Littérature retrouvée 6 : “Le pain noir” d’Hubert Krains

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En fin d’année, l’activité édi­to­ri­ale se met en pause, les nou­veautés ne revien­dront en librairie que début jan­vi­er. Le moment est idéal pour sor­tir de l’actualité et décou­vrir d’autres livres. Notre série Lit­téra­ture retrou­vée vous pro­pose des pépites que l’histoire lit­téraire n’a pas retenues, mais que des maisons d’édition ont récem­ment retrou­vées et mis­es en lumière par une nou­velle édi­tion de qual­ité.

Auteurs – et plus sou­vent encore autri­ces – injuste­ment mécon­nus, ou œuvres sup­posées mineures d’écrivains réputés : du 22 décem­bre au 2 jan­vi­er, du lun­di au ven­dre­di, Le Car­net et les Instants vous emmène à la ren­con­tre de 10 livres qu’une réédi­tion récente a judi­cieuse­ment sor­tis de l’oubli.  

Sixième épisode : Le pain noir d’Hubert Krains

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Hubert Krains

Hubert Krains (1862–1934) est né dans une famille d’ou­vri­er agri­coles, et était des­tiné à men­er la même vie que ses par­ents. Il réus­sit toute­fois un exa­m­en d’en­trée dans l’ad­min­is­tra­tion des postes et y gravi­ra les éch­e­lons jusqu’à devenir directeur général des Postes de Bel­gique. 

Par­al­lèle­ment à sa pro­gres­sion pro­fes­sion­nelle, il entame une car­rière lit­téraire. Né à Les Wal­effes (Hes­baye), il s’in­stalle dans la cap­i­tale en rai­son de ses oblig­a­tions pro­fes­sion­nelles. Brux­elles lui ouvre la porte des milieux lit­téraires et il col­la­bore à dif­férentes revues : La Jeune Bel­gique d’abord, puis La Wal­lonie. Il fonde ensuite Le coq rouge. Il n’ar­rête jamais vrai­ment le tra­vail jour­nal­is­tique et cri­tique, mais se lance aus­si dans l’écri­t­ure de fic­tions, nou­velles et romans. Son oeu­vre est mar­quée par ses orig­ines, lui qui n’au­ra de cesse d’évo­quer le monde paysan dans une veine réal­iste. Dans les cer­cles lit­téraires aus­si, il con­nait une ascen­sion remar­quable : il est l’un des mem­bres fon­da­teurs de l’A­cadémie royale de langue et de lit­téra­ture français­es de Bel­gique et présidera l’As­so­ci­a­tion des écrivains belges de langue française. Une asso­ci­a­tion décerne aujour­d’hui un prix à son nom.

En 1904, Hubert Krains pub­lie son chef-d’oeu­vre, Le pain noir. Le livre a fait l’ob­jet de plusieurs réédi­tions dans les années 1920 et 1930. Dès 1989, il fait son entrée en Espace Nord, por­tant le n°57. Plus rien ensuite, et le livre était devenu introu­vable en librairie, jusqu’à une nou­velle réédi­tion dans la col­lec­tion pat­ri­mo­ni­ale. Por­tant tou­jours le n°57, le livre est ressor­ti en 2024 avec une post­face, signée par Frédéric Sae­nen. Elle précède de peu l’ou­ver­ture, à Les Wal­effes, d’un musée dédié à l’écrivain natif du vil­lage. 

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