Les imperfections de la vie

Sluszny Pertes

Pertes…

Autrice : Mar­i­anne Sluszny

Mai­son d’édi­tion : M.E.O.

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 148

Prix : 17 €

Livre numérique : 10,99 €

EAN : 9782807006003

Une femme perd subite­ment l’homme avec qui elle partage sa vie depuis dix ans. Com­ment con­tin­uer à évoluer dans un lieu où chaque cen­timètre vous ren­voie l’absence ? Une autre apprend que son con­joint est atteint d’Alzheimer. N’est-ce pas le moment de faire le point sur sa vie ? La nais­sance de sa fille plonge une femme dans un trou­ble : éprou­vera-t-elle encore le plaisir qu’elle a tou­jours con­nu ? En pré­pa­ra­tion d’un démé­nage­ment, une sex­agé­naire range et trie sa mai­son. Elle retrou­ve une boite con­tenant de nom­breuses pho­tos de son enfance et sa jeunesse, et plonge dans ses sou­venirs d’adolescente. Une autre femme doit cou­pler le deuil de son mari, mort d’un can­cer, avec l’ablation de l’un de ses seins. Pour­ra-t-elle le sup­port­er ? La  vue d’un enfant men­di­ant hante une autre pro­tag­o­niste. L’épouse d’un mari infidèle décou­vre à quel point il l’a trompée. L’écœurement est à son apogée. Pour­ra-t-elle encore lui par­don­ner ? Une petite fille aimerait rester dans le cocon famil­ial plutôt que de rester auprès d’autres enfants. À quoi est due cette inso­cia­bil­ité ?

Dans ce recueil de nou­velles pub­lié chez M.E.O., Mar­i­anne Sluszny décline le thème de la perte sous dif­férentes couleurs. Perte de l’insouciance, de l’amour, de la con­fi­ance, des illu­sions… La mort et la mal­adie rôdent à chaque page. L’autrice pré­cise très juste­ment en préam­bule « La vie est impar­faite, même si nous la souhai­te­ri­ons plus que par­faite. »

Aucun prénom n’est don­né aux êtres qui habitent ces huit nou­velles. Ils sont tous anonymes « parce qu’ils sont nous tous. Si par­ti­c­uliers, telle­ment uni­versels. Vieux ou jeunes, hommes ou femmes, d’ici et de partout. » Seule une enfant manip­u­la­trice et cru­elle se voit assor­tie d’un prénom. Mar­i­anne Sluszny décrit avec pré­ci­sion les pen­sées des pro­tag­o­nistes et relate déli­cate­ment leurs sou­venirs :

Il lui avait sem­blé enten­dre son rire de petite fille s’échappant des clichés. Son rire d’autrefois, clair, presque cristallin. Lorsqu’elle sautil­lait au-dessus des vagues en ten­ant la main de son papa. Lorsqu’elle se léchait les babines après avoir dégusté une crème glacée. Lorsqu’elle gag­nait une course de vélo ou de patins à roulettes. Lorsqu’elle regar­dait un dessin ani­mé, calfeu­trée dans les bras de sa maman. 

Émi­lie Gäbele