Décès de Liliane Wouters

Née le 5 févri­er 1930 à Ixelles, la grande poétesse et académi­ci­enne belge Lil­iane Wouters, égale­ment tra­duc­trice, essay­iste et anthol­o­giste, est décédée ce dimanche 28 févri­er. 

Poète, elle a pub­lié plusieurs recueils dont cer­tains ont été réu­nis sous les titres Tous les chemins con­duisent à la mer (Les Eper­on­niers, coll. “Passé Présent”, Brux­elles, 1997), Le bil­let de Pas­cal (Edi­tions PHI, 2000) et Chang­er d’écorce, une antholo­gie thé­ma­tique de son oeu­vre (La Renais­sance du Livre, 2001). 

Auteur dra­ma­tique, elle a fait jouer plusieurs pièces, par­mi lesquelles La salle des profs et Char­lotte ou la Nuit mex­i­caine.

Auteur d’anthologies, elle a notam­ment pub­lié Ça rime et ça rame, des­tinée aux jeunes lecteurs (Labor, 1985), La poésie fran­coph­o­ne de Bel­gique, 4 tomes, avec Alain Bosquet, (Edi­tions de l’A­cadémie royale de langue et de lit­téra­ture français­es, 1992) et Le siè­cle des femmes avec Yves Namur (Edi­tions des Eper­on­niers, Brux­elles, 2000).

Tra­duc­trice de théâtre et de poésie, elle a surtout fait con­naître les poètes du domaine néer­landais, dont Belles heures de Flan­dre, con­sacré à la poésie fla­mande du Moyen Age. (Les Eper­on­niers, coll. “Passé-Présent”, 1997) et Un com­pagnon pour toutes les saisons (Gui­do Gezelle, Autres Temps, 1999).

Elle a obtenu de nom­breux prix lit­téraires par­mi lesquels la Nuit de la Poésie, décerné par un jury qui com­pre­nait Cocteau, Aragon, Reverdy, Seghers (Paris, 1955), le Prix tri­en­nal de Poésie (Brux­elles, 1962), le Grand Prix de Poésie de la Mai­son de Poésie (Paris, 1989), le Prix du Con­seil de la Com­mu­nauté française de Bel­gique pour le théâtre (Brux­elles, 1990), le Prix tri­en­nal de tra­duc­tion de la Com­mu­nauté fla­mande (Brux­elles 1992) et, pour l’ensemble de son oeu­vre, le Prix Mon­taigne, décerné par la Fon­da­tion Frédéric von Schiller (Ham­bourg, Alle­magne, 1995), le Prix quin­quen­nal de la Com­mu­nauté française 2000, le prix inter­na­tion­al de la Clé d’Or (Smédérévo,Yougoslavie, 2000), la Bourse Goncourt de la Poésie (Paris, 2000) et encore le Prix Guil­laume Apol­li­naire 2015.

woutersLe Car­net et les Instants revien­dra plus longue­ment sur le tra­vail de Lil­iane Wouters dans sa livrai­son de juil­let 2016 (n° 191). Cet arti­cle, ini­tiale­ment prévu pour saluer la paru­tion de Trois vis­ages de l’écrit dans la col­lec­tion pat­ri­mo­ni­ale Espace Nord, sera l’oc­ca­sion de saluer l’oeu­vre excep­tion­nelle de cette auteure d’en­ver­gure.