Archives de catégorie : Divers

Monochrome, vertige, et regard intérieur

Jacqmin Monochrome atteint par le vertige

Monochrome atteint par le vertige

Auteur : François Jacqmin

Édi­tion et post­face : Gérald Pur­nelle

Mai­son d’édition : Cad­ran ligné

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 62

Prix : 14 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑493603–09‑8

Pour­suiv­ant l’inventaire et la mise au jour des écrits non édités, demeurés inédits ou aban­don­nés du poète François Jacqmin – tout au long de son exis­tence, jusqu’à sa mort en 1992 –, Gérald Pur­nelle pub­lie aux édi­tions du Cad­ran ligné Mono­chrome atteint par le ver­tige, un court recueil de textes du poète. Le tra­vail à l’écritoire entend cette fois ques­tion­ner, par­mi les nom­breux chantiers en cours qui coex­is­taient dans l’atelier de Jacqmin, une réflex­ion ontologique sur l’être, son unic­ité, et sa place – ou bien plus sa soli­tude – dans le monde, par le prisme du mono­chrome. Con­tin­uer la lec­ture

Le désir de vivre, le courage de survivre – écrire

Un coup de cœur du Car­net

Mousset-Vos Ravie  au monde

Ravie au monde, Journal (1943–1945)

Autri­ces : Nel­ly Mous­set-Vos et Sylvie Bianchi-Vos

Mai­son d’édition : Les Léonides

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 224

Prix : 22,90 €

Livre numérique : 14,99 €

EAN : 9782488335409

Il y a eu les livres de celles et ceux qui ont vécu l’expérience de la dépor­ta­tion, des camps – entre autres, ceux de Robert Antelme, Edith Bruck, Char­lotte Del­bo, Pri­mo Levi – avec leur écri­t­ure façon­née, mod­elée, sou­vent au cordeau, pour approcher (témoign­er), au plus près, l’organisation implaca­ble des camps, l’extrême dégra­da­tion vécue. Puis il y a eu, il y a encore, les livres de leurs enfants, cher­chant « à rompre l’absolu d’un silence » (Lydia Flem) dans lequel se sont emmurés de nom­breux par­ents revenus des camps de la mort, devenant les otages de leur secret, à leur corps et esprit défen­dant. Citons, par­mi les autri­ces belges, Lydia Flem, Chan­tal Aker­man (pour cer­tains de ses films aus­si), et plus récem­ment Myr­i­am Spi­ra et Mar­i­anne Lefeb­vre-Raep­saet, qui ont écrit pour « se délester du fardeau trau­ma­tique de [leurs] par­ents » (Myr­i­am Spi­ra), pour devenir les héri­tières actives de leur fil­i­a­tion (Lydia Flem). Pour trans­met­tre égale­ment : « Aujourd’hui il ne reste plus que quelques déportées. La généra­tion suiv­ante, la mienne, va bien­tôt dis­paraître. Qu’allons-nous laiss­er à nos enfants, nos petits-enfants, les généra­tions futures ? » (Mar­i­anne Lefeb­vre-Raep­saet). À cette ques­tion, on peut répon­dre que la trans­mis­sion va con­tin­uer – et con­tin­ue déjà – avec la troisième généra­tion, elle aus­si mar­quée. Con­tin­uer la lec­ture

Du sens et des lames

Mar­cel LECOMTE, Le Sens des Tarots et autres sou­venirs, avec des images de Pierre ALECHINSKY, La Pierre d’Alun, coll. « La petite pierre », 2025, 64 p., 15 €, ISBN : 978–2‑87429–109‑8

lecomte alechinsky le sens des tarotsMar­cel Lecomte (1900–1966), poète, écrivain, chroniqueur, com­men­ta­teur des arts plas­tiques, des let­tres – et même de poli­tique – , mem­bre du trio sur­réal­iste qui pub­lia les tracts de Cor­re­spon­dance au milieu des années 1920, a tou­jours man­i­festé un grand intérêt pour l’ésotérisme, une thé­ma­tique récur­rente dans son œuvre. Y cher­chant des points de jonc­tion entre les cul­tures anci­ennes et son pro­pre présent, sans doute, mais ten­tant égale­ment d’en dégager quelques lignes essen­tielles qui pou­vaient peut-être expliciter cette forme d’autonomie créa­trice exis­tant entre les mots, la poésie, et les idées : une voie ini­ti­atrice dans la lit­téra­ture dont il se voulait à la fois l’observateur, le prati­cien, et le com­men­ta­teur. Con­tin­uer la lec­ture

Photoniquement vôtre

Léon WUIDAR et Jonathan STEELANDT, Nor­mo­graphes, Pierre d’Alun, coll. “La Petite Pierre”, 2025, 64 p., 15 €, ISBN : 978–2‑87429–145‑6

wuidar steelandt normographesPeu lui chaut, la lumière inonde et rebon­dit. L’amadouer, la dress­er, la maitris­er, la pein­dre est affaire de pho­togra­phie. Jonathan Stee­landt s’est remis à l’observer, la caress­er, la dessin­er, la diriger, la frag­menter, la géométris­er tel un archi­tecte, de son pré­cis cray­on sur le papi­er. Et Léon Wuidar d’expliquer ce dont il s’agit :

Son regard tombe sur trois nor­mo­graphes, un sou­venir de son grand-père qui était ingénieur. (…) le nor­mo­graphe est un instru­ment fort bien fait qui per­met de tir­er des plans. Con­tin­uer la lec­ture

À l’horizon suspendu

Daniel SIMON, Courts-cir­cuits, Cac­tus inébran­lable, 2025, 78 p., 12 €, ISBN : 978–2‑39049–116‑3

simon courts circuitsSur les pan­neaux éclec­tiques accrochés dans les soubasse­ments du réel, Daniel Simon repère des Courts-cir­cuits qu’il aime not­er dans son rap­port-au-monde ; sans doute pour ten­ter de s’y retrou­ver un peu.

Où suis-je ? Loin d’ici si sou­vent. Où suis-je alors ? Dans le sou­venir d’ici…

En gestes dis­tincts, doux et pro­gres­sifs, de phras­es en sen­tences, l’auteur rassem­ble ain­si en pre­mière par­tie de son inébran­lable ouvrage, des pointes de cac­tus ou de seins. Con­tin­uer la lec­ture

La rencontre entre Masereel et Verhaeren

Masereel / Ver­haeren, Dia­logue en noir et blanc / Dialoog in zwart en wit, Textes bilingues de Christophe Meurée, Paul Aron et Hans Van­de­vo­or­den, Ed. Emile Ver­haeren­mu­se­um, 2025, 80 p., 18 €, ISBN : 978–9082533552

collectif masereel verhaerenAu nom­bre des ren­con­tres créa­tri­ces fécon­des entre un poète, un écrivain et un artiste, celle qui se noua entre Frans Masereel (1889–1972) et Émile Ver­haeren (1855–1916) occupe une place majeure. Davan­tage qu’un illus­tra­teur de la poésie, des nou­velles, des con­tes d’Émile Ver­haeren, Frans Masereel en est l’interprète, le lecteur graphique qui, non seule­ment, traduisit les textes ver­haere­niens dans des gravures sur bois, des dessins, des aquarelles mais réal­isa une œuvre graphique imprégnée par des thèmes, des motifs, des visions de l’auteur des Villes ten­tac­u­laires, de La mul­ti­ple splen­deur. Si Masereel a été exposé au Musée Émile Ver­haeren à trois repris­es, en 1963, en 1968 et en 1977, l’exposition actuelle déplace la focale en inter­ro­geant l’influence de l’écrivain sur le graveur. Une influ­ence, une con­ver­gence, des rap­proche­ments que Christophe Meurée, Paul Aron et Hans Van­de­vo­or­den analy­sent avec finesse dans le cat­a­logue. Con­tin­uer la lec­ture

« Chaque jour un pas de plus vers moi »

Bo RAINOTTE, Biche Boy : jour­nal intime­ment poé­tique, Mael­strÖm reEvo­lu­tion, 2025, 290 p., 17 €, ISBN : 9782875055248

rainotte biche boySix par­ties, cinq prénoms, une playlist (et une pré­face de Lisette Lom­bé), des cen­taines d’entrées de jour­nal intime – devenu extime à la faveur de la pub­li­ca­tion – piquant les années écoulées entre 1991 et 2024 : Biche Boy est le réc­it de la quête de soi de l’artiste Bo Rain­otte. Con­tin­uer la lec­ture

Jacques Lacomblez, ses brèves de comptoir

Jacques LACOMBLEZ, Sou­venirs, avatars & pec­ca­dilles, Recueil­lis et annotés par Ben Durant, Quadri, 2025, 40 p., 25 €

Lacomblez Souvenirs avatars et peccadillesAnnées 1950, Brux­elles. Jacques Lacomblez retrou­ve Mar­cel Lecomte à la galerie St-Lau­rent. Lecomte vient de bris­er ses lunettes sur le coin d’un tramway dont il est descen­du. Lacomblez a, lui, un pied dans une chaus­sure, l’autre dans une pan­tou­fle. Magritte est à Ostende et super­vise la réal­i­sa­tion de sa fresque murale, si adéquate­ment nom­mée « Le Domaine enchan­té » pour le casi­no de Knokke. Devant Lacomblez, Magritte apos­tro­phe un des pein­tres : « Joseph, met­tez plus de vert dans cette pomme. » Paris. Bre­ton décou­vre, au 42 rue Fontaine, les pein­tures que Lacomblez lui présente, intro­duit par l’artiste et col­lec­tion­neur Jean-Jacques Lebel. Bre­ton est con­trar­ié par l’encrier qu’il vient de ren­vers­er sur son bureau, mais se révèle un homme char­mant, dit appréci­er le pein­tre Vic­tor Servranckx (pas sur­réal­iste), s’enquiert de Chavée, de Lecomte, et s’informe sur Edouard Jaguer, ami de Lacomblez et fon­da­teur du groupe sur­réal­iste dis­si­dent « Phas­es ». E.L.T. Mesens déje­une au whisky lors de ses pas­sages à Brux­elles, Paul Col­inet dis­serte sur le Catéchisme de Malines, Rober­to Mat­ta tue des crabes à la tâche (noire) pour ses dessins… Con­tin­uer la lec­ture

Sapphô au présent

Sophie KLIMIS et Maya BÖSCH, Au rythme de Sap­phô. Se dire femme en désir, Rhuth­mos, coll. « Le libre jeu des plis », 2025, 182 p., 20 €, ISBN : 979–1095155393

klimis bosch au rythme de sapphoL’arc-en-ciel qui relie la poétesse grecque Sap­phô et l’ouvrage à qua­tre mains conçu par Sophie Klim­is et Maya Bösch s’appelle désir. Inau­gu­rant la nou­velle col­lec­tion « Le libre jeu des plis » des Édi­tions Rhuth­mos, Au rythme de Sap­phô. Se dire femme en désir déplie un dia­logue, un tres­sage de voix entre la philosophe, poétesse et dra­maturge Sophie Klim­is et la met­teure en scène, l’artiste Maya Bösch. Com­ment évo­quer aujourd’hui la magie d’Erôs, com­ment le penser dans ses puis­sances amoureuses et poli­tiques, à la croisée des éveils qu’il pro­duit sur le corps et sur l’esprit ? Con­tin­uer la lec­ture

Écriture et peinture, le paysage dans tous ses éclats

Un coup de cœur du Car­net

Eugène SAVITZKAYA et Babis KANDILAPTIS, Paysages. L’arythmie du temps, Yel­low Now, coll. « Côté Arts », 2024, 128 p., 25 €, ISBN : 978–2‑873405076

savitzkaya paysages l'arythmie du tempsIl y a une ving­taine d’années déjà, l’auteur d’On n’y voit rien, l’écrivain et his­to­rien de l’art Daniel Arasse (1944–2003) notait avec un fatal­isme dés­abusé que la plu­part des petites chapelles ital­i­ennes qu’il affec­tion­nait avaient été restau­rées. Autre­fois, dis­ait-il, on pou­vait y pass­er des heures à regarder les motifs, les per­son­nages, les détails, les couleurs passées, et les inscrire dans un temps lente­ment écoulé. Depuis les restau­ra­tions, l’entrée était mon­nayée et régle­men­tée, le temps de vis­ite réduit à un quart d’heure. Le vis­i­teur voy­ait peut-être mieux les détails, mais il n’en avait plus le temps : on voy­ait mieux, mais on ne voy­ait rien. Con­tin­uer la lec­ture

Où l’auteur produit, à tour de bras, une littérature splendidement utile et inutile

Un coup de cœur du Car­net

Antoine BOUTE, Siestes Pilotes, Back­land, 2025, 98 p., 17 €, ISBN : 9782959402753

boute siestes pilotesJ’ouvre Siestes pilotes et, d’emblée, deux évi­dences : 1) j’aime ce livre et, 2), j’aimerais que, là, à l’instant, Antoine Boute se matéri­alise devant moi et me lise des extraits de Siestes pilotes, réin­ven­tant, pour mes yeux, et surtout mes oreilles, son écrit, dans une lec­ture per­for­mance inou­bli­able et drôle.

Parce qu’Antoine Boute est un maitre. Un expert en écholalies et glos­so­lalies. Prenant grand soin de ne jamais nous per­dre. Prenant grand soin à nous tenir en haleine. C’est que, l’air de rien, la langue mon­strueuse et les façons de faire d’Antoine Boute tien­nent autant du jeu, de la blague, du plaisir qu’il y a à écrire, à laiss­er la langue et les jeux avec les mots dicter le réc­it, les his­toires mul­ti­ples à pleur­er de rire rap­portées dans le livre qu’à l’art du réc­it et de la racon­touze. Comme si la langue — et les jeux qu’elle per­met — créait elle-même, en per­son­ne, le texte que nous sommes en train de lire. Comme si la langue en était l’auteur ou l’autrice. Antoine Boute n’étant que l’instrument de la langue. Son bic ou son écran infor­ma­tique. La langue pas­sant à tra­vers le corps d’Antoine Boute pour enfin s’incarner. Pren­dre corps devant nous. Con­tin­uer la lec­ture

(271) Tu me veux du bien, je te veux du beau

Tim­o­téo SERGOÏ, N’oubile pas la baueté du déso­drde, Cac­tus inébran­lable, 2025, 78 p., 12 €, ISBN : 978–2‑39049–115‑6

sergoi n oubile pas la baueté du désodrdreChoisir le dif­fus pour cœur d’écrit, c’est rafraichissant, revig­o­rant et telle­ment proche de penser en soi ; intérieure­ment et ontologique­ment. Bien sûr, il n’y a en général pas d’ordre à lire des apho­rismes, maximes, notes, poèmes. C’est sans doute pourquoi Tim­o­téo Ser­goï tient à les numérot­er et les lis­ter dans le plus grand désor­dre. Le pre­mier chapitre est inti­t­ulé CINQ et si (1) se trou­ve bien à sa place, (2) occupe au chapitre SIX le troisième para­graphe de la page 44, (3) en est le deux­ième à la page 25 du chapitre DEUX et ain­si de suite jusque (322), page 68, chapitre ZERO. Vous êtes un peu per­du ? C’est gag­né ! Con­tin­uer la lec­ture

La fête à JP !

COLLECTIF, TXT fête Ver­heggen, Lurlure, 2024, 123 p., ISBN : 9791095997634

TXT fete verheggenLa revue TXT est une his­toire de com­pagnon­nage. Fondée à Rennes par Chris­t­ian Pri­gent et Jean-Luc Stein­metz, TXT con­stitue sans nul doute une aven­ture sin­gulière dans le paysage lit­téraire fran­coph­o­ne. Dans le pro­longe­ment de Tel Quel fondée quelques années plus tôt par Sollers, TXT revendique son car­ac­tère d’avant-garde et un souci de réu­nir des indi­vid­u­al­ités mul­ti­ples. Impreg­née mal­gré elle par les reven­di­ca­tions poli­tiques de l’époque, TXT va priv­ilégi­er avant tout les inno­va­tions presque exclu­sive­ment dans le champ poé­tique. La pat­te de notre regret­té poète « nobelge » Jean-Pierre Ver­heggen appa­rait dès le pre­mier cahi­er paru à l’hiver 1969 aux côtés des fon­da­teurs et d’un cer­tain Allen Gins­berg. Con­tin­uer la lec­ture

Quand la (grand-)mère est forte

COLLECTIF, (Grands-)mères en lumière. Huit autri­ces trans­met­tent l’histoire de leurs aînées afro-descen­dantes et maghrébines, Mael­strÖm reEvo­lu­tion, 2024, 204 p., 15 E, ISBN : 978–2‑87505–507‑1

grands meres en lumiereL’Association Para­graFes vise à per­me­t­tre à toutes les femmes de se réap­pro­prier leur parole et leur par­cours de vie par le réc­it auto­bi­ographique et, par là-même à favoris­er la trans­mis­sion intergénéra­tionnelle. Ce recueil col­lec­tif, pub­lié sous la direc­tion de Manuela Var­ras­so, s’inscrit dans cette démarche et rassem­ble des hom­mages qui salu­ent l’héritage reçu des mères et grands-mères. Con­tin­uer la lec­ture

De l’absurde singulier à la grande bêtise systémique

Aurélie William LEVAUX, New Rur­al Wave, Atra­bile, 2024, 206 p., 21 €, ISBN : 978–2‑88923–144‑7

levaux new rural waveParu aux édi­tions Atra­bile, le dernier ouvrage de l’autrice-illustratrice Aurélie William Lev­aux s’appelle New Rur­al Wave et se situe, plus encore que ses précé­dents livres, au car­refour de l’illustration, de la bande dess­inée et du réc­it – celui-ci à la fois car­net de bord ou de ter­rain (anthro­pologique), jour­nal intime, déver­soir hurlant de toutes les incon­gruités et abom­i­na­tions vécues ou observées. Con­tin­uer la lec­ture

Ne jamais abdiquer

Nico­las KOZAKIS, Raoul VANEIGEM, Vivre, Yel­low Now et EMET, 2024, 224 p., 28 €, ISBN : 9782873405038

kozakis vaneigem vivrePlacé sous l’horizon d’une réin­ven­tion des pos­si­bil­ités d’exister, le livre Vivre se présente comme un dis­posi­tif com­posé des textes de Raoul Vaneigem et des images, des pho­togrammes de Nico­las Koza­kis. Somptueuse­ment présen­tée, cette machine poé­tique de résis­tance est extraite des films qu’ils ont réal­isés entre 2012 et 2022. En français, en anglais et en grec (l’ouvrage est co-édité par Yel­low Now et l’EMET, le Musée nation­al d’Art con­tem­po­rain d’Athènes), les textes dia­loguent avec des images en noir et blanc, paysages grecs, scènes de la vie quo­ti­di­enne, éten­dues mar­itimes, vis­ages mul­ti­ples du vivant… Dans un monde dom­iné par la logique pré­da­trice du Cap­i­tal, par l’asservissement des formes de vie humaines et non humaines, régi par une société du spec­ta­cle entrée dans son dernier acte, les films écrits et réal­isés par Raoul Vaneigem et Nico­las Kazankis s’élèvent comme un chant de par­ti­sans pari­ant pour l’avènement d’une nou­velle ère, pour une tec­tonique des con­sciences et des corps éman­cipés de l’emprise exer­cée par un panop­tique général­isé. Con­tin­uer la lec­ture