Ecrire et partager des fictions climatiques avec le projet Climate fiction

livre illu

Porté par l’as­so­ci­a­tion Écrire Ensem­ble et son ani­ma­trice Ani­ta Van Belle, le pro­jet Cli­mate fic­tion, qui se veut avant tout une entre­prise citoyenne, pro­pose des ate­liers d’écri­t­ure de cour­tes fic­tions cli­ma­tiques. Avec en ligne de mire : une pub­li­ca­tion collective,des vidéos, des lec­tures publiques.

Le Pro­jet Cli­mate fic­tion a pour but de per­me­t­tre à chaque citoyen.ne d’imaginer son futur cli­ma­tique et la nou­velle société qui pour­rait en découler au tra­vers d’un ate­lier d’écriture. Mis­es à la dis­po­si­tion de tous, la myr­i­ade d’histoires cour­tes ain­si générées dessin­era notre imag­i­naire actuel du change­ment cli­ma­tique – et le futur que nous espérons voir advenir.

Futur et Climate fiction

Nous sommes sub­mergés d’informations con­cer­nant le change­ment cli­ma­tique et ses con­séquences prob­a­bles. Dans cet envi­ron­nement anx­iogène, nous cher­chons à agir, le plus sou­vent à titre indi­vidu­el. Les poli­tiques, eux, sem­blent sourds aux mes­sages d’urgence qui leur sont adressés.

Le futur que nous pou­vons envis­ager à par­tir des infor­ma­tions reçues est dra­ma­tique : sécher­ess­es, cyclones, fonte des glaces, mon­tée du niveau des eaux, recrude­s­cence des incendies… Qui a envie d’en enten­dre davan­tage ?

La Cli­mate fic­tion regroupe des romans très divers qui s’inspirent du change­ment cli­ma­tique : en toile de fond, comme cadre nar­ratif ou moteur d’intrigue. Les auteurs de cli­mate fic­tion (en majorité améri­cains, mais pas que) se con­sid­èrent comme mil­i­tants : ils utilisent le levi­er de la fic­tion, l’empathie pour les per­son­nages, la plongée dans une sit­u­a­tion, pour ren­dre vis­i­bles des men­aces dif­fi­ciles à cern­er ou induire chez le lecteur la vision de ce que serait le monde de demain si nous n’agissons pas. Une majorité des romans de cli­mate fic­tion est som­bre, mais ils ont le mérite de chercher et d’inventer d’autres modes d’organisation sociale, d’explorer ce que deviendraient nos liens dans des sit­u­a­tions d’urgence. En ce sens, ils con­tribuent à enrichir un autre imag­i­naire, à con­stru­ire d’autres mythes.

Un projet citoyen

Le Pro­jet Cli­mate fic­tion ouvre cette pos­si­bil­ité à tous les citoyen.ne.s. Au tra­vers d’un ate­lier d’écriture unique, des­tiné à pro­duire un court réc­it, cha­cun ou chacun.e d’entre-nous, quel que soit sa maîtrise de la langue, est invité à imag­in­er son pro­pre futur.

L’atelier est cadré. Ses struc­tures dra­maturgiques fortes per­me­t­tent d’élaborer une men­ace et de décrire une résis­tance. En 3 heures, guidés à un rythme réguli­er, les participant.e.s décou­vrent leur pro­pre imag­i­naire du futur cli­ma­tique. Définir une men­ace per­met de cern­er leur peur la plus puis­sante, éla­bor­er une résis­tance de bross­er le monde, peut-être meilleur, qui pour­rait sur­gir de la cat­a­stro­phe.

L’ensemble des textes sera com­pilé pour don­ner lieu à dif­férentes resti­tu­tions (e‑book, lec­ture publique, cour­tes vidéos, pod­casts…)

 L’idée et le désir qui sous-ten­dent le pro­jet sont sim­ples : per­me­t­tre à chacun.e de quit­ter la pos­ture de sim­ple spec­ta­teur ou d’acteur mil­i­tant pour, au tra­vers de son pro­pre imag­i­naire, com­mencer à se réap­pro­prier son futur et sur cette base, définir sa posi­tion dans le monde qui vient.

En pratique

La durée totale de l’atelier Cli­mate fic­tion est de 3 heures. Il con­vient aux ado­les­cents autant qu’aux adultes.

L’animatrice se déplace en vos lieux.

Les tar­ifs de l’atelier vari­ent (école, asso­ci­a­tion, un seul ate­lier, plusieurs…).

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