raoul Vaneigem, Rivages poche, coll. « Petite Bib­lio­thèque », 2002
Salut à Rabelais ! Une lec­ture au présent, Com­plexe, 2003
Rien n’est sacré, tout peut se dire ! Réflex­ions sur la lib­erté d’ex­pres­sion, La Décou­verte, 2003
Voy­age à Oarys­tis, dessins de Giampiero Caiti, Estu­aire, 2005
Ni par­don ni tal­ion, La Décou­verte, 2009
His­toire dés­in­volte du sur­réal­isme, Lib­er­talia, 2014
Gérard BERREBY et Raoul VANEIGEM, Rien n’est fini, tout com­mence, avec la col­lab­o­ra­tion de Sébastien Coffy et Fabi­enne Lesage, Allia, 2014
Le cueilleur de mots, illus­tré par Gabriel Lefeb­vre, Atlande, 2014
De la des­tinée, Cherche midi, 2016
Pourquoi je ne vote pas et autres inédits, Illus­tra­tions de Serge Poliart et Joseph Ghin, Cac­tus Inébran­lable , 2017
Pro­pos de table. Dia­logue entre la vie et le corps, Cherche midi, 2018
Con­tri­bu­tion à l’émergence de ter­ri­toires libérés de l’emprise éta­tique et marchande. Réflex­ion sur l’autogestion de la vie quo­ti­di­enne, Bib­lio­thèque Rivages, 2018
La lib­erté enfin s’éveille au souf­fle de la vieCherche Midi, 2020
Retour à la base, Cac­tus inébran­lable, 2021
Adages, La pierre d’alun, coll. « La petite pierre », 2022 (avec André Stas)
Vivre, Yel­low Now et EMET, 2024 (avec Nico­las Koza­kis)

Rossel 16–25
Épisode 4 : “L’apocalypse heureuse”

Le prix Rossel récom­pense un auteur ou une autrice belge pour un roman paru dans l’année. Décerné depuis 1938 par un jury d’écrivains, de libraires et de jour­nal­istes lit­téraires con­sti­tué par le jour­nal Le Soir, le Rossel est con­sid­éré comme le plus impor­tant prix en Bel­gique fran­coph­o­ne, ce qui lui vaut le surnom de “Goncourt belge”. Con­tin­uer la lec­ture

Rossel 16–25
Épisode 3 : “Le plus court chemin”

Le prix Rossel récom­pense un auteur ou une autrice belge pour un roman paru dans l’année. Décerné depuis 1938 par un jury d’écrivains, de libraires et de jour­nal­istes lit­téraires con­sti­tué par le jour­nal Le Soir, le Rossel est con­sid­éré comme le plus impor­tant prix en Bel­gique fran­coph­o­ne, ce qui lui vaut le surnom de “Goncourt belge”. Con­tin­uer la lec­ture

Le prix Rossel récom­pense un auteur ou une autrice belge pour un roman paru dans l’année. Décerné depuis 1938 par un jury d’écrivains, de libraires et de jour­nal­istes lit­téraires con­sti­tué par le jour­nal Le Soir, le Rossel est con­sid­éré comme le plus impor­tant prix en Bel­gique fran­coph­o­ne, ce qui lui vaut le surnom de “Goncourt belge”. Con­tin­uer la lec­ture

Rossel 16–25
Épisode 2 : “Guerre et pluie”

Le prix Rossel récom­pense un auteur ou une autrice belge pour un roman paru dans l’année. Décerné depuis 1938 par un jury d’écrivains, de libraires et de jour­nal­istes lit­téraires con­sti­tué par le jour­nal Le Soir, le Rossel est con­sid­éré comme le plus impor­tant prix en Bel­gique fran­coph­o­ne, ce qui lui vaut le surnom de “Goncourt belge”. Con­tin­uer la lec­ture

Série d’été : Rossel 16–25
Épisode 1 : “Les femmes de Louxor”

Le prix Rossel récom­pense un auteur ou une autrice belge pour un roman paru dans l’année. Décerné depuis 1938 par un jury d’écrivains, de libraires et de jour­nal­istes lit­téraires con­sti­tué par le jour­nal Le Soir, le Rossel est con­sid­éré comme le plus impor­tant prix en Bel­gique fran­coph­o­ne, ce qui lui vaut le surnom de “Goncourt belge”. Con­tin­uer la lec­ture

Les bonnes feuilles du Carnet : la carte blanche de Christian Hubin

Cet été, Le Car­net et les Instants vous emmène à la redé­cou­verte de ses bonnes feuilles, des arti­cles mar­quants de notre revue.

La rubrique « Carte blanche » a pris place dans nos colonnes du n° 72 (1992) au n°143 (2006). Un auteur ou une autrice y pro­po­sait un texte inédit de sa com­po­si­tion, lié soit à des ques­tions d’écriture, soit à l’actualité poli­tique ou cul­turelle. Chaque dimanche, du 5 juil­let au 23 aout, nous vous pro­posons de redé­cou­vrir l’une de ces cartes blanch­es. Des mots qui, même cir­con­stan­ciels, réson­nent tou­jours avec notre aujourd’hui.

Aujourd’hui : la carte blanche de Chris­t­ian Hubin (18 sep­tem­bre 1941 — 5 juin 2025) parue dans Le Car­net et les Instants n° 90 (1995) Con­tin­uer la lec­ture

Les bonnes feuilles du Carnet : Romain Gary par Geneviève Damas

Cet été, Le Car­net et les Instants vous emmène à la redé­cou­verte de ses bonnes feuilles, des arti­cles qui ont mar­qué l’histoire de la revue.

La rubrique « Petit exer­ci­ce d’admiration » a pris place pour 28 numéros entre 2008 et 2013. Un auteur ou une autrice belge y pro­po­sait un texte inédit, con­sacré à un écrivain ou une écrivaine admiré‑e, expli­quant les raisons de cette admi­ra­tion. Chaque same­di, du 4 juil­let au 22 aout, nous vous pro­posons de redé­cou­vrir l’un de ces petits exer­ci­ces d’admiration.

Aujourd’hui : le petit exer­ci­ce d’admiration de Geneviève Damas. Dédié à Romain Gary, il a paru dans Le Car­net et les Instants n° 172 (2013). Con­tin­uer la lec­ture

La grande respiration du monde

”Leuckx

Un peu d’air

Auteur : Philippe Leuckx

Illus­tra­tion : Philippe Col­mant

Mai­son d’édition : Le coudri­er

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 58

Prix : 18 €

Livre numérique : /

ISBN :978–2‑39052–087‑0

Pour Bachelard, l’imagination est mobile. Et dans son ouvrage L’air et les songes, il démon­tre que l’air n’est pas une sub­stance inerte : cet élé­ment représente la matière en mou­ve­ment, le flux et le dynamisme. Rêver de l’air, c’est s’af­franchir de la pesan­teur ter­restre. Invis­i­ble et impal­pa­ble, l’air est le sym­bole de la pen­sée et de la com­mu­ni­ca­tion. Il est lié à la lib­erté, à la légèreté, à l’in­spi­ra­tion et à l’ou­ver­ture d’esprit mais aus­si à l’in­tel­lect et à la sagesse. Philippe Col­mant, dont les illus­tra­tions bleues et blanch­es comme le ciel et ses tour­bil­lons de nuages ou de lumière dia­loguent avec les poèmes de Philippe Leuckx, souligne à juste titre dans la pré­face d’Un peu d’air que la poésie est affaire de souf­fle. Con­tin­uer la lec­ture

Pour voguer jusqu’au zénith !

”Libert

Poèmes à la coque. Fables pour notre temps

Autrice : Béa­trice Lib­ert

Illus­tra­trice : Clau­dine Goux

Mai­son d’édition : Le Tail­lis Pré

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 108

Prix : 16 €

Livre numérique : /

EAN : 9782874502583

En ornant les Poèmes à la coque de dessins de Clau­dine Goux, les édi­tions Le Tail­lis Pré (où Béa­trice Lib­ert a pub­lié déjà qua­tre recueils remar­qués) ont don­né à la lec­ture de neuf d’entre eux (L’angle obtus, Le bol, Le cade­nas, La cruche, La hache, L’œuf, La porte, Le vélo, Le x) une espiè­g­lerie de bon aloi pour accom­pa­g­n­er, sourire aux lèvres, la lec­ture de l’ouvrage. Quelques poèmes du recueil avaient déjà paru, illus­trés par Pierre Laroche (sous le titre Fables de notre temps aux édi­tions du Ravin en 2017 et aux édi­tions des Deux Frères en 2025 sous le titre Poèmes à la coque – Abcd’r inso­lite). Con­tin­uer la lec­ture

Relire Laurent de Graeve

Laurent de Graeve

Lau­rent de Graeve

Ce 22 juil­let mar­que le 25e anniver­saire du décès de l’écrivain Lau­rent de Graeve (Rabat, 30 novem­bre 1969 – Brux­elles, 22 juil­let 2001). Cet anniver­saire nous offre l’occasion de redé­cou­vrir l’auteur et son œuvre à par­tir de nos archives. Con­tin­uer la lec­ture

Une amitié tout en contrastes

Un coup de cœur du Car­net

”Bortolin

Les filles du Levant

Autrice : Claire Bor­tolin

Mai­son d’édition : Le Cerisi­er

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 123

Prix : 16 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑87267–261‑5

Flénu, fin du 19e siè­cle, les coro­ns vivent au rythme du tra­vail à la mine. Seul le dimanche offre un petit peu de répit. Alors, Zélia s’assied sur le banc devant sa petite mai­son, dans l’espoir de revoir la dame qui lui a offert le por­trait qui orne sa chem­inée. La dame, c’est Cécile Douard, artiste mon­toise. Le por­trait, c’est celui de Zélia elle-même, l’une des Glaneuses de char­bon du tableau peint par Cécile. Une fois passée la sur­prise d’être pris­es pour mod­èles et bal­ayée la méfi­ance envers cette dame de la ville qui détonne au pied du ter­ril, les hiercheuses se sont habituées à la présence de la pein­tre et ont sym­pa­thisé avec elle. Au fil du temps, Cécile devient une amie proche de la famille de Zélia et elles s’épauleront l’une l’autre face aux épreuves de la vie qui finale­ment n’épargnent per­son­ne. Con­tin­uer la lec­ture

La vengeance, à tout prix ?

”Tabard

Une vie en sursis

Autrice : Sab­ri­na Tabard

Mai­son d’édi­tion : Empaj

Années d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 284

Prix : 21 €

Livre numérique : /

EAN : 9782931011508

Nael est un jeune employé de la tech et vit à New York. Charmeur et sûr de lui, il mène une vie loin de toutes préoc­cu­pa­tions. Avec son col­lègue et ami Josh, ils se sont lancés dans un stu­pide con­cours : embrass­er le plus de filles sur une année. Nael est loin d’imaginer à quel point l’une de ces ren­con­tres va chang­er le cours de sa vie. Un soir, dans un restau­rant hup­pé, il fait la con­nais­sance d’une fille prénom­mée Dako­ta, de cinq ans sa cadette. Cette dernière lui fait croire qu’elle tra­vaille depuis peu dans le secteur de la mode, à New York. Or, elle vient de loin et a rassem­blé toute son énergie pour met­tre Nael sur les traces de son passé. La ren­con­tre se passe plutôt bien, même si un étrange sen­ti­ment saisit le jeune homme, comme s’il avait déjà vu cette per­son­ne. Ses yeux verts et pro­fonds l’intriguent. Dako­ta s’enfuit avant la fin du repas en lui lais­sant une pho­to sur laque­lle on la voit à douze ans avec un homme à ses côtés. Cet homme n’est autre que le père de Nael, père qu’il pense mort depuis le 11 sep­tem­bre 2001, alors qu’il était encore tout jeune enfant. Pourquoi Dako­ta – dont le vrai nom est révélé quelques pages plus loin – pose-t-elle avec cet homme ? Est-il vrai­ment mort ? Le cliché date de 2014. Toutes les cer­ti­tudes de Nael s’effondrent en quelques sec­on­des. Con­tin­uer la lec­ture

L’acuité du trouble

”Purnelle

Congruités

Auteur : Gérald Pur­nelle

Illus­tra­teur : Mar­tin Mai­gret

Mai­son d’édition : Le Tail­lis Pré

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 68

Prix : 12 €

Livre numérique : /

EAN : 9782874502590

1. L’aphorisme peut souf­frir le calem­bour.
2. Le calem­bour peut dénier l’aphorisme.
3. Leur mariage relève de l’union libre.
4. Le monde est fait pour aboutir à un jeu de mots.
5. Mais l’aphorisme est-il tou­jours évitable ?
(aver­tisse­ment en qua­trième de cou­ver­ture)

Con­gruités, voilà un joli titre mys­térieux que Gérald Pur­nelle donne à son recueil d’apho­rismes et de calem­bours en mêlant, dans sa phar­ma­copée d’ironie et d’hu­mour, autant d’observations pour potach­es masqués que d’inventions où la poésie lève la tête en quelques mots. Con­tin­uer la lec­ture

Les bonnes feuilles du Carnet : la carte blanche d’Emmanuèle Sandron

Cet été, Le Car­net et les Instants vous emmène à la redé­cou­verte de ses bonnes feuilles, des arti­cles mar­quants de notre revue.

La rubrique « Carte blanche » a pris place dans nos colonnes du n° 72 (1992) au n°143 (2006). Un auteur ou une autrice y pro­po­sait un texte inédit de sa com­po­si­tion, lié soit à des ques­tions d’écriture, soit à l’actualité poli­tique ou cul­turelle. Chaque dimanche, du 5 juil­let au 23 aout, nous vous pro­posons de redé­cou­vrir l’une de ces cartes blanch­es. Des mots qui, même cir­con­stan­ciels, réson­nent tou­jours avec notre aujourd’hui.

Aujourd’hui : la carte blanche d’Emmanuèle San­dron parue dans Le Car­net et les Instants n° 135 (2004) Con­tin­uer la lec­ture

Les bonnes feuilles du Carnet : Pierre Teilhard de Chardin par Grégoire Polet

Cet été, Le Car­net et les Instants vous emmène à la redé­cou­verte de ses bonnes feuilles, des arti­cles qui ont mar­qué l’histoire de la revue.

La rubrique « Petit exer­ci­ce d’admiration » a pris place pour 28 numéros entre 2008 et 2013. Un auteur ou une autrice belge y pro­po­sait un texte inédit, con­sacré à un écrivain ou une écrivaine admiré‑e, expli­quant les raisons de cette admi­ra­tion. Chaque same­di, du 4 juil­let au 22 aout, nous vous pro­posons de redé­cou­vrir l’un de ces petits exer­ci­ces d’admiration.

Aujourd’hui : le petit exer­ci­ce d’admiration de Gré­goire Polet. Dédié à Pierre Teil­hard de Chardin, il a paru dans Le Car­net et les Instants n° 174 (2013). Con­tin­uer la lec­ture

Ici on danse et on rit à nouveau, éneaurmément

Un coup de cœur du Car­net

”Saint

Contrer le rire fasciste. Trolling et résistance

Auteur : Denis Saint-Amand

Mai­son d’édition : Rue de l’échiquier

Col­lec­tion : Les inci­sives

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 96

Prix : 14 €

Livre numérique : 7,99 €

EAN : 9782374255880

Ouvrir et lire Con­tr­er le rire fas­ciste, c’est ouvrir et lire un livre salu­taire. Ancré dans notre époque. C’est réfléchir à cet out­il fab­uleux qu’est le rire potache, l’humour à deux balles, l’humour “bête et méchant”, qui nous aiderait à sur­mon­ter nos états de sidéra­tion et d’hébétement qui nous tra­versent à chaque fois, que, par exem­ple, une fig­ure d’autorité, un petit leader, par exem­ple un Trump, se prend pour Dieu le Père, énonce énor­mité sur énor­mité, injure sur injure, moquerie glaçante sur moquerie glaçante. Trump et ses com­plices fachos, com­pars­es fachos, ayant com­pris, depuis belle lurette, tout l’intérêt qu’il y a à railler sans arrêt, “bête­ment et mécham­ment”, comme rail­lait, “bête­ment et mécham­ment”, le Char­lie Heb­do de la grande époque. Con­tin­uer la lec­ture