Décès de Geneviève Bauloye

genevieve bauloye

Geneviève Bauloye

Nous apprenons le décès de la poétesse Geneviève Bauloye. Con­tin­uer la lec­ture →

Eva et Vanessa

Jacquet A voix basse

À voix basse

Auteur : Frédéric Jacquet

Mai­son d’édi­tion : Empaj

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 389

Prix : 23 €

Livre numérique : /

EAN : 9782931011553

Les dif­férentes affaires dra­ma­tiques d’enlèvements d’enfants à des fins d’abus sex­uels et les procès judi­ci­aires qui les ont suiv­ies ont puis­sam­ment mar­qué l’actualité belge de la fin du 20e siè­cle et elles ont lais­sé des mar­ques pro­fondes au sein de la pop­u­la­tion. Les réc­its des actes sor­dides issus des cours d’assises ont bien sou­vent don­né rai­son à l’adage selon lequel la réal­ité dépasse la fic­tion, à telle enseigne sans doute que ces his­toires entrées dans la mémoire col­lec­tive n’ont que peu envahi comme telles la créa­tion romanesque. On notera cepen­dant qu’à la faveur du temps écoulé, des auteurs belges s’emparent du sujet, comme par exem­ple Bernard Antoine (Tous les dieux du monde, Mur­mure des soirs, 2025) ou Anne-Sophie Kalbfleisch (Lalie en l’air, Le Rouer­gue, 2026). Con­tin­uer la lec­ture →

Prix Marguerite de Navarre 2026 : le palmarès

Dédié à la nou­velle, le prix Mar­guerite de Navarre a livré le ver­dict de sa troisième édi­tion.  Con­tin­uer la lec­ture →

L’effacement paternel

Un coup de cœur du Car­net

Martin a… e… i… o… u…

a… e… i… o… u…

Autrice : Isabelle Mar­tin

Mai­son d’édi­tion : La let­tre volée

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 64

Prix : 14 €

Livre numérique : /

EAN : 9782873176761

Le 31 jan­vi­er 2023, se tenait l’avant-première de A… E… I… O… U… à La Bel­lone dans le cadre de La Semaine du Son. Une rési­dence a ensuite eu lieu au Delta, la mai­son de la cul­ture de Namur, avec une représen­ta­tion le 16 novem­bre 2024. Car a… e… i… o… u… fut d’abord une pièce de théâtre, sur un texte d’Isabelle Mar­tin, inter­prétée par l’autrice elle-même dans une mise en scène de Car­o­line Logiou. Pour notre arti­cle, nous auri­ons voulu trou­ver un titre à la hau­teur de la force de ce court texte et nous craignons de ne pas y être par­venu. Con­tin­uer la lec­ture →

Prix Gouincourt 2026 : la sélection

Le prix Gouin­court a révélé sa pre­mière sélec­tion 2026. Quinze livres sont en lice.  Con­tin­uer la lec­ture →

Voir de biais

de Changy obliques

obliques

Autrice : Vic­toire de Changy

Mai­son d’édi­tion : L’ar­bre de Diane

Col­lec­tion : Les deux soeurs

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 85

Prix : 15 €

Livre numérique : /

EAN : 9782930822440

J’écris en je pour m’extirper, juste­ment, du je.
Pour devenir, au plus près exprimable,
une chose, une femme, une mère, et plusieurs.

Avec obliques, Vic­toire de Changy pour­suit son œuvre poé­tique dans un recueil qui fait de l’écart un sin­guli­er être au monde. Pub­lié par L’arbre de Diane, dans la col­lec­tion « Les deux sœurs », l’ouvrage pro­longe la poé­tique de La paume plus grande que toi, mais en déplace le cen­tre de grav­ité. Si la mater­nité demeure présente – à tra­vers l’avènement des enfants, l’évènement dans le nou­veau rap­port à l’écrit, la con­ces­sion à l’oubli –, elle ne con­stitue plus l’horizon du texte, elle se fait angle de vue, s’agrège, en tant qu’objet, à une poésie de l’attention, de la vig­i­lance accrue, du rap­port au temps, de la tristesse tue, du corps, de la créa­tion. « D’ailleurs, je pense mes poèmes comme des objets », scan­de, au présent, la poétesse. Con­tin­uer la lec­ture →

Regard cartographique et champ littéraire

Un coup de cœur du Car­net

”Ost Regarder le monde

Regarder le monde. Littérature et cartographie

Autrice : Isabelle Ost

Mai­son d’édition : Mimé­sis

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 486

Prix : 32 €

Livre numérique : /

EAN : 9788869764998

Avec Regarder le monde. Lit­téra­ture et car­togra­phie, Isabelle Ost, pro­fesseure en lit­téra­ture et philoso­phie à l’UCLouvain Saint-Louis Brux­elles, prési­dente de l’Institut de recherche inter­dis­ci­plinaire et co-direc­trice du cen­tre Prospéro, délivre un essai aus­si orig­i­nal qu’ambitieux, nova­teur que rigoureux. Les rela­tions, a pri­ori inso­lites, à tout le moins peu habituelles, qu’elle noue entre champ lit­téraire et pra­tique car­tographique se voient ques­tion­nées à par­tir de la notion de « regard car­tographique » qui four­nit un opéra­teur fécond d’approche de la lit­téra­ture. Le geste car­tographique, sa manière d’ordonner l’espace, de trans­former le con­cret en abstrait, l’inconnu en con­nu, se rangent sous le signe de la représen­ta­tion. Les lignes lim­i­nales posent le phénomène : « Représen­ter est le pro­pre de l’humain. Partout où l’homme représente, il crée du con­nu, du fam­i­li­er ». Con­tin­uer la lec­ture →

Se transformer sans jamais se perdre

Delaive Meuse fleuve nord seconde matière

Meuse Fleuve Nord. Seconde matière

Auteur : Serge Delaive

Mai­son d’édi­tion : Altura

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 56

Prix : 16 €

Livre numérique : /

EAN : 9782931190340

Romanci­er et poète lié­geois né en 1965, Serge Delaive est de retour sur les tables des librairies avec Meuse Fleuve Nord, un texte cousu dans une sec­onde matière. Le livre avait paru une pre­mière fois en 2014 aux édi­tions Tétras Lyre, accom­pa­g­né de pho­togra­phies pris­es par le poète lui-même. Con­tin­uer la lec­ture →

Pépites du SLPJ : la sélection 2026

Le Salon du livre et de la presse jeunesse (SLPJ) en Seine-Saint-Denis se tien­dra du 25 au 30 novem­bre. Des prix lit­téraires, les “pépites”, y sont décernés. Les final­istes sont désor­mais con­nus. Con­tin­uer la lec­ture →

Prix littéraire de l’Abbaye de Villers : appel à candidatures

Le prix du pre­mier roman belge de langue française décerné à l’Abbaye de Villers-la-Ville lance sa 4ème édi­tion. Les can­di­da­tures sont ouvertes jusqu’au 31 jan­vi­er 2027. Con­tin­uer la lec­ture →

“Belgiques” 2026 : une grande année

Un coup de cœur du Car­net

Forte désor­mais d’une petite quar­an­taine de vol­umes, la col­lec­tion “Bel­giques” des édi­tions Ker est dédiée à des recueils de nou­velles. Cha­cun d’eux, “écrit par un seul auteur, est un por­trait en mosaïque de la Bel­gique”. La série s’en­ri­chit chaque automne de qua­tre nou­veaux vol­umes. En 2026, ils sont signés par Gérard Adam, Patrick Lowie, Jean-Marc Rigaux et Daph­né Tam­age et sont disponibles en librairie dès ce ven­dre­di 9 octo­bre. Con­tin­uer la lec­ture →

Les Belgiques de Daphné Tamage

Un coup de cœur du Car­net

Tamage Belgiques

Belgiques

Autrice : Daph­né Tam­age

Mai­son d’édi­tion : Ker

Col­lec­tion : Bel­giques

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 110

Prix : 12 €

Livre numérique : /

EAN : 9782875865236

Daph­né Tam­age intè­gre la col­lec­tion « Bel­giques » avec un titre éponyme (comme tous ceux de la col­lec­tion, con­fiés chaque fois à un écrivain belge dif­férent). Notez le « S » du titre et de la col­lec­tion. Il explique mieux qu’un long dis­cours la ligne édi­to­ri­ale : don­ner à plusieurs per­son­nes l’occasion d’écrire leurs visions de notre pays : his­torique, onirique, géo­graphique, poé­tique, intime, etc. Et ce ne sont pas moins de vingt-deux nou­velles qu’offre ici l’autrice, ain­si qu’une intro­duc­tion et un épi­logue. Con­tin­uer la lec­ture →

Pour qui sonne le glas?

Un coup de cœur du Car­net

Rigaux Belgiques

Belgiques

Auteur : Jean-Marc Rigaux

Mai­son d’édi­tion : Ker

Col­lec­tion : Bel­giques

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 280

Prix : 12 €

Livre numérique : 5,99 €

EAN : 9782875865175

Jean-Marc Rigaux fait par­tie de ces auteurs qui réalisent une belle car­rière dans un tout autre domaine, vien­nent tar­di­ve­ment à l’édition mais s’y font rapi­de­ment une place appré­cia­ble. Après la nou­velle (des textes dans la revue Mar­ginales ; trois recueils chez Mur­mure des soirs), l’auteur lié­geois est passé au roman, nous offrant, avec son Kipjiru 49…195 l’un des meilleurs thrillers lit­téraires du 21e siè­cle fran­coph­o­ne, avant de se réin­ven­ter avec L’Itoi, plus intimiste.

En répon­dant à la sol­lic­i­ta­tion des édi­tions Ker et en inté­grant la col­lec­tion « Bel­giques », J.-M. Rigaux s’éloigne, pour un temps, de la (belle) enseigne laque­lle il a tou­jours été fidèle et revient au genre de ses débuts. Pour nous sur­pren­dre ! Con­tin­uer la lec­ture →

Le parcours d’une lignée, de Fromelles à Mapuetos

Un coup de cœur du Car­net

Lowie Belgiques

Belgiques. De Fromelles à Mapuetos

Auteur : Patrick Lowie

Mai­son d’édi­tion : Ker

Col­lec­tion : Bel­giques

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 120

Prix : 12 €

Livre numérique : /

EAN : 9782875865267

C’est au tour de Patrick Lowie, écrivain, édi­teur et artiste, d’inscrire son nom à la longue liste d’auteurs et autri­ces qui ont pro­posé un recueil de nou­velles dans la col­lec­tion Bel­giques, pub­liée chez Ker édi­tions. À tra­vers dif­férents tableaux aux accents absur­des, folk­loriques et oniriques, Patrick Lowie nous offre ses visions de la Bel­gique qu’il entremêle à ses pro­pres racines, ses rêves et inven­tions. Sous-titré De Fromelles à Mapuetos, ce recueil est décrit comme « une trahi­son », le « fruit de l’imagination » d’un auteur. Il nous met en garde dès la pre­mière page : « À par­tir de noms, de dates issues de mon arbre généalogique, de rêves et de cauchemars, de pho­togra­phies, d’anecdotes et de textes de jeunesse, j’ai voulu écrire treize nou­velles autour d’un sujet jamais abor­dé dans mon œuvre : mes Bel­giques. » Il dédie d’ailleurs l’ouvrage à sa famille, réelle ou rêvée. Con­tin­uer la lec­ture →

Le carnet de transmission

Un coup de cœur du Car­net

Adam Belgiques

Belgiques

Auteur : Gérard Adam

Mai­son d’édi­tion : Ker

Col­lec­tion : Bel­giques

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 132

Prix : 12 €

Livre numérique : /

EAN : 9782875865205

Comme il est pré­cisé par Ker édi­tions, « Bel­giques, est une col­lec­tion de recueils de nou­velles, éponyme. Chaque recueil, écrit par un seul auteur est un por­trait en mosaïque de la Bel­gique. (…) Tan­tôt humoris­tiques, tan­tôt doux-amers, cha­cun de ces tableaux impres­sion­nistes est le reflet d’une Bel­gique : celle de l’auteur. » Pour le vol­ume écrit par Gérard Adam, on acqui­esce qua­si totale­ment à cette présen­ta­tion. On irait même jusqu’à enlever le mot « amer » à « doux-amer ». Là où on ne suit pas l’éditeur, c’est qu’ici, claire­ment, on ne lit pas un recueil de nou­velles, mais un roman. Un roman chapitré. Un roman d’initiation, avec sa ligne du temps, ses brisures, ses étapes, ses inter­ro­ga­tions, de l’enfance jusqu’à l’entrée dans l’âge adulte. Un roman encadré d’une pré­face et d’une post­face rédigées par la petite-fille (Cybèle) du nar­ra­teur (Pipo). Alors que celui-ci est entré en mai­son de retraite à la suite d’un acci­dent vas­cu­laire cérébral, Cybèle, en vidant sa mai­son, décou­vre un car­net qui lui est dédié, un « classeur vert sur lequel son grand-père a piqué du nez ». Plus tard, « elle referme le classeur. Va-t-elle l’emporter ? Non sa place est ici. (…), elle revien­dra chaque jour pour faire le tri. Dès qu’elle aura vidé le con­tenu d’une pièce, lire un nou­veau frag­ment sera sa récom­pense. » La nôtre aus­si, par con­séquent. Con­tin­uer la lec­ture →

Objectif ouvert

Moeschler Trois incendies

Trois incendies

Autrice : Vin­ciane Moeschler

Autrice : Lau­rence Boudart

Mai­son d’édi­tion : Espace Nord

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 350

Prix : 11 €

Livre numérique : /

EAN : 9782875687425

Récom­pen­sé par le prix Rossel en 2019, Trois incendies de Vin­ciane Moeschler s’offre un sec­ond souf­fle grâce à cette réédi­tion chez Espace Nord, réhaussée d’une post­face éclairante de Lau­rence Boudart.

Poly­phonique, ce roman de fil­i­a­tion entre­croise le réc­it de trois généra­tions de femmes, de la grand-mère (Léa) à la petite-fille (Maryam), en pas­sant par la mère (Alexan­dra), avec trois pronoms dis­tincts. Atteinte d’Alzheimer, Léa délègue la nar­ra­tion : son enfance, durant la sec­onde guerre mon­di­ale, nous implique par le « tu ». Sous un « elle » plus dis­tant se révèle Alexan­dra, pho­to-reporter de guerre pas­sion­née. Par des phras­es cour­tes et vives, Maryam instau­re la com­plic­ité du « je » avec ses lecteurs, à qui elle s’adresse. Grâce à cette suc­ces­sion de voix qui retarde la suite de l’action, le sus­pense de chaque époque vibre équitable­ment. Si leur per­cep­tion de la guerre n’est pas la même, les trois pro­tag­o­nistes parta­gent la volon­té de faire de l’amour une lib­erté et inscrivent le déplace­ment dans leur être : pour fuir la guerre ou la mal­adie (Léa), doc­u­menter le dan­ger (Alexan­dra) ou pour renouer avec ses orig­ines (Maryam). Con­tin­uer la lec­ture →