La troisième édition du prix littéraire Grenades a livré son verdict. Deux livres sont récompensés, l’un est le prix Grenades-Scam, l’autre est le prix coup de coeur de la marraine, Tiffanie Vande Ghinste.
Le prix littéraire Grenades
Les Grenades est le média féministe de la RTBF. Le prix littéraire organisé par les Grenades vise à mettre en avant le travail des autrices en Fédération Wallonie-Bruxelles. En récompensant exclusivement des ouvrages signés par des femmes, le prix ambitionne aussi de “nourrir nos imaginaires d’autres points de vue que ceux des majorités” et de “construire une société plus égalitaire.”
Deux prix sont décernés : le prix Grenades-Scam, décerné par un jury composé notamment de représentants des Grenades et de la Scam, et le prix coup de coeur de la marraine. La marraine de cette édition était la lauréate de l’édition précédente, Tiffanie Vande Ghinste.
Le prix Grenades-Scam était consacré cette année à l’essai, tandis que le prix coup de coeur de la marraine couronnait un livre de poésie.
Les lauréates
Le prix Grenades-Scam est décerné à HERstory. Féminisme, minorité, visualité, dirigé par Maryam Kolly et paru aux éditions La lettre volée.
Le mot du jury :
“Nous remettons ce prix à ce livre parce qu’il nous ouvre les yeux sur la diversité des féminismes, en mettant avant une jeunesse issue de l’immigration qui prend les rênes de sa vie publique. En se positionnant en tant que femme, en Belgique, et en se réappropriant sa féminité avec ses propres codes, cette jeunesse occupe le devant de la scène médiatique sous ses propres conditions”
Tiffanie Vande Ghinste a choisi de récompenser Zaïneb Hamdi pour Où mon amour sera houb, paru aux éditions L’arbre de Diane.
Les mots de Tiffanie Vande Ghinste : “J’ai eu néanmoins plusieurs gros coups de cœur, dont un en particulier : Où mon amour sera Houb, de Zaïneb Hamdi. Avec seulement quelques mots, Zaïneb a réussi à m’ouvrir son coeur, son univers, ces histoires, ses combats, ses mots. Elle m’a donné les clefs de ses racines, sans oublier de m’expliquer ce que je ne comprendrais pas. Elle évoque avec clarté des thèmes comme le rapport au père, au corps, aux mots, aux hommes, aux femmes, aux langues maternelles, à la culture. Elle prend position, affirme qui elle est et c’est beau. L’objet aussi est beau : on sent l’artiste typographe qui respire derrière.”

