Un cycle Jacques De Decker au Collège Belgique

Jacques De Decker

Jacques De Deck­er

Le Col­lège Bel­gique rend hom­mage à Jacques De Deck­er, dis­paru le 12 avril 2020. Un cycle de con­férences lui est con­sacré eu 16 au 24 novem­bre.

Por­trait d’un grand human­iste. C’est sous ce thème générique que le Col­lège Bel­gique con­sacre, du 16 au 24 novem­bre, un cycle de qua­tre con­férences à Jacques De Deck­er, écrivain, jour­nal­iste, dra­maturge et cri­tique engagé, dis­paru le 12 avril 2020. Sous le par­rainage de Philippe Lekeuche, mem­bre de l’Académie royale de langue et lit­téra­ture français­es de Bel­gique (Arllfb) et la coor­di­na­tion de Béa­trice Del­vaux, édi­to­ri­al­iste en chef du Soir, les con­férences s’intéresseront à cha­cun des qua­tre « points car­dinaux », définis­sant Jacques De Deck­er : l’écrivain, le jour­nal­iste, le mil­i­tant de l’intérêt général et le pas­sion­né d’art.

Le programme du cycle

Mar­di, 16 novem­bre, 17h00 – 19h00 : Jacques De Deck­er. La lit­téra­ture comme présence d’e­sprit.

Accueil par Philippe Lekeuche.
Évo­ca­tion de Jacques De Deck­er par Yves Namur, Secré­taire Per­pétuel de l’Arllfb.
Présen­ta­tion, de l’œuvre lit­téraire, romanesque et théâ­trale de Jacques De Deck­er par Luc Del­lisse, écrivain, poète, essay­iste, suc­cesseur au fau­teuil de Jacques De Deck­er à l’Académie.

Cette con­férence évo­quera la pro­duc­tion lit­téraire de Jacques De Deck­er, qui s’organise en cinq caté­gories : les romans, les nou­velles, les essais lit­téraires, le théâtre et les biogra­phies. Dans cha­cune d’elles, au-delà d’une riche diver­sité, on retrou­ve les mêmes élé­ments de con­nais­sance et de dévoile­ment : la mise en rela­tion des petits faits épars, le jeu secret du quo­ti­di­en, les forces cen­trifuges de la vie, la fragilité des sen­ti­ments, la dimen­sion morale de la créa­tion, l’éthique du sens.
Les activ­ités de Jacques De Deck­er dans le domaine lit­téraire, éton­nam­ment var­iées, témoignent ain­si d’une grande cohérence, et d’une lec­ture du monde qui repose sur un instru­ment unique, frap­pant dès les pre­miers mots : la présence d’esprit.

Mer­cre­di, 17 novem­bre, 17h00 – 19h00 : Jacques De Deck­er. Édi­to­ri­al­iste et acteur du temps présent.

Par Béa­trice Del­vaux, jour­nal­iste et édi­to­ri­al­iste en chef au jour­nal Le Soir, et Alain Beren­boom, avo­cat, écrivain et pro­fesseur.

Cette con­férence évo­quera l’engagement poli­tique et social de Jacques De Deck­er à tra­vers sa plume, notam­ment sa longue aven­ture avec la revue Mar­ginales, dont il a signé chaque édi­to­r­i­al, et ses chroniques au jour­nal Le Soir. Elle révèlera un homme plongé dans les enjeux du vingt et unième siè­cle, les enjeux poli­tiques et soci­aux dans le monde mais aus­si soucieux de défendre à la fois ses con­vic­tions belges et son désir de faire mieux com­pren­dre la Flan­dre.

Mar­di, 23 novem­bre, 17h00 – 19h00 : Les com­bats de Jacques De Deck­er.

Pan­el avec Pas­cal Vre­bos, auteur dra­ma­tique et pro­duc­teur médias, Jean-Claude Idée, met­teur en scène et auteur dra­ma­tique, Clau­dia De Deck­er-Rit­ter, lin­guiste et philo­logue, Sigrid Bous­set, cura­trice lit­téraire et autrice, et Véronique Bergen, écrivaine, philosophe et mem­bre de l’Arllfb, avec Monique Leno­ble, met­teure en scène et comé­di­enne.

« Je suis un hors-la-loi dans ma tête », dis­ait-il sou­vent, même si, dans sa vie publique, Jacques De Deck­er était un mem­bre respec­té des struc­tures déci­sion­nelles. Il fal­lait, selon lui, les réformer de l’intérieur plutôt que d’essayer de les chang­er de l’extérieur. Statut, rémunéra­tion et vis­i­bil­ité des met­teurs en scène et comé­di­ens belges fran­coph­o­nes, égal­ité femmes/hommes, au-delà des insti­tu­tions cul­turelles, pro­mo­tion des let­tres belges dans le monde, étaient pour lui des com­bats essen­tiels. L’analyse, par Véronique Bergen, du fémin­isme de Jacques De Deck­er dans sa vie et son œuvre sera lue par Monique Leno­ble et Clau­dia De Deck­er-Rit­ter.

Mer­cre­di, 24 novem­bre, 17h00 – 19h00 : Jacques De Deck­er et le monde des arts.

Par Maja Polack­o­va, illus­tra­trice et col­lag­iste, artiste plas­ti­ci­enne.

Cette con­férence évo­quera les liens act­ifs et affec­tifs que Jacques De Deck­er, fils de pein­tre, entrete­nait avec le monde de la pein­ture et des arts plas­tiques en général. En jour­nal­iste, cri­tique, écrivain et dra­maturge, il envis­ageait le monde de la créa­tion dans la diver­sité de ses aspects et de ses man­i­fes­ta­tions : la créa­tion, l’inspiration de l’artiste
au trait et à la gestuelle ; la com­mu­ni­ca­tion des œuvres d’art par le monde des galeries, des musées et des lieux publics ; les aspects soci­aux et économiques, voire poli­tiques, de l’art ; sa présence et par­fois, au con­traire, son absence dans l’actualité.

En pratique