Roger Foulon : « J’ai cent ans » — 3 août 2023

Roger Foulon

Roger Foulon

Né le 3 août 1923, à Thuin, d’un père mar­qué par la grande boucherie de 14–18. Enfance heureuse près d’une riv­ière, de ses bateaux, de ses chantiers navals, sou­vent aus­si au cœur de plateaux proches et de leur monde rur­al. Pris­on­nier en inter­nat, de 1937 à 1940. Délivré par une sec­onde guerre. Durant l’été 40, séjour de trois mois en France, le long du Lot, dans la joie du soleil et de la lib­erté. Inter­signe : né en 23, pulie son pre­mier recueil à 23 ans. Celui-ci est suivi de beau­coup d’autres, la plu­part com­posés à la main et imprimés sur une presse arti­sanale. Tous dis­ent l’amour, la mort, la femme et les beautés du monde. En 1956, fon­da­teur d’une revue artis­tique et lit­téraire : Le Span­tole (plusieurs cen­taines de numéros pub­liés). Une quin­zaine de romans inspirés par la nature et des drames humains. Des essais, des nou­velles, des réc­its. Prési­dent de l’Association des écrivains belges de langue française, de 1973 à 1994. Tra­vaille jusqu’en 2010, puis cesse d’écrire pour jouir pleine­ment de la vie. Meurt alors d’ennui. Repose à quelques pas de sa mai­son natale. Sur sa tombe, un de ses vers : « Et je ne serai plus qu’un peu de poésie ».

Roger Foulon


Texte pub­lié dans Le Car­net et les Instants n°100 (1997)