Archives par étiquette : Samia Hammami

« Tout pousse, tout grandit »

Un coup de cœur du Carnet

Valentine LAFFITTE, Grandir, Versant Sud jeunesse, 2022, 32 p., 13,50 €, ISBN : 978-2-930938-57-8

laffitte grandirDu haut d’un arbre, deux passereaux dodus s’apprêtent à quitter ces contrées où l’automne se dépose avec lenteur : les feuilles, vidées de chlorophylle, revêtent une élégante robe d’un orange craquelant. Près du tronc, Freya, installée sur un drap rose, profite des derniers moments avec « encore un peu de lumière avant les journées grises », tout en contemplation. Lorsque la pluie arrive, armée de crayons et de son imagination agile, la petite fille galope à travers les plaines, s’institue cheffe-sirène, charme les serpents et apprivoise les canaris. « Dans l’obscurité de ses mains », elle active parfois son pouvoir magique de remémoration et se nourrit alors de souvenirs engrangés pendant l’été : les balades dans des lieux aux rocailles aux mille couleurs, le crépitement d’un feu de camp, un coucher de soleil flamboyant, des bouffées d’amitié aussi libres que le vol d’un oiseau. En compagnie de son chien, Freya s’emmitoufle et s’enfonce dans les contours hivernaux de la nature. Lièvre qui fuit, « branches qui ploient sous la neige », oiseaux qui nidifient, sapins qui chatouillent le ciel, pas qui crissent ; c’est froid et feutré, c’est la saison du repos nécessaire et de la patience forcée. Et enfin le printemps, annoncé par le chant des grenouilles, revient ! Joie frémissante des bourgeons… suivie de la fraîche explosion de tiges, pétales, pistils et pédoncules. « Dans ce grand chamboulement, tout pousse, tout grandit », et Freya s’en délecte, avant de se mettre à chanter les cerises sucrées, s’accrocher aux branches bavardes, s’aventurer toujours un peu plus loin dans la découverte de soi, des autres et du monde. Car Freya pousse et grandit aussi, au rythme des saisons. Continuer la lecture

Mirage

Didier DUMONT, Je suis né comme un mourant, Canoë, 2022, 224 p., 18 €, ISBN : 978-2-490251-66-7

dumont je suis né comme un mourantIl est des livres qui résistent aux attentes du lecteur. Impossible des les classer dans un genre, d’y déceler un déroulement convenu, de les résumer en quelques mots. La première publication de Didier Dumont en relève assurément. Au fil des pages de Je suis né comme un mourant, le narrateur naît à onze reprises : « dans une cour d’école », « le 13 septembre 2018 », « au bord d’un fleuve », « au bout d’une corde », « derrière un seul barreau », « dans un rond de fumée », « pour [s]e poser des questions », « après [s]es funérailles », « devant sa fenêtre », « avec une phrase pour tout bagage », « comme un mourant ». Autant d’incarnations prétextes à des narrations irréelles, des invocations artistiques, des matérialisations énigmatiques. Chaque chapitre se déroule comme dans un rêve : les lieux sont à la fois inconnus et familiers, les personnages apparaissent et s’évanouissent, les situations s’enchaînent de manière « étrange et pénétrante ». Il faut donc les aborder dénué(e) du désir de tout comprendre et « juste » se laisser porter par l’expérience proposée. Continuer la lecture

L’esquive

Jean-Louis SBILLE (auteur) et Kikie CRÊVECŒUR (illustratrice), Pains perdus, Pierre d’alun, coll. « La petite pierre », 2022, 64 p., 15 €, ISBN : 9782874291210

sbille crevecoeur pains perdusPains perdus De prime abord, le titre choisi pour le trente-sixième carnet de la collection « La Petite Pierre » chatouille les souvenirs. Quelques tranches (rassises ou briochées, selon), des œufs, du lait, du beurre, du sucre ; la promesse d’un mets saupoudré de doux réconfort. Cependant, l’élan régressif est vite renvoyé dans les cordes : sur la couverture couleur sang, en impression argentée, se détache l’image d’un gant et d’un sac de boxe. Les pains se font alors gnons, le beurre colore les yeux de noir. Et c’est bien du sport de combat dont il s’agira car, dès la première page tournée, Kikie Crêvecœur plante le décor (un ring) et la chromatique (noir, blanc, rouge). Continuer la lecture

« Chante la vie, chante »

David GIANNONI, Il faut savoir choisir son chant, maelstrÖm reEvolution, 2022, 314 p., 17 €, ISBN : 978-2-87505-429-6

giannoni il faut savoir choisir son chant« Il avait levé les yeux pour contrôler l’état de la toiture. / Six cents trous de lumière perçaient les tuiles. / Entre chaque rayon / Son être entier / Riait. » Tel est le chant inaugural par lequel David Giannoni inaugure son recueil de « poécontes » (mot-valise à l’évidence poétique se passant d’explication). Au moment-même où ces mots ont été posés, l’évidence a surgi : ils constitueraient le début d’un voyage de « 108 poèmes, 108 chants, 108 variations d’un même chant, 108 perles d’un chapelet tout personnel et qui à la fois devait pouvoir se faire universel ». Giannoni a alors commencé une expérience tout en réceptivité qui durerait près de quatre ans. Accueillir le Verbe quand et comme il se présenterait, lui donner temps et forme, et finalement le prodiguer ; une démarche d’art et de spiritualité, pleine et généreuse. Continuer la lecture

« Avec la mer du Nord… »

Michel JOIRET, Stella Maris, M.E.O., 2022, 180 p., 18 €, ISBN : 9782807003385

joiret stella marisComment saisir la singularité de la Mer du Nord sans s’immerger dans le premier couplet du Plat Pays de Brel ? Comment toucher sa poésie en se gardant de prolonger les lignes de fuite humides aux nuances grises de Spilliaert ? Comment appréhender la mentalité balnéaire d’Ostende en ignorant les masques, colorés et malicieux, d’Ensor ? Comment percevoir l’air léger des plages (ensoleillées et bondées l’espace de quelques semaines) sans dodeliner sur la voix d’Arno charriant l’ode d’Adamo aux filles du bord de mer ? Comment avoir le cœur qui chavire sans fouler le sable couleur et densité Permeke, sans croiser les monumentaux Marins, sans se rire des mouettes en se parfumant les doigts de crevettes grises ? En lisant le dernier livre de Michel Joiret, peut-être, qui s’inscrit dans la certitude que la côte belge est de ces réalités qui ne s’apprivoisent que par l’appropriation artistique ou l’expérience intime. Continuer la lecture

La Poésie, partout

Jean-Louis MASSOT (auteur) et Thomas VENET (graphiste), Aussi les gens, Centre de Créations pour l’Enfance de Tinqueux, coll. « PetitVA ! », 2022, 40 p., 5 €

massot aussi les gens 2Elle est celle qui exige, qui s’apprivoise, qui s’esquive, qui invite, qui unit, qui exalte, qui sonde, qui illumine. Dans un même mouvement multiple. Elle est celle qui marche sous la pluie, « indifférente aux éclairs qui froiss[ent] le ciel », et qui ignore la proposition de protection. Celle qui ouvre le capot d’un minibus bleu et le remet en état de marche, offrant au voyageur, statique et mélancolique, l’opportunité de se reconnecter au mouvement. Celle qui repousse les contours du monde, qui enrobe les terrasses d’une authentique douceur lisboète. Celle dont le baromètre du bien-être se niche dans le ventre d’un chien réclamant des caresses. Celle qui se fait silence, parfois, quand l’impuissance l’étreint, devant accidents et catastrophes. Celle qui accompagne la mortelle chute des feuilles, avec plus de retenue toutefois que les marronniers. Celle qui ressent la nostalgie d’une enfance autour de grains de café invisiblement moulus. Elle est celle qui se décèle dans un geste, une lumière, un sentiment, une onde. Dans le quotidien ou le sublime, elle est celle qui anime les âmes, qui tisse des fils invisibles, qui éclaire ou obscurcit. La Poésie, partout. Continuer la lecture

Simplicité et Espérance

Colette NYS-MAZURE, Célébration du quotidien suivi de Sans y toucher, Postface d’Anne Prouteau, Impressions nouvelles, coll. « Espace Nord », 2022, 320 p., 9 €, ISBN :

nys mazure celebration de la lecture« J’ai besoin de vous écrire. Je souhaite correspondre avec vous. Une envie obstinée de partager les plaisirs et les peines du chemin quotidien. Dans ce monde, il fait de plus en plus froid, de plus en plus seul : que la parole et les gestes circulent entre nous ! Si la mesure de nos pas diffère et si nous ne butons pas sur les mêmes cailloux, notre aventure n’est-elle pas commune ? » Dans l’incipit de Célébration du quotidien, Colette Nys-Mazure choisit la correspondance comme « mode de communication modeste et juste » pour nous entretenir du merveilleux du quotidien. Elle coud en mots un patchwork de tissus-pensées extraits du fil des jours, au creux d’un moment (d’ici et de maintenant, d’un matin, à bord de la nuit), d’un espace (d’une cuisine, en transit, d’un balcon, de la patrie des livres), d’une expérience (d’une vie de femme, d’un itinéraire maternel, du désastre, de Pâques, du Royaume) ou d’un état (avec enthousiasme, d’une solitude, du silence). Chaque morceau assemblé présente une texture, des coloris, des motifs propres, mais une couture – nette et ferme – les unit en une protection harmonieuse tout en douceur et en lumière. Continuer la lecture

De l’autre côté du miroir

Aliénor DEBROCQ, Maison miroir, Rouergue, coll. « La Brune », 2022, 304 p., 21 € / ePub : 15,99 €, ISBN : 9782812623509

debrocq maison miroir« Rose passe la plupart de ses journées chez elle. Avant, elle y recevait aussi ses clients, mais elle a modifié ses habitudes depuis que la maison voisine est devenue une boîte à décibels. Elle n’ose plus accueillir personne, se sent prise en otage du vacarme, guette avec crainte le retour de la marmaille, comme la nomme son mari. Dès que la petite troupe bariolée passe le portail et s’engouffre à côté, Rose sait que le tintamarre va traverser les murs. Finie, la tranquillité. » Tel est le quotidien sonore de cette quadra bourgeoisement installée au creux d’un quartier vert de la banlieue bruxelloise. Avant, le calme régnait. Avant, Rose ne se claquemurait pas non plus chez elle. Elle menait une carrière d’architecte consciencieuse, d’épouse établie, de mère attentive à sa Boucles d’Or. Elle avançait sans se poser (trop) de questions, suivant le mouvement, interagissant parfaitement. Certains troubles la traversaient bien entendu ; ils demeuraient juste assez inoffensifs quant à la stabilité des fondements de son existence. Mais avant, Rose n’avait pas perdu son bébé ni subi de curetage, et n’était pas encore cette présence d’éther détachée du monde et pourtant douloureusement consciente de ses privilèges. Avant, tout était moins délicat, et plus silencieux. Continuer la lecture

Ô poids ! suspends ta courbe !

Claude FROIDMONT, Dommage qu’elle soit si grosse…, éditions F. Deville, coll. « Œuvres au rouge », 2022, 270 p., 20 €, ISBN : 9782875990556

froidmont dommage qu'elle soit si grosseBernard est obèse, adipeux, gorgé de graisse, « comme un énorme beignet trempant dans son huile avant d’être abondamment sucré dans l’assiette ». Cette caractéristique physique s’est imposée à lui dès son enfance, a été gonflée par les soins culinaires maternels, a nourri les moqueries de ses camarades de classe et les regards avides des inconnus, a englouti ses velléités de se frotter au monde. La réclusion s’est rapidement profilée comme le salut possible, entre les murs de sa chambre du vivant de ses parents d’abord, dans une maison au milieu des arbres (dont la boîte aux lettres se situe à un kilomètre, toujours parcouru en quad) ensuite. À l’abri, il s’adonne à ses péchés mignons : la nourriture, en chair et en lettres. Car le narrateur présente un second penchant insatiable, celui des mots. Il avale, dévore, se gave de livres : ceux-ci constituent « des remparts à [s]a difficulté d’être », et les écrivains, une famille. Ses parents, alliés de toujours, l’ont à dessein tôt dégagé de toute inquiétude bassement matérielle et ont veillé à ce que leur poussin se sente comme un coq en pâte. Continuer la lecture

« Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous »

Régine VANDAMME & cie, Et si les animaux nous rendaient moins bêtes, Renaissance du Livre, coll. « Histoires vraies », 2022, 208 p., 20 € / ePub : 9,99 €, ISBN : 9782507057374

vandamme et si les animaux nous rendaient moins betesEn 2019, Régine Vandamme fait la douloureuse expérience de perdre, dans la même semaine, deux animaux de compagnie, sa chatte et sa chienne. Face à ce vide cruel, des questions intimes l’assaillent : que faire de leur dépouille ? comment surmonter leur absence ? quel quotidien recréer sans elles ? comment soulager la peine, immense ? D’autres pensées plus générales éclosent en parallèle, concernant la relation de l’être humain et de l’animal. Pour permettre une mise en perspective, un élargissement des horizons et une meilleure compréhension de leur coexistence, Vandamme émet un appel à histoires, collecte de nombreux récits et les rassemble dans Et si les animaux nous rendaient moins bêtes ? Continuer la lecture

Un seul arbre manque et tout est dépeuplé

Caroline LAMARCHE (autrice) et Aurélia DESCHAMPS (illustratrice), Mille arbres, CotCotCot, coll. « Combats », 2022, 80 p., 13,50 €, ISBN : 9782930941264

lamarche deschamps mille arbresPrésenter Caroline Lamarche serait vain. Ne pas souligner son étonnant talent, inexcusable. L’étoile Lamarche brille au sein d’une constellation qui n’a de cesse de s’étendre et de renforcer à chaque mouvement la cohérence de son noyau. Dans le ciel des mots, sa lumière n’aveugle pas ; elle éclaire ou filtre, souligne ou enrobe. Elle se suit, en prose ou poésie, récits denses ou narrations longues, solo ou collaborations, imaginaires d’enfants ou univers pour adultes. L’oralité tient également une place lumineuse dans la sphère littéraire lamarchienne : ses textes ont de nombreuses fois été mis en scène et elle a écrit plusieurs pièces radiophoniques. C’est d’ailleurs l’une de ces dernières qui se trouve à la base de ce roman pour jeunes adolescents, inaugurant ainsi la nouvelle proposition des réjouissantes éditions CotCotCot : « Combats, une collection de romans engagés dont la devise est “combattre maintenant pour construire demain” ». Continuer la lecture

Madeleine, le goût de l’enfance

Françoise LISON-LEROY (autrice) et Françoise ROGIER (illustratrice), Madeleine, Tétras Lyre, coll. « Lettrimage », 2022, 30 p., 16 €, ISBN : 9782930685625

lison leroy rogier madeleineMadeleine a dix ans, d’abord bientôt, ensuite depuis peu. Ses pieds s’agitent nus ou bottés de rouge, dans la nature qui l’éclabousse et les flaques qui la réjouissent. Ses yeux se plissent de contentement quand ils ne se perdent pas dans l’observation. Ses paumes, elles, s’ouvrent grand, tellement grand vers le ciel, mais se referment aussi pour ne pas qu’un ballon s’échappe. Son corps, agile, se niche sur la branche d’un pommier, s’accroche à un trapèze, se fige devant un cours d’eau. Et ses cheveux, noirs, s’affolent aux quatre vents, au gré de ses cabrioles, puis se reposent sur ses épaules, lors de moments suspendus. Madeleine paraît joyeuse et curieuse, entièrement dans l’instant. Autour d’elle, des feuilles colorées, des jouets abandonnés, des oiseaux s’égaillant, des nuages pastel, des félins s’esquivant, une foule en mouvement. C’est dans cet univers graphique, à la composition pochée et chatoyante, que connaissance visuelle est faite avec Madeleine. Les délicieuses illustrations de Françoise Rogier, à elles seules, racontent déjà tellement… Continuer la lecture

« Entrer dans une ombre »

Ludovic DROUET, Derrière l’hôtel & autres récits, L’L éditions, coll. « Déambulations chercheuses », 2021, 138 p., 7 €, ISBN : 9782960153347

drouet derriere l hotelÀ celles et ceux qui vibrent d’expérimental, le livre Derrière l’hôtel & autres récits est pour vous. L’L éditions, surgeon de la structure culturelle L’L Ι chercher autrement en arts vivants, propose des livres – lentement et soigneusement publiés – plongeant leurs racines dans le travail d’exploration(s) mené par des chercheur·e·s ayant bénéficié d’une résidence à L’L. On sait à quel point ces moments suspendus, retirés et concentrés s’imposent comme essentiels dans un processus de création ; on apprend qu’au sein du vivier bruxellois ils sont offerts en tant qu’espaces-temps dédiés à « une recherche sans obligation de résultat », sans concrétisation scénique à la clef. L’enjeu ne se niche pas dans un aboutissement, mais bien dans la quête. Incommensurable. Continuer la lecture

17 ans, un âge sérieux

Nathalie NOTTET, Le premier accroc, Weyrich, coll. « Plumes du Coq », 2022, 220 p., 15 € / ePub 11,99 €, ISBN : 9782874896835

nottet le premier accrocLa mère toujours à nous faire croire que notre famille est le meilleur endroit du monde. Ne pas sortir seule dans le village, ne pas parler aux étrangers, ne pas aller dans le fenil, car un ballot pourrait nous écraser, surtout ne pas passer derrière la Schubert, car elle tape du sabot, faire attention aux trains, car l’un peut en cacher un autre, choisir ses fréquentations, car il y en a de mauvaises, ne pas embrasser les garçons le premier soir, car l’appétit des hommes est grand… une description de l’extérieur en un univers monstrueux. Des trucs qui déforgent le caractère. Continuer la lecture

Horizon(s)

Marie COSNAY et Victoire DE CHANGY (autrices), François GODIN (peintre), Matthieu LITT (photographe), Paysages possibles (impossibles), Le Comptoir, 2021, 48 p.

paysages possibles impossiblesDes rues malodorantes et des boutiques qui éclosent à chaque saison, des passerelles prétentieuses et des pavés déchaussés, un fleuve trop boueux et pourtant scintillant, des projets vaguement citoyens, tellement de rafistolages sociaux ; une aspiration au mieux, parfois, un contentement, souvent. Des gens, surtout : faune friquée aux terrasses, déclassée sur les seuils, désœuvrée aux arrêts, colorée un peu partout. Chaleur du dedans, quant-à-soi bravache, simplicité désarmante : Liège, aux mille accents. Cité ardente, mais étouffante, brinquebalante, lassante, attachante. Ville qui s’empêtre et se démène. Irrite, attendrit, ragaillardit. Terre de poésie(s), tout en parallèles et en intersections. Et c’est là qu’il y a vingt ans, s’est naturellement enraciné « Le Comptoir », structure œuvrant avec entrain pour la promotion des petites maisons d’édition et de leurs artistes, et soutenant « les démarches éditoriales sauvages, les fanzines et les livres auto-édités avec un désir d’exigence et le goût du travail bien fait ». Un incontournable pour les entichés de sentiers littéraires moins battus et les curieux en recherche d’affinités électives. « De toutes les rencontres, chacune est la préférée », écrirait à ce propos Victoire de Changy… Continuer la lecture

« La solidarité change la vie ! »

Florence DUCATTEAU (autrice) et Dominique MERTENS (illustrateur), Mouna, CNCD-11.11.11, 2021, 48 p., 15 €

ducatteau et mertens mounaIl est des thématiques auxquelles il faut être sensibilisé dès le plus jeune âge. Le commerce équitable et la rémunération juste sont de celles-là. Pourtant, cela peut paraître ardu d’expliquer ces concepts à des enfants : quels mots choisir pour évoquer ces réalités à la fois économiques et sociales ? L’album Mouna, édité par le Centre national de coopération au développement, se révèle l’outil parfait pour aborder le sujet. Continuer la lecture