Archives par étiquette : Ver à soie éditions

Pour un euro à peine

Luc FIVET, Anonyme, Ver à Soie, 2018, 160 p., 18€, ISBN : 979–10-92364–30‑9

Dans Anonyme, le nar­ra­teur est compt­able. Vit sa vie con­fort­able­ment, avec une sorte de tiédeur sans excès, dans un apparte­ment qui lui appar­tient. Aime vision­ner Man­hat­tan de Woody Allen ou ten­ter de lire Sol­jen­it­syne. Il voit sa petite amie Cather­ine durant les week-ends et leur entente sem­ble au beau fixe. Mais ça, c’était avant qu’un soir, un type, vautré devant sa porte, ne lui réclame un euro. Notre compt­able obtem­père,  con­scient que c’est la crise pour tout le monde, sans savoir qu’il vient de met­tre le doigt dans un engrenage fatal. Car celui qui a l’apparence d’un SDF prend sa suite dans le couloir de l’appartement, sous pré­texte de l’aider. Son pre­mier coup de main con­siste à réclamer un euro sup­plé­men­taire à son hôte pour lui don­ner accès à l’étage. Et un de rab pour qu’il prenne sa douche. Com­ment dès lors se débar­rass­er d’un type qui a réponse à toutes vos parades, y com­pris en présence de la police ? Que devient votre exis­tence agréable et rangée quand chaque geste banal fait au quo­ti­di­en l’objet d’une trac­ta­tion en mon­naie son­nante et trébuchante et qu’un incon­nu, non con­tent de vous rack­et­ter, squat­te votre apparte­ment ? Que peut-il arriv­er le jour où vous n’avez plus de change pour ali­menter cet arrange­ment auquel on vous a con­traint ? Con­tin­uer la lec­ture

Regarder notre société démocratique avec les yeux d’un migrant

Un coup de coeur du Carnet

Luc FIVET, Marche ou rêve, Le Ver à Soie, 2015, 222 p., 18 €

fivet.jpgLe con­texte social actuel est dif­fi­cile à vivre. Entre crise migra­toire et ter­ror­isme, les repères se per­dent dans une obscu­rité qui nous absorbe bien mal­gré nous. Marche ou rêve de Luc Fivet s’inscrit dans cette actu­al­ité et se pose en éclaireur.

Loin de l’essai, l’auteur offre un réc­it fic­tif qui nous fait emprunter un chemin alter­natif avec un regard neuf. Nous l’observons à tra­vers les yeux de ces Autres, venus d’ailleurs, qui débar­quent sur nos ter­ri­toires. Con­tin­uer la lec­ture