Archives par étiquette : patrimoine

Le psautier de Sainte-Wivine, un trésor de la FW‑B

psautier de sainte wivine

La Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles (FW‑B) a récem­ment classé comme tré­sor le psauti­er dit de sainte Wivine, un man­u­scrit excep­tion­nel datant du 12e siè­cle.

Quit­tons, une fois n’est pas cou­tume, le monde de la lit­téra­ture con­tem­po­raine pour abor­der le domaine du livre ancien, avec ce man­u­scrit médié­val remis en lumière. Con­tin­uer la lec­ture

On est sérieux quand on a 70 ans ?

Lau­rence BOUDART, Mar­tine, l’éternelle jeunesse d’une icône, Cast­er­man, 2024, 128 p., 19,90 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 978–2‑203–25214‑1

boudart martine l'éternelle jeunesse d'une iconeLau­rence Boudart sort un bel album réca­pit­u­latif sur la bril­lante car­rière édi­to­ri­ale de Mar­tine qui est « née » en 1954 dans la mai­son Cast­er­man à Tour­nai, fille du dessi­na­teur Mar­cel Mar­li­er et du nar­ra­teur Gilbert Dela­haye, qui se définis­sait comme un « poète naïf ». Une paire de pères, en quelque sorte.

La longue et belle vie de Mar­tine a com­mencé qua­si par hasard… comme la tarte Tatin ou le Kir. Et le suc­cès fut immé­di­at. Con­tin­uer la lec­ture

La maison de Maurice Carême classée

maison maurice careme

La Mai­son de Mau­rice Carême — © Fon­da­tion Mau­rice Carême

Le gou­verne­ment brux­el­lois vient de class­er la mai­son de Mau­rice Carême à Ander­lecht ain­si que son jardin comme mon­u­ment. Elle abrite un musée dédié au poète. Con­tin­uer la lec­ture

Le manuscrit d’Ulenspiegel classé comme trésor

manuscrit ulenspiegel

Une page du man­u­scrit auto­graphe de La légende d’U­len­spiegel

La Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles vient de class­er comme tré­sors sept biens excep­tion­nels con­servés au Musée roy­al de Mariemont et à l’ab­baye de Mared­sous. Par­mi ceux-ci, le man­u­scrit auto­graphe de la Légende d’U­len­spiegel par Charles De Coster. Con­tin­uer la lec­ture

La rentrée littéraire 2022 : une envie de découvrir

rentree litteraire 2022

Para­doxe du cal­en­dri­er lit­téraire : à peine la trêve esti­vale s’annonce-t-elle qu’il est déjà ques­tion de la ren­trée. Ce temps fort de l’année édi­to­ri­ale se pré­pare évidem­ment tou­jours de longue date et c’est aux pre­miers jours de juil­let que l’essentiel des pro­grammes est con­nu. Les pre­mières sélec­tions pour les prix lit­téraires d’automne tombent déjà, et Livres Heb­do peut se prêter à son tra­di­tion­nel décompte : com­bi­en d’ouvrages arriveront sur les tables des libraires en août et sep­tem­bre de cette année ? La sur­pro­duc­tion édi­to­ri­ale, dénon­cée chaque année, sera-t-elle forte, très forte ou qua­si insouten­able cette fois ?

Beau­coup d’auteurs et autri­ces belges, qu’ils soient pub­liés en France ou en Bel­gique, ver­ront eux aus­si leur livre – par­fois même leur premier­ livre – paraitre en cette ren­trée. Tour d’horizon des ouvrages atten­dus à par­tir du 17 août. Con­tin­uer la lec­ture

Jean Graton : Michel Vaillant « Art strips »

Michel Vaillant

Pho­to : Bruno Mer­ckx

La galerie d’art Huber­ty-Breyne, spé­cial­isée dans la bande dess­inée (Ixelles), pro­pose une expo­si­tion con­sacrée au per­son­nage de Michel Vail­lant. Con­tin­uer la lec­ture

La rentrée littéraire 2021 se prépare

rentrée litteraire 2021

L’été est là et l’actualité édi­to­ri­ale, par­ti­c­ulière­ment chargée ces derniers mois, va se met­tre elle aus­si au farniente. Pour une courte péri­ode seule­ment : dès la deux­ième quin­zaine d’août, ce sera la ren­trée lit­téraire. Ampleur et défer­lement au pro­gramme. Con­tin­uer la lec­ture

Une première : la bande dessinée entre dans les “Trésors” de la FWB

La min­istre de la Cul­ture Béné­dicte Linard a signé un décret clas­sant sept oeu­vres artis­tiques remar­quables comme “Tré­sors”. Par­mi ces oeu­vres : un fonds de 104 planch­es orig­i­nales de bande dess­inée con­servées à Liège. Un classe­ment d’au­tant plus notable qu’il s’ag­it d’une pre­mière pour la bande dess­inée. Con­tin­uer la lec­ture

Mélusine et son double

Franz HELLENS, Mélu­sine ou la robe de saphir, Post­face de Paul Aron, Impres­sions nou­velles, coll. “Espace Nord”, 2019, 368 p., 9 €, ISBN: 978–2‑87568–408‑0 ; Le dou­ble et autres con­tes fan­tas­tiques, Post­face de Michel Gilles, Impres­sions nou­velles, coll. “Espace Nord”, 2019, 318 p., 9 €,  ISBN: 978–2‑87568–410‑3

Espace Nord pour­suit sa poli­tique de réédi­tion et de réim­pres­sion de textes des « fan­tas­tiqueurs » belges avec deux titres de Franz Hel­lens, l’un claire­ment fan­tas­tique, Le dou­ble, l’autre le pré­fig­u­rant, Mélu­sine.

Dans le vaste panora­ma du fan­tas­tique en Bel­gique, Franz Hel­lens occupe une place orig­i­nale, d’une manière qu’il a lui-même con­tribué à définir, par l’idée de « fan­tas­tique réel ». Le dou­ble et autres con­tes fan­tas­tiques est une antholo­gie reprenant des nou­velles pub­liées en fait sur près de cinquante ans, depuis Noc­tur­nal en 1919 jusqu’à Le dernier jour du monde en 1967. L’intérêt du choix est de pou­voir saisir l’évolution du fan­tas­tique d’Hellens ain­si que ses enjeux et manières qui ont var­ié. Con­tin­uer la lec­ture

Vivantes légendes

Charles DE COSTER, Légen­des fla­man­des, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2017, 256 p., 9 € / ePub : 6.99 €, ISBN : 978–2875681447

de coster legendes flamandes.pngElles sont qua­tre, les Légen­des fla­man­des pub­liées en 1858 par Charles De Coster, qui en attendait mieux qu’un suc­cès d’estime ; rééditées dans une ver­sion remaniée en 1861.

C’est sur ce dernier texte que se fonde l’édition cri­tique établie par Joseph Hanse en 1990, qui reparaît pour l’essentiel aujourd’hui, sous l’égide de Jean-Marie Klinken­berg, dans la col­lec­tion Espace Nord. Con­tin­uer la lec­ture

Louis Scutenaire : « J’ai quelque chose à dire. Et c’est très court »

Un coup de coeur du Carnet

Louis SCUTENAIRE, Mes inscrip­tions 1945–1963, Allia, 2017, 330 p., 15 €/ePub : 7.49 €, ISBN : 979–10-304‑0521‑7

scutenaireÀ l’instar de Paul Nougé et Mar­cel Mar­iën, Louis Scute­naire (1905–1987), « Scut » pour les intimes, mena jusqu’au bout « l’expérience con­tin­ue » du sur­réal­isme. Mes Inscrip­tions 1945–1963, qui reparais­sent au cat­a­logue d’Allia, attes­tent de cette dynamique par­ti­c­ulière, en somme assez spé­ci­fique aux sur­réal­istes belges, où le « pri­mum vivere » sem­ble l’emporter sur l’impérieux devoir de « faire œuvre ». Se tenir debout, pour Scut, n’était pas une pos­ture d’écrivain, juste une posi­tion naturelle. Con­tin­uer la lec­ture

« C’est le premier matin du monde… »

Charles VAN LERBERGHE, La Chan­son d’Ève, préf. et bib­lio. de Marie Dossin, Palimpses­te, 2017, 140 p., 14€, ISBN : 978–2‑915892–21‑5

van lerbergheDif­fi­cile de revenir en quelques lignes seule­ment sur cette œuvre maîtresse de la lit­téra­ture sym­bol­iste. D’emblée, évac­uons rapi­de­ment la ques­tion de la mise en page du livre et la fac­ture plutôt grossière de cette réédi­tion où ni la typogra­phie, ni le choix du papi­er ni même la brochure ne résis­teront très longtemps aux rav­ages du temps. Sans doute ce petit bijou de la poésie belge aurait-il mérité plus bel écrin. Soit ! Heureuse­ment, le texte demeure lui bien présent depuis sa pre­mière pub­li­ca­tion au Mer­cure de France en 1904. Con­tin­uer la lec­ture

C’est l’amour et l’humanité qu’on assassine

Un coup de coeur du Carnet

Georges EEKHOUD, Escal-Vig­or, Tusi­ta­la, coll. “Insom­nies”, 2017, 188 p., 13 €, ISBN : 979–10-92159–11‑0

eekhoudComme ils s’aimaient ces deux-là ! Tel qu’on s’aime dans les légen­des et par­fois dans la vraie vie : dans le bon­heur, l’adversité et jusqu’à ce que mort s’ensuive. On aurait tant voulu que la folie et la haine des hommes et des femmes n’entraînent pas leur mise à terre et à mort. Mais Georges Eekhoud (1854–1927), ce bril­lant écrivain fla­mand de langue française, n’a pas tran­sigé avec son pro­jet romanesque, poé­tique et poli­tique, n’a pas tourné en bluette la lutte con­tre les préjugés sec­taires qu’il a entamée après le procès d’Oscar Wilde. À son époque (et encore aujourd’hui dans cer­tains pays, et par­fois (près de) chez nous) on pou­vait se retrou­ver en geôle ou lynché par des hordes en furie quand on vivait hors la loi sex­uelle com­mune. Aus­si Escal-Vig­or ne pou­vait finir moins trag­ique­ment. Dans ce roman, plus que deux hommes, c’est l’amour et l’humanité qu’on assas­sine. La vio­lence de la scène finale n’a d’égal que le sub­lime de l’écriture pour la racon­ter. Con­tin­uer la lec­ture

Le chant profond du poète

Lil­iane WOUTERS, Trois vis­ages de l’écrit, Brux­elles, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2016, 224 p., 12 €

woutersTrois vis­ages de l’écrit. Trois recueils poé­tiques de feu et de médi­ta­tion, où Lil­iane Wouters accom­plit cette « descente à tra­vers soi » par laque­lle seule­ment on peut s’atteindre au plus pro­fond, au plus intime. Au plus près de sa vérité.

Jour­nal du scribe (1990), Le bil­let de Pas­cal (2000), Le livre du soufi (2009), ain­si réu­nis, se révè­lent proches dans leur sin­gu­lar­ité, se pro­lon­gent, se répon­dent. Et nous pou­vons gliss­er d’une inflex­ion à l’autre, vibr­er à telle pen­sée, laiss­er réson­ner telle image, telle musique d’un chant pro­fond qui se grave en nous. Con­tin­uer la lec­ture

Le regard de l’oiseau

Un coup de coeur du Carnet

Jean de BOSSCHERE, Les paons et autres mer­veilles, illus­tra­tions de Bernard Duhem, Klinck­sieck, coll. « De natu­ra rerum », 2016, 174 p., 17,50 €, ISBN : 9782252040195

bosschereEn 1924, Jean de Boss­chère quitte Lon­dres et s’installe non loin de Rome, sur la via Appia Anti­ca. Il com­mence à rédi­ger Marthe et l’enragé qui paraît en 1927. En 1933, il pub­lie Les paons et autres mer­veilles où il décrit les deux années de bon­heur passées à Due San­ti. Dans ce dernier livre, il n’évoque cepen­dant jamais la rédac­tion de Marthe et l’enragée. Les deux textes sont d’ailleurs dis­sem­blables. Autant Marthe est un roman som­bre et dra­ma­tique, autant Les paons est solaire et heureux. Là où le pre­mier roman décrivait la jeunesse de l’auteur en le dis­sim­u­lant sous le masque de son per­son­nage, le réc­it de 1933 est con­duit par un je totale­ment assumé. Mais surtout le dis­cours sur l’enfance change com­plète­ment entre les deux livres. Con­tin­uer la lec­ture

Lire ou relire Jean Ray ? Oui et oui

Un coup de coeur du Carnet

Jean RAY, Les con­tes du whisky, Paris, Alma, 2016, 283 p., 18 €
Jean RAY, La cité de l’indicible peur, Paris, Alma, 2016, 253 p., 18 €

ray whiskyLa ques­tion de la disponi­bil­ité des droits ayant trou­vé une solu­tion, les édi­tions Alma se lan­cent aujourd’hui dans un néces­saire et ambitieux pro­gramme de réédi­tions de Jean Ray. Comme le dit Arnaud Hufti­er, maître d’œuvre de ce tra­vail, on a mal­heureuse­ment per­du une généra­tion de lecteurs. Il faut main­tenant ten­ter de réim­pos­er le nom de Jean Ray dans l’univers fran­coph­o­ne dont il était presque totale­ment absent depuis la fin des années 80 et les pub­li­ca­tions chez NéO, si l’on excepte les trois titres disponibles dans la col­lec­tion Espace Nord. Par con­tre, il n’a jamais cessé d’être édité dans d’autres langues et est encore con­sid­éré aujourd’hui, en dehors du domaine fran­coph­o­ne, comme un auteur majeur de la lit­téra­ture et pas seule­ment de la lit­téra­ture de l’étrange. Con­tin­uer la lec­ture