Fatou Diome élue à l’Académie

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Fatou Diome

L’A­cadémie royale de langue et de lit­téra­ture français­es de Bel­gique (Arllfb) a annon­cé l’élec­tion de l’écrivaine fran­co-séné­galaise Fatou Diome au siège de Marie-Claire Blais, décédée de le 30 novem­bre 2021. 

Com­posée de 40 mem­bres, l’A­cadémie réserve 30 sièges aux Belges fran­coph­o­nes et 10 aux mem­bres étrangers. Fatou Diome occu­pera le siège 34, dont elle sera la qua­trième tit­u­laire après Ben­jamin Val­lot­ton, Edmée de La Rochefou­cauld et, donc, Marie-Claire Blais. L’élec­tion des nou­veaux mem­bres de l’A­cadémie s’opère sans dépôt de can­di­da­ture.

Le communiqué de l’Académie

Ce same­di 14 jan­vi­er 2023, l’Académie royale de langue et de lit­téra­ture français­es de Bel­gique a procédé à l’élection d’un nou­veau mem­bre au fau­teuil de Marie-Claire Blais, écrivaine québé­coise, décédée le 30 novem­bre 2021.

C’est, avec une très large majorité de voix de préférence, que l’écrivaine Fatou Diome a été élue et rejoint désor­mais, out­re les mem­bres belges, Philippe Claudel, Sylvie Ger­main, Éric-Emmanuel Schmitt, Gérard de Cor­tanze ou Michel del Castil­lo.

Par le passé, l’Académie de Bel­gique avait ain­si élu, au titre de mem­bres étrangers (sec­tion lit­téraire), des écrivaines telles qu’Anna de Noailles, Colette, Edmée de La Rochefou­cauld, Mar­guerite Yource­nar, Dominique Rolin ou Assia Dje­bar.

En cours d’année, Fatou Diome sera offi­cielle­ment reçue, au Palais des Académies, par Yves Namur, Secré­taire per­pétuel. La presse en sera aver­tie.

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Fatou Diome est née, en 1968, sur la petite île de Nio­di­or (pays sérère au sud-ouest du Séné­gal).

Depuis 2001, elle est l’auteure d’une quin­zaine de romans, nou­velles et essais. Par­mi ceux-ci, Le Ven­tre de l’Atlantique, pub­lié aux édi­tions Anne Car­rière en 2003, réédité en poche et traduit dans une ving­taine de langues. En 2006, elle entre chez Flam­mar­i­on avec un roman inti­t­ulé Kéta­la ; suiv­ront, chez le même édi­teur, Inas­sou­vies, nos vies, Celles qui atten­dent, Mauve, Impos­si­ble de grandir ou Mar­i­anne porte plainte ! L’année 2019 signe son pas­sage chez Albin Michel avec des titres tels Les Veilleurs de San­go­mar, De quoi aimer vivre (2021) ou Mar­i­anne face aux faus­saires (2022).

Son œuvre romanesque est sou­vent nour­rie de faits auto­bi­ographiques où se mêlent le grave, la spir­i­tu­al­ité et un humour irré­sistible. Une écri­t­ure riche en images et réflex­ions, tel ceci : « Chercher le bon­heur, c’est oser le ver­tige. » Une œuvre très large­ment accueil­lie par la cri­tique.

Une auteure, dans la lignée des Sen­g­hor et Césaire, qui dit ouverte­ment : « Ma paix intérieure réside dans le dia­logue des cul­tures ». Quant à son œuvre, out­re le fait qu’elle est un trait d’union entre deux mon­des, on peut égale­ment ajouter qu’elle s’avère aus­si un véri­ta­ble hymne à la résilience.

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