Un musée du Chat de Geluck à Bruxelles en 2023

Ce jeu­di 22 novem­bre, le Min­istre-Prési­dent de la Région de Brux­elles-Cap­i­tale, Rudi Ver­voort, et le dessi­na­teur Philippe Geluck ont présen­té, avec l’architecte Pierre Hebbe­linck, le pro­jet archi­tec­tur­al du futur musée du Chat et du car­toon, LE CHAT car­toon muse­um.

Au coeur de la Place royale

Le Min­istre-Prési­dent Rudi Ver­voort a expliqué que « La Région de Brux­elles-Cap­i­tale con­cré­tis­era, d’ici 2023, un ambitieux pro­jet cul­turel sur un lieu chargé d’histoire, au cœur d’un quarti­er très prisé des Brux­el­lois amoureux de cul­ture et de pat­ri­moine comme des vis­i­teurs belges ou étrangers ». C’est en effet sur le site du Bip — Mai­son de la Région, rue Royale, que le Gou­verne­ment brux­el­lois a décidé d’accueillir LE CHAT car­toon muse­um imag­iné par Philippe Geluck.

La Société d’Aménagement Urbain y érig­era un immeu­ble con­tem­po­rain, mod­u­la­ble, dans le respect du pat­ri­moine voisin, conçu par l’architecte Pierre Hebbe­linck. LE CHAT car­toon muse­um occu­pera quelque 4.000 m2 de sur­faces brutes sur 7 étages. Il ouvri­ra ses portes, dans le courant de l’année 2023, au coeur du com­plexe his­torique de la place Royale. Il com­portera trois sec­tions prin­ci­pales. 

Trois sections principales

Pour Philippe Geluck, ce musée sera « la réal­i­sa­tion du rêve d’un enfant de Brux­elles qui souhaite partager avec le plus grand nom­bre cet esprit brux­el­lois si par­ti­c­uli­er et son rêve de fra­ter­nité ». Avec ce nou­veau musée, a‑t-il pré­cisé, « Brux­elles devien­dra la troisième ville du car­toon en Europe (après Lon­dres et Bâle), mais la pre­mière par l’ampleur de son pro­jet ».

Le dessi­na­teur a expliqué que LE CHAT car­toon muse­um sera « un lieu inédit, qui célébr­era les maîtres du dessin d’humour et l’animal le plus pop­u­laire au monde. Il com­portera trois sec­tions prin­ci­pales. En pre­mier, il retrac­era, lors d’accrochages en per­pétuel renou­velle­ment, qua­tre décen­nies de la vie du Chat, sous toutes ses formes (dessins, cro­quis, planch­es, tableaux, écrans, sculp­tures et objets) mais aus­si des témoignages d’admiration pic­turaux pour mes pres­tigieux con­frères, Rubens, Picas­so, César ou Soulages. Ensuite, le musée célébr­era les grands maîtres et les jeunes tal­ents du dessin humoris­tique : Sem­pé, Chaval, Siné, Stein­berg, Gary Lar­son, pour les inter­na­tionaux, mais aus­si Kroll, Demoor, Herr Seele ou Kam­agur­ka pour les Belges, à tra­vers des expo­si­tions hom­mages de six mois cha­cune. Enfin, le CHAT car­toon muse­um pro­posera aux vis­i­teurs amoureux des chats des expo­si­tions tem­po­raires con­sacrées à cet ani­mal qui fascine les hommes depuis l’Égypte anci­enne ».

LE CHAT car­toon muse­um ouvri­ra par ailleurs des espaces tem­po­raires spé­ciale­ment conçus pour les élèves des écoles : ini­ti­a­tion aux sci­ences, à la philoso­phie, à la langue française, aux arts plas­tiques, etc.

Le projet architectural

L’architecte Pierre Hebbe­linck, désigné dans le cadre d’un appel d’offres pub­lic, a pro­posé un bâti­ment con­tem­po­rain, qui vien­dra s’enchâsser entre le Bip – Mai­son de la Région et Bozar.

Le futur musée du Chat et du car­toon se trou­vera égale­ment à une sorte d’intersection entre plusieurs insti­tu­tions publiques et/ou cul­turelles. Le pro­jet offrira au Palais du Couden­berg une nou­velle liai­son entre les ves­tiges archéologiques situés au sous-sol et le reste du par­cours muséal situé au rez-de-chaussée, ce qui facilit­era notam­ment l’accueil des per­son­nes à mobil­ité réduite. Par ailleurs, des niveaux en sous-sol seront créés sous le futur musée du Chat et du car­toon, pour per­me­t­tre à Bozar d’agrandir ses espaces de stock­age, avec pour lui un accès direct à ces niveaux par l’étage de sa salle Hen­ry Le Bœuf.

Pierre Hebbe­linck a conçu « un immeu­ble-out­il muséal, fonc­tion­nel et mod­u­la­ble » pour l’appel d’offre pub­lic auquel il a répon­du pour plusieurs raisons : « Le fait de tra­vailler sur un lieu très spé­ci­fique de l’ancrage de la mémoire de Brux­elles. La sédi­men­ta­tion his­torique y est très puis­sante, l’accumulation de strates de l’histoire y est extra­or­di­naire. L’idée de tra­vailler autour d’un musée du dessin d’humour de manière générale et de celui de Philippe Geluck de manière spé­ci­fique. La fer­til­ité de sens à dégager de la rela­tion entre ces deux élé­ments. La per­spec­tive de créer un bâti­ment neuf dans ce périmètre, ce qui arrive une fois tous les 50 ou 100 ans. La com­plex­ité, aus­si, car c’est un défi ; et les défis, ça nous intéresse ! La thé­ma­tique cul­turelle enfin, avec les pos­si­bles inter­con­nec­tions entre insti­tu­tions cul­turelles. Nous avons, dès le départ, sug­géré d’utiliser l’opportunité de con­necter les insti­tu­tions lim­itro­phes que représente cette par­celle en forme de hari­cot, enclavée et non classée dans un périmètre où tout l’est. Nous avons vite perçu la pos­si­bil­ité de résoudre l’équation interne du pro­jet, tout en aug­men­tant la qual­ité urbaine et le poten­tiel des opéra­teurs voisins. Tout ça nous a don­né envie d’engager nos capac­ités au ser­vice de ce pro­jet. »

Pierre Hebbe­linck souligne que « Mon grand espoir, grâce à toutes nos con­cer­ta­tions avec la Com­mis­sion des Mon­u­ments et Sites, l’asbl Mont des Arts, les insti­tu­tions voisines…, c’est de faire de la « cou­ture » fine avec une inter­ven­tion, d’une part, très respectueuse du site par ses gabar­its, ses rac­cords de cor­nich­es, etc. ; mais aus­si, d’autre part, révéla­trice de davan­tage de sens car elle amèn­era le pas­sant à réalis­er qu’à cet endroit obscur, mécon­nu, inutil­isé, dégradé, émerg­era quelque chose de neuf, lumineux, qui vit, qui pal­pite, en bonne intel­li­gence avec les édi­fices mitoyens. »

Ren­dez-vous en 2023…