Prix littéraire Grenades 2024 : les lauréates

La troisième édi­tion du prix lit­téraire Grenades a livré son ver­dict. Deux livres sont récom­pen­sés, l’un est le prix Grenades-Scam, l’autre est le prix coup de coeur de la mar­raine, Tiffanie Vande Ghin­ste.

Le prix littéraire Grenades

Les Grenades est le média fémin­iste de la RTBF. Le prix lit­téraire organ­isé par les Grenades vise à met­tre en avant le tra­vail des autri­ces en Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles. En récom­pen­sant exclu­sive­ment des ouvrages signés par des femmes, le prix ambi­tionne aus­si de “nour­rir nos imag­i­naires d’autres points de vue que ceux des majorités” et de “con­stru­ire une société plus égal­i­taire.

Deux prix sont décernés : le prix Grenades-Scam, décerné par un jury com­posé notam­ment de représen­tants des Grenades et de la Scam, et le prix coup de coeur de la mar­raine. La mar­raine de cette édi­tion était la lau­réate de l’édi­tion précé­dente, Tiffanie Vande Ghin­ste.

Le prix Grenades-Scam était con­sacré cette année à l’es­sai, tan­dis que le prix coup de coeur de la mar­raine couron­nait un livre de poésie.

Les lauréates

herstory

Le prix Grenades-Scam est décerné à HER­sto­ry. Fémin­isme, minorité, visu­al­ité, dirigé par Maryam Kol­ly et paru aux édi­tions La let­tre volée.

Le mot du jury :

Nous remet­tons ce prix à ce livre parce qu’il nous ouvre les yeux sur la diver­sité des fémin­ismes, en met­tant avant une jeunesse issue de l’immigration qui prend les rênes de sa vie publique. En se posi­tion­nant en tant que femme, en Bel­gique, et en se réap­pro­pri­ant sa féminité avec ses pro­pres codes, cette jeunesse occupe le devant de la scène médi­a­tique sous ses pro­pres con­di­tions

hamdi ou mon amour sera houb

Tiffanie Vande Ghin­ste a choisi de récom­penser Zaïneb Ham­di pour Où mon amour sera houb, paru aux édi­tions L’ar­bre de Diane.

Les mots de Tiffanie Vande Ghin­ste : “J’ai eu néan­moins plusieurs gros coups de cœur, dont un en par­ti­c­uli­er : Où mon amour sera Houb, de Zaïneb Ham­di. Avec seule­ment quelques mots, Zaïneb a réus­si à m’ouvrir son coeur, son univers, ces his­toires, ses com­bats, ses mots. Elle m’a don­né les clefs de ses racines, sans oubli­er de m’expliquer ce que je ne com­prendrais pas. Elle évoque avec clarté des thèmes comme le rap­port au père, au corps, aux mots, aux hommes, aux femmes, aux langues mater­nelles, à la cul­ture. Elle prend posi­tion, affirme qui elle est et c’est beau. L’objet aus­si est beau : on sent l’artiste typographe qui respire der­rière.”

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