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Quand le X s’invite dans l’univers de la génération Y

WePorn. Le X et la généra­tion Y, sous la direc­tion de Julie VAN DER KAR, François DE CONINCK et Pierre-Yves DESAIVE, La Let­tre volée/GSARA, 124 p., 22 €, ISBN : 978–2‑87317–478‑1

wepornIl y a deux décen­nies, Amélie Nothomb pub­li­ait Atten­tat (Albin Michel, 1997), son cinquième roman, et, au détour d’une his­toire d’amour et des normes à respecter ou non en société, elle livrait cette réflex­ion : « La pornogra­phie, c’est ce qui parvient à sus­citer un sim­u­lacre de désir chez ceux qui ont eu trop de tout. C’est pourquoi, aujourdhui, l’art dom­i­nant est pornographique: il est le seul qui parvient à attir­er l’atten­tion. » Ce qui était déjà vrai il y a vingt ans l’est davan­tage encore aujourd’hui. En choi­sis­sant comme titre d’ouvrage un terme qui détourne un site con­nu de pornogra­phie en ligne, les édi­teurs de ce recueil de textes ouvrent d’emblée le champ d’investigation : « La pornographi­sa­tion (sic) galopante du monde nous regarde désor­mais tous et toutes. » Assur­er la per­ti­nence du con­stat, et surtout ten­ter d’en éval­uer les con­tours au sens large, serait-elle une par­tie de plaisir ? Le point de départ de cet ouvrage col­lec­tif est d’abord une expo­si­tion d’artistes et plas­ti­ciens con­tem­po­rains, organ­isée par le GSARA à Brux­elles en novem­bre dernier[1]. Il s’agissait moins de remet­tre en débat les argu­ments, tant de fois présen­tés, du pour ou con­tre la pornogra­phie, que de don­ner à voir des œuvres où l’image pornographique est reprise, citée, détournée, source de ques­tion­nement, dans un envi­ron­nement où sa surabon­dance devrait bien finir par trou­ver une (d)ébauche de sens. Con­tin­uer la lec­ture