Hommage à Jean Louvet au Théâtre des Martyrs

louvet martyrs

© Alice Piemme/AML

Prix quin­quen­nal de lit­téra­ture en 2015 (ex aequo avec Jean-Marie Piemme), l’au­teur de théâtre Jean Lou­vet est décédé le 29 août 2015, lais­sant der­rière lui une oeu­vre abon­dante et riche. Du 20 au 22 avril, le Théâtre des Mar­tyrs et le Mag­a­sin d’Ecriture Théâ­trale s’associent pour lui ren­dre hom­mage , au tra­vers de la lec­ture de six de ses pièces : Pierre Harmignie, La farce du sous-marinL’aménagement, L’an un, Le train du bon Dieu et L’annonce faite à Benoît, mis­es en voix par Axel Cornil, Pauline d’Ollone, Jean-Claude Idée, Julie Jaroszews­ki, Philippe Sireuil et Lorent Wan­son.

Programme
Pierre Harmignie — Jeudi 20 avril 2017 à 19h

Les 17 et 18 août 1944, peu avant la fin de la Sec­onde Guerre mon­di­ale, les rex­istes – mil­i­tants pro-nazis belges avec à leur tête Léon Degrelle – met­tent à feu et à sang la région de Charleroi à la suite de l’assassinat par les résis­tants d’un des leurs – le bourgmestre de la ville – et de sa famille. Le plus impor­tant mas­sacre aura lieu à Cour­celles, où 19 per­son­nes seront pris­es en otages et élim­inées sauvage­ment sans autre forme de procès.
AVEC Annette Brod­kom, Yves Claessens, David Leclerc, San­dra Raco, Bernard Sens, Ben­jamin Thomas
MISE EN VOIX Jean-Claude Idée

La farce du sous-marin — Jeudi 20 avril 2017 à 21h

Un homme d’un cer­tain âge tra­vaille à faire fonc­tion­ner une machine. Il tra­vaille seul et a acquis une cer­taine maîtrise. Survient un autre employé, plus jeune, envoyé dans le même bureau via une let­tre. Le malaise s’installe. Pourquoi cette recrue ? Pour tenir com­pag­nie à l’aîné, le sec­on­der, le sur­veiller, le rem­plac­er ? Toute l’intrigue tire ses racines du doute qui tenaille les deux hommes au sujet des moti­va­tions de « ceux d’en haut ».
AVEC Pierange Buon­del­monte, Fab­rice Schillaci
MISE EN VOIX Pauline d’Ol­lone

L’aménagement — Vendredi 21 avril 2017 à 19h

Lui n’a rien. Elle a tout. Elle fini­ra pour­tant par drain­er le pire : trahi­son, dépres­sion, délabre­ment affec­tif… et à fuir tout lien avec sa pro­pre mémoire. Ani­mée pour­tant par l’ex­tra­or­di­naire besoin d’aimer et d’être aimée.
AVEC France Bas­toen, Yoann Blanc, Julie Lenain, Mathilde Rault, Philippe Rési­mont, Hélène The­unis­sen
MISE EN VOIX Philippe Sireuil

L’an un — Vendredi 21 avril 2017 à 21h

La pièce pro­pose un dia­logue entre un ouvri­er révo­lu­tion­naire de 40 ans et un ouvri­er “mod­èle” de 65 ans, qui vient de pren­dre sa retraite. Celui-ci s’oc­cupe d’une petite par­celle de terre qu’il a pu “s’of­frir” après 40 ans de dur labeur. Il a tra­vail­lé toute sa vie pour les autres, et il peut enfin com­mencer sa nou­velle vie : l’an 1 de tra­vail pour lui, et pour sa femme qui le pousse à pro­duire pour son compte per­son­nel. Réflex­ion sur la sol­i­dar­ité sociale qui peut se déclin­er dans les deux sens : Le révo­lu­tion­naire a‑t-il le droit de cass­er le rêve “privé” du pen­sion­né ? Le pen­sion­né a‑t-il le droit de ne rêver qu’à une vie nou­velle calquée sur le principe de l’é­goïsme cap­i­tal­iste ?
AVEC Daniela Bis­con­ti, Jean-Marie Pétin­iot, Lorent Wan­son
MISE EN VOIX Lorent Wan­son

Le train du bon Dieu — Samedi 22 avril 2017 à 19h

Dans une parabole satirique, le pro­lé­tari­at exprime son besoin d’un monde meilleur, essaie d’échap­per à la monot­o­nie d’un tra­vail épuisant. Le monde ouvri­er descend dans la rue, se bat, rit… Et pleure enfin en assis­tant au déraille­ment de son train qui allait le con­duire au règne de l’âge d’or sur terre.
AVEC Man­za Abdeslam, Maïa Chau­vi­er, Jah Mae Kân, Maxime Pis­to­rio, Kalvin Soiresse Njal, Lorent Wan­son
MISE EN VOIX Julie Jaroszews­ki

L’annonce faite à Benoît — Samedi 22 avril 2017 à 21h

Ce jour-là, au milieu de la foule, dans ce grand mag­a­sin banal à pleur­er, ils se sont ren­con­trés… Ren­con­tre furtive, grave, émou­vante, entre deux hommes sin­guliers : l’un apparem­ment débous­solé par une accu­mu­la­tion de mal­heurs rel­e­vant du mélo­drame ; l’autre boulever­sé par cet univers intime et pas­sion­nel qui tout à coup s’impose à lui. Un an plus tard, ils se retrou­vent. Com­ment démêler le vrai du faux dans ce jeu ambigu où la douleur de l’un ras­sure l’autre en lui don­nant une rai­son de vivre et d’espérer.
AVEC Frédéric Dussenne, Renaud Van Camp
MISE EN VOIX Axel Cornil

En pratique

Théâtre des Mar­tyrs — Place des Mar­tyrs, 22 — 1000 Brux­elles
Entrée gra­tu­ite — Réser­va­tion oblig­a­toire