Archives par étiquette : surréalisme

Décès de Jacques Lacomblez

Jacques Lacomblez

Jacques Lacomblez — © Quadri

Nous apprenons le décès du pein­tre, dessi­na­teur et écrivain sur­réal­iste Jacques Lacomblez. Né à Ixelles le 25 mars 1934, il est mort le 27 juin 2026. Con­tin­uer la lec­ture →

Les Catalogues Samuel au Musée Magritte

Deux pièces majeures vien­nent de faire leur entrée dans les col­lec­tions du Musée Magritte : les Cat­a­logues Samuel de 1926–1927 et de 1928. La réal­i­sa­tion graphique est l’oeu­vre de René Magritte ; les textes sont de Camille Goe­mans pour le pre­mier et de Paul Nougé pour le sec­ond. Con­tin­uer la lec­ture →

Engagement communiste et art

Un coup de cœur du Car­net

Aron Morelli Les artistes belges et le communisme

Les artistes belges et le communisme : Magritte, Masereel et les autres…

Direc­tion de la pub­li­ca­tion : Paul Aron et Anne Morel­li

Mai­son d’édition : Édi­tions de l’Université de Brux­elles

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 168

Prix : 18 €

Livre numérique : /

EAN : 9782800419428

La ques­tion « quel sens y a‑t-il à par­ler d’artistes com­mu­nistes ? » déployée dans ce remar­quable ouvrage col­lec­tif s’intègre dans une réflex­ion plus vaste por­tant sur la per­ti­nence et les lim­ites des clas­si­fi­ca­tions des arts en ter­mes d’école, de mou­ve­ment, de style. Con­sacré aux artistes belges ayant adhéré au com­mu­nisme ou proches du mou­ve­ment, ce vol­ume dirigé par Paul Aron et Anne Morel­li comble une lacune dans le champ des recherch­es : l’absence d’étude de fond sur les liens com­plex­es entre une nébuleuse hétérogène d’artistes belges et le com­mu­nisme. Inter­ro­geant la doc­trine du réal­isme social­iste impul­sée par Jdanov, la préférence énon­cée par le par­ti pour un art fig­u­ratif ser­vant la cause com­mu­niste, Paul Aron analyse l’influence que le com­mu­nisme, sa lutte antifas­ciste en Bel­gique, en Europe occi­den­tale, a exer­cé sur les artistes et con­clut par la néga­tive, l’inexistence d’un art com­mu­niste. « Il n’y a pas d’art com­mu­niste parce que, à regarder le court XXème siè­cle dans sa total­ité, le com­mu­nisme n’a jamais été un mou­ve­ment organ­isé sur le plan nation­al ou inter­na­tion­al capa­ble d’imposer un mod­èle que les artistes auraient pu ou voulu suiv­re. » Con­tin­uer la lec­ture →

Du sens et des lames

Mar­cel LECOMTE, Le Sens des Tarots et autres sou­venirs, avec des images de Pierre ALECHINSKY, La Pierre d’Alun, coll. « La petite pierre », 2025, 64 p., 15 €, ISBN : 978–2‑87429–109‑8

lecomte alechinsky le sens des tarotsMar­cel Lecomte (1900–1966), poète, écrivain, chroniqueur, com­men­ta­teur des arts plas­tiques, des let­tres – et même de poli­tique – , mem­bre du trio sur­réal­iste qui pub­lia les tracts de Cor­re­spon­dance au milieu des années 1920, a tou­jours man­i­festé un grand intérêt pour l’ésotérisme, une thé­ma­tique récur­rente dans son œuvre. Y cher­chant des points de jonc­tion entre les cul­tures anci­ennes et son pro­pre présent, sans doute, mais ten­tant égale­ment d’en dégager quelques lignes essen­tielles qui pou­vaient peut-être expliciter cette forme d’autonomie créa­trice exis­tant entre les mots, la poésie, et les idées : une voie ini­ti­atrice dans la lit­téra­ture dont il se voulait à la fois l’observateur, le prati­cien, et le com­men­ta­teur. Con­tin­uer la lec­ture →

Le vertige de la trahison des images ou quand le pinceau se fait meurtrier

Philippe BRADFER, La fausse impos­ture, Weyrich, coll. « Plumes du coq », 2026, 227 p., 20 €, ISBN : 9782874899966

bradfer la fausse impostureDans l’univers des galeries d’art brux­el­lois­es, le mys­tère n’est pas qu’une fig­ure de style ; c’est un « hori­zon indé­pass­able ». Le nou­veau roman de Philippe Brad­fer, La fausse impos­ture, paru aux édi­tions Weyrich dans la col­lec­tion « Plumes du Coq », nous entraine dans un univers où la fron­tière entre le vrai et le faux se dis­sout comme une image de René Magritte. Un réc­it autour d’une ren­con­tre bru­tale entre le crime et la beauté, mêlant enquête poli­cière et quête intel­lectuelle. Con­tin­uer la lec­ture →

Marcel Lecomte ou le vif renouvellement d’un sentiment ancien

Mar­cel LECOMTE, Le sus­pens, suivi de Autres scènes et per­son­nages, Pré­face d’Éric Brog­ni­et, lec­ture cri­tique de Philippe Dewolf, Tail­lis Pré, coll. « Erotik », 2025, 224 p., 22 €, ISBN : 978–2‑87450–240‑1

lecomte le suspensLe nar­ra­teur, et son lecteur avec lui, observe la scène. Il la regardera se dérouler en la décom­posant men­tale­ment, ten­tera de décel­er la part de mys­tère qu’elle con­tient et qui vient lente­ment de faire réap­pa­raitre –  bien mieux qu’un sou­venir per­son­nel –, une présence, celle « d’un moi passé, d’un moi des loin­tains ». La scène en ques­tion se répète, en de mul­ti­ples et frag­iles vari­a­tions, d’un court chapitre à l’autre. Les per­son­nages de ce théâtre intime ne sont sou­vent que deux. Con­tin­uer la lec­ture →

Du poème à l’esthétique, les écrits tous azimuts de Pol Bury

Frédérique MARTIN-SCHERRER, Pol Bury – Antholo­gie. Recueil de textes (1949–2004), CFC, 2025, 464 p., 35 €, ISBN : 978–2‑875–72-100–6

martin scherrer pol bury anthologieLe cen­te­naire de la nais­sance de Pol Bury (1922–2005) avait don­né lieu, durant l’automne 2022, à deux expo­si­tions lou­vièrois­es, l’une au Cen­tre de la Gravure et de l’Image imprimée, la sec­onde au Cen­tre Dai­ly-Bul & Co, cha­cune étant accom­pa­g­née d’une pub­li­ca­tion. Frédérique Mar­tin-Scher­rer (spé­cial­iste par ailleurs du poète Jean Tardieu, ami de Bury) avait livré en cette occa­sion un pré­cieux vol­ume con­sacré aux Livres et écrits de celui qui, out­re ses activ­ités inin­ter­rompues de plas­ti­cien (œuvres mon­u­men­tales, mobiles, fontaines, pein­tures, estam­pes, mul­ti­ples, bijoux…), n’en était pas moins égale­ment saisi en per­ma­nence – ou presque – d’un poly­graphisme aigu. Con­tin­uer la lec­ture →

Jacques Lacomblez, ses brèves de comptoir

Jacques LACOMBLEZ, Sou­venirs, avatars & pec­ca­dilles, Recueil­lis et annotés par Ben Durant, Quadri, 2025, 40 p., 25 €

Lacomblez Souvenirs avatars et peccadillesAnnées 1950, Brux­elles. Jacques Lacomblez retrou­ve Mar­cel Lecomte à la galerie St-Lau­rent. Lecomte vient de bris­er ses lunettes sur le coin d’un tramway dont il est descen­du. Lacomblez a, lui, un pied dans une chaus­sure, l’autre dans une pan­tou­fle. Magritte est à Ostende et super­vise la réal­i­sa­tion de sa fresque murale, si adéquate­ment nom­mée « Le Domaine enchan­té » pour le casi­no de Knokke. Devant Lacomblez, Magritte apos­tro­phe un des pein­tres : « Joseph, met­tez plus de vert dans cette pomme. » Paris. Bre­ton décou­vre, au 42 rue Fontaine, les pein­tures que Lacomblez lui présente, intro­duit par l’artiste et col­lec­tion­neur Jean-Jacques Lebel. Bre­ton est con­trar­ié par l’encrier qu’il vient de ren­vers­er sur son bureau, mais se révèle un homme char­mant, dit appréci­er le pein­tre Vic­tor Servranckx (pas sur­réal­iste), s’enquiert de Chavée, de Lecomte, et s’informe sur Edouard Jaguer, ami de Lacomblez et fon­da­teur du groupe sur­réal­iste dis­si­dent « Phas­es ». E.L.T. Mesens déje­une au whisky lors de ses pas­sages à Brux­elles, Paul Col­inet dis­serte sur le Catéchisme de Malines, Rober­to Mat­ta tue des crabes à la tâche (noire) pour ses dessins… Con­tin­uer la lec­ture →

Dernier round

Nadine MONFILS, Les folles enquêtes de Magritte et Geor­gette : Pataquès à Cadaquès, Robert Laf­font, coll. « La Bête Noire », 2025, 216 p., 14,90 € / ePub : 9,99 €, ISBN : 9782221275764

monfils pataques a cadaquesDepuis plus de 25 ans, Nadine Mon­fils réjouit les ama­teurs de polars atyp­iques avec ses séries à grand suc­cès met­tant en scène des enquê­teurs loufo­ques dans des péripéties dro­la­tiques et totale­ment décalées qui lui assurent une place unique dans le vaste paysage de la lit­téra­ture poli­cière. Con­tin­uer la lec­ture →

Dotremont et les parts cachées de l’iceberg

Chris­t­ian DOTREMONT, Les grandes choses. Antholo­gie poé­tique 1940–1979, Edi­tion de Michel Sicard, post­face d’Yves Bon­nefoy, Gal­li­mard, coll. « Poésie/Gallimard », 2025, 416 p., 12,30 €, ISBN : 978–2‑07–308738‑6
Chris­t­ian DOTREMONT, Études et inédits, Vol­ume coor­don­né par Paul Aron, Flo­rence Huy­brechts, Stéphane Mas­sonet, avec la col­lab­o­ra­tion de Lau­rence Boudart, AML, coll. « Archives du futur », 2024, 210 p., 28 €, ISBN : 978–2‑87168–100‑7

dotremont les grandes chosesSur cet ice­berg nom­mé Chris­t­ian Dotremont, croisant dans les mers polaires, se lais­sant dériv­er vers les paysages d’une Laponie fan­tas­ma­tique et pour­tant tou­jours à portée du regard, voyageur inces­sant chargé de valis­es débor­dantes de man­u­scrits, de tracts, de livres, de cour­ri­ers, d’idées et de polémiques, plutôt que de linge, on a déjà beau­coup dit, écrit, et vu. Et ce n’est qu’une juste recon­nais­sance pour l’un des grands inven­teurs (belge de sur­croit) de l’art et la lit­téra­ture européenne du 20e siè­cle, poète, romanci­er, co-fon­da­teur de CoBrA, et créa­teur des « logogrammes ». Sa mort pré­maturée en 1979, à l’âge de 56 ans, ne lui a cepen­dant pas per­mis de mesur­er lui-même l’envergure de ce mas­sif détaché de la ban­quise qu’il avait gardé accrochée à ses basques, depuis ses débuts pré­co­ces. En 1940, il envoy­ait ses pre­miers poèmes à Magritte, Scute­naire et Ubac, qui l’adoubèrent aus­sitôt au sein du sur­réal­isme brux­el­lois, avant qu’il n’emprunte, non sans épreuves, d’autres courants plus per­son­nels. Ces pre­miers poèmes sont ceux d’Anci­enne éter­nité, écrits et autoédités à 17 ans, et dédiés à une jeune femme, Doris. Le sen­ti­ment amoureux, chez Dotremont, déploiera jusqu’à la fin de ses jours les ver­tus – et les désas­tres – d’un puis­sant philtre mag­ique : la « beauté con­vul­sive » et ses effets seront peut-être le seul point fon­da­men­tal d’entente entre Dotremont et Bre­ton. Con­tin­uer la lec­ture →

Petits soleils bitumeux de la jeunesse

Louis SCUTENAIRE, Les vacances d’un enfant, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2024, 352 p., 10 €, ISBN : 978–2‑87568–692‑3
Un dossier péd­a­gogique télécharge­able (PDF) accom­pa­gne le livre.

scutenaire les vacances d'un enfantLe matin sent l’huile, et le soleil est rouge, mal­gré la chaleur on dirait qu’il saigne de froid.

Accom­pa­g­né d’une éclairante post­face signée par Alain Delaunois, Les vacances d’un enfant de Louis Scute­naire trou­ve, près de 85 ans après son écri­t­ure (entre 1939 et 1942, selon l’auteur) et une exis­tence trop longtemps demeurée con­fi­den­tielle, une juste place dans la col­lec­tion pat­ri­mo­ni­ale Espace Nord. Con­tin­uer la lec­ture →

Surréalisme, pour ainsi dire…

Xavier CANONNE, Char­lotte DOYEN, Thier­ry MASSIN, Ade­line ROSSION et Chris­telle ROUSSEAU, Image(s) d’une col­lec­tion, tome 2, Musée de la Pho­togra­phie de Charleroi, 2024, 352 p., 45 €, ISBN : 978‑2871 830 863

surrealisme pour ainsi dire

Le cen­te­naire de la paru­tion du Man­i­feste du sur­réal­isme d’André Bre­ton – et, en Bel­gique, du groupe Cor­re­spon­dance for­mé de Paul Nougé, Camille Goe­mans, Mar­cel Lecomte – est mar­qué par de très nom­breuses man­i­fes­ta­tions et expo­si­tions, dans notre pays et à tra­vers le monde. Le Musée de la Pho­togra­phie à Charleroi saisit l’occasion pour présen­ter l’apport essen­tiel des par­tic­i­pants du mou­ve­ment à la pho­togra­phie, qui con­stitue l’un des axes majeurs de ses col­lec­tions. Le sur­réal­isme au prisme de la pho­togra­phie, ou la pho­togra­phie au prisme du sur­réal­isme ? Les deux ori­en­ta­tions tien­nent la route et se com­plè­tent, car par­mi les avant-gardes du 20e siè­cle, peu ont autant mar­qué l’avancée du medi­um pho­tographique dans l’histoire (vivante) de l’art que le sur­réal­isme. Con­tin­uer la lec­ture →

Centenaire du surréalisme : deux expositions au Daily-Bul

expo daily bul surrealisme

En cette année de cen­te­naire du Man­i­feste du sur­réal­isme, le Cen­tre Dai­ly-Bul & C° met­tra le sur­réal­isme à l’hon­neur à tra­vers une dou­ble expo­si­tion. À décou­vrir du 27 sep­tem­bre au 9 mars.  Con­tin­uer la lec­ture →

Paul Nougé, l’efficacité dans l’ombre

Paul ARON et Pierre PIRET (sous la dir. de), Paul Nougé. La duplic­ité de l’esprit sincère, Textyles n°66, Ker, 2024, 144 p., 18€, ISBN : 978–2‑87586–490‑1

textyles paul nougeÀ la direc­tion de ce numéro de la revue Textyles con­sacré à Paul Nougé, Paul Aron (ULB) et Pierre Piret (UCLou­vain) en con­vi­en­nent d’emblée : il est encore dif­fi­cile de cern­er la per­son­nal­ité en regard de l’œuvre, alors que depuis plusieurs années la recon­nais­sance édi­to­ri­ale et cri­tique est venue combler le long proces­sus d’effacement auquel Nougé s’était lui-même adon­né, avant que Mar­cel Mar­iën, son édi­teur et fils spir­ituel, ne vienne y remédi­er. Chez Nougé, rien ne sem­ble man­quer, de l’approche biographique (Olivi­er Smol­ders, 1995) à l’exégèse doc­tor­ale (Geneviève Michel, 2013), de la réédi­tion des œuvres (Allia, 2017) à l’inscription majeure mais sin­gulière au sein du sur­réal­isme belge (Xavier Canonne, cat­a­logue de l’exposition à Bozar, 2024), jusqu’à sa juste sit­u­a­tion dans des antholo­gies col­lec­tives (voir le vol­ume récem­ment paru en Espace Nord, Magritte com­men­té par ses amis). Et pour­tant, énig­ma­tique, insai­siss­able, red­outable, d’une force intel­lectuelle peu com­mune, prêt à user de « la duplic­ité de l’esprit sincère », selon ses pro­pres mots, Nougé veille tou­jours à ne pas se laiss­er cir­con­scrire, et à ren­voy­er ses lecteurs à leurs pro­pres inter­ro­ga­tions. Con­tin­uer la lec­ture →

Magritte, à travers tout, le reste

Magritte com­men­té par ses amis, Textes choi­sis et présen­tés par Paul Aron, post­face de Sémir Badir, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2024, 234 p., 10 €, ISBN : 978–2‑87568–602‑2

magritte commenté par ses amisÉmile Zola écrivant sur Manet et sa pein­ture (1867), Camille Lemon­nier s’attachant à l’art de Courbet (1878) ou de Féli­cien Rops (1908), Émile Ver­haeren pub­liant la même année une mono­gra­phie con­sacrée à James Ensor, Apol­li­naire défen­dant Picas­so et Les pein­tres cubistes en 1913, Aragon célébrant Hen­ri Matisse, roman… Depuis la fin du 19e siè­cle et jusqu’à aujourd’hui, les écrivains et poètes n’ont pas man­qué d’accompagner des artistes qu’ils admi­raient, dont ils partageaient cer­taines con­vic­tions esthé­tiques ou approches idéologiques, et qui par­fois, furent égale­ment leurs amis. Régulière­ment, ce qui peut reli­er l’écrivain à l’artiste, c’est l’intime con­vic­tion chez le pre­mier que le sec­ond ouvre des voies nou­velles à une pra­tique pic­turale ou artis­tique, l’incline vers des ori­en­ta­tions inédites, et qu’il y a là quelque néces­sité à expliciter, sinon à faire décou­vrir par un plus large pub­lic, la réal­ité – et les qual­ités – de ces artistes, très sou­vent moqués, ridi­culisés ou injuriés à leurs débuts. Dans ce cadre, ce qui com­mence par un com­men­taire quelque peu artis­tique et sym­pa­thisant à des­ti­na­tion d’un jour­nal, voire d’une revue plus ou moins con­fi­den­tielle, peut se muer bien­tôt, la con­fi­ance mutuelle aidant, en un essai plus appro­fon­di. Con­tin­uer la lec­ture →

Surréalisme et symbolisme, plus qu’une proximité ?

Fran­cis­ca VANDEPITTE (sous la dir. de), Imag­ine ! 100 ans de sur­réal­isme inter­na­tion­al, Ludion/MRBAB, 2024, 232 p., 35 €, ISBN : 978–94-6478–112‑0

imagine 100 ans de surrealisme internationalLe cen­te­naire de la nais­sance du sur­réal­isme, avec la paru­tion en octo­bre 1924 du Man­i­feste du sur­réal­isme d’André Bre­ton (en France) et des tracts-pam­phlets de Cor­re­spon­dance ini­tiés la même année par Paul Nougé, Camille Goe­mans et Mar­cel Lecomte (en Bel­gique) se mar­que par deux expo­si­tions éclairantes à Brux­elles, qui fut un haut-lieu de ren­con­tres et d’actions pour les mem­bres du mou­ve­ment sur­réal­iste, belges, français, et inter­na­tionaux. Si l’exposition His­toire de ne pas rire, à Bozar se focalise pri­or­i­taire­ment sur les activ­ités encore mécon­nues par­fois des sur­réal­istes brux­el­lois, hain­uy­ers, anver­sois, avec comme fig­ures de proue Paul Nougé et René Magritte, l’exposition Imag­ine ! 100 ans de sur­réal­isme inter­na­tion­al, présen­tée aux Musées roy­aux des Beaux-Arts, élar­git les per­spec­tives. Con­tin­uer la lec­ture →