Archives par étiquette : Famille

Être né(e) quelque part

Un coup de cœur du Car­net

Pirard Les fils de l'harmattan

Les fils de l’harmattan

Auteur : Pierre Pirard

Mai­son d’édi­tion : 180°

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 400

Prix : 23 €

Livre numérique : 12,99 €

EAN : 9782940868063

Aout 2025 : une embar­ca­tion de for­tune à la dérive affronte la mer avec des migrants à son bord. Privés d’eau, les derniers sur­vivants de cet esquif à la dérive sont à bout de forces. L’un d’entre eux filme la scène. Aout 1978 : Marthe apprend le décès bru­tal de ses par­ents lors d’un acci­dent de mont­golfière en Egypte. La voici seule dans leur ferme auvergnate, effon­drée, mais elle décide de repren­dre leur éle­vage de poulets et de le dévelop­per en fil­ière bio. Deux ans plus tard, alors qu’elle présente son exploita­tion lors d’une fête agri­cole, son regard croise celui de Dje­na, un Séné­galais venu y présen­ter les arachides de son pays. Entre eux, le coup de foudre est immé­di­at et Dje­na s’installe à la ferme. Il décou­vre le ter­roir français et se forme à la fab­ri­ca­tion du nougat à base d’amandes. Entre­pre­neur dans le sang, il décide de con­cevoir une vari­ante à base de cac­ahuètes en prove­nance de son pays d’origine. En rup­ture avec la cul­ture locale, elles ont l’avantage d’être moins chères et donc de per­me­t­tre de fab­ri­quer un pro­duit meilleur marché qui a tôt fait de trou­ver son pub­lic. Le suc­cès est au ren­dez-vous, l’affaire croît, le pro­duit s’exporte, de nou­velles instal­la­tions sont con­stru­ites, Dje­na est désor­mais une fig­ure de l’entrepreneuriat local. Lui qui a con­nu la mis­ère prend une belle revanche sur la vie. Mais les enfants que Marthe et lui souhait­ent avoir tar­dent à venir. Et c’est pour Dje­na un coup dur du des­tin car il se doit d’avoir une descen­dance pour exis­ter aux yeux de sa pro­pre famille. Après plusieurs années d’attente et de ren­dez-vous médi­caux infructueux, ils déci­dent de faire les démarch­es en vue d’une adop­tion. Alors que celles-ci sem­blent aboutir, Marthe se retrou­ve enceinte et elle insiste pour ne pas renon­cer à l’adoption que lui voudrait annuler. Les voici avec deux fils, l’un blanc, Apol­li­naire, l’autre de couleur, Orig­inel, des jumeaux qui gran­dis­sent ensem­ble, unis par des liens très forts. Jusqu’au jour où la vérité sur les trafics divers aux­quels se livre Dje­na éclate aux yeux de tous, nous réser­vant de belle sur­pris­es … Con­tin­uer la lec­ture →

L’effacement paternel

Un coup de cœur du Car­net

Martin a… e… i… o… u…

a… e… i… o… u…

Autrice : Isabelle Mar­tin

Mai­son d’édi­tion : La let­tre volée

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 64

Prix : 14 €

Livre numérique : /

EAN : 9782873176761

Le 31 jan­vi­er 2023, se tenait l’avant-première de A… E… I… O… U… à La Bel­lone dans le cadre de La Semaine du Son. Une rési­dence a ensuite eu lieu au Delta, la mai­son de la cul­ture de Namur, avec une représen­ta­tion le 16 novem­bre 2024. Car a… e… i… o… u… fut d’abord une pièce de théâtre, sur un texte d’Isabelle Mar­tin, inter­prétée par l’autrice elle-même dans une mise en scène de Car­o­line Logiou. Pour notre arti­cle, nous auri­ons voulu trou­ver un titre à la hau­teur de la force de ce court texte et nous craignons de ne pas y être par­venu. Con­tin­uer la lec­ture →

Le parcours d’une lignée, de Fromelles à Mapuetos

Un coup de cœur du Car­net

Lowie Belgiques

Belgiques. De Fromelles à Mapuetos

Auteur : Patrick Lowie

Mai­son d’édi­tion : Ker

Col­lec­tion : Bel­giques

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 120

Prix : 12 €

Livre numérique : /

EAN : 9782875865267

C’est au tour de Patrick Lowie, écrivain, édi­teur et artiste, d’inscrire son nom à la longue liste d’auteurs et autri­ces qui ont pro­posé un recueil de nou­velles dans la col­lec­tion Bel­giques, pub­liée chez Ker édi­tions. À tra­vers dif­férents tableaux aux accents absur­des, folk­loriques et oniriques, Patrick Lowie nous offre ses visions de la Bel­gique qu’il entremêle à ses pro­pres racines, ses rêves et inven­tions. Sous-titré De Fromelles à Mapuetos, ce recueil est décrit comme « une trahi­son », le « fruit de l’imagination » d’un auteur. Il nous met en garde dès la pre­mière page : « À par­tir de noms, de dates issues de mon arbre généalogique, de rêves et de cauchemars, de pho­togra­phies, d’anecdotes et de textes de jeunesse, j’ai voulu écrire treize nou­velles autour d’un sujet jamais abor­dé dans mon œuvre : mes Bel­giques. » Il dédie d’ailleurs l’ouvrage à sa famille, réelle ou rêvée. Con­tin­uer la lec­ture →

Le carnet de transmission

Un coup de cœur du Car­net

Adam Belgiques

Belgiques

Auteur : Gérard Adam

Mai­son d’édi­tion : Ker

Col­lec­tion : Bel­giques

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 132

Prix : 12 €

Livre numérique : /

EAN : 9782875865205

Comme il est pré­cisé par Ker édi­tions, « Bel­giques, est une col­lec­tion de recueils de nou­velles, éponyme. Chaque recueil, écrit par un seul auteur est un por­trait en mosaïque de la Bel­gique. (…) Tan­tôt humoris­tiques, tan­tôt doux-amers, cha­cun de ces tableaux impres­sion­nistes est le reflet d’une Bel­gique : celle de l’auteur. » Pour le vol­ume écrit par Gérard Adam, on acqui­esce qua­si totale­ment à cette présen­ta­tion. On irait même jusqu’à enlever le mot « amer » à « doux-amer ». Là où on ne suit pas l’éditeur, c’est qu’ici, claire­ment, on ne lit pas un recueil de nou­velles, mais un roman. Un roman chapitré. Un roman d’initiation, avec sa ligne du temps, ses brisures, ses étapes, ses inter­ro­ga­tions, de l’enfance jusqu’à l’entrée dans l’âge adulte. Un roman encadré d’une pré­face et d’une post­face rédigées par la petite-fille (Cybèle) du nar­ra­teur (Pipo). Alors que celui-ci est entré en mai­son de retraite à la suite d’un acci­dent vas­cu­laire cérébral, Cybèle, en vidant sa mai­son, décou­vre un car­net qui lui est dédié, un « classeur vert sur lequel son grand-père a piqué du nez ». Plus tard, « elle referme le classeur. Va-t-elle l’emporter ? Non sa place est ici. (…), elle revien­dra chaque jour pour faire le tri. Dès qu’elle aura vidé le con­tenu d’une pièce, lire un nou­veau frag­ment sera sa récom­pense. » La nôtre aus­si, par con­séquent. Con­tin­uer la lec­ture →

Objectif ouvert

Moeschler Trois incendies

Trois incendies

Autrice : Vin­ciane Moeschler

Autrice : Lau­rence Boudart

Mai­son d’édi­tion : Espace Nord

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 350

Prix : 11 €

Livre numérique : /

EAN : 9782875687425

Récom­pen­sé par le prix Rossel en 2019, Trois incendies de Vin­ciane Moeschler s’offre un sec­ond souf­fle grâce à cette réédi­tion chez Espace Nord, réhaussée d’une post­face éclairante de Lau­rence Boudart.

Poly­phonique, ce roman de fil­i­a­tion entre­croise le réc­it de trois généra­tions de femmes, de la grand-mère (Léa) à la petite-fille (Maryam), en pas­sant par la mère (Alexan­dra), avec trois pronoms dis­tincts. Atteinte d’Alzheimer, Léa délègue la nar­ra­tion : son enfance, durant la sec­onde guerre mon­di­ale, nous implique par le « tu ». Sous un « elle » plus dis­tant se révèle Alexan­dra, pho­to-reporter de guerre pas­sion­née. Par des phras­es cour­tes et vives, Maryam instau­re la com­plic­ité du « je » avec ses lecteurs, à qui elle s’adresse. Grâce à cette suc­ces­sion de voix qui retarde la suite de l’action, le sus­pense de chaque époque vibre équitable­ment. Si leur per­cep­tion de la guerre n’est pas la même, les trois pro­tag­o­nistes parta­gent la volon­té de faire de l’amour une lib­erté et inscrivent le déplace­ment dans leur être : pour fuir la guerre ou la mal­adie (Léa), doc­u­menter le dan­ger (Alexan­dra) ou pour renouer avec ses orig­ines (Maryam). Con­tin­uer la lec­ture →

L’écriture comme toucher de l’ombre

Un coup de cœur du Car­net

Valassidis Je sais où dorment mes amis

Je sais où dorment mes amis

Auteur : Alexan­dre Valas­sidis

Mai­son d’édi­tion : Cas­tor astral

Col­lec­tion : Poésie

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 136

Prix : 16 €

Livre numérique : /

EAN : 9791027808274

Aban­don­nant le pseu­do­nyme de Louis Adran sous lequel il a pub­lié qua­tre recueils poé­tiques de grande ampli­tude aux Édi­tions Cheyne, Alexan­dre Valas­sidis, par ailleurs l’auteur de deux romans parus chez Gal­li­mard, sait com­ment réveiller la poésie. Par un mélange de tor­peur hyp­no­tique et de bonds de fauve. Les sor­tilèges de la langue qu’il déploie dans ces por­traits intime­ment liés aux lieux s’ouvrent sur une effrac­tion du réel : l’ami qui s’est pen­du. Le réc­it poé­tique Je sais où dor­ment mes amis entend loger l’écriture dans le geste du sou­venir, de la res­saisie d’un monde per­du, d’un passé enfui et sor­tir de l’ombre des proches, des amis, morts ou vivants. Les por­traits du père, de la mère, de l’ami Jacques se décli­nent comme des por­traits-paysages où les êtres évolu­ent dans des cam­pagnes impré­cis­es et sont sai­sis dans un champ de motifs qui les lais­sent à leurs mys­tères. Au nom­bre de ces motifs qui hantent les recueils poé­tiques antérieurs et qui se creusent ici, je cit­erai le corps, la focal­i­sa­tion sur les lèvres, la nuit et « la nuit de la nuit », le souf­fle des ani­maux, les saveurs des arbres, de la nature, le silence, les rumeurs de la guerre. Con­tin­uer la lec­ture →

Interdiction ou obligation ?

Un coup de cœur du Car­net

Betz le petit chaperon rouge

Le Petit Chaperon Rouge suivi de Atti

Autrice : Sofia Betz

Mai­son d’édi­tion : Les oiseaux de nuit

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 94

Prix : 10 €

Livre numérique : /

EAN : 9782931101780

Sofia Betz nous pro­pose deux réc­its. Dans le pre­mier, elle revis­ite, avec humour et déri­sion, le célèbre con­te du Petit Chap­er­on Rouge. Le sec­ond texte, Atti, entraine le lecteur ou la lec­trice dans un tout autre univers : une petite fille part à la recherche de son père et de ses sou­venirs.

Le Petit Chap­er­on rouge est – comme son nom l’indique – petit. Et comme il est trop petit, tout lui est inter­dit. Il est blo­qué chez lui – ou chez elle, son genre est au choix – alors qu’il rêve de décou­vrir le monde… ou du moins la forêt à côté de chez lui. Le Loup, quant à lui, vit dans sa tanière où tout est per­mis. Il est même obligé de faire peur. Mais lui, il n’a pas envie de sor­tir dans la forêt toute som­bre – il a peur du noir, mais chut, c’est un secret – et préfér­erait rester bien au chaud chez lui. Dans leurs maisons respec­tives, on leur par­le de l’autre comme d’un enne­mi. Alors, for­cé­ment, ils se détes­tent alors qu’ils ne se sont jamais ren­con­trés. Pour­tant ils ont plein de choses en com­mun. Ils sont notam­ment nés le même jour. Con­tin­uer la lec­ture →

Seule avec son chagrin

Moreau La petite fille du tableau

La petite fille du tableau

Autrice : Chris­tiana More­au

Mai­son d’édi­tion : Empaj

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 276

Prix : 21 €

Livre numérique : /

EAN : 9782931011546

Lors d’une vis­ite sco­laire au château de Blois, Alice (9 ans) est frap­pée du syn­drome de Stend­hal devant le por­trait d’Antonietta Gon­salvus peint au 16e siè­cle par Lavinia Fontana. La par­tic­u­lar­ité de la jeune fille por­traiturée est son vis­age velu issu d’une hyper­tri­chose, une mal­adie géné­tique qui engen­dre une pilosité anor­male. Con­tin­uer la lec­ture →

Initiation saphique

Un coup de cœur du Car­net

Mallet-Joris Le rempart des béguines

Le Rempart des béguines

Autrice : Françoise Mal­let-Joris

Post­face : Cécile Van­der­pe­len-Dia­gre

Mai­son d’édi­tion : Espace Nord

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 200

Prix : 10 €

Livre numérique : /

EAN : 9782875687432

L’apparition de Françoise Mal­let-Joris dans le monde lit­téraire se présente sous le signe d’un coup d’éclat. Âgée de vingt-et-un ans, la fille de Suzanne Lilar dépeint dans Le Rem­part des béguines, sor­ti en 1951 chez Jul­liard, une liai­son saphique entre Hélène, une jeune fille de quinze ans, et Tama­ra, la maitresse de son père, une femme à la répu­ta­tion sul­fureuse, d’origine russe. D’emblée, elle élit le ter­rain qui for­mera la sin­gu­lar­ité de son univers romanesque : la finesse de l’analyse psy­chologique, la descente dans les pul­sions amoureuses et l’étude du con­texte social, des normes et des men­tal­ités que trans­gressent nom­bre de ses per­son­nages féminins. Con­tin­uer la lec­ture →

« La musique classique ne sert à rien »

Solot Le temps de Nina

Le temps de Nina

Auteur : Pierre Solot

Mai­son d’édi­tion : Kennes

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 400

Prix : 21,90 €

Livre numérique : 16,99 €

EAN : 9782931300725

« C’est de la mau­vaise musique puisque c’est de la musique clas­sique ».
« La musique clas­sique est une musique de zom­bie ».

Voilà l’avis bien tranché de Nina, 14 ans et toutes ses dents. Son papa s’appelle Louis et est un pianiste très célèbre, tou­jours par­ti partout jouer cette musique pous­siéreuse. Et elle compte bien prou­ver à son père qu’il perd son temps et ne sert à rien. Il y a aus­si Tante Plume, la sœur de Louis, musi­co­logue de renom – et alcoo­logue paten­tée – qui va jouer les médi­atri­ces entre le père et la fille. Tante Plume habite à Paris et les tra­jets en train effec­tués par Nina lui ser­vent de sas de réflex­ion et de décom­pres­sion, autre mode de médi­a­tion qu’elle aille chez Tante Plume ou qu’elle revi­enne à Brux­elles… où son père n’est générale­ment pas.  Quant à sa mère, Nina ne l’a pour ain­si dire pas con­nue puisqu’elle est morte peu après sa nais­sance. Con­tin­uer la lec­ture →

Architectures, spectres et destins

”Goosse

Grand(s) air(s)

Auteur : Bruno Goosse

Mai­son d’édition : La lette volée

Année d’édition : 2025

Nom­bre de pages : 208

Prix : 23 €

Livre numérique : /

EAN : 9782873176600

Livre dont l’objet demeure au grand air, sans se laiss­er stricte­ment déter­miné, Grand(s) air(s) de Bruno Goosse, artiste et pro­fesseur de cours artis­tiques à l’Académie royale des Beaux-Arts de Brux­elles, se situe à la croisée d’un ques­tion­nement sur l’architecture, sur l’héritage et d’une enquête sur cer­tains bâti­ments con­stru­its par la famille Empain, l’industriel Édouard Empain (1852–1929), fon­da­teur de la ville d’Héliopolis en Égypte et un de ses deux fils, Louis Empain (1908–1976). Con­tin­uer la lec­ture →

Le portrait derrière le portrait

”David

La petite fille au ruban bleu. Le monde disparu d’Irène Cahen d’Anvers

Autrice : Natal­ie David-Weill

Mai­son d’édition : Flam­mar­i­on

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 448

Prix : 23 €

Livre numérique : 15,99 €

EAN : 9782081506022

Les essais et les fic­tions nour­ris d’art pic­tur­al ne man­quent pas. Ils peu­vent revêtir des formes divers­es, de la biogra­phie – par­fois fic­tive – d’un·e pein­tre au réc­it de la des­tinée d’une œuvre en pas­sant par le roman d’enquête.

Dans son dernier livre, La petite fille au ruban bleu. Le monde dis­paru d’Irène Cahen d’An­vers, Natal­ie David-Weill, autrice, pro­fesseure, scé­nar­iste et ani­ma­trice de radio, s’in­téresse moins au tableau qu’à la per­son­ne qu’il représente ; à Irène Cahen d’An­vers (1872–1963) et à son univers plutôt qu’à son por­trait peint par Auguste Renoir lorsqu’elle avait huit ans. Com­mandé par ses par­ents, rejeté par eux, relégué dans une dépen­dance, Irène ne s’y recon­naitra jamais véri­ta­ble­ment. En revanche, sa fille Béa­trice lui vouera une véri­ta­ble pas­sion. Spolié par le régime nazi, il est retrou­vé au château de Neuschwanstein, qui ser­vait de dépôt aux Alle­mands. Irène le décou­vre, en 1946, dans une expo­si­tion à l’Orangerie, par­mi d’autres œuvres volées. « Il lui est très désagréable de se retrou­ver face à la petite fille qu’elle était, devant ce tableau qu’aimait tant Béa­trice. Il est là comme un reproche vivant ». Elle s’en défera. Con­tin­uer la lec­ture →

Qui gagne père

”Dubois

Fragments du père

Auteur : André-Joseph Dubois

Mai­son d’édi­tion : Weyrich

Col­lec­tion : Plumes du coq

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 308

Prix : 20 €

Livre numérique : /

EAN : 9782390770237

Les obser­va­teurs de la vie lit­téraire ne man­quent pas de soulign­er fréquem­ment à quel point une par­tie des auteurs con­tem­po­rains se met­tent volon­tiers en scène dans leurs écrits, revenant sur leur enfance, démêlant les fils de leurs tour­ments, délais­sant par­fois totale­ment la fic­tion au prof­it du réc­it en miroir, cet exer­ci­ce aux ressources infinies. André-Jospeh Dubois pra­tique volon­tiers l’art de la fable : sur les 9 romans qu’il nous a don­nés à ce jour, 7 sont des fic­tions à part entière, comme son dernier en date, Vie et mort de saint Ter­corère le Mau­dit. En 2014, il avait pub­lié Ma mère, par exem­ple, un réc­it dans lequel il pas­sait en revue la vie de sa maman qui s’était étalée sur plus d’un siè­cle, de la Belle Époque aux années 2000. Aujourd’hui, avec Frag­ments du père, il com­plète le tableau en revenant sur celui dont il n’avait fait qu’esquisser le por­trait dans le pre­mier tome famil­ial. C’est une fig­ure plus secrète, mar­quée par l’absence et le décès pré­maturé, dont les con­tours se dessi­nent au fil des pages, à mesure que le nar­ra­teur rassem­ble ses sou­venirs et finalise ses recherch­es. De cet homme à la voix de sten­tor, il sait qu’il a voulu devenir chanteur lyrique, mais qu’il a exer­cé le méti­er de vendeur de papiers peints et mené une exis­tence sans grande ambi­tion. L’événement majeur de sa vie a été sa dépor­ta­tion en Alle­magne pen­dant la Deux­ième guerre mon­di­ale, après qu’il s’est livré en pub­lic à des pro­pos cri­tiques sur l’occupant alle­mand. De ces années de cap­tiv­ité et de travaux for­cés, ryth­mées par l’envoi des col­is et les cour­ri­ers fades sur­veil­lés par les nazis, le fils sait peu de choses et il s’est lancé dans des recherch­es dont il nous livre le résul­tat. Ces démarch­es ne vien­nent pas vrai­ment à bout des zones d’ombre de la fig­ure pater­nelle d’autant que la mort est venue pré­co­ce­ment le ravir aux siens. En ce temps-là, la cul­ture du silence était la norme, s’épancher était un signe de faib­lesse chez un homme et l’on cul­ti­vait l’art des secrets et celui, impérieux, de l’attention don­née aux apparences et aux mille et un signes qui per­me­t­tent de gag­n­er la respectabil­ité. Con­tin­uer la lec­ture →

Family Portrait

Duvivier Petit frère

Petit frère

Autrice : Anne Duvivi­er

Mai­son d’édi­tion : M.E.O.

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 123

Prix : 16 €

Livre numérique : 9,49 €

EAN : 9782807005914

Depuis des années, Odile absorbe alcool et psy­chotropes à l’excès. Louise, sa fille, décide que cela doit cess­er : sa mère doit sor­tir de cette spi­rale autode­struc­trice ! Même si le Doc­teur Wolfers, ami de la famille, donne l’impression de maitris­er la sit­u­a­tion et béné­fi­cie de la con­fi­ance de son père. Louise va par­ler à sa mère et la con­ver­sa­tion se révèle occa­sion de met­tre au jour un secret de famille qui lui appa­rait désor­mais comme une évi­dence. Mais que faire d’un secret si lourd ? Com­ment être loyale envers un proche sans en trahir un autre ? Et d’ailleurs, qui est déjà au courant de la vérité et a donc con­tribué à la dis­simuler ? Qui fau­dra-t-il ménag­er ou, au con­traire, affron­ter ? Con­tin­uer la lec­ture →

« Au demeurant.e »

Un coup de cœur du Car­net

”Giustizia

La Maison

Autrice : Hélène Gius­tizia

Mai­son d’édi­tion : Mael­strÖm reEvo­lu­tion

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 198

Prix : 15 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑87505–567‑5

La chair poé­tique vibre dans La Mai­son d’Hélène Gius­tizia, le « roman-poème » paru aux édi­tions mael­strÖm reEvo­lu­tion, elle hurle avec douceur, ardeur et douleur, habite avec une inten­sité sin­gulière et déloge les vio­lences jusqu’à l’aube. Con­tin­uer la lec­ture →

La vengeance, à tout prix ?

”Tabard

Une vie en sursis

Autrice : Sab­ri­na Tabard

Mai­son d’édi­tion : Empaj

Années d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 284

Prix : 21 €

Livre numérique : /

EAN : 9782931011508

Nael est un jeune employé de la tech et vit à New York. Charmeur et sûr de lui, il mène une vie loin de toutes préoc­cu­pa­tions. Avec son col­lègue et ami Josh, ils se sont lancés dans un stu­pide con­cours : embrass­er le plus de filles sur une année. Nael est loin d’imaginer à quel point l’une de ces ren­con­tres va chang­er le cours de sa vie. Un soir, dans un restau­rant hup­pé, il fait la con­nais­sance d’une fille prénom­mée Dako­ta, de cinq ans sa cadette. Cette dernière lui fait croire qu’elle tra­vaille depuis peu dans le secteur de la mode, à New York. Or, elle vient de loin et a rassem­blé toute son énergie pour met­tre Nael sur les traces de son passé. La ren­con­tre se passe plutôt bien, même si un étrange sen­ti­ment saisit le jeune homme, comme s’il avait déjà vu cette per­son­ne. Ses yeux verts et pro­fonds l’intriguent. Dako­ta s’enfuit avant la fin du repas en lui lais­sant une pho­to sur laque­lle on la voit à douze ans avec un homme à ses côtés. Cet homme n’est autre que le père de Nael, père qu’il pense mort depuis le 11 sep­tem­bre 2001, alors qu’il était encore tout jeune enfant. Pourquoi Dako­ta – dont le vrai nom est révélé quelques pages plus loin – pose-t-elle avec cet homme ? Est-il vrai­ment mort ? Le cliché date de 2014. Toutes les cer­ti­tudes de Nael s’effondrent en quelques sec­on­des. Con­tin­uer la lec­ture →