Cécile Mouvet remporte le prix Annick Lansman

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Cécile Mou­vet

L’écrivaine fran­co-belge Cécile Mou­vet a rem­porté le prix Annick Lans­man pour sa pièce de théâtre Éten­dre ses branch­es sur le monde, qui paraî­tra prochaine­ment aux édi­tions Lans­man. Il s’ag­it de la pre­mière pièce pub­liée de Cécile Mou­vet. 

Le prix Annick Lansman

Le prix Annick Lans­man est un hom­mage à l’in­sti­tutrice et cofon­da­trice des édi­tions Lans­man Annick Lans­man, décédée en octo­bre 2005. Un groupe de proches et d’amis a créé un prix lit­téraire et théâ­tral dans le domaine de l’en­fance pour com­mé­mor­er sa per­son­nal­ité et son action. Ce prix couronne un texte pou­vant à la fois con­stituer la base d’un spec­ta­cle de qual­ité pour des publics de moins de 13 ans et par­ticiper au développe­ment du plaisir de lire le théâtre à par­tir de 9/10 ans. Trente-huit auteurs ont soumis leur can­di­da­ture en pro­posant un texte pour ce prix bien­nal.

Lau­réate, Cécile Mou­vet rem­porte une bourse de 1.500 euros, une rési­dence à Mariemont, l’édi­tion de son texte et sa dif­fu­sion à tra­vers le monde.

Le livre primé

mouvet etendre ses branches sur le mondeÉten­dre ses branch­es sur le monde nous emmène aux côtés de la jeune Lia. Dans son pays, quand un enfant naît, la famille plante un arbre dans la cour de la mai­son et fête l’événe­ment avec tout le vil­lage. Très vite pour­tant, elle remar­que qu’il n’y a qu’un arbre par mai­son : ces enfants n’au­raient donc jamais de frère ou de sœur ? Un jour, sa maman dis­paraît. Tout le monde s’in­quiète de cette absence : le voisi­nage, mais aus­si et surtout les élagueurs offi­ciels chargés de faire respecter la loi et de couper les branch­es super­flues. Les rumeurs vont bon train.

Lorsque maman réap­pa­raît, elle porte un grand couf­fin où gig­ote une petite sœur. Pour respecter la tra­di­tion, il faut donc planter un deux­ième arbre, dif­férent du pre­mier pour ne pas trop attir­er l’at­ten­tion. Car Méi, la nou­velle venue, n’au­ra aucune exis­tence offi­cielle, ne portera pas de nom, ne pour­ra pas aller à l’é­cole ni paraître en pub­lic. Pour Lia, c’est un lourd secret à porter, d’au­tant que les élagueurs zélés sur­veil­lent de près la vie du vil­lage et n’ont aucune pitié pour ces arbres qui sont à la fois le ter­rain de jeu et le refuge d’une enfance dis­crète qui ne demande qu’à s’épanouir.

Avec Lia et Méi, nous parta­geons une his­toire faite de courage, de con­flits, de rêves, de colères, de poésie et surtout d’une furieuse envie d’ex­is­ter en éten­dant ses branch­es sur le monde.

Le palmarès

2010 : Les ours dor­ment enfin de Geneviève Bil­lette (Québec)
2012 : Le sable dans les yeux de Béné­dicte Cou­ka (France)
2014 : Titan d’Is­abelle Richard-Tail­lant (France)
2016 : Respire de Daniela Ginevro (Bel­gique)