Archives par étiquette : Samia Hammami

Patchouli

Bergen La mémoire des lieux

La mémoire des lieux

Autrice : Véronique Bergen

Mai­son d’édi­tion : Edwar­da

Col­lec­tion : Amazuz

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 119

Prix : 26 €

Livre numérique : /

EAN : 9791090779204

Le patchouli. Une essence ances­trale para­doxale. Des sen­teurs de bois et de terre mous­sue ; un imag­i­naire de chic élimé et de langueur suave. Puis­sance de corps, com­plex­ité des strates, iri­sa­tion des fra­grances. Odeur de décom­po­si­tion sub­limée. Bru­tal­ité sub­tile, sophis­ti­ca­tion incan­ta­toire, sat­u­ra­tion des molécules. C’est dans l’encre de ce par­fum que Véronique Bergen, « en rai­son d’une néces­sité organique, vis­cérale », a trem­pé sa plume pour pro­longer son texte « Ter­res de l’enfance », pub­lié ini­tiale­ment dans un ouvrage col­lec­tif des édi­tions Edwar­da. Deux ans plus tard, sous la même enseigne édi­to­ri­ale, parait La mémoire des lieux. Con­tin­uer la lec­ture

Relâcher les rênes

”Garin

Études d’une jument

Autrice : Fan­ny Garin

Mai­son d’édition : Isabelle Sauvage

Col­lec­tion : Présent (im)parfait

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 106

Prix : 18 €

Livre numérique : /

EAN : 9782490385645

En exer­gue de son recueil, Fan­ny Garin cite Roland Barthes évo­quant le plaisir du texte qui « […] peut dire ne jamais s’excuser, ne jamais s’expliquer. Il ne nie jamais rien : “je détourn­erai mon regard, ce sera désor­mais ma seule néga­tion” ». Et le pro­pre réc­it de Garin de com­mencer : « une jument un jour, une jument par­fois, fut nom­mée la gana. l’étalon, sou­vent, fut appelé baron mychkine, ou alors, allez savoir pourquoi, quand le texte enflerait, mon mychkine. » Le pacte est scel­lé : la matière textuelle aura son pro­pre rythme, les per­son­nages mou­veront, les images se chercheront, la ponc­tu­a­tion se fera élec­tive. Con­tin­uer la lec­ture

« D’autres vies que la mienne »

”Harpman

Des femmes imaginaires

Autrice : Jacque­line Harp­man

Pré­face : Amélie Nothomb

Mai­son d’édition : Stock

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 128

Prix : 15 €

Livre numérique : 12,99 €

EAN : 9782234105799

« La vérité est que je ne peux imag­in­er d’autres vies que la mienne sauf en les prê­tant à des femmes imag­i­naires. » Les édi­tions Stock, au dia­pa­son de la con­fes­sion de Jacque­line Harp­man, ont choisi comme unité de recueil trois d’entre elles, au cen­tre de nou­velles écrites au début des années 2000. Comme l’écrit si juste­ment Amélie Nothomb dans la pré­face qu’elle con­sacre à l’ouvrage, Harp­man est une « poly­glotte de la lit­téra­ture : elle maîtrise tous les gen­res lit­téraires comme autant d’idiomes ». Quelle per­ti­nente for­mule pour qual­i­fi­er une autrice à l’œuvre féconde, qui s’offre toutes les lib­ertés : explor­er les codes et les univers nar­rat­ifs, maitris­er une langue élé­gante (Harp­man recon­nait être « con­formiste pour la gram­maire et la syn­taxe ») tout en se per­me­t­tant le loisir de la taquiner­ie lex­i­cale, créer des per­son­nages féminins dont l’intériorité orgueilleuse (et par­fois imper­ti­nente) tranche avec une apparence docile. Con­tin­uer la lec­ture

« La fuite du sens… »

”Ledoux

L’idole mise à nu

Auteur : Tris­tan Ledoux

Mai­son d’édition : Le chant des voyelles

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 240

Prix : 21 €

Livre numérique : /

EAN : 9782490580231

L’île de San­torin forme avec qua­tre autres plus petites un archipel vol­canique en Grèce. Au terme de la lec­ture du roman de Tris­tan Ledoux, on ne peut s’empêcher de penser qu’il existe une analo­gie entre cette réal­ité géo­graphique et le quatuor d’étudiants, à la fois isolés et reliés, se regroupant autour d’un cer­tain Vladimir San­torin. Le fil de l’onomastique peut con­tin­uer à être tiré pour camper les per­son­nages dont il est ques­tion. Con­tin­uer la lec­ture

Chef d’œuvre et Œuf de chèvre

Antoine un irresistible penchant

Un irrésistible penchant

Auteur : Hubert Antoine

Mai­son d’édition : Gras­set

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 176

Prix : 17 €

Livre numérique : 11,99 €

ISBN : 9782246843993

Sou­chon le chan­tait déjà : « Rétines et pupilles / Les garçons ont les yeux qui bril­lent / Pour un jeu de dupes / Voir sous les jupes des filles. » Dans Un irré­sistible pen­chant, Kitano Bam l’apprend à son corps pas vrai­ment défen­dant pen­dant une soirée engour­die de bière trap­piste et de notes de Tom Waits. Le sous-vête­ment de la bas­cule est une sim­ple culotte blanche appar­tenant à l’étudiante Caramel­one : « Au loin, le mirage immac­ulé qui enserre son sexe est l’incarnation des promess­es. » Kitano, à l’orée de ses jambes repliées, se sent gon­flé de verve : « Il se passe des choses, Enea. Des choses que tu n’entendras qu’une seule fois dans ta vie. Des choses qui n’existent pas mais que je vois pour­tant sur l’écran de ta culotte. Ce tri­an­gle ten­du est un ciné­ma qui apprend à par­ler au muet. Laisse-moi dire les dernières paroles d’un con­damné au désir… » Le hic, c’est que l’Italienne aux « dents nacrées, étince­lantes, [qui] roulent entre ses lèvres char­nues » ne partage pas avec lui que les bancs de cours : « c’est l’amoureuse de [s]on meilleur ami, Max-Igor, [s]on alter ego, [s]on cosaque, [s]on frère ». Tri­an­gle amoureux dont seuls les traits d’un pein­tre vir­tu­ose pour­raient arrondir les angles… Con­tin­uer la lec­ture

« Encore et encore »

Un coup de cœur du Car­net

Marie MEULEMAN (autrice) et Matthieu LITT (pho­tographe), Camille se réveille, Cot­Cot­Cot, 2026, 164 p., 19,90 €, ISBN : 9782930941806

meuleman camille se reveilleSe réveiller, sous ses paupières. Pren­dre con­science de l’au-dehors. Ouvrir les yeux, les rideaux bleus. Regarder par la fenêtre sans hori­zon. S’étirer. Allumer son télé­phone. Se ver­ti­calis­er, pieds au planch­er. Un pas, puis l’autre, mon­ter les march­es vers la cafetière. Saluer le chat. Pren­dre sa tasse, la rem­plir, se brûler la langue. S’habiller. Par­tir, courir. Chaque matin, un cycle immuable qui se répète autour d’infimes et infinies vari­a­tions. Celles-ci se nichent dans l’énergie à « quit­ter la nuit qui autorise tout et que rien n’interdit » ou le refus d’affronter le jour, le soleil dar­d­ant ou le ciel plom­bé, le choix de la tasse pour le breuvage noir. Et cepen­dant tou­jours les mêmes ten­tures, la même cui­sine, la même course, la même Brux­elles… Con­tin­uer la lec­ture

Plongées et contre-plongées

Luc DELLISSE, Con­tre plongées, Lamiroy, 2026, 220 p., 20 €, ISBN : 9782390810490

dellisse contre plongées« Il y a des sou­venirs dont on ne peut rien faire, des expéri­ences inter­change­ables, des événe­ments qui pour­raient advenir à n’importe qui. Les seuls sou­venirs qui comptent sont ceux qui con­ti­en­nent en germe une fleur nou­velle, dont les racines sont en nous. Le reste peut rejoin­dre les oubli­ettes de la mémoire. » Ces réminis­cences affleu­rant à la con­science, Luc Del­lisse les laisse émerg­er, les scrute, puis plonge en elles pour les remon­ter par paliers : « Ce qui compte c’est d’inverser l’appel des pro­fondeurs, de remon­ter vers la lumière en ten­ant un tré­sor, un sim­ple tes­son, entre les dents. De crev­er de la tête la sur­face, pour exam­in­er au grand jour les tes­sons de ma vie, dans leur couleur orig­inelle. La mémoire est le seul appareil de con­tre-plongée. » De ces bouts d’existence, il forge lit­téraire­ment des réc­its auto-fic­tifs, qu’il rassem­ble ensuite dans un écrin, tel son dernier recueil Con­tre plongées. Con­tin­uer la lec­ture

Gabrielle Vincent : élégance intemporelle, tendresse universelle

Gabrielle VINCENT, Au bon­heur des chats, CFC édi­tions, 2025, 40 p., 14 €, ISBN : 9782875721099
Gabrielle VINCENT (dessins) et Fan­ny HUSSON-OLLAGNIER (textes postérieurs), Le voy­age de Pic-Nic, CFC édi­tions, 2025, 64 p., 14 €, ISBN : 9782875721105

vincent au bonheur des chatsDécou­vrir une réédi­tion de Gabrielle Vin­cent (1928–2000), c’est comme ouvrir une manne au fond d’un gre­nier et en sor­tir le vête­ment d’un aïeul au gout sûr en pen­sant avec bon­heur à la pre­mière occa­sion qui s’offrira de l’enfiler : l’élégance pos­sède un je-ne-sais-quoi d’intemporel. De la même façon, l’œuvre de Gabrielle Vin­cent flotte au-dessus des décen­nies, sans que le temps n’ait de prise sur elle ; le charme sin­guli­er de ses illus­tra­tions demeure absol­u­ment intact. On ne peut donc que saluer l’initiative des édi­tions CFC de repub­li­er cer­tains de ses ouvrages en deux albums dis­tincts. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 2025 de Samia Hammami

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2025 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. Aujourd’hui : la sélec­tion de Samia Ham­ma­mi.  Con­tin­uer la lec­ture

Tout le monde passe à l’attaque !

Aurélien DONY (texte) et Nina NEURAY (illus­tra­tions), Cric ! Crac ! Les tau­pes passent à l’attaque !, Cot­Cot­Cot, 2025, 40 p., 16,20 €, ISBN : 978–2‑930941–78‑3

dony neuray cric crac les taupes passent a l attaque« Tou­jours, il fait tout noir. Tou­jours, on n’entend rien. C’est comme ça, vous savez, sous nos pas, sous nos pieds. C’est comme ça en vérité, sous nos pas, sous nos pieds : du noir partout dedans, silence partout autour. » L’incipit de l’album se détache par son blanc lumineux sur une dou­ble page noire. Mais finale­ment pas si noire que cela, des ombres s’y dis­tin­guant, comme quand après quelques sec­on­des dans l’obscurité on perçoit dif­férentes tex­tures obscures. Et n’entendrait-on pas aus­si des bruits dans ce calme pré­ten­du­ment opaque ? En effet, « ça grat­te, ça griffe, ça chante, ça sif­fle, ça creuse, ça fouille, ça trépigne et ça grouille ». Des créa­tures qui s’affairent sous terre… Serait-ce des lom­brics, des ger­billes, des limaces ? Non, des tau­pes creu­sant des ter­ri­ers avec un zèle métic­uleux. L’une d’entre elles s’avère « espiè­gle et téméraire, amuse la galerie, tra­vaille avec vigueur [et] aux unes, aux autres, sans cesse ouvre son cœur… ». D’emblée, par cette courte descrip­tion, Mira attire notre sym­pa­thie, immé­di­ate­ment ren­for­cée par l’introduction de couleurs chaudes dans les illus­tra­tions. Elle et ses con­génères fouis­seurs aux pelages uniques (tabac, gris, souris, cognac, bleus et autres) s’agitent tels des nageurs souter­rains, et se meu­vent joyeuse­ment au cœur d’un sol meu­ble, raci­naire et rhi­zomique. « Cric ! Crac ! On met la terre en vrac ! » Con­tin­uer la lec­ture

« Depuis lors je ne l’ai plus vu. Chadi est perdu »

Naji HABRA, Cha­di est per­du, M.E.O., 2025, 232 p., 22 €, ISBN : 9782807005341

habra chadi est perdu« La bande qui déam­bule autour de la piscine par groupes de deux ou trois ne ressem­ble pas à des touristes ordi­naires. Des sex­agé­naires mâles prom­enant quelques bedons, quelques calvi­ties, quelques whiskies et quelques gros cig­a­res, par­lant en même temps et avec véhé­mence. » Dans l’hôtel Vesu­vio-Grande, ces hommes ne passent pas inaperçus : ils s’expriment en plusieurs langues dans une cacoph­o­nie bruyante, et l’objet de leur voy­age (vacances ? sémi­naire pro­fes­sion­nel ? assem­blée de par­rains de la mafia ?) ne transparait pas claire­ment de leurs tenues soignées aux styles dif­férents. Sal­va­tore, le vieux bar­man tou­jours aux aguets, trou­ve qu’« [o]n dirait même une réu­nion de lou­veteaux déguisés en adultes pour une soirée de fin de camp ». Et si son flair ne l’avait pas trahi… Con­tin­uer la lec­ture

Il s’appelait Jean

Pauline ALLIÉ (autrice) et Car­lot­ta BAILLY-BORG (illus­tra­trice), Là où se for­ment les mon­tagnes, Chemin de fer, 2025, 112 p., 14,50 €, ISBN : 9782490356560

allié là où se forment les montagnesIl s’appelait Jean. Il n’avait pas de cheveu blanc. Il por­tait des lunettes tout le temps, et des cra­vates quand il tra­vail­lait encore. Il a exer­cé comme secré­taire de direc­tion dans une clin­ique (où les femmes l’appréciaient), puis a été for­cé de devenir homme au foy­er. Il aimait John­ny Hal­l­i­day et le ukulélé, et rêvait de par­ler plusieurs langues. Il s’était coupé du monde, par pudeur. Il gar­dait les objets, les pho­tos, les vête­ments, les papiers. Il était en cou­ple depuis quar­ante-six ans, avait trois filles et un frère jumeau adorés. Il ne par­ve­nait pas à porter les pommes de terre dans sa bouche sans en faire rejoin­dre le sol. Il peinait à chaque mou­ve­ment, requérait sans cesse l’aide de son épouse. Il souf­frait. Inten­sé­ment : « Il dit. Est un rhu­ma­tisme inflam­ma­toire. Auto-immune. De cause incon­nue. Chronique. Atteint surtout les pieds. Les mains. Pou­vant aboutir à des défor­ma­tions impor­tantes. » Puis il est mort, entre Noël et Nou­v­el An, sans avoir gouté au homard qu’il avait réclamé. Con­tin­uer la lec­ture

Entrer dans…

Carl NORAC (auteur) et Éléonore SCARDONI (illus­tra­trice), Avant toute chose, Cot­Cot­Cot, 2025, 44 p., 22 €, ISBN : 9782930941523

norac scardoni avant toute chose« Chaque couche d’impression reflète une vari­a­tion dans la tex­ture, la couleur ou la pro­fondeur, évo­quant les mod­u­la­tions d’un son à tra­vers le temps et l’espace. Cette approche crée une analo­gie visuelle et sen­si­ble entre l’invisible du son et sa tran­scrip­tion graphique tan­gi­ble. Ain­si, je trans­forme les sons, habituelle­ment perçus comme immatériels et fugaces, en élé­ments con­crets et per­cep­ti­bles, traduisant l’évolution et les nuances d’un paysage sonore par un tra­vail d’impression et de gravure. » Telle est la démarche adop­tée par Éléonore Scar­doni pour ses Frag­ments d’écoute offerts aux regards. Con­tin­uer la lec­ture

Les poules ont des dents!

COLLECTIF, Ardeurs de tram, Mur­mure des soirs, 2025, 184 p., 17 €, ISBN : 782931235317

collectif ardeurs de tram« Pen­dant longtemps, les deux amants ont vécu une rela­tion folle, dévo­rante. C’était la pas­sion brute, sans frein. Un amour à la fois fusion­nel et destruc­teur », telle est la love sto­ry de la Cité ardente et du tram, mise en mots par Hélène Del­hamende dans « Psy­chotram ». Les tourtereaux s’aiment « moi non plus » et ali­mentent l’un pour l’autre un sen­ti­ment ambiva­lent. Le tramway, amoureux écon­duit et resé­duit, mar­que alors une halte au Petit Bour­gogne afin de faire le point sur cette rela­tion tox­ique. Les Lié­geois, eux, assis­tent en spec­ta­teurs impuis­sants aux soubre­sauts de cette his­toire de cou­ple peu har­monieuse aux embel­lies mag­nifiques. Con­tin­uer la lec­ture

« On est bien peu de chose, et mon amie la rose… »

Philippe FIÉVET, Le jardin aux luci­oles, M.E.O., 2025, 204 p., 20 € / ePub : 11,99 €, ISBN : 9782807005167

fievet le jardin aux lucioles

Vic­time de l’accident : un retraité, jar­dinier de cœur. Moment de la mort : un jour de print­emps. Lieu du drame : un parterre de rhodo­den­drons, com­posé de « trois solides arbustes de la famille des éri­cacées […] adop­tant les mêmes tons que l’azalée mauve toute proche, elle aus­si en pleine flo­rai­son », dans un jardin de la com­mune du Saule (en Hes­baye lié­geoise). Insti­ga­teur : un lis­eron, « adven­tice qui a le don de s’entortiller tel un ser­pent autour de sa proie qu’elle trans­forme en caducée », enne­mi juré du dis­paru. Cause du décès : piste du séca­teur écartée ; hypothèse d’une crise car­diaque liée à la chute et à l’emprisonnement d’une cheville. Pre­mière témoin : Jacques, le voisin maraich­er à la voix de sten­tor, quelques jours plus tard. Vic­times col­latérales : Alex­is, Anaïs et Julien, enfants du défunt à la pater­nité tar­dive et heureuse. Endroit de l’inhumation : au pied du Par­ro­tia per­si­ca, avec les cen­dres mater­nelles. Con­tin­uer la lec­ture

Tel un phénix…

Lisette LOMBE, La magie du burn-out, Cas­tor astral, coll. « Poche/Poésie », 2025, 160 p., 9,90 € / ePub : 5,99 €, ISBN : 9791027808151

lombé la magie du burn out« Sache que mes let­tres n’attendent pas de réponse. L’important est qu’elles te parvi­en­nent et qu’elles te fassent du bien. » À tra­vers un « tu » per­son­nel et uni­versel, Lisette Lom­bé adresse seize mis­sives à ses « cama­rades de fatigue ». Ces per­son­nes qui, dans leur chair, con­nais­sent l’incendie du burn-out, ce terme qual­i­fi­ant trop rapi­de­ment dans la langue com­mune des fatigues, des stress et des vides qui n’épousent pas les creux de ce syn­drome d’épuisement car­ac­téris­tique. C’est pourquoi, en tant qu’artisane des mots, débusqueuse de sens, poseuse de jalons, Lom­bé prend soin de spé­ci­fi­er et de dif­férenci­er cette souf­france d’autres (sans les hiérar­chis­er, il va de soi). Con­tin­uer la lec­ture