Archives de catégorie : Espace Nord

L’écriture comme meurtre de la mère

Un coup de cœur du Car­net

Harpman La fille démantelée

La fille démantelée

Autrice : Jacque­line Harp­man

Post­face : Lau­rence Boudart

Mai­son d’édition : Espace Nord

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 300

Prix : 10 €

Livre numérique : 6,99 €

EAN : 9782875687395

Com­ment tuer sa mère morte, une mère qui ne vit plus qu’en soi, qui hante et domine sa fille post mortem comme elle l’a fait de son vivant ? « Reste morte, ma Mère ». Aus­si célèbre que l’incipit de L’étranger de Camus avec lequel il offre un effet de con­traste, la pre­mière phrase injonc­tive de La fille déman­telée nous con­vie à entr­er dans le réc­it d’Edmée qu’elle con­stru­it comme un tombeau dédié à sa mère défunte. Met­tant en forme leur rela­tion asphyxi­ante, destruc­trice, son­dant le mélange d’amour et de haine qui lie mère et fille, les phras­es que nous lisons for­ment non pas un tombeau lit­téraire, glo­rieux, au sens clas­sique du terme, mais une sépul­ture de mots, une stèle funéraire afin que la mère Rose se taise à jamais, délivre enfin Edmée. La mort d’une géni­trice proche de Fol­coche, de Madame Lep­ic ne suf­fit pas : l’écriture seule est en mesure de parachev­er la cré­ma­tion. Con­tin­uer la lec­ture

Le cheminement d’un homme

Vivier Délivrez-nous du mal

Délivrez-nous du mal. Antoine le guérisseur

Auteur : Robert Vivi­er

Pré­face : André Sem­poux

Post­face : Frédéric Sae­nen

Mai­son d’édition : Espace Nord

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 389

Prix : 10 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑87568–740‑1

Délivrez-nous du mal. Antoine le guéris­seur de Robert Vivi­er retrace le par­cours éton­nant d’un per­son­nage hors du com­mun, Louis Antoine. Celui-ci nait en 1846 dans la ban­lieue lié­geoise au sein d’une famille ouvrière. Très tôt il descend dans la mine avant d’aller à l’usine. Selon le por­trait qu’en fait Vivi­er, c’est un bon tra­vailleur, mod­este, réservé et assez soli­taire, témoignant d’attentes qui déno­tent quelque peu dans son milieu. Il est croy­ant, éduqué dans la foi catholique. Les répons­es que le catholi­cisme apporte à ses inter­ro­ga­tions exis­ten­tielles ne le sat­is­font cepen­dant pas. Il se tourne alors vers le spiritisme, impres­sion­né par les pos­si­bil­ités de con­tact avec les morts. Mais surtout il décou­vre qu’au-delà du « rideau noir » qui sem­ble l’entourer exis­tent des dimen­sions insoupçon­nées. Il devient guéris­seur et bien­tôt de partout des malades vien­nent trou­ver le récon­fort auprès de lui. Pro­fondé­ment mar­qué par la théorie spirite des flu­ides qui règ­lent l’univers, il aban­donne ses pra­tiques de guéri­son pour soign­er avant tout l’esprit. C’est ain­si qu’il va fonder un culte qu’on appellera l’antoinisme. Louis Antoine décède en 1912. Con­tin­uer la lec­ture

Les tremblements de la nomination

Un coup de cœur du Car­net

Yves NAMUR, Fig­ures de l’éphémère, Post­face de Daniel Laroche, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2026, 274 p., 12 €, ISBN : 9782875687388

namur figures de l'éphémèreL’œuvre d’Yves Namur se tient sous le signe de la poésie pen­sante au sens où l’espace du poème se con­stru­it comme un lieu de médi­ta­tion et de réflex­ion méta­physique. Fig­ures de l’éphémère, mag­nifique­ment post­facé par Daniel Laroche, abrite des frag­ments de trois recueils poé­tiques des années 1990, Frag­ments de l’inachevée (1992), Une parole dans les failles (1997), Fig­ures du très obscur (2000). La matière lan­gag­ière, l’acte de la nom­i­na­tion sont au cœur de l’imaginaire du poète, médecin des corps-âmes et médecin des mots, qui plante son inter­ro­ga­tion dans la ques­tion tout à la fois philosophique, poé­tique, exis­ten­tielle et spir­ituelle du dire, de la rela­tion (pos­si­ble et impos­si­ble) entre les mots et les choses. Liée à la con­ci­sion, à une ligne orac­u­laire, à un mou­ve­ment heuris­tique, la pré­va­lence de la forme ques­tion­nante est exigée par la rad­i­cal­ité du geste namurien : remon­ter aux sources du pas-de-deux entre le réel et la parole. L’oreille col­lée aux écrits d’Héraclite d’Éphèse, des Pré­socra­tiques, aux mys­tères du nom (sacré et pro­fane), Yves Namur aus­culte les promess­es, mais aus­si les failles, les lim­ites, l’impuissance du verbe, les para­dox­es dans lesquels le souf­fle de la parole nous entraine. Con­tin­uer la lec­ture

Le poète, l’artisan et l’enlumineur

Max ELSKAMP, La chan­son de la rue Saint-Paul, post­face de Clé­ment Dessy, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2025, 395 p., 12 €, ISBN : 978–2‑87568–724‑1

elskamp la chanson de la rue saint paulIl y a chez Max Elskamp un peu de ces marins à quai pour qui les ports, les noms des rues et des villes sont déjà de la poésie. Né à Anvers d’un père fla­mand arma­teur et d’une mère orig­i­naire d’Ecaussinnes, le poète des Chan­sons dés­abusées suiv­ra, sans réel ent­hou­si­asme, des études de Droit à l’Université libre de Brux­elles. Mais son exis­tence, il la passera essen­tielle­ment à Anvers, louant dans ses poésies les cités et paysages de Flan­dres, en regret­tant de ne pas maîtris­er la langue de Von­del. Anvers surtout et la rue Saint-Paul par­ti­c­ulière­ment (le titre d’ensemble du vol­ume reprend celui du recueil paru en 1922) où il naquit en 1862 seront son ter­rain de jeu favori. Con­tin­uer la lec­ture

L’impérialisme comme vampirisme

Marie NIZET, Cap­i­taine vam­pire, Post­face de Lau­rent Ther­er, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2025, 215 p., 9 €, ISBN : 978–2‑87568–725‑8
Un dossier péd­a­gogique (pdf) com­plète le livre

nizet capitaine vampireVéri­ta­ble sur­prise que la décou­verte de ce livre ! En 1879, Marie Nizet pub­lie Cap­i­taine vam­pire. S’il ren­con­tre un cer­tain intérêt, le roman (qu’elle qual­i­fie en sous-titre de Une nou­velle roumaine) dis­parait ensuite com­plète­ment de l’histoire lit­téraire. Dans les études sur le thème du vam­pire, son livre n’est jamais men­tion­né. Ce n’est qu’en 2004 qu’un médiéviste roumain cite le roman et va même jusqu’à pré­ten­dre qu’il aurait exer­cé une influ­ence impor­tante sur le Drac­u­la de Bram Stok­er paru en 1897. Lau­rent Ther­er, le post­faci­er, mène une intéres­sante réflex­ion sur cette affir­ma­tion. Il mon­tre que la réponse est nuancée. La réédi­tion en Espace Nord est la pre­mière en Bel­gique depuis 1879 ! Con­tin­uer la lec­ture

Objectif taire

Armel JOB, Baigneuse nue sur un rocher, Post­face de Michel Tor­rekens, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2025, 300 p., 10 €, ISBN : 9782875685766

job baigneuse nue sur un rocherVoici trois décen­nies qu’Armel Job trace son chemin dans le monde lit­téraire fran­coph­o­ne. Au fil des années, il a con­quis un large lec­torat et ses œuvres ont été récom­pen­sées par de nom­breux prix. Qua­tre de ses romans ont pris place dans la col­lec­tion pat­ri­mo­ni­ale Espace Nord, dont Baigneuse nue sur un rocher, paru en 2001, qui fait aujourd’hui l’objet d’une nou­velle réédi­tion assor­tie d’une post­face de Michel Tor­rekens. Con­tin­uer la lec­ture

L’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art

Karel LOGIST, J’arrive à la mer suivi de Force d’inertie et Le sens de la vis­ite, Post­face d’Eloïse Grom­merch, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2025, 316 p., 12 €, ISBN : 9–782875-687–104

logist j'arrive à la merKarel Logist (Spa, 1962) appar­tient à ceux que Lil­iane Wouters appelait la Généra­tion Expo 58, qui pro­pose une nou­velle sen­si­bil­ité dans le monde des let­tres français­es de Bel­gique par rap­port aux généra­tions précé­dentes, après le sur­réal­isme et les irréguliers du lan­gage et entre les recherch­es formelles, notam­ment struc­tural­istes et min­i­mal­istes, et le néo-clas­si­cisme. Con­tin­uer la lec­ture

Les os, le cœur, la chair

Car­o­line LAMARCHE, Mira, Post­face de Lau­rent Demoulin, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2025, 150 p., 9 €, ISBN : 9782875687081

lamarche mira espace nordDans un pays en guerre, Mira attend les os de son frère. Elle tra­vaille pour une fig­ure hiéra­tique et sen­suelle, la Bar­bi­ère, garante de l’équilibre frag­ile qui tient la société étrange dans laque­lle ces deux femmes évolu­ent sous les regards – et les mains – des hommes. Toutes deux sont les prêtress­es d’un rite cru­el auquel les hommes se prê­tent de bonne grâce : sac­ri­fi­er un œil à l’instance supérieure qui pro­tège la ville, illu­mine le ciel pour y lire les don­nées cru­ciales que char­ri­ent les ondes guer­rières. Con­tin­uer la lec­ture

On a tous en nous quelque chose de Keetje trottin

Neel DOFF, Keet­je trot­tin, post­face d’Élisabeth Costa­dot, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2025, 208 p., 9,50 € / ePub : 6,99 €, ISBN : 9782875687098

doff keetje trottinCom­mençons par la fin, com­mençons par saluer la post­face de la nou­velle édi­tion de Keet­je trot­tin, dans la col­lec­tion Espace Nord. Extrême­ment bien doc­u­men­tée, due à Élis­a­beth Costa­dot, elle est net­te­ment plus réussie que celle de la précé­dente édi­tion (1999) qui n’avait pas perçu l’originalité de l’écriture de Neel Doff, allant jusqu’à affirmer qu’elle écrivait mal, notam­ment en rai­son des néer­lan­dismes qu’elle employ­ait. Rap­pelons sim­ple­ment qu’à une époque, Gus­tave Flaubert fut égale­ment accusé de malmen­er la gram­maire française, et Mar­guerite Duras de même. Autant dire que ce type de reproche man­quait l’essentiel : l’originalité et la nature de la langue de Neel Doff. Con­tin­uer la lec­ture

Michèle Fabien. Le théâtre comme espace de libération

Un coup de cœur du Car­net

Michèle FABIEN, Notre Sade, Sara Z., Char­lotte, post­face d’Élise Descham­bre, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2025, 184 p., 10 €, ISBN : 9782875687111

fabien notre sade sara zFig­ure majeure des Let­tres belges, de la scène théâ­trale des années 1970–1990, autrice, dra­maturge, adap­ta­trice, tra­duc­trice de Pasoli­ni, Michèle Fabi­en (1945–1999) a inter­rogé avec une puis­sance iné­galée l’espace théâ­tral, la dialec­tique des mots et des choses, du corps et du désir, de l’ordre sym­bol­ique, de son en deçà et de son au-delà. Accom­pa­g­nées d’une remar­quable post­face d’Élise Descham­bre, trois de ses pièces, Notre Sade, Sara Z., Char­lotte, sont rééditées (dans un ordre dif­férent) par Espace Nord vingt ans après la pre­mière édi­tion dont la lec­ture éclairante était signée Marc Quaghe­beur. Con­tin­uer la lec­ture

Sous les troènes, l’amour

Un coup de cœur du Car­net

Jean DOMINIQUE, Le don silen­cieux suivi de La Lit­téraire de Blanche Rousseau, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2025, 300 p., 12 € / ePub : 6,99 €, ISBN : 9782875686046

dominique le don silencieuxRarement l’amitié et l’amour lient-ils la vie à l’œuvre comme au cœur de Jean Dominique (1873–1952). Pseu­do­nyme lit­téraire de Marie Clos­set, enseignante et per­son­nal­ité anti­con­formiste, Jean Dominique entre dans la col­lec­tion Espace Nord avec un ouvrage en trois par­ties : l’une dédiée à la poésie, la deux­ième aux sou­venirs (dic­tés à la fin de sa vie depuis le fau­teuil où elle repose ses yeux presqu’aveugles), la dernière au “silence tumultueux” de sa rela­tion amoureuse avec Blanche Rousseau — à tra­vers les mots de celle-ci. Con­tin­uer la lec­ture

Les mots de la faim

Fran­cis TESSA, Les enfants Polen­ta, post­face de Catia Nan­noni, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2025, 200 p., 9,50 €, ISBN : 9782875687067

tessa les enfants polentaVoici que Les enfants Polen­ta, de Fran­cis Tes­sa, rejoignent la col­lec­tion Espace Nord et que ceux-ci pren­nent naturelle­ment place aux côtés d’autres tomes qui y ren­dent compte, avec des accents mul­ti­ples, de l’univers de l’immigration ital­i­enne en Bel­gique fran­coph­o­ne au 20e siè­cle. L’auteur, né en 1935, est arrivé en Bel­gique en 1952 et il s’est surtout fait con­naitre pour son œuvre poé­tique et son action en faveur de la poésie. Fon­da­teur et ani­ma­teur de la mai­son de la poésie d’Amay, il a pub­lié de nom­breux recueils de ses textes et le roman qui est remis en lumière aujourd’hui, paru en 1996 (Bernard Gilson, édi­teur), est sa seule œuvre lit­téraire en prose. Con­tin­uer la lec­ture

Jeu de pistes

Daniel DE BRUYCKER, Des­tins nomades, Post­face de Gérald Pur­nelle, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2025, 303 p., 12 €, ISBN : 978–2‑87568–705‑0

de bruycker destins nomadesLe titre Des­tins nomades cou­vre cinq recueils dont le présent vol­ume reprend les qua­tre pre­miers, Daniel De Bruy­ck­er se présen­tant non comme auteur mais comme tra­duc­teur et présen­ta­teur. Poèmes de Hou Dang Ye, le volet 1, est annon­cé comme l’œuvre d’un poète chi­nois mal con­nu du 7e siè­cle, sol­dat affec­té à la Grande Muraille et amoureux infor­tuné de la belle Shan Tao. Le deux­ième, Ascen­sion, aurait vu le jour au 2e siè­cle, tou­jours en Chine ; il serait dû au supérieur d’un monastère qui, sa retraite prise, chem­ine sere­ine­ment vers la mort. Suiv­ent les Ghazāls des Hu, chroniques anci­ennes représen­tées sur des kil­ims puis déchiffrées par al-Çek­ery, marc­hand éru­dit qui les pub­lie en per­san vers 1906. Le volet 4, Sous l’olivier, est un con­te en vers attribué au même al-Çek­ery : le jeune héros ren­con­tre trois vieil­lards qui l’aident par allu­sions à trou­ver sa juste voie dans l’existence. Mal­gré des orig­ines si dis­parates, les qua­tre recueils présen­tent plusieurs traits com­muns. Il s’agit à chaque fois d’une poésie limpi­de, par­fois même naïve, exempte de toute com­pli­ca­tion styl­is­tique ou psy­chologique, tou­jours ordon­née par une trame nar­ra­tive ; une place émi­nente est faite à la géo­gra­phie, tant humaine que naturelle, ain­si qu’aux déplace­ments spa­ti­aux et à l’inexorable écoule­ment du temps. Con­tin­uer la lec­ture

Ailleurs et autrement

J.-H. ROSNY AINE, Les nav­i­ga­teurs de l’infini précédé de Les Xipéhuz, Post­face de Nico­las Steten­feld, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2025, 333 p., 10 €, ISBN : 978–2‑87568–703‑6

rosny aine les navigateurs de l'infiniLa relec­ture des livres de Ros­ny est certes un plaisir mais révèle aus­si un intérêt cer­tain, les inter­ro­ga­tions qu’il se posait il y a plus de 100 ans prenant une réson­nance par­ti­c­ulière aujourd’hui. Il faut saluer l’initiative d’Espace Nord (qui par ailleurs repub­lie La mort de la Terre) de repren­dre en un vol­ume Les nav­i­ga­teurs de l’infini précédé de Les Xipéhuz, ces deux textes ayant été pub­liés à près de 40 ans d’intervalle. Cela per­met ain­si de percevoir l’évolution dans l’œuvre de J.-H. Ros­ny aîné. En out­re, les deux textes ressor­tis­sent à des gen­res dif­férents par­mi ceux qu’a pra­tiqué l’écrivain. Les Xipéhuz s’inscrit dans la veine de ses romans préhis­toriques. Mille ans avant la con­struc­tion des pre­mières cités, une tribu nomade est bru­tale­ment con­fron­tée à une forme de vie incon­nue qui se révèle vio­lente. Bakhoûn le sage va s’employer à con­jur­er le péril, car il sait l’Humanité nais­sante en dan­ger. Il regrette cepen­dant de ne pas pou­voir établir une coex­is­tence paci­fique avec ces êtres. Les nav­i­ga­teurs de l’infini relate des expédi­tions ter­ri­ennes sur Mars et la décou­verte des divers­es formes de vie qui y pro­lifèrent. Le livre relève de la sci­ence-fic­tion, dont on con­sid­ère Ros­ny comme le créa­teur. Con­tin­uer la lec­ture

Retour aux sources

François EMMANUEL, Retour à Satyah, Impres­sions nou­velles, coll. “Espace Nord”, 2024, 180 p., 9 €, ISBN : 9782875686947

emmanuel retour à satyahParu en 1989 aux Édi­tions Alin­ea, réédité en 2000 chez Ancrage, Retour à Satyah, pre­mier roman de François Emmanuel, avait déjà fait son entrée dans la col­lec­tion  pat­ri­mo­ni­ale Espace Nord en 2006. Voici que près de vingt ans plus tard, cet ouvrage nous y revient, accom­pa­g­né cette fois d’une post­face de Mar­gareth Amat­ul­li. Con­tin­uer la lec­ture

Petits soleils bitumeux de la jeunesse

Louis SCUTENAIRE, Les vacances d’un enfant, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2024, 352 p., 10 €, ISBN : 978–2‑87568–692‑3
Un dossier péd­a­gogique télécharge­able (PDF) accom­pa­gne le livre.

scutenaire les vacances d'un enfantLe matin sent l’huile, et le soleil est rouge, mal­gré la chaleur on dirait qu’il saigne de froid.

Accom­pa­g­né d’une éclairante post­face signée par Alain Delaunois, Les vacances d’un enfant de Louis Scute­naire trou­ve, près de 85 ans après son écri­t­ure (entre 1939 et 1942, selon l’auteur) et une exis­tence trop longtemps demeurée con­fi­den­tielle, une juste place dans la col­lec­tion pat­ri­mo­ni­ale Espace Nord. Con­tin­uer la lec­ture