André HENIN, Lès têres dau Bon Diè. Les terres du Bon Dieu, avec une traduction française de Bernard LOUIS, Société de langue et de littérature wallonnes, coll. « Littérature dialectale d’aujourd’hui » n° 8, 2024, 194 p., 14 €, ISBN : 978–2‑930505–41‑1
On serait tenté, en abordant l’unique roman d’André Henin (1924–1993), d’y coller l’étiquette « autofiction » sans plus y réfléchir. De fait, le protagoniste, Matieû Diant, rappelle par bien des façons l’auteur lui-même : ils sont tous deux originaires de Han-sur-Lesse, chargés d’enseignement durant une dizaine d’années au Séminaire de Floreffe, puis nommés curé d’une paroisse située au nord de Namur. Tout juste le nom de la bourgade se trouve-t-il changé ; Henin parle de Liniére comme Arthur Masson parle de Trignolles, ou Émile Gilliard de Rodjimont. L’on reconnait en fait une localité de Gembloux, où l’auteur des Têres dau Bon Diè exerça la fonction de doyen durant 19 ans. Continuer la lecture