Relâcher les rênes

”Garin

Études d’une jument

Autrice : Fan­ny Garin

Mai­son d’édition : Isabelle Sauvage

Col­lec­tion : Présent (im)parfait

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 106

Prix : 18 €

Livre numérique : /

EAN : 9782490385645

En exer­gue de son recueil, Fan­ny Garin cite Roland Barthes évo­quant le plaisir du texte qui « […] peut dire ne jamais s’excuser, ne jamais s’expliquer. Il ne nie jamais rien : “je détourn­erai mon regard, ce sera désor­mais ma seule néga­tion” ». Et le pro­pre réc­it de Garin de com­mencer : « une jument un jour, une jument par­fois, fut nom­mée la gana. l’étalon, sou­vent, fut appelé baron mychkine, ou alors, allez savoir pourquoi, quand le texte enflerait, mon mychkine. » Le pacte est scel­lé : la matière textuelle aura son pro­pre rythme, les per­son­nages mou­veront, les images se chercheront, la ponc­tu­a­tion se fera élec­tive. Con­tin­uer la lec­ture

Prix Mon’s livre 2026 : la sélection

Le Salon du livre de Wal­lonie se tien­dra les 26 et 27 sep­tem­bre 2026 au Lot­to Mons Expo. Comme chaque année, le prix lit­téraire Mon’s livre y sera décerné. Les final­istes sont con­nus.  Con­tin­uer la lec­ture

Relire Françoise Mallet-Joris

francoise mallet joris

Françoise Mal­let-Joris

Ce 13 aout mar­que le 10ème anniver­saire du décès de l’écrivaine et académi­ci­enne Françoise Mal­let-Joris (6 juil­let 1930 — 13 aout 2016). Un anniver­saire qui nous offre l’occasion de redé­cou­vrir l’écrivaine et son œuvre à par­tir de nos archives. Con­tin­uer la lec­ture

« D’autres vies que la mienne »

”Harpman

Des femmes imaginaires

Autrice : Jacque­line Harp­man

Pré­face : Amélie Nothomb

Mai­son d’édition : Stock

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 128

Prix : 15 €

Livre numérique : 12,99 €

EAN : 9782234105799

« La vérité est que je ne peux imag­in­er d’autres vies que la mienne sauf en les prê­tant à des femmes imag­i­naires. » Les édi­tions Stock, au dia­pa­son de la con­fes­sion de Jacque­line Harp­man, ont choisi comme unité de recueil trois d’entre elles, au cen­tre de nou­velles écrites au début des années 2000. Comme l’écrit si juste­ment Amélie Nothomb dans la pré­face qu’elle con­sacre à l’ouvrage, Harp­man est une « poly­glotte de la lit­téra­ture : elle maîtrise tous les gen­res lit­téraires comme autant d’idiomes ». Quelle per­ti­nente for­mule pour qual­i­fi­er une autrice à l’œuvre féconde, qui s’offre toutes les lib­ertés : explor­er les codes et les univers nar­rat­ifs, maitris­er une langue élé­gante (Harp­man recon­nait être « con­formiste pour la gram­maire et la syn­taxe ») tout en se per­me­t­tant le loisir de la taquiner­ie lex­i­cale, créer des per­son­nages féminins dont l’intériorité orgueilleuse (et par­fois imper­ti­nente) tranche avec une apparence docile. Con­tin­uer la lec­ture

La « basse continue » des mots…

”Noullez

Opus 26 suivi de Je cherche mes mots

Auteur : Lucien Noullez

Pré­face : Lam­bert Schlechter

Mai­son d’édition : Le Tail­lis Pré

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 118

Prix : 18 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑87450–257‑6

Noullez Une tasse d’étonnement

Une tasse d’étonnement : anthologie (1985–2023)

Auteur : Lucien Noullez

Pré­face : Jean-Pierre Lemaire

Mai­son d’édition : Le Tail­lis Pré

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 238

Prix : 20 €

Livre numérique : /

ISBN :978–2‑87450–253‑8

J’écoute le jardin, l’oreille au bord
Tout peut tin­ter encore
ou dépli­er les ombres. Un mer­le gon­fle le soleil
dans le corps d’un alto 
(Lucien Noullez, L’ouïe fine, 2001)

Trois ans après le décès du poète, l’œuvre de Lucien Noullez vibre tou­jours ! Comme une vibra­tion ténue, une « basse con­tin­ue » qui con­tin­uerait de réson­ner à l’oreille du lecteur-ami, com­plice de cette par­ti­tion que le poète n’a eu de cesse de réécrire et de jouer depuis la paru­tion en 1985 de son pre­mier recueil, Sim­ples chercheurs, paru à Brux­elles aux édi­tions du Pairy. Con­tin­uer la lec­ture

(Re)découvrir Jacques Lizène, petit Maître liégeois de la médiocrité

”Botquin Jacques Lizène les années yellow

Jacques Lizène, les années Yellow (1968–1975)

Auteur : Jean-Michel Botquin

Mai­son d’édition : L’Usine à Stars

Mai­son d’édition : Yel­low now

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 184

Prix : 20 €

Livre numérique : /

EAN :9782873405144

Il fut artiste plas­ti­cien, pein­tre, dessi­na­teur, pho­tographe, vidéaste, sculp­teur, musi­cien, per­formeur, assem­bleur d’objets (dépareil­lés ou non), col­lec­tion­neur d’anecdotes délibéré­ment navrantes, auteur d’aphorismes, co-fon­da­teur du Cirque Divers et ani­ma­teur débridé d’émissions radio et TV à la RTBF, réal­isant son œuvre à la manière d’un met­teur en scène, dans un grand mix­age inter­dis­ci­plinaire, où chaque porte, chaque fenêtre, pou­vait ouvrir sur une autre. Pour­tant, ses jeunes débuts furent peu encour­ageants. Jacques Lizène (Ougrée, 1946 – Liège, 2021) dis­ait être né « sous un pro­jecteur bla­fard, dans un lieu glacé, puant le couloir d’hôpital et hurlant  comme un hall d’usine : l’intérieur de la ban­lieue indus­trielle lié­geoise ». Au con­tact de cette réjouis­sante décou­verte, et après une enfance ni pire ni meilleure que d’autres (« mais c’est sans impor­tance »), il remar­qua en toute con­science que la sit­u­a­tion de l’espèce humaine étant ce qu’elle était, il n’y avait pas d’intérêt à la per­pétuer. Sa décou­verte de l’œuvre de Cio­ran et du Pré­cis de décom­po­si­tion (Gal­li­mard, 1949), puis la paru­tion, en 1973, de son livre d’aphorismes De l’inconvénient d’être né, valid­eront ce pré­cepte qui devint pour Lizène une ver­tu d’une vérité absolue : « L’art dis­paraî­tra et l’espèce humaine suiv­ra de près. » C’est ain­si que dès 1965 il déci­da de ne jamais pro­créer, et pour­suiv­it cette démarche en se faisant vasec­tomiser. Il théoris­era et vul­garis­era par la suite cette pra­tique au cours de ses expo­si­tions d’« art nul », qui devint l’un des mantras de son par­cours artis­tique, jusqu’à son décès – ou son efface­ment inopiné – en 2021. Con­tin­uer la lec­ture

La poésie, c’est la musique des langues

”François

N’avons-nous rien oublié?

Autrice : Rose-Marie François

Mai­son d’édition : Abra­pal­abra

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 126

Prix : 15 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑931324–24‑0

À la suite d’Est-ce que je suis ? (Asmod­ée Édern édi­tions, 2026), Rose-Marie François pub­lie avec N’avons-nous rien oublié ? le sec­ond vol­ume d’un ensem­ble poé­tique mémoriel et qua­si tes­ta­men­taire : elle y évoque avec ten­dresse, humour et grav­ité mêlés, dans une longue médi­ta­tion sur le temps et la vie, des thèmes for­mant la trame de sa voca­tion de philo­logue et d’écrivaine, de poète et de rhap­sode. On notera l’interrogation présente dans les inti­t­ulés de ces deux recueils : elle témoigne d’un souci de scrupule et d’exactitude qui doit habiter tout qui se voue d’une part à la créa­tion et à la vie mais aus­si au tra­vail des mots et de la mémoire. Con­tin­uer la lec­ture

Les bonnes feuilles du Carnet : la carte blanche de Michel Lambert

Cet été, Le Car­net et les Instants vous emmène à la redé­cou­verte de ses bonnes feuilles, des arti­cles mar­quants de notre revue.

La rubrique « Carte blanche » a pris place dans nos colonnes du n° 72 (1992) au n°143 (2006). Un auteur ou une autrice y pro­po­sait un texte inédit de sa com­po­si­tion, lié soit à des ques­tions d’écriture, soit à l’actualité poli­tique ou cul­turelle. Chaque dimanche, du 5 juil­let au 23 aout, nous vous pro­posons de redé­cou­vrir l’une de ces cartes blanch­es. Des mots qui, même cir­con­stan­ciels, réson­nent tou­jours avec notre aujourd’hui.

Aujourd’hui : la carte blanche de Michel Lam­bert parue dans Le Car­net et les Instants n° 92 (1996) Con­tin­uer la lec­ture

Les bonnes feuilles du Carnet : Franz Kafka par Diane Meur

Cet été, Le Car­net et les Instants vous emmène à la redé­cou­verte de ses bonnes feuilles, des arti­cles qui ont mar­qué l’histoire de la revue.

La rubrique « Petit exer­ci­ce d’admiration » a pris place pour 28 numéros entre 2008 et 2013. Un auteur ou une autrice belge y pro­po­sait un texte inédit, con­sacré à un écrivain ou une écrivaine admiré‑e, expli­quant les raisons de cette admi­ra­tion. Chaque same­di, du 4 juil­let au 22 aout, nous vous pro­posons de redé­cou­vrir l’un de ces petits exer­ci­ces d’admiration.

Aujourd’hui : le petit exer­ci­ce d’admiration de Diane Meur. Dédié à Franz Kaf­ka, il a paru dans Le Car­net et les Instants n° 153 (2008). Con­tin­uer la lec­ture

Rossel 16–25
Épisode 10 : “Danse de la vie brève”

Le prix Rossel récom­pense un auteur ou une autrice belge pour un roman paru dans l’année. Décerné depuis 1938 par un jury d’écrivains, de libraires et de jour­nal­istes lit­téraires con­sti­tué par le jour­nal Le Soir, le Rossel est con­sid­éré comme le plus impor­tant prix en Bel­gique fran­coph­o­ne, ce qui lui vaut le surnom de “Goncourt belge”. Con­tin­uer la lec­ture

Rossel 16–25
Épisode 9 : “Robinson”

Le prix Rossel récom­pense un auteur ou une autrice belge pour un roman paru dans l’année. Décerné depuis 1938 par un jury d’écrivains, de libraires et de jour­nal­istes lit­téraires con­sti­tué par le jour­nal Le Soir, le Rossel est con­sid­éré comme le plus impor­tant prix en Bel­gique fran­coph­o­ne, ce qui lui vaut le surnom de “Goncourt belge”. Con­tin­uer la lec­ture

Rossel 16–25
Épisode 8 : “La vraie vie”

Le prix Rossel récom­pense un auteur ou une autrice belge pour un roman paru dans l’année. Décerné depuis 1938 par un jury d’écrivains, de libraires et de jour­nal­istes lit­téraires con­sti­tué par le jour­nal Le Soir, le Rossel est con­sid­éré comme le plus impor­tant prix en Bel­gique fran­coph­o­ne, ce qui lui vaut le surnom de “Goncourt belge”. Con­tin­uer la lec­ture

Rossel 16–25
Épisode 7 : “Trois incendies”

Le prix Rossel récom­pense un auteur ou une autrice belge pour un roman paru dans l’année. Décerné depuis 1938 par un jury d’écrivains, de libraires et de jour­nal­istes lit­téraires con­sti­tué par le jour­nal Le Soir, le Rossel est con­sid­éré comme le plus impor­tant prix en Bel­gique fran­coph­o­ne, ce qui lui vaut le surnom de “Goncourt belge”. Con­tin­uer la lec­ture

Rossel 16–25
Épisode 6 : “La confiture de morts”

Le prix Rossel récom­pense un auteur ou une autrice belge pour un roman paru dans l’année. Décerné depuis 1938 par un jury d’écrivains, de libraires et de jour­nal­istes lit­téraires con­sti­tué par le jour­nal Le Soir, le Rossel est con­sid­éré comme le plus impor­tant prix en Bel­gique fran­coph­o­ne, ce qui lui vaut le surnom de “Goncourt belge”. Con­tin­uer la lec­ture

Les bonnes feuilles du Carnet : la carte blanche d’Amélie Nothomb

Cet été, Le Car­net et les Instants vous emmène à la redé­cou­verte de ses bonnes feuilles, des arti­cles mar­quants de notre revue.

La rubrique « Carte blanche » a pris place dans nos colonnes du n° 72 (1992) au n°143 (2006). Un auteur ou une autrice y pro­po­sait un texte inédit de sa com­po­si­tion, lié soit à des ques­tions d’écriture, soit à l’actualité poli­tique ou cul­turelle. Chaque dimanche, du 5 juil­let au 23 aout, nous vous pro­posons de redé­cou­vrir l’une de ces cartes blanch­es. Des mots qui, même cir­con­stan­ciels, réson­nent tou­jours avec notre aujourd’hui.

Aujourd’hui : la carte blanche d’Amélie Nothomb parue dans Le Car­net et les Instants n° 75 (1992) Con­tin­uer la lec­ture

Les bonnes feuilles du Carnet : Scutenaire, Chavée, Mariën par Jean-Pierre Verheggen

Cet été, Le Car­net et les Instants vous emmène à la redé­cou­verte de ses bonnes feuilles, des arti­cles qui ont mar­qué l’histoire de la revue.

La rubrique « Petit exer­ci­ce d’admiration » a pris place pour 28 numéros entre 2008 et 2013. Un auteur ou une autrice belge y pro­po­sait un texte inédit, con­sacré à un écrivain ou une écrivaine admiré‑e, expli­quant les raisons de cette admi­ra­tion. Chaque same­di, du 4 juil­let au 22 aout, nous vous pro­posons de redé­cou­vrir l’un de ces petits exer­ci­ces d’admiration.

Aujourd’hui : le petit exer­ci­ce d’admiration de Jean-Pierre Ver­heggen (1942–2023). Dédié à Scute­naire, Chavée, Mar­iën et autres apho­ris­meurs, il a paru dans Le Car­net et les Instants n° 166 (2011). Con­tin­uer la lec­ture