Un prix pour Eugène Savitzkaya

Eugène Savitzkaya

Eugène Sav­itzkaya

Eugène Sav­itzkaya a reçu le prix Jacques Lacar­rière 2024 pour Fou de Paris.

Le prix Jacques Lacarrière

Doté de 3 000 €, le prix lit­téraire Jacques Lacar­rière dis­tingue tous les deux ans un texte fran­coph­o­ne de grande exi­gence lit­téraire, pro­longeant l’esprit de l’écrivain. Il couronne l’auteur ou l’autrice d’un réc­it, roman, recueil de nou­velles, de poésie ou essai  qui ouvre sur le monde sous le signe du partage. Un prix pro­téi­forme, à l’image de l’œuvre lais­sée par Jacques Lacar­rière.

Le lau­réat rem­porte en out­re une rési­dence au musée de Bibracte, fon­da­teur du prix.

Écrivain voyageur, il est égale­ment con­sid­éré comme l’un des pio­nniers du renou­veau de la ran­don­née poé­tique et ini­ti­atrice (Chemin faisant, 1.000 kms à pied à tra­vers la France). Son œuvre est d’une grande diver­sité, elle est com­plexe, éru­dite et tou­jours vivante. Ce prix vise à hon­or­er sa mémoire.

Le lauréat

savitzkaya fou de paris

Le prix Jacques Lacar­rière 2024 récom­pense Eugène Sav­itzkaya pour Fou de Parisson dernier livre paru aux édi­tions de Minu­it.

Une men­tion spé­ciale a par ailleurs été octroyée à à Ryoko Sekiguchi pour L’appel des odeurs, paru aux édi­tions P.O.L.

Les autres livres en lice étaient :

  • Pre­mières à éclair­er la nuit de Cécile A. Hold­ban (Arléa)
  • L’adresse – Les ren­dez-vous du déver­soir d’Arthur Teboul (Seghers)
  • Vivar­i­um de Tan­guy Viel (Édi­tions de Minu­it)
  • Kau Min­u­at – Une fois de plus de Joséphine Bacon (Mémoire d’encrier)
  • Tombo­la de Jérémie Gin­dre (Zoé)

Le mot du jury

« On aurait dit que Paris se lis­sait les plumes ou les poils, ses plumes d’élégante corneille, ses poils de beau bièvre. » Suiv­re le Fou de Paris dans sa marche, c’est, « chemin faisant », comme le titre du livre de Jacques Lacar­rière, voir s’ouvrir un monde à chaque pas. Cette tra­ver­sée féérique, poé­tique, sen­suelle, porte autant d’attention aux images, aux paroles, aux formes, aux objets qu’aux grands thèmes poli­tiques d’actualité qui irriguent ce livre vir­tu­ose. L’esprit du promeneur curieux que fut Jacques Lacar­rière habite cette prose à l’énergie jubi­la­toire. « Qui par­le au nom des bièvres et qui au nom des saules ? », cette ques­tion « sav­itzkai­enne » aurait pu être posée par Jacques Lacar­rière, homme libre, pro­fondé­ment soucieux de l’état du monde. Ces deux grands poètes entraî­nent, dans le sil­lage de leurs œuvres pro­téi­formes, l’aventure humaine.