Archives de catégorie : Littérature et cinéma

Merveilleux Monsieur Hulot

David MERVEILLE, Hulot domi­no, Rouer­gue, 2019, 40 p., 17 €, ISBN : 978–2‑8126–1740‑9

Décidé­ment, Mon­sieur Hulot n’a pas fini d’inspirer David Mer­veille ! Et c’est tant mieux pour nous. Depuis son déli­cieux et sur­prenant Jacquot de Mon­sieur Hulot, pub­lié aux édi­tions du Rouer­gue en 2006 et lau­réat du Prix Québec/Wal­lonie-Brux­elles en 2007, l’auteur-illustrateur brux­el­lois, qui est aus­si pro­fesseur à Saint Luc, a con­sacré quelques ouvrages à cet emblé­ma­tique per­son­nage des films de Jacques Tati : Hel­lo Mon­sieur Hulot (qui reçut le prix de l’album belge Lib­bylit en 2011), Mon­sieur Hulot à la plage, sans oubli­er le cat­a­logue de qua­tre-vingts planch­es Mon­sieur Hulot s’expose. Autant d’albums illus­trés truf­fés de clins d’œil ciné­matographiques, d’humour et de poésie. Con­tin­uer la lec­ture

Comment lire un film ?

Nat­acha PFEIFFER et Lau­rent VAN EYNDE, Antho­ny Mann. Arpen­ter l’image, Press­es uni­ver­si­taires du Septen­tri­on, 2019, 287 p., 25 € / ePub : 17.99 €, ISBN : 978–2‑7574–2452‑0

Il y a beau­coup de façons de ne pas voir un film et la pre­mière con­siste à le racon­ter ou la dernière à le thé­ma­tis­er. Bien enten­du, tout film de fic­tion déroule des actions, mais cela ne le dif­féren­cie pas d’un mythe, d’un roman, de n’importe quelle forme nar­ra­tive, y com­pris pic­turale. Ce qui appa­raît spé­ci­fique­ment dans un film de fic­tion, c’est à coup sûr qu’il racon­te une his­toire par des images en mou­ve­ment. Le sens naît du com­mentCon­tin­uer la lec­ture

Cinéma on ice et skate-writing

Jean-Philippe TOUSSAINT, La pati­noire, Impres­sions Nou­velles, 140 p., 18 €, ISBN : 978–2‑87449–668‑4 

Pass­er de l’écriture de romans à la réal­i­sa­tion de film, de la pho­togra­phie à l’art con­ceptuel  exige un art vir­tu­ose du pati­nage. Romanci­er (La salle de bain, Mon­sieur, La télévi­sion, Faire l’amour, Nue, Foot­ball, Made in Chi­na, tous au Édi­tions de Minu­it…), réal­isa­teur, pho­tographe, artiste con­ceptuel, Jean-Philippe Tou­s­saint met en abyme sa pra­tique des arts dans le film La pati­noire (1999) dont les Impres­sions Nou­velles édite le texte. Résul­tat d’une refonte de divers­es ver­sions du scé­nario, ce ciné-roman, accom­pa­g­né d’un cahi­er de pho­tos, d’une post­face de Lau­rent Demoulin et d’un dossier de presse, explore le motif du film dans le film. Hom­mage au sep­tième art, La pati­noire accom­plit sous une veine comique ten­ant aus­si bien de Jacques Tati, de Buster Keaton que de Chap­lin ce qu’Escher pour­suit graphique­ment, à savoir un enchâsse­ment d’un film (Dolores) dans un film (La pati­noire). À la main qui des­sine une main qui des­sine d’Escher répond ici un ciné­ma au car­ré, un film qui par­le d’un film en train de se tourn­er, un film doté d’un exposant x, manière de sug­gér­er que l’une des déf­i­ni­tions pos­si­bles du ciné­ma est celle d’un hoquet-hock­ey sur un ter­rain glis­sant parsemé de peaux de banane.

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Laurent De Sutter, pirate de la philosophie et du droit

Un coup de cœur du Car­net

Lau­rent DE SUTTER, Jack Spar­row. Man­i­feste pour une lin­guis­tique pirate, Impres­sions nou­velles, coll. « La fab­rique des héros », 2019, 128 p., 12 € / ePub : 7.99 €, ISBN : 978–2‑87449–647‑9

Lau­rent de Sut­ter ouvre de manière ful­gu­rante et géniale la nou­velle col­lec­tion, inti­t­ulée « La fab­rique des héros », créée par Tan­guy Habrand et Dick Tomaso­vic aux Impres­sions Nou­velles. Son dévolu s’est porté sur Jack Spar­row, le héros de la série ciné­matographique Pirates des Caraïbes, inter­prété par John­ny Depp. Der­rière les aven­tures fan­tas­tiques de Jack Spar­row — ses com­bats avec les sol­dats, les zom­bies ou autres créa­tures sur­na­turelles —, der­rière son esthé­tique de l’ivresse, Lau­rent de Sut­ter met à jour son arme secrète : la parole. Non la déplo­ration du « words, words, words » for­mulée par Ham­let mais la parole comme sub­ver­sion. Les batailles entre la Couronne et la pira­terie ne sont que l’expression d’une lutte à mort entre deux mon­des, entre deux méta­physiques, le monde de l’ordre incar­né par la Couronne et le monde utopiste pirate réin­ven­tant les bases d’une société qui con­teste le pou­voir de la Couronne. Con­tin­uer la lec­ture

Je suis Charlie !

Un coup de cœur du Carnet

Adolphe NYSENHOLC, Char­lie Chap­lin, Le rêve, M.E.O., 2018, 244 p., 19 € / ePub : 11.99 €, ISBN : 978–2‑8070–0177‑0

Instant de grâce ! L’auteur, qui a voué une par­tie de sa riche car­rière[1] à Chap­lin, au point d’en être con­sid­éré de par le monde comme un expert som­mi­tal, a réus­si l’ultime syn­thèse, un essai d’une den­sité lou­voy­ant vers l’art poé­tique. Qui débute avant les pre­mières lignes offi­cielles, dans un com­men­taire sur la photo/couverture, au ver­so de la page de titre :

(…) Chap­lin émi­nence grise de Char­lot manip­ulé par lui, le masque trag­ique sur un corps comique, Char­lot « sen­ti­men­tal pup­pet », l’empathie dis­tan­ciée, l’auto-ironie de Chap­lin, la choré­gra­phie comme écri­t­ure de songe, le créa­teur d’images à jamais mémorables, le poète comique, l’auteur en abyme, le rêve dans le rêve… 

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Christine Aventin : déjouer les enfermements

Un coup de cœur du Carnet

Chris­tine AVENTIN, Breil­lat des yeux le ven­tre, post­face de Christophe Meurée, Impres­sions nou­velles, coll. “Espace Nord”, 2018, 160 p., 8,50 € / ePub : 6.99 €, ISBN : 978–2‑87568–406‑6

Couron­né par le prix quin­quen­nal de l’essai de la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles en 2017 pour sa pre­mière édi­tion au Som­nam­bule équiv­oque et aujour­d’hui réédité dans la col­lec­tion Espace Nord, Breil­lat des yeux le ven­tre est conçu comme un corps textuel inouï au tra­vers duquel se con­quièrent un sujet poli­tique et un nou­veau plan d’écriture. Revenant sur sa tra­jec­toire lit­téraire — le coup d’envoi du Cœur en poche, la dépos­ses­sion de l’œuvre, de soi, le rapt de l’œuvre par le père —, Chris­tine Aventin tisse une machine lit­téraire autour d’un feu cen­tral, d’un attracteur molécu­laire, Cather­ine Breil­lat. Dans un jeu de miroirs, d’interfécondation (au sens où Proust l’évoque dans Sodome et Gom­or­rhe), les films, les écrits de Breil­lat se retrou­vent réen­gen­drés dans le mou­ve­ment même où ils révè­lent à Chris­tine Aventin l’expérience d’une soror­ité. Breil­lat-Aventin en écho d’Antigone et d’une Ismène antigo­nisée… Con­tin­uer la lec­ture

Écriture filmique

N.T. BINH et Frédéric SOJCHER (coord.), Écrire un film. Scé­nar­istes et cinéastes au tra­vail, Impres­sions Nou­velles, coll. « Caméras sub­jec­tives », 2018, 392 p., 22 € / ePub : 10.99 €, ISBN : 978–2‑87449–625‑7

Coor­don­né par le cri­tique de ciné­ma N. T. Binh et le cinéaste Frédéric Sojch­er, le vol­ume Écrire un film. Scé­nar­istes et cinéastes au tra­vail inter­roge au tra­vers d’entretiens avec des cinéastes, avec des scé­nar­istes l’écriture filmique, ses paramètres, ses coor­don­nées. Si le point d’ancrage se con­cen­tre sur la ques­tion du scé­nario, les réflex­ions enga­gent une mul­ti­plic­ité de regards sur les spé­ci­ficités du lan­gage ciné­matographique. Ce dernier se lim­ite-t-il au seul scé­nario ou englobe-t-il la mise en scène, le découpage, le cast­ing, la musique ? D’emblée, écrit Frédéric Sojch­er, le recueil se place du côté de la sec­onde hypothèse. Faisant un sort aux idées reçues (la Nou­velle Vague pécherait par un dés­in­térêt vis-à-vis du scé­nario…), retraçant la tra­jec­toire his­torique de la place accordée au scé­nario (de sa relé­ga­tion à sa réha­bil­i­ta­tion, de sa réha­bil­i­ta­tion à sa tyran­nie nor­ma­tive), il rend hom­mage aux inter­ac­tions dynamiques entre les moments de créa­tion, entre les ingré­di­ents de l’espace filmique. Le film ne prend vie qu’au fil d’une magie où s’intriquent, en une œuvre col­lec­tive, scé­nario, mise en scène, jeu d’acteurs, découpage, mon­tage, bande sonore, pro­duc­tion… Hyper­tro­phi­er le seul scé­nario revient à amput­er l’écriture filmique de tout ce qui, au niveau de la mise en scène lato sen­su, vient mod­i­fi­er, excéder, retourn­er la nar­ra­tion, la dra­maturgie. Con­tin­uer la lec­ture

André Delvaux

Le cinéaste dans la cité. Les notes d’André Del­vaux, dir. Jean MEURICE, CEP, 2018, 251 p., 18 €, ISBN : 978–2390070214

Le cinéaste dans la citéEn 1965, le film L’Homme au crâne rasé qu’André Del­vaux adapte du roman de Johan Daisne mar­qua l’avènement du ciné­ma belge mod­erne. Non que le sep­tième art belge fût totale­ment inex­is­tant. Mais André Del­vaux invente un nou­veau souf­fle qui, dans nom­bre de ses films, relèvera de ce qu’on a appelé le réal­isme mag­ique. Venu du monde de la musique, de la lit­téra­ture, pianiste qui accom­pa­gna durant des années les films muets à la Ciné­math­èque royale de Bel­gique, à cheval sur les cul­tures néer­lan­do­phone et fran­coph­o­ne, l’auteur de Ren­dez-vous à Bray, Ben­venu­ta, L’Œuvre au noir pose les pre­mières pier­res de la moder­nité du ciné­ma belge, frayant une aven­ture artis­tique pio­nnière dont bien des réal­isa­teurs actuels sont les héri­tiers. Recueil d’inédits, de textes rassem­blés par Cather­ine Del­vaux, Richard Miller, com­por­tant des cor­re­spon­dances avec Jacques Sojch­er, Philippe Rey­naert, une étude de Roger Lalle­mand sur Ben­venu­ta, un avant-dire de Raoul Ser­vais, Le cinéaste dans la cité nous plonge pour notre plus grand bon­heur dans le lab­o­ra­toire de celui qui fut à la fois cinéaste, péd­a­gogue (il fut l’un des fon­da­teurs de l’INSAS), musi­cien.

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Couleur et nostalgie du ciel

Un coup de cœur du Carnet

Michel LAMBERT, L’adaptation, Pierre Guil­laume de Roux, 2018, 264 p., 22,90€, ISBN : 2–36371-248–6

lambert l adaptation.jpgUn réal­isa­teur, cou­vert d’un éter­nel cha­peau, cherche sur les toiles d’une galerie d’art un ciel introu­vable, une couleur et une atmo­sphère célestes qui devraient guider son prochain film. Il tra­vaille sur l’adaptation d’une œuvre qui l’a pro­fondé­ment mar­qué : La jeune fille brune d’Alexandre Tiš­ma. Sa femme Mar­i­on, décédée depuis cinq ans, lui avait fait décou­vrir ce roman. Com­ment adapter un réc­it durant lequel un homme cherche dés­espéré­ment à revoir une femme avec qui il a passé une seule et unique nuit ? Com­ment trans­pos­er cette quête, ce fan­tasme qui s’efface petit à petit de sa mémoire, cette pas­sion dévo­rante qui s’étale sur plusieurs décen­nies, cette course con­tre le temps et la peur du vieil­lisse­ment ? Le réal­isa­teur fait face à cer­taines dif­fi­cultés, notam­ment le car­ac­tère haute­ment lit­téraire de l’ouvrage. Il n’a pas dit son dernier mot, mais peut-être est-ce son film de trop ? Des mau­vais­es langues le dis­ent fini. Il accuse les refus des pro­duc­teurs. La pro­fes­sion est intraitable avec ceux qui échouent. Con­tin­uer la lec­ture

Liberski Roma

Un coup de cœur du Carnet

Ste­fan LIBERSKI, La cité des femmes, Albin Michel, 2018, 280 p., 19 € / ePub : 12.99 €, ISBN : 978–2‑226–40218‑9

liberski la cite des femmesSept ans après son dernier roman, Le Tri­om­phe de Namur (La Muette, 2011), l’écrivain, cinéaste, bédéiste et homme de télévi­sion Ste­fan Liber­s­ki pub­lie La cité des femmes aux édi­tions Albin Michel.

La cité des femmes, c’est un film de Fed­eri­co Felli­ni sor­ti en 1980. Mais c’est donc aus­si, désor­mais, le titre d’un roman de Ste­fan Liber­s­ki : l’histoire d’un jeune aspi­rant écrivain, Éti­enne Kapus­cin­s­ki, qui quitte Brux­elles, son mariage et son méti­er pour gag­n­er Rome et assis­ter au tour­nage de La cité des femmes de Felli­ni. Toute ressem­blance avec Ste­fan Liber­s­ki, par­ti lui-même à Rome pour assis­ter au même tour­nage fellinien en « témoin priv­ilégié » n’aurait, bien sûr, rien de for­tu­it. L’anecdote auto­bi­ographique donne une saveur tes­ti­mo­ni­ale jouis­sive aux appari­tions du mae­stro, cam­pé en génie sur le déclin, manip­u­la­teur, égo­cen­trique et jaloux de son harem. Con­tin­uer la lec­ture

Jean Rochefort et la littérature belge au cinéma

PARIS: emission

Le comédie français Jean Rochefort est décédé ce 9 octo­bre à l’âge de 87 ans. Sa fil­mo­gra­phie, pres­tigieuse et par­ti­c­ulière­ment riche, compte notam­ment des adap­ta­tions pour le ciné­ma de romans d’au­teurs belges fran­coph­o­nes.  Con­tin­uer la lec­ture

Écriture, lune de miel, et autres abeilles

Un coup de cœur du Carnet

Jean-Philippe TOUSSAINT, Made in Chi­na, Paris, Minu­it, 2017, 188 p., 15 €/ ePub : 10.99 €, ISBN : 9782707343796

toussaint made in chinaDans Made in Chi­na, entre roman, fic­tion et réal­ité, l’auteur de Foot­ball retrace ses tribu­la­tions de tour­nage dans l’ancien Empire du Milieu.

On avait lais­sé Jean-Philippe Tou­s­saint nous dévoil­er, durant l’été 2015, une robe toute en miel, portée par une man­nequin lors d’un défilé de mode, et pour­suiv­ie par un essaim d’abeilles : son court-métrage The Hon­ey Dress, réal­isé en Chine à par­tir d’un épisode de son roman Nue, était alors présen­té à Bozar, durant l’exposition « Les Belges. Une his­toire de mode inat­ten­due ». Lorsqu’on a pro­posé à Jean-Philippe Tou­s­saint d’effectuer un pre­mier voy­age en Chine, et qu’on lui a demandé quelles étaient ses con­di­tions, l’écrivain et réal­isa­teur n’en n’a for­mulé qu’une : « Rester longtemps. » C’est sans doute pour cela que, depuis le début du 21e siè­cle, et bien avant The Hon­ey Dress, il s’est ren­du à plusieurs repris­es à Pékin, à Shang­hai, à Guangzhou, à Chang­sha, à Nankin, à Kun­ming, à Lijiang. Et qu’il est revenu encore à Guangzhou. Nous qui ignorons beau­coup de choses sur la Chine (vous avez une idée des dis­tances séparant ces mégapoles, vous?) et notam­ment de ce qu’il en est là-bas du monde de l’édition (pour ne s’en tenir qu’au man­darin), nous n’imaginions pas qu’il y ait eu pra­tique­ment à chaque fois der­rière ces voy­ages, son édi­teur chi­nois (acces­soire­ment aus­si, celui de Beck­ett et de Robbe-Gril­let). À la fois homme de let­tres, pro­fesseur aux Beaux-Arts, directeur d’un cen­tre d’art, pein­tre estimé, Chen Tong, c’est son nom, est égale­ment chef d’entreprises en tout genre, pro­duc­teur de films, et le “leader of the gang” de quelques jeunes Can­ton­ais qui gravi­tent dans son orbite et ses affaires, là où le com­merce et les arts ont sou­vent par­tie liée. Con­tin­uer la lec­ture

Où l’on se tient, une fois de plus, en compagnie d’un être intense

Un coup de cœur du Carnet

Véronique BERGEN, Luchi­no Vis­con­ti. Les Promess­es du cré­pus­cule, Les Impres­sions Nou­velles, 2017, 224 p., 17 €/ePub : 12.99 €, ISBN : 978–2‑87449–459‑8

bergen viscontiVéronique Bergen aime les intens­es.

On le sait.

De livre en livre, elle nous a déjà tiré le por­trait d’une belle bro­chette d’in­di­vidus non seule­ment vivant à cent à l’heure mais dont la présence, l’in­ten­sité de leur présence, l’in­can­des­cence de leurs œuvres, n’ar­rê­tent pas de nous attir­er façon trou noir. Après Edie Sedg­wick, Mar­i­lyn Mon­roe, Uni­ca Zürn et Janis Joplin, voilà que Véronique Bergen s’at­tèle main­tenant, dans un superbe essai, au ciné­ma de Luchi­no Vis­con­ti.

Mais oui ! Con­tin­uer la lec­ture

Soirée Maeterlinck à la Cinematek le 15 mai

tourneurUne con­férence, puis un film : la Cin­e­matek con­sacre sa soirée du 15 mai aux liens entre lit­téra­ture et ciné­ma. Plus pré­cisé­ment, ce seront Mau­rice Maeter­linck et ses adap­ta­tions ciné­matographiques qui seront mis­es à l’hon­neur, au cours d’une soirée inti­t­ulée “Maeter­linck et le ciné­ma des années dix : Straté­gies autour de l’adap­ta­tion ciné­matographique”.

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Boulevard du polar au BiFFF le 14 avril

Le fes­ti­val inter­na­tion­al Boule­vard du Polar aura lieu du 16 au 18 juin 2017. Mais il prend un peu d’avance en instal­lant ses quartiers au BiFFF ce ven­dre­di 14 avril dès 14h pour une ses­sion con­sacrée aux liens entre écrit et écran, ver­sion polar. Au pro­gramme : des ren­con­tres avec des auteurs et spé­cial­istes du polar, une pro­jec­tion de film et, côté belge, une lec­ture d’extraits du prochain roman de Nadine Mon­fils par Zidani. Con­tin­uer la lec­ture

Béatrix Beck au cinéma

la confessionCe mer­cre­di 8 mars sort sur grand écran La con­fes­sion, adap­ta­tion ciné­matographique du roman de Béa­trix Beck, Léon Morin, prêtre. Paru en 1952 chez Gal­li­mard, ce livre avait valu à son auteure le Prix Goncourt.

La con­fes­sion est un film du réal­isa­teur français Nico­las Boukhrief, met­tant notam­ment en scène Romain Duris et Marine Vacth.

À lire : le numéro thématique du Carnet et les Instants "Littérature et cinéma"

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