Archives par étiquette : Famille

Amour et musique, entre création et destruction

Sylvain Si un jour tu as de la peine

Si un jour tu as de la peine

Autrice : Anne Syl­vain

Mai­son d’édition : Genèse édi­tion

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 180

Prix : 22,50 €

Livre numérique : /

EAN : 9782382011027

Si vous allez par­fois au Théâtre Le Pub­lic, vous y avez peut-être déjà vu une pièce d’Anne Syl­vain. Car cette comé­di­enne de for­ma­tion est égale­ment met­teuse en scène et autrice de spec­ta­cles de théâtre (The Ele­phant Man ou encore Le fils de Don Qui­chotte). Elle revient pour la sec­onde fois au roman, avec Si un jour tu as de la peine, paru chez Genèse Édi­tion. Con­tin­uer la lec­ture

Passer l’écluse

Van Acker Moi la poésie je suis pas trop pour

Moi, la poésie, je suis pas trop pour

Autrice : Chris­tine Van Ack­er

Mai­son d’édition : Esper­luète

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 144

Prix : 19,50 €

Livre numérique : /

EAN :9782359842098

Il est de ces voix lit­téraires belges dis­crètes mais pro­fondé­ment sin­gulières, dont l’écriture ne cherche pas l’impression mais la créa­tion d’une présence. Celle de Chris­tine Van Ack­er compte par­mi celles-ci. Poétesse, roman­cière, nou­vel­liste, dra­maturge et créa­trice radio­phonique, cette autrice con­stru­it depuis près de vingt ans une œuvre mou­vante, sen­si­ble et tra­ver­sée par une même obses­sion : saisir ce qui façonne les êtres, ce qui les enferme, et ce qui leur per­met par­fois de s’échapper. Con­tin­uer la lec­ture

L’écriture comme meurtre de la mère

Un coup de cœur du Car­net

Harpman La fille démantelée

La fille démantelée

Autrice : Jacque­line Harp­man

Post­face : Lau­rence Boudart

Mai­son d’édition : Espace Nord

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 300

Prix : 10 €

Livre numérique : 6,99 €

EAN : 9782875687395

Com­ment tuer sa mère morte, une mère qui ne vit plus qu’en soi, qui hante et domine sa fille post mortem comme elle l’a fait de son vivant ? « Reste morte, ma Mère ». Aus­si célèbre que l’incipit de L’étranger de Camus avec lequel il offre un effet de con­traste, la pre­mière phrase injonc­tive de La fille déman­telée nous con­vie à entr­er dans le réc­it d’Edmée qu’elle con­stru­it comme un tombeau dédié à sa mère défunte. Met­tant en forme leur rela­tion asphyxi­ante, destruc­trice, son­dant le mélange d’amour et de haine qui lie mère et fille, les phras­es que nous lisons for­ment non pas un tombeau lit­téraire, glo­rieux, au sens clas­sique du terme, mais une sépul­ture de mots, une stèle funéraire afin que la mère Rose se taise à jamais, délivre enfin Edmée. La mort d’une géni­trice proche de Fol­coche, de Madame Lep­ic ne suf­fit pas : l’écriture seule est en mesure de parachev­er la cré­ma­tion. Con­tin­uer la lec­ture

En tête

Godfroid Pour les beaux yeux d’Eddy Merckx

Pour les beaux yeux d’Eddy Merckx

Auteur : Marc-Syl­vain God­froid

Mai­son d’édition : Weyrich

Col­lec­tion : Plumes du coq

Année d’édition : 2026

Prix : 23,50 €

Livre numérique : /

ISBN : 9782390770084

Mar­cel-Syl­vain God­froid, avant de faire paraitre Pour les beaux yeux d’Ed­dy Mer­ckx aux Édi­tions Weyrich, avait pub­lié, il y a plus de dix ans, un pre­mier roman remar­qué chez le même édi­teur, Le bureau des rep­tiles, cen­tré sur la ques­tion de la poli­tique colo­niale de Léopold II. Il a pour­suivi, depuis, de plusieurs façons, son activ­ité de jour­nal­iste et d’en­quê­teur socié­tal et s’est livré, en nous offrant ce nou­veau roman, à un exer­ci­ce périlleux et réus­si, en ce sens où fonder tout un roman sur la fig­ure mythique du héros cycliste, pour une généra­tion, et sur le cyclisme, était une gageure ! Con­tin­uer la lec­ture

Angela, fille de Nino, ouvrier, et… d’Adèle

Borile La fille de Nino

La fille de Nino

Autrice : Gabrielle Borile

Mai­son d’édition : Weyrich

Col­lec­tion : Plumes du coq

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 188

Prix : 20 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑39077–011‑4

La lit­téra­ture d’autrices et d’auteurs d’origine ital­i­enne pour­rait presque con­stituer un genre en soi. De nom­breux romans notam­ment ont mis et met­tent encore des mots sur une émigration/immigration qui reste un chapitre de l’Histoire belge. Ils sont aus­si bien sou­vent le réc­it de par­cours famil­i­aux, de quête iden­ti­taire, de tragédies sociales si pas davan­tage quand on se remé­more la cat­a­stro­phe du Bois du Cazier. Comme le pre­mier roman de Gabrielle Borile, La fille de Nino, paru aux édi­tions Weyrich, nom­bre de ces livres sont aus­si intergénéra­tionnels et de ce fait mémoriels. Cette fois, entre une fille et son père, ancien mineur devenu métal­lur­giste.

Avant Gabrielle Borile, ils et elles ont été plusieurs à écrire sur ce pan de leur, de notre his­toire qui s’ancre bien sou­vent dans nos bassins indus­triels, ceux de Liège et Charleroi en par­ti­c­uli­er, dont la superbe cou­ver­ture de La fille de Nino avec la sil­hou­ette d’un puits d’extraction, sym­bole assumé du passé his­torique de la région car­olorégi­en­ne. Par­mi ces prédécesseurs de Gabrielle Borile, née à Charleroi, on pense à Car­lo Masoni, Thilde Bar­boni, Cari­no Buc­cia­rel­li, Loren­zo Cec­chi, Nicole Mal­in­coni, Giuseppe San­toliq­ui­do, Sarah Berti… Et on en oublie beau­coup ! Con­tin­uer la lec­ture

Les combats d’Isabelle avec la bipolarité

Félix Fêlée

Fêlée

Autrice : Isabelle Félix

Mai­son d’édition : Les ate­liers de l’escargot

Col­lec­tion : Lucie

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 275

Prix : 22 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑931153–01‑7

« Je suis une malade men­tale », écrit avec déter­mi­na­tion Isabelle Félix. Et son pre­mier livre, Fêlée, pub­lié aux Ate­liers de l’escargot, struc­ture édi­to­ri­ale orig­i­nale, est tra­ver­sé par une hon­nêteté et une énergie peu com­mune. Écrit comme un roman, ce témoignage boule­verse car il nous place au cœur de la mal­adie et de ses impacts, en par­ti­c­uli­er pour les proches. Il nous ouvre les yeux aus­si. Ain­si, ne dites pas qu’Isabelle Félix est bipo­laire, mais qu’elle souf­fre de bipo­lar­ité. Ce n’est pas qu’un détail, c’est un vrai change­ment de per­spec­tive socié­tale. Con­tin­uer la lec­ture

On ne peut pas tout acheter

Un coup de cœur du Car­net

Pitz D’où personne ne revient

D’où personne ne revient

Autrice : Clarence Pitz

Mai­son d’édition : Bel­fond

Col­lec­tion : Bel­fond noir

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 400

Prix : 21,50 €

Livre numérique : 14,99 €

EAN : 9782714405579

Pondich­ery, 2005. Un homme aux aguets se dirige vers la mer, le corps d’un enfant mort con­tre lui. À l’abri des regards, il va le brûler avant de le livr­er à la mer. Il sourit et pense déjà à sa prochaine petite vic­time. Tout de suite : 2025, ile de la Sen­tinelle (à l’extrême sud de l’Inde). Marie Seghers a entrainé son fiancé Enguer­rand et son frère Louis dans une équipée folle, bra­vant l’interdiction absolue d’accéder à un ter­ri­toire stricte­ment réservé aux Jarawas, une peu­plade restée coupée du monde mod­erne qui se défend farouche­ment con­tre toute intru­sion. Leurs flèch­es vien­nent de tuer les deux jeunes hommes, Marie est blessée et elle ne doit sa survie qu’à l’intervention d’un héli­cop­tère des autorités indi­ennes. À son réveil sur un lit d’hôpital, on l’informe qu’elle risque 20 ans de prison ferme. Elle a beau expli­quer qu’elle est venue faire pro­vi­sion d’une algue rare qui peut la soulager du mal qui la ronge depuis son enfance, rien n’y fait. Des douleurs atro­ces s’emparent régulière­ment d’elle qui la lais­sent épuisée et aucun remède ne per­met de les prévenir. Et pour ne rien arranger, on lui annonce dans la foulée que ses par­ents, que la police a voulu prévenir, ont été retrou­vés morts à l’autre bout du monde, dans la piscine de leur belle demeure du Zoute. Con­tin­uer la lec­ture

Le désir de vivre, le courage de survivre – écrire

Un coup de cœur du Car­net

Mousset-Vos Ravie  au monde

Ravie au monde, Journal (1943–1945)

Autri­ces : Nel­ly Mous­set-Vos et Sylvie Bianchi-Vos

Mai­son d’édition : Les Léonides

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 224

Prix : 22,90 €

Livre numérique : 14,99 €

EAN : 9782488335409

Il y a eu les livres de celles et ceux qui ont vécu l’expérience de la dépor­ta­tion, des camps – entre autres, ceux de Robert Antelme, Edith Bruck, Char­lotte Del­bo, Pri­mo Levi – avec leur écri­t­ure façon­née, mod­elée, sou­vent au cordeau, pour approcher (témoign­er), au plus près, l’organisation implaca­ble des camps, l’extrême dégra­da­tion vécue. Puis il y a eu, il y a encore, les livres de leurs enfants, cher­chant « à rompre l’absolu d’un silence » (Lydia Flem) dans lequel se sont emmurés de nom­breux par­ents revenus des camps de la mort, devenant les otages de leur secret, à leur corps et esprit défen­dant. Citons, par­mi les autri­ces belges, Lydia Flem, Chan­tal Aker­man (pour cer­tains de ses films aus­si), et plus récem­ment Myr­i­am Spi­ra et Mar­i­anne Lefeb­vre-Raep­saet, qui ont écrit pour « se délester du fardeau trau­ma­tique de [leurs] par­ents » (Myr­i­am Spi­ra), pour devenir les héri­tières actives de leur fil­i­a­tion (Lydia Flem). Pour trans­met­tre égale­ment : « Aujourd’hui il ne reste plus que quelques déportées. La généra­tion suiv­ante, la mienne, va bien­tôt dis­paraître. Qu’allons-nous laiss­er à nos enfants, nos petits-enfants, les généra­tions futures ? » (Mar­i­anne Lefeb­vre-Raep­saet). À cette ques­tion, on peut répon­dre que la trans­mis­sion va con­tin­uer – et con­tin­ue déjà – avec la troisième généra­tion, elle aus­si mar­quée. Con­tin­uer la lec­ture

Les guerres intimes de l’humanité ordinaire

Cohen Le printemps des audacieux

Le printemps des audacieux

Autrice : Valérie Cohen

Mai­son d’édition : Archipel

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 270

Prix : 20 €

Livre numérique : 14,99 €

EAN : 9782809852943

Antoine (50 ans) est en cou­ple avec Claire depuis 30 ans, mais mal­gré leur amour tou­jours pal­pa­ble, ils ne se sup­por­t­ent plus depuis qu’Antoine a reven­du sa société et s’est brouil­lé avec son fils. Leurs silences sont devenus presque infran­chiss­ables et pour leur don­ner une dernière chance, Claire lui pro­pose d’aller séjourn­er qua­tre semaines dans l’Atelier des Tran­si­tions, un lieu niché en pleine nature qui accueille les per­son­nes en tran­si­tion dans leur vie (pour vivre un deuil, un divorce, effectuer un choix impor­tant). Con­tin­uer la lec­ture

La remontée de la nuit

Un coup de cœur du Car­net

Hélène Zoler La nuit des cochons

La nuit des cochons

Autrice : Hélène Zol­er

Mai­son d’édition : Mur­mure des soirs

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 220

Prix : 22 €

Livre numérique : /

EAN : 9782931235362

Quel riche et sub­til roman que ce pre­mier roman d’Hélène Zol­er, La nuit des cochons, paru chez Mur­mure des soirs ! En une bonne trentaine d’an­nées, nous pou­vons suiv­re une famille démem­brée par la vio­lence du père et les silences mor­tifères de la mère. Une nuit, le père meurt près des cochons promis au sac­ri­fice annuel. Un fan­tôme famil­ial qu’un événe­ment va inter­rompre : Faus­tine, une des sœurs de Julien, l’appelle en lui annonçant que son autre sœur, Agnès, est en train de mourir et le réclame à son chevet. Le roman bas­cule alors en méan­dres funestes qui for­ment le marais de base de cette famille désar­tic­ulée. Julien qui a fui sa famille tox­ique hésite puis, finale­ment, accepte cette « con­vo­ca­tion » ultime. Lui, qui avait con­stru­it sa vie loin de sa famille, c’est à une longue remon­tée dans le temps qu’il s’engage, mais aus­si à une pro­fonde descente dans la con­science. Con­tin­uer la lec­ture

« La douleur en héritage »

Un coup de cœur du Car­net

Pieterke Mol Comme ta mère

Comme ta mère

Auteur : Pieterke Mol

Mai­son d’édition : Noir sur blanc

Col­lec­tion : Nota­bil­ia

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 268

Prix : 22,50 €

Livre numérique : 15,99 €

EAN : 9782889831890

Plus j’en dis sur ma famille, plus j’ai honte. Mon père détru­it avant la nais­sance. Ma grand-mère inca­pable de l’aimer. L’alcool à flots. Ma mère née colère. L’alcool à flots. Sa mort bru­tale. Et moi. Moi, la dépen­dante à tout. En manque de tout. Qui galère dans tout. 

Avec Comme ma mère, pub­lié chez Noir sur blanc dans la col­lec­tion « Nota­bil­ia », Pieterke Mol signe un texte âpre, nerveux, par­fois dérangeant, tra­ver­sé d’une énergie vitale qui en fait toute la sin­gu­lar­ité. Un roman qui racon­te, par frag­ments, par retours en arrière, dans une poly­phonie famil­iale, une blessure. Une dis­sec­tion de la con­struc­tion du soi au milieu du chaos et de l’insécurité affec­tive, une plongée dans les tré­fonds de la psy­ché d’une famille sur trois généra­tions, un explo­ration des failles et des héritages invis­i­bles. Con­tin­uer la lec­ture

Ces voix qui ne nous appartiennent pas

Un coup de cœur du Car­net

Geneviève Damas Respire

Respire [Une question d’argent]

Autrice : Geneviève Damas

Mai­son d’édition : Lans­man

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 54

Prix : 10 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑8071–0464‑8

Respire est une pièce de théâtre rédigée par Geneviève Damas et des­tinée à être jouée par une seule comé­di­enne. Elle a été créée le 10 mars 2026 au Théâtre Les Tan­neurs à Brux­elles. Comme le texte le laisse présager, l’autrice évoque son pro­pre rap­port « para­dox­al, trau­ma­tique et con­tra­dic­toire à l’argent ». Ce dernier est en effet source d’angoisse pour elle ; prêter ou don­ner de l’argent lui est dif­fi­cile, man­i­fes­tant par là une peur vis­cérale de man­quer. Con­tin­uer la lec­ture

Violence possessive en forêt vierge

Dieudonné dans la jungle

Dans la jungle

Autrice : Ade­line Dieudon­né

Mai­son d’édition : L’Iconoclaste

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 434

Prix : 22,50 €

Livre numérique : 14,99 €

EAN : 9782378805814

Der­rière les façades des vil­las en briques blanch­es des demeures bon chic bon genre du Bra­bant Wal­lon, dans les interlignes des cartes postales illus­trées du cliché issu de la séance pho­to annuelle où rutile de bon­heur la sacro-sainte famille à laque­lle, sur des airs de Sin­se­mil­ia, amis, proches et con­nais­sances ont souhaité, quelques années aupar­a­vant, « tout le bon­heur du monde » lors des noces célébrées en grande pompe dans le fief pat­ri­mo­ni­al, dans le tout-ter­rain d’une Bike Night des pre­miers émois arrosés de moji­to en gob­elet, une his­toire d’emprise, de vio­lence con­ju­gale, d’uxoricide, de fil­i­cide, du trash et du réal­isme fra­cas­sant. Con­tin­uer la lec­ture

La vie devant soi 

Nathalie STALMANS, Le retour des oies sauvages, Lamiroy, coll. “Opus”, 76 p., 10 €, ISBN : 978–2‑39081–075‑9

stalmans le retour des oies sauvagesLa men­tion « 1830Belgique2030 », au bas de la cou­ver­ture, inter­pelle. « Un label, qui pour­ra être apposé quelles que soient les col­lec­tions où se trou­ve le livre », pré­cise l’éditeur Lamiroy, qui songe déjà au bicen­te­naire nation­al. Si led­it ouvrage entre­tient une con­nex­ion avec l’histoire du pays. Quant à la col­lec­tion… Le retour des oies sauvages s’intègre dans les « Opus », des novel­las dont la longueur se situe entre la nou­velle et le roman. De belles plumes s’y sont déjà essayées, comme Alain Magerotte, Luc Del­lisse, Ziska Larouge… Con­tin­uer la lec­ture

“Que rien ne fane” et surtout pas le plaisir

Noëlle MICHEL, Que rien ne fane, Le bruit du monde, 2026, 134 p., 18 €, ISBN : 978–2‑38601–095‑8

michel que rien ne faneSi vous aimez l’association Le gang des vieux en colère, vous allez ador­er Que rien ne fane de Noëlle Michel. La nar­ra­trice, 82 ans, revendique le droit au plaisir, à la lib­erté, aux fan­tasmes, dont une fas­ci­na­tion pour le musi­cien et chanteur Bri­an Molko. Les fans du groupe Place­bo apprécieront et n’auront pas besoin de la bande-son reprise à la fin du livre. Cette comédie roman­tique offre un bon moment de lec­ture, tout en abor­dant un sujet de société encore tabou, celui de la sex­u­al­ité des seniors, en par­ti­c­uli­er dans les maisons de repos, à tra­vers le por­trait d’une grand-mère bigre­ment attachante. Con­tin­uer la lec­ture

Le poids du silence

Annie PRÉAUX, Quelque chose à te dire, M.E.O., 2026, 199 p., 20 € / ePub : 12,99 €, ISBN : 978–2‑8070–0570‑9

preaux quelque chose a te direLe nou­veau réc­it d’Annie Préaux s’ouvre sur l’annonce d’un décès : l’héroïne Agathe apprend le départ de sa mère. Agathe est une dame de 77 ans qui a gran­di dans le Bori­nage à Mons et a été élevée par sa tante Yvette, appelée affectueuse­ment Mamouyette, avec son cousin Michel, qu’elle con­sid­ère comme son « jumeau de cœur ». Elle n’est pas affec­tée par la perte de sa mère et pour cause, celle-ci ne s’est jamais occupée d’elle. Nous plon­geons alors dans les sou­venirs d’Agathe, qui n’a pas d’explication à cet aban­don. Tout ce qu’elle sait, c’est que sa mère (Blanche) était enceinte lorsqu’elle a épousé son père (Armand), et que ce dernier a été tué par une balle per­due en 1944, quelques mois avant sa nais­sance. Con­tin­uer la lec­ture