En fin d’année, l’activité éditoriale se met en pause, les nouveautés ne reviendront en librairie que début janvier. Le moment est idéal pour sortir de l’actualité et découvrir d’autres livres. Notre série Littérature retrouvée vous propose des pépites que l’histoire littéraire n’a pas retenues, mais que des maisons d’édition ont récemment retrouvées et mises en lumière par une nouvelle édition de qualité.
Auteurs – et plus souvent encore autrices – injustement méconnus, ou œuvres supposées mineures d’écrivains réputés : du 22 décembre au 2 janvier, du lundi au vendredi, Le Carnet et les Instants vous emmène à la rencontre de 10 livres qu’une réédition récente a judicieusement sortis de l’oubli.
Dixième épisode : La vie fulgurante de Marianne Van Hirtum
Lorsqu’il est question de surréalisme, et singulièrement de surréalisme belge, les noms qui fusent sont très souvent masculins. À côté des Achille Chavée, René Magritte, Louis Scutenaire, Fernand Dumont, Paul Nougé, Marcel Mariën, Marcel Lecomte, André Souris… venus sans peine, sans doute les noms d’Irène Hamoir et de Jane Graverol surgiront-ils après quelques instants de réflexion.
En 2021, c’est pourtant une autre surréaliste que les éditions L’arbre de Diane ont remise à l’honneur avec la publication de La vie fulgurante : Marianne Van Hirtum (1925–1988). Née aux alentours de Namur, Marianne Van Hirtum s’est rapidement exilée à Paris où elle a rencontré André Breton. Une rencontre décisive, qui l’engage dans le mouvement surréaliste auquel elle restera fidèle toute sa vie. Autrice de textes, de dessins, de sculpture, elle se souciait peu de faire connaitre son travail. Sans doute est-ce une des raisons de la méconnaissance qui l’entoure aujourd’hui. Une méconnaissance qu’est partiellement venu corriger le volume paru à L’arbre de Diane. Il rassemble des poèmes de l’autrice parus dans les années 1970 et 1980.

