Archives par étiquette : Lettres vives

Naitre à nouveau

Yves NAMUR, N’être que ça, Let­tres Vives, coll. « Entre 4 yeux », 2021, 92 p., 16 €, ISBN : 978–2‑914577–72‑4

namur n'être que ça« J’avais soudaine­ment l’in­time et pro­fonde con­vic­tion de naître ». Ain­si débute le nou­veau livre d’Yves Namur, inscrit d’emblée dans le scé­nario de l’illu­mi­na­tion, cette expéri­ence boulever­sante que plusieurs tra­di­tions – hin­douiste, boud­dhiste, chré­ti­enne – présen­tent comme une sec­onde nais­sance, le moi s’y effaçant au prof­it d’une sen­sa­tion sou­veraine. Con­tin­uer la lec­ture

Élégie lumineuse

Yves NAMUR, Les lèvres et la soif : élé­gies, Let­tres vives, 2016, 89 p., 18€

namur_demaeseneerAvec une quar­an­taine de recueils pub­liés, Yves Namur n’est plus ni un novice, ni un cara­bin. D’autant moins, puisque le poète se dou­ble d’un médecin, pro­fes­sion qu’il exerce depuis qu’il a prêté le ser­ment d’Hippocrate en 1976. Cette dou­ble appar­te­nance d’écrivain-médecin qui n’est pas rare dans l’histoire de la lit­téra­ture, le relie, de manière imper­cep­ti­ble, à cette lignée d’auteurs qui ont en com­mun de partager une écri­t­ure où se lient rigueur et abné­ga­tion. L’œuvre d’Yves Namur, récom­pen­sée par de nom­breux prix, est de cette trempe-là. Avec ce nou­veau recueil, Les lèvres et la soif, le poète pour­suit en quelque sorte sa con­ver­sa­tion avec l’acte poé­tique dont on trou­ve l’amorce dans La tristesse du figu­ier, paru chez le même édi­teur en 2012. Le ques­tion­nement sans cesse renou­velé de l’utilité, de l’essence du poème, de son jail­lisse­ment aus­si, face aux plaies des corps et aux paque­ts de larmes aux­quels le poète-médecin se con­fronte. Con­tin­uer la lec­ture