Pour ses 20 ans d’existence, le prix Senghor du premier roman francophone et francophile s’adjoint une nouvelle récompense : le prix Senghor des lycéens. Cette première édition vient de livrer son verdict.
Le prix Senghor des lycéens
Le prix Senghor des lycéens veut promouvoir la langue française, en incitant des primo-romanciers à utiliser davantage, au niveau international, la langue française comme outil d’expression écrite. Ce prix littéraire souhaite parallèlement, rendre un hommage au poète-président sénégalais, Léopold Sédar Senghor, messager amoureux de cette belle langue, agrégé de grammaire française (1935) et membre de l’Académie française (1983–2001).
Pour cette première édition, les livres éligibles étaient des premiers romans parus entre la rentrée de septembre 2024 et celle de janvier 2025. Avec l’aide d’un coordinateur-animateur, l’écrivain malgache Jean-Luc Raharimanana, l’organisation a rassemblé des membres du jury historique du prix Senghor, des professeurs et élèves des écoles (de Belgique, du Québec, de France hexagonale et ultramarine, et du Mali) participant à cette première édition.
Cinq premiers romans ont été retenus et soumis aux écoles participantes. Les élèves ont finalement désigné un ouvrage lauréat.
La sélection 2025
Les organisateurs du prix ont soumis cinq livres au jury lycéen — des livres qui ne sont pas extraits de la sélection du prix Senghor du premier roman francophone et francophile, mais constituent une liste distincte.
Une autrice belge figure dans la sélection : Claire Mathot dont le premier roman La saison du silence a été publié chez Actes Sud.
Les autres livres en lice :
- Amiante de Sébastien Dulude, La Peuplade
- Challah la danse de Dalya Daoud, Le Nouvel Attila
- La loi du moins fort de David Ducreux Sincey, Gallimard (France)
- La solitude des notes bleues de Katia Dansoko Touré, JC Lattès
La lauréate
Le prix a été attribué à Katia Dansoko Touré pour La solitude des notes bleues. Un premier roman que le jury a qualifié de “bouleversant” : “reconstruction intime et géographique, enquête familiale et féministe, où la musique est un personnage central : la note bleue, qui renvoie au blues et au jazz, est plurielle comme les identités de l’héroïne”.

