Archives de catégorie : Divers

Hier en aujourd’hui

”Collectif

En résonance v. 1 et v. 2

Auteur : Col­lec­tif

Mai­son d’édition : La roulotte théâ­trale

Année d’édition v. 1 : 2024

Année d’édition v. 2 : 2025

Nom­bre de pages v. 1 : 48

Nom­bre de pages v. 2 : 58

Prix v. 1 : 10 €

Prix v. 2 : 10 €

Livre numérique : /

ISBN vol. 1: 978–2‑931183–07‑6

ISBN vol. 2: 978–2‑9311831–3‑7

Basée à Élouges (Dour), la com­pag­nie « La Roulotte Théâ­trale » s’efforce depuis maintes années de met­tre en valeur les auteurs de notre com­mu­nauté, tant par la créa­tion de spec­ta­cles que par l’édition. Encadrée par une con­ven­tion avec la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles, elle a lancé récem­ment une série de livrets inti­t­ulée En réso­nance ; le pre­mier a paru en 2024, le deux­ième en 2025, le troisième sor­ti­ra en novem­bre 2026. La cheville ouvrière du pro­gramme est la bien con­nue Annie Rak, comé­di­enne, dra­maturge en langue picarde, pro­duc­trice de l’émission « Façon d’écrire, façon de par­ler » à la RTBF. Forte de ses con­nais­sances lit­téraires et rela­tions per­son­nelles, elle a pro­posé à plusieurs auteurs et autri­ces d’écrire un texte court à pro­pos d’un(e) écrivain(e)s décédé(e) dont ils se sen­tent proches et qu’ils désirent préserv­er de l’oubli ; chaque texte sera précédé d’une brève notice sur sa rédac­trice (son rédac­teur).  Con­tin­uer la lec­ture

« À taaaaaaaaable ! »

”Caillaux

Vous n’allez quand même pas finir la bouteille ?

Autri­ces : Françoise Cail­laux & Anne Letoré

Mai­son d’édition : L’âne qui butine

Col­lec­tion : Amphis­bène

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 274

Prix : 22 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑919712–40‑3

Françoise Cail­laux et Anne Letoré se mon­trent pro­lix­es et jubi­la­toires dans ce roman-chorale, illus­tro­col­lagé en fin de vol­ume. Elles inva­sion­nent un Coin de Terre qui fig­ure un petit monde entier. Fidèles à la ligne rabelaisi­enne de leur étable d’édition, les autri­ces buti­nent les idées-pis­tils et les mots-éta­mines de la car­nava­lesque tru­cu­lence, cette déli­cieuse mau­vaise herbe de toutes les utopies. Con­tin­uer la lec­ture

Anart total

Un coup de cœur du Car­net

”Godin

Anthologie de la subversion carabinée

Auteur : Noël Godin

Mai­son d’édition : Noir sur blanc

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 1088

Prix : 34 €

Livre numérique : 23,99 €

EAN : 9782889831784

La bib­li­ogra­phie gloupi­ta­m­ment ten­dan­cieuse compte à elle seule 146 pages. Son organ­i­sa­tion est aus­si com­plexe que généheureuse. Son abord demande presque de l’érudition avant même d’entrer dans les textes. Un sys­tème d’une à cinq ***** classe les ouvrages à harp­er par pure ostro­gotherie jusqu’à grinch­er coûte que coûte. Quant à l’index des zigues cités, il en compte 1500, encore aug­men­té du ciné­malotru Rémy Bel­vaux et d’une errolfly­n­nesque gnouf gnouf entre autres flam­boy­ants anartistes. Le ver­tige devient hal­lu­ci­na­toire quand on décou­vre que les nom­més de l’index et de la bib­lio se com­plè­tent plus qu’ils ne se dédou­blent. Con­tin­uer la lec­ture

Écritures sans vouloir-dire

”Keguenne

Conversation avec Tito Dupret

Auteur : Jack Kéguenne

Mai­son d’édition : Tan­dem

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 80

Prix : 14 €

Livre numérique : /

ISBN : 972–2‑87349–162‑8

L’achevé d’imprimer de ce livre indique le 20 févri­er 2026. Deux mois plus tard, Jack Kéguenne per­dait la vie, âgé de soix­ante-neuf ans. L’entretien avec Tito Dupret doit donc être con­sid­éré comme un tes­ta­ment, d’autant plus émou­vant que l’auteur avait « l’intention de vivre vieux ». Il con­stitue surtout la syn­thèse dense et cir­con­stan­ciée d’un long par­cours, alter­nant l’art du poète et celui du plas­ti­cien. C’est ce dernier qui, à vrai dire, occupe le plus clair de l’entretien : Kéguenne attache une prédilec­tion à ses « cal­ligraphismes », pages cou­vertes d’une écri­t­ure résol­u­ment illis­i­ble qui ne sont pas sans rap­pel­er celles de Michaux ou de Dotremont. L’auteur tient pour­tant à se dis­tinguer de ces devanciers, expli­quant avec rai­son que son inten­tion et sa fac­ture plas­tique sont d’une nature dif­férente. Con­tin­uer la lec­ture

Marchetti ou les affinités du papier, de l’art, et des mots

Jean Marchetti coiffeur galeriste

Jean Marchetti, coiffeur galeriste éditeur. 50 ans d’images & mots

Auteur : Col­lec­tif

Pré­face : Christophe Veys

Entre­tien : Carine Fol

Mai­son d’édition : La Pierre d’Alun

Mai­son d’édition : Cen­tre de la gravure et de l’image imprimée

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 258

Prix : 30 €

Livre numérique : /

EAN : 978–2‑87429–149‑4

Que serait-il advenu de Jean Mar­che­t­ti, natif de Bous­su, fils et petit-fils de mineurs immi­grés ital­iens, s’il n’avait, tôt dans l’enfance, décou­vert l’amour du papi­er à dessin ? Les cahiers de la mar­que Le Semeur avaient alors sa préférence, pour leur qual­ité. Et si sa grand-mère n’avait eu chez elle des repro­duc­tions de tableaux dont on fai­sait autre­fois cadeau aux nou­veaux mar­iés, le petit Jean aurait-il asso­cié le papi­er et l’œuvre d’art qui ont fait de lui, en cinquante ans, l’un des plus sin­guliers galeristes, et un édi­teur des plus exigeants de notre pays ? Car, auto­di­dacte en art, Jean Mar­che­t­ti a d’abord com­mencé sa vie pro­fes­sion­nelle en tant que coif­feur, comme appren­ti, puis très vite, à vingt et un an, avec son pro­pre salon. Un méti­er qu’il n’a pas cessé d’exercer depuis pour autant, rue Hôtel des Mon­naies à Saint-Gilles. Coif­feur, galeriste, édi­teur : une asso­ci­a­tion tricéphale, inso­lite de prime abord, atyp­ique cer­taine­ment, mais dont le par­cours sur un demi-siè­cle démon­tre notam­ment les qual­ités d’indépendance, d’intuition, d’audace, et de per­sévérance, qui ont fait la renom­mée du salon de coif­fure et de la galerie Le Salon d’Art, dès 1976, et des édi­tions de La Pierre d’Alun, à par­tir de 1982. Con­tin­uer la lec­ture

Journal du dedans et du dehors de Gaza : dire l’horreur et réaffirmer l’humanité

Al Madhoun Je vous écris de Gaza sous les bombes

Je vous écris de Gaza sous les bombes.
Journal octobre-décembre 2023

Auteur : Hos­sam Al-Mad­houn

Mai­son d’édition : Le cerisi­er

Col­lec­tion : Place publique

Année d’édition : 2024

Nom­bre de pages : 160

Prix : 12 €

Livre numérique : /

EAN : 9782872672486

Al Madhoun J’ai quitté Gaza mais Gaza ne m’a pas quitté

J’ai quitté Gaza, mais Gaza ne m’a pas quitté. Journal janvier 2024-septembre 2025

Auteur : Hos­sam Al-Mad­houn

Mai­son d’édition : Le cerisi­er

Col­lec­tion : Place publique

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 154

Prix : 12 €

Livre numérique : /

EAN : 9782872672608

Il est inutile de rap­pel­er ce que représente la date du 7 octo­bre 2023. Peut-être faut-il tout de même men­tion­ner que ce jour-là, le Hamas et d’autres groupes armés pales­tiniens ont été respon­s­ables de crimes de guerre et de crimes con­tre l’humanité, tuant env­i­ron 1 200 Israélien·ne·s et en prenant 250 en otages. Ce qui a don­né à Israël l’occasion d’engager une vengeance totale­ment dis­pro­por­tion­née, elle aus­si en vio­la­tion du droit inter­na­tion­al, et de pour­suiv­re le net­toy­age eth­nique et géno­cidaire com­mencé en 1948. Con­tin­uer la lec­ture

Monochrome, vertige, et regard intérieur

Jacqmin Monochrome atteint par le vertige

Monochrome atteint par le vertige

Auteur : François Jacqmin

Édi­tion et post­face : Gérald Pur­nelle

Mai­son d’édition : Cad­ran ligné

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 62

Prix : 14 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑493603–09‑8

Pour­suiv­ant l’inventaire et la mise au jour des écrits non édités, demeurés inédits ou aban­don­nés du poète François Jacqmin – tout au long de son exis­tence, jusqu’à sa mort en 1992 –, Gérald Pur­nelle pub­lie aux édi­tions du Cad­ran ligné Mono­chrome atteint par le ver­tige, un court recueil de textes du poète. Le tra­vail à l’écritoire entend cette fois ques­tion­ner, par­mi les nom­breux chantiers en cours qui coex­is­taient dans l’atelier de Jacqmin, une réflex­ion ontologique sur l’être, son unic­ité, et sa place – ou bien plus sa soli­tude – dans le monde, par le prisme du mono­chrome. Con­tin­uer la lec­ture

Le désir de vivre, le courage de survivre – écrire

Un coup de cœur du Car­net

Mousset-Vos Ravie  au monde

Ravie au monde, Journal (1943–1945)

Autri­ces : Nel­ly Mous­set-Vos et Sylvie Bianchi-Vos

Mai­son d’édition : Les Léonides

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 224

Prix : 22,90 €

Livre numérique : 14,99 €

EAN : 9782488335409

Il y a eu les livres de celles et ceux qui ont vécu l’expérience de la dépor­ta­tion, des camps – entre autres, ceux de Robert Antelme, Edith Bruck, Char­lotte Del­bo, Pri­mo Levi – avec leur écri­t­ure façon­née, mod­elée, sou­vent au cordeau, pour approcher (témoign­er), au plus près, l’organisation implaca­ble des camps, l’extrême dégra­da­tion vécue. Puis il y a eu, il y a encore, les livres de leurs enfants, cher­chant « à rompre l’absolu d’un silence » (Lydia Flem) dans lequel se sont emmurés de nom­breux par­ents revenus des camps de la mort, devenant les otages de leur secret, à leur corps et esprit défen­dant. Citons, par­mi les autri­ces belges, Lydia Flem, Chan­tal Aker­man (pour cer­tains de ses films aus­si), et plus récem­ment Myr­i­am Spi­ra et Mar­i­anne Lefeb­vre-Raep­saet, qui ont écrit pour « se délester du fardeau trau­ma­tique de [leurs] par­ents » (Myr­i­am Spi­ra), pour devenir les héri­tières actives de leur fil­i­a­tion (Lydia Flem). Pour trans­met­tre égale­ment : « Aujourd’hui il ne reste plus que quelques déportées. La généra­tion suiv­ante, la mienne, va bien­tôt dis­paraître. Qu’allons-nous laiss­er à nos enfants, nos petits-enfants, les généra­tions futures ? » (Mar­i­anne Lefeb­vre-Raep­saet). À cette ques­tion, on peut répon­dre que la trans­mis­sion va con­tin­uer – et con­tin­ue déjà – avec la troisième généra­tion, elle aus­si mar­quée. Con­tin­uer la lec­ture

Du sens et des lames

Mar­cel LECOMTE, Le Sens des Tarots et autres sou­venirs, avec des images de Pierre ALECHINSKY, La Pierre d’Alun, coll. « La petite pierre », 2025, 64 p., 15 €, ISBN : 978–2‑87429–109‑8

lecomte alechinsky le sens des tarotsMar­cel Lecomte (1900–1966), poète, écrivain, chroniqueur, com­men­ta­teur des arts plas­tiques, des let­tres – et même de poli­tique – , mem­bre du trio sur­réal­iste qui pub­lia les tracts de Cor­re­spon­dance au milieu des années 1920, a tou­jours man­i­festé un grand intérêt pour l’ésotérisme, une thé­ma­tique récur­rente dans son œuvre. Y cher­chant des points de jonc­tion entre les cul­tures anci­ennes et son pro­pre présent, sans doute, mais ten­tant égale­ment d’en dégager quelques lignes essen­tielles qui pou­vaient peut-être expliciter cette forme d’autonomie créa­trice exis­tant entre les mots, la poésie, et les idées : une voie ini­ti­atrice dans la lit­téra­ture dont il se voulait à la fois l’observateur, le prati­cien, et le com­men­ta­teur. Con­tin­uer la lec­ture

Photoniquement vôtre

Léon WUIDAR et Jonathan STEELANDT, Nor­mo­graphes, Pierre d’Alun, coll. “La Petite Pierre”, 2025, 64 p., 15 €, ISBN : 978–2‑87429–145‑6

wuidar steelandt normographesPeu lui chaut, la lumière inonde et rebon­dit. L’amadouer, la dress­er, la maitris­er, la pein­dre est affaire de pho­togra­phie. Jonathan Stee­landt s’est remis à l’observer, la caress­er, la dessin­er, la diriger, la frag­menter, la géométris­er tel un archi­tecte, de son pré­cis cray­on sur le papi­er. Et Léon Wuidar d’expliquer ce dont il s’agit :

Son regard tombe sur trois nor­mo­graphes, un sou­venir de son grand-père qui était ingénieur. (…) le nor­mo­graphe est un instru­ment fort bien fait qui per­met de tir­er des plans. Con­tin­uer la lec­ture

À l’horizon suspendu

Daniel SIMON, Courts-cir­cuits, Cac­tus inébran­lable, 2025, 78 p., 12 €, ISBN : 978–2‑39049–116‑3

simon courts circuitsSur les pan­neaux éclec­tiques accrochés dans les soubasse­ments du réel, Daniel Simon repère des Courts-cir­cuits qu’il aime not­er dans son rap­port-au-monde ; sans doute pour ten­ter de s’y retrou­ver un peu.

Où suis-je ? Loin d’ici si sou­vent. Où suis-je alors ? Dans le sou­venir d’ici…

En gestes dis­tincts, doux et pro­gres­sifs, de phras­es en sen­tences, l’auteur rassem­ble ain­si en pre­mière par­tie de son inébran­lable ouvrage, des pointes de cac­tus ou de seins. Con­tin­uer la lec­ture

La rencontre entre Masereel et Verhaeren

Masereel / Ver­haeren, Dia­logue en noir et blanc / Dialoog in zwart en wit, Textes bilingues de Christophe Meurée, Paul Aron et Hans Van­de­vo­or­den, Ed. Emile Ver­haeren­mu­se­um, 2025, 80 p., 18 €, ISBN : 978–9082533552

collectif masereel verhaerenAu nom­bre des ren­con­tres créa­tri­ces fécon­des entre un poète, un écrivain et un artiste, celle qui se noua entre Frans Masereel (1889–1972) et Émile Ver­haeren (1855–1916) occupe une place majeure. Davan­tage qu’un illus­tra­teur de la poésie, des nou­velles, des con­tes d’Émile Ver­haeren, Frans Masereel en est l’interprète, le lecteur graphique qui, non seule­ment, traduisit les textes ver­haere­niens dans des gravures sur bois, des dessins, des aquarelles mais réal­isa une œuvre graphique imprégnée par des thèmes, des motifs, des visions de l’auteur des Villes ten­tac­u­laires, de La mul­ti­ple splen­deur. Si Masereel a été exposé au Musée Émile Ver­haeren à trois repris­es, en 1963, en 1968 et en 1977, l’exposition actuelle déplace la focale en inter­ro­geant l’influence de l’écrivain sur le graveur. Une influ­ence, une con­ver­gence, des rap­proche­ments que Christophe Meurée, Paul Aron et Hans Van­de­vo­or­den analy­sent avec finesse dans le cat­a­logue. Con­tin­uer la lec­ture

« Chaque jour un pas de plus vers moi »

Bo RAINOTTE, Biche Boy : jour­nal intime­ment poé­tique, Mael­strÖm reEvo­lu­tion, 2025, 290 p., 17 €, ISBN : 9782875055248

rainotte biche boySix par­ties, cinq prénoms, une playlist (et une pré­face de Lisette Lom­bé), des cen­taines d’entrées de jour­nal intime – devenu extime à la faveur de la pub­li­ca­tion – piquant les années écoulées entre 1991 et 2024 : Biche Boy est le réc­it de la quête de soi de l’artiste Bo Rain­otte. Con­tin­uer la lec­ture

Jacques Lacomblez, ses brèves de comptoir

Jacques LACOMBLEZ, Sou­venirs, avatars & pec­ca­dilles, Recueil­lis et annotés par Ben Durant, Quadri, 2025, 40 p., 25 €

Lacomblez Souvenirs avatars et peccadillesAnnées 1950, Brux­elles. Jacques Lacomblez retrou­ve Mar­cel Lecomte à la galerie St-Lau­rent. Lecomte vient de bris­er ses lunettes sur le coin d’un tramway dont il est descen­du. Lacomblez a, lui, un pied dans une chaus­sure, l’autre dans une pan­tou­fle. Magritte est à Ostende et super­vise la réal­i­sa­tion de sa fresque murale, si adéquate­ment nom­mée « Le Domaine enchan­té » pour le casi­no de Knokke. Devant Lacomblez, Magritte apos­tro­phe un des pein­tres : « Joseph, met­tez plus de vert dans cette pomme. » Paris. Bre­ton décou­vre, au 42 rue Fontaine, les pein­tures que Lacomblez lui présente, intro­duit par l’artiste et col­lec­tion­neur Jean-Jacques Lebel. Bre­ton est con­trar­ié par l’encrier qu’il vient de ren­vers­er sur son bureau, mais se révèle un homme char­mant, dit appréci­er le pein­tre Vic­tor Servranckx (pas sur­réal­iste), s’enquiert de Chavée, de Lecomte, et s’informe sur Edouard Jaguer, ami de Lacomblez et fon­da­teur du groupe sur­réal­iste dis­si­dent « Phas­es ». E.L.T. Mesens déje­une au whisky lors de ses pas­sages à Brux­elles, Paul Col­inet dis­serte sur le Catéchisme de Malines, Rober­to Mat­ta tue des crabes à la tâche (noire) pour ses dessins… Con­tin­uer la lec­ture

Sapphô au présent

Sophie KLIMIS et Maya BÖSCH, Au rythme de Sap­phô. Se dire femme en désir, Rhuth­mos, coll. « Le libre jeu des plis », 2025, 182 p., 20 €, ISBN : 979–1095155393

klimis bosch au rythme de sapphoL’arc-en-ciel qui relie la poétesse grecque Sap­phô et l’ouvrage à qua­tre mains conçu par Sophie Klim­is et Maya Bösch s’appelle désir. Inau­gu­rant la nou­velle col­lec­tion « Le libre jeu des plis » des Édi­tions Rhuth­mos, Au rythme de Sap­phô. Se dire femme en désir déplie un dia­logue, un tres­sage de voix entre la philosophe, poétesse et dra­maturge Sophie Klim­is et la met­teure en scène, l’artiste Maya Bösch. Com­ment évo­quer aujourd’hui la magie d’Erôs, com­ment le penser dans ses puis­sances amoureuses et poli­tiques, à la croisée des éveils qu’il pro­duit sur le corps et sur l’esprit ? Con­tin­uer la lec­ture

Écriture et peinture, le paysage dans tous ses éclats

Un coup de cœur du Car­net

Eugène SAVITZKAYA et Babis KANDILAPTIS, Paysages. L’arythmie du temps, Yel­low Now, coll. « Côté Arts », 2024, 128 p., 25 €, ISBN : 978–2‑873405076

savitzkaya paysages l'arythmie du tempsIl y a une ving­taine d’années déjà, l’auteur d’On n’y voit rien, l’écrivain et his­to­rien de l’art Daniel Arasse (1944–2003) notait avec un fatal­isme dés­abusé que la plu­part des petites chapelles ital­i­ennes qu’il affec­tion­nait avaient été restau­rées. Autre­fois, dis­ait-il, on pou­vait y pass­er des heures à regarder les motifs, les per­son­nages, les détails, les couleurs passées, et les inscrire dans un temps lente­ment écoulé. Depuis les restau­ra­tions, l’entrée était mon­nayée et régle­men­tée, le temps de vis­ite réduit à un quart d’heure. Le vis­i­teur voy­ait peut-être mieux les détails, mais il n’en avait plus le temps : on voy­ait mieux, mais on ne voy­ait rien. Con­tin­uer la lec­ture