Décès de Chantal Akerman


La réal­isatrice, artiste et écrivaine belge Chan­tal Aker­man est décédée ce lun­di 5 octo­bre 2015. Née à Brux­elles le 6 juin 1950, elle vivait entre Paris et New York.

On la con­naît surtout pour son tra­vail de cinéaste. Son chef-d’oeu­vre, Jeanne Diel­man, 23 Quai du com­merce, 1080 Brux­elles  (1975), film de plus de 3 heures qui met en scène Del­phine Seyrig dans le rôle d’une Brux­el­loise enfer­mée dans sa rou­tine et pros­ti­tuée occa­sion­nelle, est une obser­va­tion métic­uleuse des gestes et du corps de l’ac­trice, qui fait date tout à la fois dans l’his­toire du ciné­ma et dans celle du fémin­isme. Aker­man a aus­si pro­posé, avec La Cap­tive (2000), l’une des très rares trans­po­si­tions ciné­matographiques con­va­in­cantes de l’oeu­vre de Proust.

A côté de son activ­ité ciné­matographique (elle était aus­si mon­teuse, scé­nar­iste, comé­di­enne…), elle s’é­tait aus­si essayée à l’écri­t­ure, lais­sant der­rière elle deux réc­its : Une famille à Brux­elles (L’Arche, 1998) et Ma mère rit (Mer­cure de France, 2013)