Littérature retrouvée 8 : “Capitaine vampire” de Marie Nizet

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En fin d’année, l’activité édi­to­ri­ale se met en pause, les nou­veautés ne revien­dront en librairie que début jan­vi­er. Le moment est idéal pour sor­tir de l’actualité et décou­vrir d’autres livres. Notre série Lit­téra­ture retrou­vée vous pro­pose des pépites que l’histoire lit­téraire n’a pas retenues, mais que des maisons d’édition ont récem­ment retrou­vées et mis­es en lumière par une nou­velle édi­tion de qual­ité.

Auteurs – et plus sou­vent encore autri­ces – injuste­ment mécon­nus, ou œuvres sup­posées mineures d’écrivains réputés : du 22 décem­bre au 2 jan­vi­er, du lun­di au ven­dre­di, Le Car­net et les Instants vous emmène à la ren­con­tre de 10 livres qu’une réédi­tion récente a judi­cieuse­ment sor­tis de l’oubli.  

Huitième épisode : Capitaine vampire de Marie Nizet

Tout le monde ou presque con­nait l’écrivain irlandais Bram Stok­er, auteur de Drac­u­la paru en 1897. Mais qui con­nait l’autrice belge Marie Nizet (1859–1922), qui pub­lie Cap­i­taine vam­pire à Paris en 1879 ? Pour­tant, entre le roman de Bram Stok­er, mon­di­ale­ment célèbre, mul­ti-adap­té au ciné­ma, dont le per­son­nage est devenu un véri­ta­ble mythe, et celui, net­te­ment plus con­fi­den­tiel, de Marie Nizet, les ressem­blances sont nom­breuses. 

Au point que le chercheur roumain Matei Caza­cu, auteur de plusieurs études sur Drac­u­la, a pu affirmer, argu­ments à l’ap­pui, que l’Ir­landais s’é­tait forte­ment inspiré de la Belge. Une roman­cière invis­i­bil­isée au prof­it d’un romanci­er? Ce ne serait évidem­ment pas un cas unique dans l’his­toire lit­téraire. D’autres chercheurs con­tes­tent toute­fois la démon­stra­tion de Caza­cu. 

Quoi qu’il en soit, cette his­toire peu banale jus­ti­fie une (re)lecture du roman de Marie Nizet. C’est désor­mais pos­si­ble avec son entrée, en 2025, dans la col­lec­tion Espace Nord.

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