En fin d’année, l’activité éditoriale se met en pause, les nouveautés ne reviendront en librairie que début janvier. Le moment est idéal pour sortir de l’actualité et découvrir d’autres livres. Notre série Littérature retrouvée vous propose des pépites que l’histoire littéraire n’a pas retenues, mais que des maisons d’édition ont récemment retrouvées et mises en lumière par une nouvelle édition de qualité.
Auteurs – et plus souvent encore autrices – injustement méconnus, ou œuvres supposées mineures d’écrivains réputés : du 22 décembre au 2 janvier, du lundi au vendredi, Le Carnet et les Instants vous emmène à la rencontre de 10 livres qu’une réédition récente a judicieusement sortis de l’oubli.
Quatrième épisode : Le trajet de Marie-Louise Haumont
Marie-Louise Haumont (1919–2012) a publié très peu (romans et nouvelles, quelques poèmes) et est aujourd’hui quasi inconnue du grand public. L’essentiel de son oeuvre a pourtant été édité chez Gallimard, où elle jouissait du soutien indéfectible de Raymond Queneau.
Son fait d’armes le plus remarquable demeure certainement le prix Femina reçu en 1976 pour son deuxième roman, Le trajet. Un livre dans lequel on décèle une influence du Nouveau Roman. Malgré ce prix important reçu à l’époque — Marie-Louise Haumont reste par ailleurs la dernière lauréate belge du Femina — , le livre n’a pas connu ensuite de publication en poche et Gallimard ne le rééditait plus depuis longtemps.
Il a toutefois fait l’objet d’une réédition dans la collection patrimoniale Espace Nord en 2022.
Notre critique :
Plus d’information
- Une fabulatrice déroutante : Marie-Louise Haumont (Le Carnet et les Instants n°217, 2023)
- Nouveau Roman, esprit « Minuit » et auteurs belges (Le Carnet et les Instants n°225, 2025)
- La fiche de Marie-Louise Haumont

