Un coup de cœur du Carnet

La nuit des cochons
Autrice : Hélène Zoler
Maison d’édition : Murmure des soirs
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 220
Prix : 22 €
Livre numérique : /
EAN : 9782931235362
Quel riche et subtil roman que ce premier roman d’Hélène Zoler, La nuit des cochons, paru chez Murmure des soirs ! En une bonne trentaine d’années, nous pouvons suivre une famille démembrée par la violence du père et les silences mortifères de la mère. Une nuit, le père meurt près des cochons promis au sacrifice annuel. Un fantôme familial qu’un événement va interrompre : Faustine, une des sœurs de Julien, l’appelle en lui annonçant que son autre sœur, Agnès, est en train de mourir et le réclame à son chevet. Le roman bascule alors en méandres funestes qui forment le marais de base de cette famille désarticulée. Julien qui a fui sa famille toxique hésite puis, finalement, accepte cette « convocation » ultime. Lui, qui avait construit sa vie loin de sa famille, c’est à une longue remontée dans le temps qu’il s’engage, mais aussi à une profonde descente dans la conscience. Continuer la lecture













Durant le 19e siècle et une grande partie du 20e siècles, d’innombrables auteurs, véritables chevilles ouvrières de l’imaginaire, alimentent en fictions un public de plus en plus massif qui trouve dans la lecture un divertissement alors inédit. En résulte, une production pléthorique et foisonnante que l’on rassemble sous l’expression de littérature populaire. Son influence est incontestable : elle donnera non seulement naissance à des genres narratifs encore bien vivants aujourd’hui comme le policier, la science-fiction, la fantasy ou encore la romance, mais contribuera également de manière décisive au façonnement des imaginaires contemporains et, plus particulièrement ceux de la « pop culture ». C’est à ce pan toujours méconnu et malheureusement largement disparu de l’histoire de la littérature que Christian Lauwers rend un hommage aussi réjouissant qu’érudit dans Le maître des rêves.
Tout autant que la parole, le silence est multiple. Il peut inaugurer un rapprochement ou sceller un dialogue. Il en est de complices, d’hostiles, d’oppressants ou de sereins. Entre présence du corps et absence des mots, le silence est instant pur. À travers les seize récits qui tissent la trame du dernier livre de Luc Dellisse, un narrateur unique éprouve la complexité de son étoffe, au fil d’intensités fugaces ou de percussions aventureuses.