Le Goncourt de la nouvelle pour Caroline Lamarche

Car­o­line Lamarche

Car­o­line Lamarche est la lau­réate 2019 du Goncourt de la nou­velle pour son recueil Nous sommes à la lisière (Gal­li­mard). Elle est seule­ment la deux­ième Belge à recevoir cette dis­tinc­tion.


Lire aus­si : notre recen­sion de Nous sommes à la lisière


À côté de son pres­tigieux prix couron­nant un roman chaque automne, l’Académie Goncourt décerne égale­ment des prix met­tant en lumière d’autres gen­res lit­téraires :  les pre­miers romans, la nou­velle, la biogra­phie et la poésie. L’an­née 2019 a été par­ti­c­ulière­ment faste pour la Bel­gique fran­coph­o­ne avec une autrice, Car­o­line Lamarche donc, final­iste de la caté­gorie Goncourt de la nou­velle et un auteur, Stéphane Malan­drin, en lice pour le Goncourt du pre­mier roman pour son livre Le mangeur de livres.

Si le sec­ond nom­mé n’a pas rem­porté le prix finale­ment décerné à Marie Gau­thi­er pour Court vêtue (Gal­li­mard), le jury de l’A­cadémie Goncourt a préféré Nous sommes à la lisière aux deux autres final­istes : L’oiseau Park­er dans la nuit de Yan­nick Lahens (Sabine Wespieser) et Les Polaroïds d’Eric Neuhoff (Rocher). Avec ce recueil cen­tré sur le monde ani­mal et son rap­port avec l’hu­main, Car­o­line Lamarche signe un retour magis­tral au genre bref, après plusieurs romans et réc­its — elle qui avait rem­porté le prix Rossel 1996 avec le recueil Le jour du chien. Elle déclarait pour­tant récem­ment dans Libéra­tion que « [d]ans le monde fran­coph­o­ne, il y a un dés­in­térêt des édi­teurs pour les nou­velles. Je me suis empêchée d’en écrire à un moment don­né parce que per­son­ne n’en voulait. Or pour moi, cette forme per­met plus de pro­fondeur dans l’émotion que le roman, en étant plus ramassée, plus con­cen­trée, ce qui demande une haute tech­nic­ité. »

Car­o­line Lamarche suc­cède à Régis Jauf­fret, lau­réat du Goncourt de la nou­velle 2018 avec Microfic­tions (Gal­li­mard). Elle est seule­ment la deux­ième Belge à inscrire son nom à ce pal­marès, après Éric-Emmanuel Schmitt, récom­pen­sé en 2010 pour Con­cer­to à la mémoire d’un ange (Albin Michel).