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La course à la vie

Geneviève CASTERMAN, Cours Lola, cours !, Esperluète, 2020, 32 p., 16,50 €, ISBN : 9782359841305

Une fille aux cheveux rouges, débardeur clair et baskets, courant comme une dératée dans la capitale berlinoise afin de sauver son ami Manni. C’est cette image-culte que le titre Cours Lola, cours ! évoque à ceux d’« un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître ». À présent, il réfèrera également, dans l’esprit des plus jeunes cette fois, à un album jeunesse publié chez Esperluète éditions, celui de Geneviève Casterman qui précise elle-même que « le titre du livre n’a rien en commun avec le film éponyme que le prénom de son héroïne ». Continuer la lecture

Je fais des grosses bulles, je joue au sous-marin

Geneviève CASTERMAN, Se jeter à l’eau, Esperluète, coll. « Accordéons », 2018, 32 volets, 15 €, ISBN : 9782359841022

Odeur de chlore, bonnet qui colle ou fait plisser le crâne, casiers à pièce et petit plongeoir, Cécémel à la cafétéria, pédiluve à l’entrée ou Dextro-energy après l’effort ? Nous avons tous des souvenirs étonnants, précis ou nostalgiques liés à ce lieu curieux qu’est la piscine.

Après nous avoir fait découvrir avec son œil affectueux la Costa Belgica, l’autoroute E411 ou la rue De Praetere dans trois petits formats carrés (déjà chez Esperluète), Geneviève Casterman nous propose d’enfiler notre maillot – et vous, plutôt une ou deux pièces ? plutôt slip ou boxer ? – et déploie son univers aussi drôle et touchant qu’attentif aux détails le long d’un étonnant et dodu leporello. Du côté des bébés nageurs, ça flotte et ça bécote, et ça s’accroche à des grosses bouées ou à des planches. Une otarie est venue elle aussi musarder dans le petit bassin. Êtes-vous prêts pour la leçon d’aquagym ? À moins que vous ne soyez venu exhiber vos biscottos ou apprendre le dos crawlé ? Conter fleurette à une autre nageuse, dès qu’elle aura fini sa longueur ? C’est qu’il en existe des rapprochements opportuns ou maladroits dans cette grande étendue d’eau : « Frôlements furtifs / coup de pied, griffes / les corps anonymes s’effleurent / pas toujours en douceur. » Fantaisie aidant,  l’autrice-illustratrice s’autorise même à nous montrer qu’il n’y a pas que les bras des plus jeunes ou des plus téméraires pour mouliner dans l’eau…ne serait-ce pas quelque tentacule de poulpe, que nous voyons tout au fond ? Et à côté, une étoile de mer ? Continuer la lecture