Première sélection du Goncourt

Amélie Nothomb

Amélie Nothomb

Alors que le Renau­dot a livré sa pre­mière sélec­tion hier, l’a­cadémie Goncourt vient elle aus­si de choisir les ouvrages en lice pour l’édi­tion 2019 du prix Goncourt. Dévoilé en novem­bre, le lau­réat suc­cédera à Nico­las Math­ieu, primé en 2018 pour Leurs enfants après eux (Actes Sud). 

Les livres sélectionnés

Pour sa pre­mière sélec­tion 2019, l’a­cadémie Goncourt a retenu quinze ouvrages, dont trois fig­urent égale­ment dans la pre­mière liste du Renau­dot (San­ti­a­go Amigore­na, Nathacha Appanah et Jean-Luc Coatalem). Une autrice belge est présente dans la sélec­tion Goncourt : Amélie Nothomb, dont le nou­veau roman, Soif (Albin Michel), racon­te à la pre­mière per­son­ne les dernières heures de Jésus.

La dernière sélec­tion de la roman­cière pour le prix Goncourt remonte à 2010 et Une forme de vie (Albin Michel). Elle avait aupar­a­vant été reprise dans les sélec­tions du Goncourt en 1995 (Les catili­naires), 1996 (Péplum), 1999 (Stu­peur et trem­ble­ments), 2000 (Méta­physique des tubes), 2004 (Biogra­phie de la faim), 2006 (Jour­nal d’hi­ron­delle) et 2007 (Ni d’Ève ni d’Adam). Par­mi les grands prix lit­téraires autom­naux, Amélie Nothomb a rem­porté le grand prix du roman de l’A­cadémie française, en 1999, pour Stu­peur et trem­ble­ments.


Lire aus­si : notre recen­sion de Soif


Les quinze final­istes : 

  • Le ghet­to intérieur de San­ti­a­go Amigore­na (P.O.L.)
  • Le ciel par-dessus le toit de Nathacha Appanah (Gal­li­mard)
  • Un dimanche à Ville-d’Avray de Dominique Bar­béris (Arléa)
  • La part du fils de Jean-Luc Coatalem (Stock)
  • Mur Méditer­ranée de Louis-Philippe Dalem­bert (Sabine Wespieser)
  • Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon de Jean-Paul Dubois (Olivi­er)
  • Un monde sans rivage d’Hélène Gaudy (Actes Sud)
  • Rouge impéra­trice de Léono­ra Miano (Gras­set)
  • La terre invis­i­ble d’Hu­bert Min­garel­li (Buchet Chas­tel)
  • Soif d’Amélie Nothomb (Albin Michel)
  • Avant que j’ou­blie de Anne Pauly (Verdier)
  • Sœur d’A­bel Quentin (Obser­va­toire)
  • Extérieur monde d’O­livi­er Rolin (Gal­li­mard)
  • Le cœur bat­tant du monde de Sébastien Spitzer (Albin Michel)
  • Les choses humaines de Karine Tuil (Gal­li­mard)

Le prix Goncourt

Créé en 1903, le Goncourt est le plus pres­tigieux prix lit­téraire fran­coph­o­ne. Il garan­tit à son lau­réat des ventes très impor­tantes (générale­ment plus de 300.000) — d’où sa dota­tion mod­este : 10 euros. Le prix est attribué chaque année par l’a­cadémie Goncourt, aujour­d’hui présidée par Bernard Piv­ot, et com­posée d’Er­ic-Emmanuel Schmitt, Didi­er Decoin, Paule Con­stant, Patrick Ram­baud, Tahar Ben Jel­loun, Vir­ginie Despentes, Françoise Chan­der­nagor, Philippe Claudel et Pierre Assouline.

Le dernier lau­réat belge est François Wey­er­gans, primé en 2005 pour Trois jours chez ma mère.

Les livres présents dans la pre­mière sélec­tion du Goncourt con­courent par ailleurs aus­si pour le Goncourt des Lycéens, à l’ex­cep­tion, cette année, de Rouge impéra­trice, car l’autrice a déjà reçu le Goncourt des Lycéens. Remis depuis 1988, ce prix n’a jamais été rem­porté par un auteur belge.