Archives par étiquette : Kenny Ozier-Lafontaine

Où l’on s’initie avec joie à la stripoésie

Un coup de cœur du Carnet

Ken­ny OZIER-LAFONTAINE et Vin­cent LEFÈBVRE, Bulles (stripoé­tiques), Maesltröm, 2017, 86 p., 10 €, ISBN : 978–2‑87505–284‑1

ozier lafontaineOn peut tou­jours bougonner. Déplor­er, par exem­ple, que, de nos jours, la poésie soit, plus que jamais, le par­ent pau­vre de la lit­téra­ture. Soit, plus que jamais, vic­time des clichés ayant cours dans les médias et dans l’e­sprit de ses lecteurs poten­tiels, etc.

Oui mais. Con­tin­uer la lec­ture

“Mais de quoi parleras-tu?”

Un coup de coeur du Carnet

Ken­ny OZIER-LAFONTAINE, Billes, Brux­elles, mael­ström, 2015, 130 p., 13€

Cinéaste, dessi­na­teur, jeune pat­a­physi­cien exilé en Bel­gique, le poète Ken­ny Ozi­er-Lafontaine, Paul Poule sur les réseaux soci­aux, pos­sède plusieurs voix, toutes remar­quables. L’une court sur les pages paires des Billes que voici, une autre, en regard (et en italique), sem­ble lui répon­dre, dans les échos d’un con­trechant. De quoi par­lent-elles? De l’oiseau, de la pierre, de l’ar­bre, de la neige, de leurs ques­tion­nements et de leurs savoirs, de leurs dif­fi­cultés d’être et de leurs lim­ites. Leur dia­logue s’achèvera de manière chorale, dans un feu d’artifice où cul­mi­nent l’angoisse, les miroirs, la fan­taisie et ses couleurs. Le poète, « né cassé, avec un œil à la place du cœur », s’y étonne que « les nuages ont été déposés à l’envers dans le ciel pour ne pas tomber », que « le vent souf­fle pour éloign­er les oiseaux, mais nous ignorons de quoi » ou encore qu’il faille « découdre la neige, avec les doigts, avec le ciel ». Con­tin­uer la lec­ture