Décès de Gilles Brenta

brentaOn a appris le décès, sur­venu ce ven­dre­di 21 juil­let, de Gilles Brenta, poète, pein­tre, illus­tra­teur, déco­ra­teur, réal­isa­teur et édi­teur belge. Né à Uccle en 1943, Gilles Brenta avait suivi les études de pein­ture à La Cam­bre, dans l’atelier de Jo Dela­haut. Au début des années 1970, il se lie avec l’écrivain et édi­teur sur­réal­iste Tom Gutt, ren­con­tre Louis Scute­naire, Irène Hamoir, Mar­cel Mar­iën, Michel Thyri­on, Jean Wal­len­born… et par­ticipe dès lors aux activ­ités du petit groupe qui gravite autour de la galerie « La Marée » à Brux­elles. Gilles Brenta pub­lie régulière­ment dans les revues Le Vocatif, Les Lèvres nues, Dragée haute, La Vie Dure. Tout en exposant des pein­tures mar­quées du dou­ble sceau de la fan­taisie et du sur­réal­isme, il pour­suit une activ­ité de déco­ra­teur de films, notam­ment pour la série TV « Téléchat », réal­isée de 1983 à 1985 par Roland Topor et Hen­ri Xhon­neux.

Il est égale­ment l’auteur, avec le réal­isa­teur Claude François, de films doc­u­men­taires, sur Baude­laire et Rops, sur le cri­tique de ciné­ma et écrivain Denis Mar­i­on, sur les pein­tres dits « pom­piers ». Avec son épouse Chris­tine, il fonde la mai­son d’édition et de pro­duc­tion Les Trois Petits Cochons et, instal­lés dans un petit vil­lage de l’Aveyron, ils y pub­lient avec Tom Gutt un quo­ti­di­en inso­lent et par­o­dique, L’Echo du Var et de l’Aveyron réu­nis. Lié à Noël Arnaud, écrivain pat­a­physi­cien de l’Oulipo, ami de Que­neau et spé­cial­iste de Boris Vian, il avait réal­isé un film sur lui, en 2001, avec Dominique Lohlé. En 2016, Gilles Brenta avait encore présen­té à Gail­lac ses « Sab­o­tages » : une expo­si­tion de sabots de bois, détournés de leur fonc­tion ini­tiale et trans­for­més en objets de rêver­ie poé­tique ou ironique.

Pierre Mal­herbe