
Souffle fragile
Autrice : Colette Nys-Mazure
Illustratrice : Marie Pierre Delorme Bourg
Maison d’édition : L’Atelier des Noyers
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : n.p.
Prix : 12 €
Livre numérique : /
ISBN : 978–2‑494676–54‑1
L’ouvrage Souffle fragile que proposent les éditions L’Atelier des Noyers fait partie de ces objets-livres que l’on se plait à feuilleter et à emporter avec soi, comme un petit calepin glissé dans la poche. Structure éditoriale indépendante et confidentielle, l’éditeur, situé en Bourgogne, développe plusieurs projets autour du livre, du papier, de l’impression de calendriers ou de cartes postales. La collection « Carnets de vie » à laquelle se rattache ce petit volume au format oblong propose, quant à elle, un dialogue entre un auteur et un plasticien.
C’est presque naturellement que Colette Nys-Mazure dont on connait la dilection pour ces échanges et ces publications aux tirages limités, s’est prêtée au jeu des correspondances poétiques en regard des subtils collages de Marie Pierre Delorme Bourg. Concernant la collagiste, l’éditeur nous précise qu’« elle habite un jardin de lune et de grillons » et que ses assemblages délicats sont réalisés à partir de papiers de thé, de pétales et d’étoffes brodées. Ajoutons que les mots de Colette Nys-Mazure ont été calligraphiés par l’artiste plasticienne.
L’impression d’ensemble donne des airs d’herbier éphémère à cette petite plaquette. Une sorte de frêle catalogue de corolles balayé par une brise de complicité et de connivence qui réunit les deux artistes.
D’une image à l’autre
D’un collage au suivant
Court le souffle fragile
Le souffle fragile de l’écriture de Colette Nys-Mazure, comme une confidence murmurée, semble dès lors couler sur les fines feuilles de papier de ce palimpseste d’un jour. Il en découle un sentiment d’apaisement, de lénifiante plénitude, de spiritualité naturelle. Et même si l’on sait qu’ « en ce monde, nous marchons sur le toit de l’enfer », il nous reste le lien, même ténu, celui de l’évidence d’une communion toujours renouvelée entre l’encre et le papier.
Rony Demaeseneer
