Un prix pour Amélie Nothomb

nothomb le livre des soeurs

Le prix Jean Mon­net 2023 dévoile sa lau­réate : Amélie Nothomb est récom­pen­sée pour Le livre des sœurs. 

Le prix Jean Monnet de littérature européenne

Doté de 5000 € et par­rainé par le Con­seil départe­men­tal de la Char­ente, le prix Jean Mon­net de lit­téra­ture européenne récom­pense chaque année un ouvrage d’un auteur ou une autrice européen-ne, écrit ou traduit en français.

La lauréate 2023

Le prix récom­pense Amélie Nothomb pour Le livre des sœurs, paru en 2022 aux édi­tions Albin Michel, roman dans lequel elle explore les nuances et sub­til­ités de l’amour soro­ral.

Son livre a été préféré aux deux autres ouvrages com­posant la sélec­tion finale de cette édi­tion : Le magi­cien de Colm Tóibín (trad. de l’anglais (Irlande) par Anna Gib­son, Gras­set, 2022) et La petite-fille de Bern­hard Schlink (trad. de l’allemand par Bernard Lortho­l­ary, Gal­li­mard, 2023). 

Prési­dent du jury, Gérard de Cor­tanze a mis en exer­gue l’ensem­ble de l’œu­vre de la roman­cière belge :

Notre jury a voulu saluer la force d’une entre­prise lit­téraire hors du com­mun, mar­quée tout à la fois par un suc­cès plané­taire ain­si que par la qual­ité et la pro­fondeur de son pro­pos. Oeu­vre pudique, grave, caus­tique, qui mêle habile­ment essai philosophique, réc­it auto­bi­ographique et imag­i­na­tion pure, Le livre des sœurs con­firme, comme le rap­pelle Amélie Nothomb dans son dernier livre, Psy­chopompe, qu’« écrire, c’est vol­er ».

L’été 2023 aura été faste pour Amélie Nothomb. Le prix Jean Mon­net suit en effet le prix Hem­ing­way, reçu pour l’ensem­ble de sa car­rière en juin en Ital­ie, et au pal­marès duquel elle rejoint notam­ment Annie Ernaux (2018), Emmanuel Car­rère (2019) ou encore David Gross­man (2020).

La palmarès du prix Jean Monnet

  • 1995 : Anto­nio Tabuc­chi (Ital­ie) pour Pereira pré­tend, Bour­go­is, traduit de l’i­tal­ien par Bernard Com­ment
  • 1996 : Pierre Mertens (Bel­gique) pour Une paix royale, Seuil
  • 1997 : Arturo Pérez Reverte (Espagne) pour La peau du tam­bour, Seuil, traduit de l’es­pag­nol par Jean-Pierre Qui­jano
  • 1998 : Her­b­jørg Wass­mo (Norvège) pour Ciel cru­el, Actes Sud, traduit du norvégien par Luce Hin­sch
  • 1999 : Har­ry Mulisch (Pays-Bas) pour La décou­verte du ciel, Gal­li­mard, traduit du néer­landais par Isabelle Rosselin
  • 2000 : Lídia Jorge (Por­tu­gal) pour La cou­ver­ture du sol­dat, Métail­ié, traduit du por­tu­gais par Geneviève Liebrich
  • 2001 : Jorge Sem­prún (Espagne) pour Le mort qu’il faut, Gal­li­mard
  • 2002 : Patrick Modi­ano (France) pour La petite Bijou, Gal­li­mard
  • 2003 : William Boyd (Roy­aume-Uni) pour À livre ouvert, Seuil, traduit de l’anglais par Chris­tiane Besse
  • 2004 : Angel Wagen­stein (Bul­gar­ie) pour Adieu Shang­hai, Esprit des pénin­sules, traduit du bul­gare par Krasimir Kavald­jiev
  • 2005 : J. G. Bal­lard (Roy­aume-Uni) pour Mil­le­ni­um Peo­ple, Denoël, traduit de l’anglais par Philippe Dela­mare
  • 2006 : Roset­ta Loy (Ital­ie) pour Noir est l’ar­bre des sou­venirs, bleu l’air, Albin Michel, traduit de l’i­tal­ien par Françoise Brun
  • 2007 : Jens Chris­t­ian Grøn­dahl (Dane­mark) pour Piaz­za Bucarest, Gal­li­mard, traduit du danois par Alain Gnaedig
  • 2008 : Danièle Sal­lenave (France) pour Cas­tor de guerre, Gal­li­mard
  • 2009 : Clau­dio Magris (Ital­ie) pour Vous com­pren­drez donc, L’Ar­pen­teur, traduit de l’italien par Jean et Marie-Noëlle Pas­tureau
  • 2010 : Hans Mag­nus Enzens­berg­er (Alle­magne) pour Ham­mer­stein, Gal­li­mard, traduit de l’allemand par Bernard Lortho­l­ary
  • 2011 : Sylvie Ger­main (France) pour Le monde sans vous, Albin Michel
  • 2012 : Anto­nio Munoz Moli­na (Espagne) pour Dans la grande nuit des temps, Seuil, traduit de l’es­pag­nol par Philippe Batail­lon
  • 2013 : Michael Kumpfmüller (Alle­magne) pour La splen­deur de la vie, Albin Michel, traduit de l’alle­mand par Bernard Kreiss
  • 2014 : Erri De Luca (Ital­ie) pour Le tort du sol­dat, Gal­li­mard, traduit de l’i­tal­ien par Danièle Valin
  • 2015 : Christoph Rans­mayr (Autriche) pour Atlas d’un homme inqui­et, Albin Michel, traduit de l’alle­mand par Bernard Kreiss
  • 2016 : Matei Vișniec (Roumanie) pour Le marc­hand de pre­mières phras­es, Actes Sud, traduit du roumain par Lau­re Hinck­el
  • 2017 : Dominique Fer­nan­dez (France) pour La société du mys­tère, Gras­set
  • 2018 : Chan­tal Thomas (France) pour Sou­venirs de la marée basse, Seuil
  • 2019 : Rosel­la Pos­tori­no (Ital­ie) pour La goû­teuse d’Hitler, Albin Michel, traduit de l’i­tal­ien par Dominique Vit­toz
  • 2020 : Almu­de­na Grandes (Espagne) pour Les patients du doc­teur Gar­cia, Lat­tès, traduit de l’es­pag­nol par Anne Plan­ta­genet
  • 2021 : Don­al Ryan (Irlande) pour Par une mer basse et tran­quille, Albin Michel, traduit de l’anglais par Marie Her­met
  • 2022 : Jón Kalman Ste­fáns­son (Islande) pour Ton absence n’est que ténèbres, Gras­set, traduit de l’islandais par Éric Boury

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