Archives de catégorie : Coups de cœur du Carnet

Les livres qui ont par­ti­c­ulière­ment séduit la rédac­tion du Car­net et les Instants et ont reçu la men­tion “Coup de coeur”

Transcrire ce que le corps peine à transmettre

Un coup de cœur du Car­net

”Dony

Désir dingue

Auteur : Aurélien Dony

Mai­son d’édition : Bruno Doucey

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 120

Prix : 15 €

Livre numérique : /

EAN : 9782362295751

Désir dingue, le dernier recueil poé­tique d’Aurélien Dony, est pub­lié aux Édi­tions Bruno Doucey. Der­rière sa cou­ver­ture d’un rose élec­trique et son titre évo­ca­teur se cache un ouvrage intro­spec­tif intense et addic­tif. Désir dingue est un texte pro­fond, abor­dant divers sujets relat­ifs au désir tels que le rap­port au corps, aux sen­ti­ments, au désir en tant que tel et à l’écriture de ce dernier. Com­ment vivre un désir si grand qu’il en devient inviv­able, qu’il sem­ble ne pou­voir exis­ter sans l’intervention du sen­ti­ment amoureux ? Com­ment deal­er avec un désir qui paral­yse, qui sème le doute sur ce que l’on veut vrai­ment et ce qu’on attend de l’autre ? Con­tin­uer la lec­ture

« Je ne suis pas un numéro ! » 

Un coup de cœur du Car­net

”Bayad

Le bâtiment

Auteur : Meh­di Bayad

Mai­son d’édition : Le Masque

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 360

Prix : 21 €

Livre numérique : 14,99 €

EAN : 9782702452875

Un pre­mier roman, un polar atmo­sphérique, et, d’emblée, Le Masque, qui a pub­lié Christie et Carr, Boileau-Nar­ce­jac et Véry, Stee­man ou Ren­dell. Mais qui est donc ce Meh­di Bayad, qui n’a rien à voir avec le médi­a­tique Meh­di Bay­at de l’univers sportif… ni avec le clas­si­cisme des auteurs préc­ités ? Ce Brux­el­lois né en 1989 n’a rien d’un débu­tant mais nous vient d’un alter-monde, celui de la fic­tion radio­phonique ; il a tra­vail­lé pour le théâtre, la télévi­sion, tour à tour comé­di­en, met­teur en scène ou auteur, sou­vent primé. Con­tin­uer la lec­ture

L’enfance, une royauté découronnée

Un coup de cœur du Car­net

”Mertens

Une paix royale

Auteur : Pierre Mertens

Mai­son d’édition : Espace Nord

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 580

Prix : 12 €

Livre numérique : /

EAN : 9782875687418

La chute, la col­li­sion entre les exis­tences indi­vidu­elles et le corps de l’Histoire, l’enfance, emblème d’une perte cen­trale, la Bel­gique comme improb­a­ble terre de fic­tion, la fêlure au sens de Fran­cis Scott Fitzger­ald… les leit­mo­tivs de l’œuvre de Pierre Mertens for­ment la musique de fond d’Une paix royale, un roman paru en 1995, dont la récep­tion et la lec­ture ont été altérées, sur­déter­minées par le procès intro­duit par deux mem­bres de la famille royale. Sou­veraine­ment (mais d’une sou­veraineté batail­li­enne, étrangère à la roy­auté) post­facée par Benoît Denis et pré­facée par Guy Scar­pet­ta, la nou­velle édi­tion d’Espace Nord nous per­met de relire ou de décou­vrir un roman vir­tu­ose, tail­lé dans l’ambition de qui, tout en se défi­ant de Sartre, envis­ageait la lit­téra­ture comme une forme de pen­sée, de déchiffre­ment du monde. Alter ego de Pierre Mertens, Pierre Ray­mond, lassé d’être guide, chroniqueur chez Touristes sans fron­tières, délaisse le voy­age dans l’espace pour se livr­er à une enquête qui tient tout à la fois d’un roman des orig­ines, d’un retour sur l’enfance et d’une aus­cul­ta­tion de la péri­ode trou­ble, de « l’affaire royale ». Con­tin­uer la lec­ture

Guerre : et si ça nous arrivait ?

Un coup de cœur du Car­net

”Monnoye

Fugues

Autrice : Béné­dicte Mon­noye

Mai­son d’édition : Palmyre

Année d’édition : 2025

Nom­bre de pages : 152

Prix : 18 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑931319–06‑2

Le roman de Béné­dicte Mon­noye, se présente sous forme de let­tres, SMS et télé­grammes envoyés par plusieurs per­son­nes orig­i­naires de pays dif­férents touchés par la guerre au 20e siè­cle. Nous décou­vrons le des­tin de deux Belges qui trou­vent refuge en Angleterre ou en France durant la guerre 40–45 ; deux Arméniens qui fuient le géno­cide par les Turcs en 1915, l’un en Europe, l’autre à Alep ; enfin, une Hutue mod­érée qui quitte le Rwan­da avec son mari et sa fille pour se pro­téger du géno­cide en 1994. Con­tin­uer la lec­ture

Le chemin de vivre. Le voyage de lire, avec Tuyêt-Nga Nguyên

Un coup de cœur du Car­net

Nguyen tent City

Tent City

Autrice : Tuyêt-Nga Nguyên

Mai­son d’édition : M.E.O.

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 152

Prix : 17 €

Livre numérique : 9,99 €

EAN : 9782807005853

Quelle beauté d’écriture !

Quel art du réc­it ! Con­tin­uer la lec­ture

Le ciel-refuge

Un coup de cœur du Car­net

Kalbflesich Lalie en l’air

Lalie en l’air

Autrice : Anne-Sophie Kalbfleisch

Mai­son d’édition : Rouer­gue

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 128

Prix : 18 €

Livre numérique : 13,99 €

EAN : 9782812628290

Deux­ième roman d’Anne-Sophie Kalbfleish, Lalie en l’air con­cen­tre une époque, celle des années 1990 et des crimes désor­mais notoires qui sec­ouaient le pays, apposant une masse étouf­fante sur l’insouciance du monde. Con­tin­uer la lec­ture

L’écriture comme meurtre de la mère

Un coup de cœur du Car­net

Harpman La fille démantelée

La fille démantelée

Autrice : Jacque­line Harp­man

Post­face : Lau­rence Boudart

Mai­son d’édition : Espace Nord

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 300

Prix : 10 €

Livre numérique : 6,99 €

EAN : 9782875687395

Com­ment tuer sa mère morte, une mère qui ne vit plus qu’en soi, qui hante et domine sa fille post mortem comme elle l’a fait de son vivant ? « Reste morte, ma Mère ». Aus­si célèbre que l’incipit de L’étranger de Camus avec lequel il offre un effet de con­traste, la pre­mière phrase injonc­tive de La fille déman­telée nous con­vie à entr­er dans le réc­it d’Edmée qu’elle con­stru­it comme un tombeau dédié à sa mère défunte. Met­tant en forme leur rela­tion asphyxi­ante, destruc­trice, son­dant le mélange d’amour et de haine qui lie mère et fille, les phras­es que nous lisons for­ment non pas un tombeau lit­téraire, glo­rieux, au sens clas­sique du terme, mais une sépul­ture de mots, une stèle funéraire afin que la mère Rose se taise à jamais, délivre enfin Edmée. La mort d’une géni­trice proche de Fol­coche, de Madame Lep­ic ne suf­fit pas : l’écriture seule est en mesure de parachev­er la cré­ma­tion. Con­tin­uer la lec­ture

(…) le périple d’un signe…

Un coup de cœur du Car­net

Jauzion-Graverolles Ciné-Tram

Ciné-Tram

Textes : David Jauzion-Graverolles

Gravures : Nadia Kup­ri­na

Mai­son d’édition : Le coudri­er

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 71

Prix : 20 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑39052–080‑1

Cern­er – dans un lieu, un temps ou un mou­ve­ment – l’écriture poé­tique con­stitue une de ces con­traintes qui, au lieu d’entraver l’inspiration, stim­ule l’invention, l’audace, l’exploration. Ciné-Tram nous en donne une écla­tante démon­stra­tion, annon­cée dès l’entrée par une affir­ma­tion, (ce que nous sommes, ce tram nous en pré­pare la somme) dont l’apparence péremp­toire est instan­ta­né­ment nuancée par la gravure représen­tant la sil­hou­ette d’un pas­sager en équili­bre insta­ble, accroché à la poignée qui le retient de tomber dans le virage du tramway. Con­tin­uer la lec­ture

Poèmes faits pour bondir

Un coup de cœur du Car­net

Loubry Poèmes avec mots et cicatrices

Poèmes avec mots et cicatrices

Auteur : Jean Loubry

Mai­son d’édition : Abra­pal­abra

Col­lec­tion : Abra­pal­abra poche

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 62

Prix : 8 €

Livre numérique : /

EAN : 9782931324172

Dans une pré­face éclairante, les édi­tions Abra­pal­abra présen­tent dans quel état d’esprit Jean Loubry a écrit Poèmes avec mots et cica­tri­ces. Loubry pen­sait ne plus écrire. Avoir tout dit de ce qu’il avait à dire. Oui mais. On ne se débar­rasse pas comme ça des mots. Les baguettes mag­iques n’existent pas. Même si l’on aspire au silence, les mots per­sis­tent. Les mots s’imposent. Gravi­tent autour de nous. Dans les jour­naux ou sur le net. Dans les médias. Dans nos mémoires. Dans les réc­its, les des­tins et les poèmes qui nous ont touchés et tra­ver­sés. Pourquoi donc ne pas puis­er dans ce puis­sant mag­ma une nou­velle source d’inspiration ? Faire de ces mots flot­tants le point de départ d’autres poèmes qui don­neraient la part belle aux mots ? À leur capac­ité d’invention ? L’émotion et le sens venant après, ou grâce à la danse des mots, à leur capac­ité de chanter et de son­ner comme d’eux-mêmes. Con­tin­uer la lec­ture

A  O  E  E  É  E  A  O  ON  E  IN  E  U  IN

Un coup de cœur du Car­net

L’ami terrien harmonies sauvages

Harmonies sauvages

Auteur : L’Ami Ter­rien

Mai­son d’édition : Abra­pal­abra

Col­lec­tion : Abra­pal­abra poche

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 62

Prix : 8 €

Livre numérique : /

ISBN : 9782931324165

Voilà vingt ans – ou pas loin, si pas plus – que l’Ami Ter­rien arpente les scènes et défriche les croise­ments et les inépuis­ables inter­ac­tions entre textes, voix et musiques. Toutes ces expéri­ences accu­mulées au fil du temps, toutes les réflex­ions qu’elles ont induites en lui, toute cette masse de savoirs qui l’habitent sur et en dehors de la scène, l’Ami Ter­rien a généreuse­ment décidé de les partager avec nous sous forme de livres hybrides ten­ant tout à la fois d’arts poé­tiques, de boites à out­ils prati­co-pra­tiques, de recueils de poèmes ciselés à mort mais bâtis aus­si pour la scène, de poèmes per­cu­tants rap­por­tant, mine de rien, le fait de vivre au quo­ti­di­en dans un monde dont l’état déplorable et dép­ri­mant nous aspir­erait vers le bas s’il n’y avait la grâce. Les instants de grâce. Le doux plaisir de résis­ter aux eaux noires et marécageuses. Le doux plaisir de dire et d’écrire. De faire de son corps un instru­ment de musique. Un instru­ment de résis­tance. Con­tin­uer la lec­ture

On ne peut pas tout acheter

Un coup de cœur du Car­net

Pitz D’où personne ne revient

D’où personne ne revient

Autrice : Clarence Pitz

Mai­son d’édition : Bel­fond

Col­lec­tion : Bel­fond noir

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 400

Prix : 21,50 €

Livre numérique : 14,99 €

EAN : 9782714405579

Pondich­ery, 2005. Un homme aux aguets se dirige vers la mer, le corps d’un enfant mort con­tre lui. À l’abri des regards, il va le brûler avant de le livr­er à la mer. Il sourit et pense déjà à sa prochaine petite vic­time. Tout de suite : 2025, ile de la Sen­tinelle (à l’extrême sud de l’Inde). Marie Seghers a entrainé son fiancé Enguer­rand et son frère Louis dans une équipée folle, bra­vant l’interdiction absolue d’accéder à un ter­ri­toire stricte­ment réservé aux Jarawas, une peu­plade restée coupée du monde mod­erne qui se défend farouche­ment con­tre toute intru­sion. Leurs flèch­es vien­nent de tuer les deux jeunes hommes, Marie est blessée et elle ne doit sa survie qu’à l’intervention d’un héli­cop­tère des autorités indi­ennes. À son réveil sur un lit d’hôpital, on l’informe qu’elle risque 20 ans de prison ferme. Elle a beau expli­quer qu’elle est venue faire pro­vi­sion d’une algue rare qui peut la soulager du mal qui la ronge depuis son enfance, rien n’y fait. Des douleurs atro­ces s’emparent régulière­ment d’elle qui la lais­sent épuisée et aucun remède ne per­met de les prévenir. Et pour ne rien arranger, on lui annonce dans la foulée que ses par­ents, que la police a voulu prévenir, ont été retrou­vés morts à l’autre bout du monde, dans la piscine de leur belle demeure du Zoute. Con­tin­uer la lec­ture

Engagement communiste et art

Un coup de cœur du Car­net

Aron Morelli Les artistes belges et le communisme

Les artistes belges et le communisme : Magritte, Masereel et les autres…

Direc­tion de la pub­li­ca­tion : Paul Aron et Anne Morel­li

Mai­son d’édition : Édi­tions de l’Université de Brux­elles

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 168

Prix : 18 €

Livre numérique : /

EAN : 9782800419428

La ques­tion « quel sens y a‑t-il à par­ler d’artistes com­mu­nistes ? » déployée dans ce remar­quable ouvrage col­lec­tif s’intègre dans une réflex­ion plus vaste por­tant sur la per­ti­nence et les lim­ites des clas­si­fi­ca­tions des arts en ter­mes d’école, de mou­ve­ment, de style. Con­sacré aux artistes belges ayant adhéré au com­mu­nisme ou proches du mou­ve­ment, ce vol­ume dirigé par Paul Aron et Anne Morel­li comble une lacune dans le champ des recherch­es : l’absence d’étude de fond sur les liens com­plex­es entre une nébuleuse hétérogène d’artistes belges et le com­mu­nisme. Inter­ro­geant la doc­trine du réal­isme social­iste impul­sée par Jdanov, la préférence énon­cée par le par­ti pour un art fig­u­ratif ser­vant la cause com­mu­niste, Paul Aron analyse l’influence que le com­mu­nisme, sa lutte antifas­ciste en Bel­gique, en Europe occi­den­tale, a exer­cé sur les artistes et con­clut par la néga­tive, l’inexistence d’un art com­mu­niste. « Il n’y a pas d’art com­mu­niste parce que, à regarder le court XXème siè­cle dans sa total­ité, le com­mu­nisme n’a jamais été un mou­ve­ment organ­isé sur le plan nation­al ou inter­na­tion­al capa­ble d’imposer un mod­èle que les artistes auraient pu ou voulu suiv­re. » Con­tin­uer la lec­ture

Le désir de vivre, le courage de survivre – écrire

Un coup de cœur du Car­net

Mousset-Vos Ravie  au monde

Ravie au monde, Journal (1943–1945)

Autri­ces : Nel­ly Mous­set-Vos et Sylvie Bianchi-Vos

Mai­son d’édition : Les Léonides

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 224

Prix : 22,90 €

Livre numérique : 14,99 €

EAN : 9782488335409

Il y a eu les livres de celles et ceux qui ont vécu l’expérience de la dépor­ta­tion, des camps – entre autres, ceux de Robert Antelme, Edith Bruck, Char­lotte Del­bo, Pri­mo Levi – avec leur écri­t­ure façon­née, mod­elée, sou­vent au cordeau, pour approcher (témoign­er), au plus près, l’organisation implaca­ble des camps, l’extrême dégra­da­tion vécue. Puis il y a eu, il y a encore, les livres de leurs enfants, cher­chant « à rompre l’absolu d’un silence » (Lydia Flem) dans lequel se sont emmurés de nom­breux par­ents revenus des camps de la mort, devenant les otages de leur secret, à leur corps et esprit défen­dant. Citons, par­mi les autri­ces belges, Lydia Flem, Chan­tal Aker­man (pour cer­tains de ses films aus­si), et plus récem­ment Myr­i­am Spi­ra et Mar­i­anne Lefeb­vre-Raep­saet, qui ont écrit pour « se délester du fardeau trau­ma­tique de [leurs] par­ents » (Myr­i­am Spi­ra), pour devenir les héri­tières actives de leur fil­i­a­tion (Lydia Flem). Pour trans­met­tre égale­ment : « Aujourd’hui il ne reste plus que quelques déportées. La généra­tion suiv­ante, la mienne, va bien­tôt dis­paraître. Qu’allons-nous laiss­er à nos enfants, nos petits-enfants, les généra­tions futures ? » (Mar­i­anne Lefeb­vre-Raep­saet). À cette ques­tion, on peut répon­dre que la trans­mis­sion va con­tin­uer – et con­tin­ue déjà – avec la troisième généra­tion, elle aus­si mar­quée. Con­tin­uer la lec­ture

Elke de Rijcke ou l’art de vivre un jour qui vaut un jour

Un coup de cœur du Car­net

Elke de Rijcke Paradisiaca Un Lake-Opera

Paradisiaca. Un Lac-Opéra

Autrice : Elke de Rijcke

Mai­son d’édition : MF

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 128

Prix : 10 €

Livre numérique : /

EAN : 9782378041076

Lire Par­a­disi­a­ca, le dernier livre en date d’Elke de Rijcke, c’est plonger dans un voy­age sen­si­ble la menant de Brux­elles à Bodan, au bord d’un lac, celui de Con­stance. Voy­age métic­uleuse­ment dense, gorgé de sen­sa­tions et d’inventions lan­gag­ières. De for­mules qui font mouche. Impactent notre lec­ture. Touchent nos cœurs et nos cordes sen­si­bles. Voy­age apaisant. Ren­con­tre apaisante avec le lac et ses berges. Avec ses ciels aus­si. Ses lumières. Ren­con­tre apaisante avec l’une des beautés du monde. Parce que, oui, il existe des beautés dans le monde. Les dire, les couch­er sur papi­er, les don­ner à sen­tir dans des poèmes splen­dide­ment can­dides, faisant comme si l’angoisse et les ter­reurs qui nous sai­sis­sent devant l’enfer que ça peut être, des fois, de vivre ici, dans l’ici-bas, n’existaient pas ou ne fai­saient que peu le poids devant la joie intérieure, l’émerveillement que l’on ressent, comme Elke de Rijcke, à fendre l’air en voiture, à pal­piter en rai­son d’un ciel radieux, à n’avoir d’yeux que pour le bel élan et ce qui nous le pro­cure : les fric­tions avec le ciel (soleil, nuages et petite lune), les doigts de l’amoureux, sa présence joyeuse à nos côtés, etc. Con­tin­uer la lec­ture

Avant (et juste un peu après) l’effondrement…

Un coup de cœur du Car­net

Christophe Levaux La fange

La fange

Auteur : Christophe Lev­aux

Mai­son d’édition : Do

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 150

Prix : 16 €

Livre numérique : /

EAN : 9791095434672

L’humus gras, la gadoue, la boue ou le « broûlie » comme on dit en wal­lon lié­geois… Le motif lit­téraire de cet abatardisse­ment entre terre et eau s’écoule souter­raine­ment ou à ciel ouvert dans les let­tres belges depuis Camille Lemon­nier, avec Ceux de la glèbe (1889) jusqu’à l’incipit des Plumes du coq (1975) de Con­rad Detrez, où des sémi­nar­istes punis patau­gent jusqu’à l’épuisement dans un cer­cle dan­tesque. Le nou­veau roman de Christophe Lev­aux, fidèle aux Édi­tions Do, s’inscrit dans ce sil­lon. Con­tin­uer la lec­ture

La remontée de la nuit

Un coup de cœur du Car­net

Hélène Zoler La nuit des cochons

La nuit des cochons

Autrice : Hélène Zol­er

Mai­son d’édition : Mur­mure des soirs

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 220

Prix : 22 €

Livre numérique : /

EAN : 9782931235362

Quel riche et sub­til roman que ce pre­mier roman d’Hélène Zol­er, La nuit des cochons, paru chez Mur­mure des soirs ! En une bonne trentaine d’an­nées, nous pou­vons suiv­re une famille démem­brée par la vio­lence du père et les silences mor­tifères de la mère. Une nuit, le père meurt près des cochons promis au sac­ri­fice annuel. Un fan­tôme famil­ial qu’un événe­ment va inter­rompre : Faus­tine, une des sœurs de Julien, l’appelle en lui annonçant que son autre sœur, Agnès, est en train de mourir et le réclame à son chevet. Le roman bas­cule alors en méan­dres funestes qui for­ment le marais de base de cette famille désar­tic­ulée. Julien qui a fui sa famille tox­ique hésite puis, finale­ment, accepte cette « con­vo­ca­tion » ultime. Lui, qui avait con­stru­it sa vie loin de sa famille, c’est à une longue remon­tée dans le temps qu’il s’engage, mais aus­si à une pro­fonde descente dans la con­science. Con­tin­uer la lec­ture