En fin d’année, l’activité éditoriale se met en pause, les nouveautés ne reviendront en librairie que début janvier. Le moment est idéal pour sortir de l’actualité et découvrir d’autres livres. Notre série Littérature retrouvée vous propose des pépites que l’histoire littéraire n’a pas retenues, mais que des maisons d’édition ont récemment retrouvées et mises en lumière par une nouvelle édition de qualité.
Auteurs – et plus souvent encore autrices – injustement méconnus, ou œuvres supposées mineures d’écrivains réputés : du 22 décembre au 2 janvier, du lundi au vendredi, Le Carnet et les Instants vous emmène à la rencontre de 10 livres qu’une réédition récente a judicieusement sortis de l’oubli. Continuer la lecture

Figure quelque peu oubliée de nos lettres, Jean de Boschère (1878–1953) fut poète, romancier, essayiste, critique d’art, mais aussi dessinateur, graveur, peintre, sculpteur.
En 1924, Jean de Bosschère quitte Londres et s’installe non loin de Rome, sur la via Appia Antica. Il commence à rédiger Marthe et l’enragé qui paraît en 1927. En 1933, il publie Les paons et autres merveilles où il décrit les deux années de bonheur passées à Due Santi. Dans ce dernier livre, il n’évoque cependant jamais la rédaction de Marthe et l’enragée. Les deux textes sont d’ailleurs dissemblables. Autant Marthe est un roman sombre et dramatique, autant Les paons est solaire et heureux. Là où le premier roman décrivait la jeunesse de l’auteur en le dissimulant sous le masque de son personnage, le récit de 1933 est conduit par un je totalement assumé. Mais surtout le discours sur l’enfance change complètement entre les deux livres.