
Andromaque dans une berline rouge
Auteur : Nanténé Traoré
Maison d’édition : L’Arbre de Diane
Collection : Horizons
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 120
Prix : 16 €
Livre numérique : /
EAN : 9782930822433
Ils disent que les choses du monde d’avant ne méritent pas la mémoire des pierres, la mémoire c’est pour quand il y a quelque chose à sauver, il n’y a rien à sauver, ils disent […]
Alors Andromaque raconte. Des histoires de sirènes, de marins et de ports, elle peut mentir pour ça, pour voir les visages qui s’émerveillent, les yeux qui s’illuminent.
Premier roman de Nanténé Traoré, Andromaque dans une berline rouge s’ouvre avec une citation de Björk : « you shouldn’t let poets lie to you ». Provocation ou simple avertissement, l’exergue suscite l’interrogation : faut-il s’évertuer à ne pas croire l’histoire qui fera suite ? Celle de de la fin d’un monde qui, dit-on à la radio, n’aurait pas lieu, un monde d’avant supplanté par un monde nouveau, tellement brûlant qu’il est devenu indispensable de construire des villes souterraines, les néopolis, parmi lesquelles Pharos, où l’on creuse sans cesse pour enterrer des habitations aux aérations automatiques. Ce monde d’enfermement, Andromaque refuse de le subir, bien décidée à fuir dans sa berline rouge. Continuer la lecture







La collection « La tortue de Zénon », aux éditions de L’arbre de Diane, crée à nouveau des étincelles harmonieuses entre littérature et science, elles qui inscrivent de concert la beauté « au cœur [de leur] processus créatif », comme le souligne d’emblée l’éditrice Mélanie Godin. Dans Comment regarder plus loin, onze autrices attirent chacune dans leurs paumes une femme de science, qui a éclairé le monde d’antan ou d’aujourd’hui. Ces destins de femmes scientifiques, étudiés par ces autrices, dessinent une large constellation, composée de disciplines (sciences du climat, géodésie et sismologie, physique spatiale, astronomie, mathématiques, pathologie moléculaire des plantes, génétique, médecine et chirurgie, neuro-rééducation) et de contrées (Belgique, Danemark, France, Angleterre, Allemagne, Etats-Unis, Ethiopie, Italie) variées.
Retraçant les séismes éprouvés depuis l’enfance, Mater Dolorosa est une pietà poétique de combat dans laquelle l’autrice incarne à la fois la mère et l’enfant, recoud ses propres plaies pour mieux faire face au monde, s’en protéger et l’accueillir. Mater Dolorosa : écrire et parler pour répartir sur les épaules des coupables le poids d’un passé qui pèse comme des pierres, lourdes et tranchantes au fond des poches de celle qui doit avancer à contre-courant pour ne pas sombrer.
Au fond d’une ruelle, trois laissés-pour-compte, sortes d’archétypes aux couleurs beckettiennes, semblent errer dans un monde futuriste où règne le désarroi, un monde où le ciel a disparu et se disloque en morceaux. Cafard, le « ramasse-miettes », Clébard, le « canidé colérique et kiffeur de pisse » et Clochard, le « sans-abri haut perché » tombent sur un cadavre. Cafard se retient d’en faire son repas. Clochard est en trip perpétuel. Clébard, de nature agressive, mène le groupe. Ils nettoient les lieux pour accueillir un tribunal loufoque et Bâtard, leur coupable. Ce dernier avoue être « l’plus grand bâtard de l’univers faut bien qu’un gars soit bouc émetteur de misère », mais a‑t-il vraiment commis ce meurtre ? C’est alors qu’apparait Ekart, l’« amoureux en sueur », le malabar du quartier qui ne va pas tarder à tomber amoureux de Bâtard.
L’écriture intensément poétique de Catherine Barreau s’affranchit du romanesque. Après quatre romans – dont 


L’arbre de Diane vient de rééditer quelques textes de Marianne Van Hirtum dans sa collection « Les deux sœurs », qui « entend révéler des voix de femmes ».