Décès de Francis Tessa

Francis Tessa

Fran­cis Tes­sa

Nous apprenons le décès du poète et romanci­er Fran­cis Tes­sa, qui fut aus­si l’un des fon­da­teurs de la Mai­son de la poésie d’A­may et des édi­tons L’ar­bre à paroles.

Francesco Tes­saro­lo, mieux con­nu sous son nom de plume Fran­cis Tes­sa, est né le 17 octo­bre 1935 à Rossano Vene­to. Il quitte l’I­tal­ie pour la Bel­gique où il s’in­stalle en 1952.

En 1964, il ren­con­tre Fran­cis Chenot (décédé en 2020). Une ren­con­tre qui s’avère déci­sive : les deux hommes s’as­so­cient rapi­de­ment et lan­cent une revue, Vérités, des­tinée ini­tiale­ment à défendre et réha­biliter l’oeu­vre de Georges Linze. Ils seront ensuite rejoints par d’autres (Rio di Maria, René Ger­bault, Clau­dine Kirsch…). De ce com­pagnon­nage naitront Iden­tités (une revue et une asbl), la Mai­son de la poésie d’A­may et les édi­tions L’ar­bre à paroles (aujour­d’hui dev­enues Abra­pal­abra).

Lire aus­si : L’ar­bre à paroles, trente ans, toutes ses feuilles

Ani­ma­teur lit­téraire, Fran­cis Tes­sa était aus­si écrivain lui-même. Il laisse un grand nom­bre de recueils de poésie. Il a notam­ment obtenu le prix Félix Denay­er 1989 de l’A­cadémie royale de langue et de lit­téra­ture français­es de Bel­gique pour Dans le trem­ble­ment du souf­fle.

tessa les enfants polenta

Son unique roman, Les enfants polen­ta, large­ment basé sur sa pro­pre jeunesse, ini­tiale­ment paru en 1996 aux édi­tions Bernard Gilson, a fait son entrée dans la col­lec­tion “Espace Nord” cette année. C’est, avec Rue des Ital­iens de Giro­lamo San­to­cono, l’un des clas­siques de la rital-lit­téra­ture.

Lire aus­si : notre recen­sion des Enfants polen­ta

Bibliographie partielle de Francis Tessa

  • Les chemins de Gol­conde, Le Coryphée, 1965
  • Un radeau dans le ciel, Per­ma­nences, 1966
  • Diacre de douleur, Unimuse, 1966
  • Amour démesuré, Vérités, 1967
  • Sidérar­que aux mains de sable, Vérités, 1967
  • Sta­lag Zéro, Vérités, 1968
  • Omé­ga, rit­uel pour qua­tre voix et chœur, Vérités, 1968
  • Et flambe ma brûlure, Vérités, 1969
  • Éphémérides de la parole, Asphalte, 1970
  • À par­ler de la nuit, Vérités, 1971
  • Et mon matin aux lèvres, Vérités, 1973
  • Dix-sept poèmes du regard, Vérités, 1979
  • Infin­i­ment le lieu, Vérités, 1982
  • Les tra­vers­es, L’arbre à paroles, 1988
  • Lieux et autres miroirs, L’arbre à paroles, 1994
  • Les enfants polen­ta, Bernard Gilson, 1996, rééd. Espace Nord, 2025
  • L’incendiée, l’approchant, L’arbre à paroles, 1999
  • Quelques lieux pour paroles, L’arbre à paroles, 2002